PCF OU EST TU ?
Publié le 23 Février 2009
PCF OU EST TU ?
J’ai beau avoir
consulté les oracles, ceux-ci ne m’ont rien dit concernant le week-end des dirigeants communistes.
Par contre nous avons vu l’ineffable et drôle de l’Elysée se rendre en quatrième vitesse au salon de l’agriculture, entouré d’une horde d’UMP en service commandé pour faire la claque, nous avons remarqué où plutôt nous avons subi les visites commentées en Guadeloupe de Ségolène, de Bové et de Besancenot, mais point de communistes.
Au moins eux, ils ne seront pas accusés de récupération par l’UMP.
L’humanité ne nous a rien dit sur une éventuelle participation PCF à la manifestation de samedi pour la solidarité avec les Antilles et pour notre camarade Bino assassiné.
Ce matin, un petit entrefilet nous indiquait que notre secrétaire nationale se trouvait à un banquet communiste à Abbeville dimanche.
Calme plat quoi.
Ah si une nouvelle venant d’Italie ; l’ancien parti communiste ne cesse de se travestir en perdant ses dernières loques communistes : son nouveau secrétaire général est un démocrate chrétien.
La boucle est bouclée.
Gramsci Revient !
Togliatti Revient !
Berlinguer qu’as-tu fait comme conneries !
Je rêvais alors de voir Marie George, un drapeau rouge à la main, envahir la télévision sous les encouragements de son porte parole qui, enfin, sortait de son mutisme, et des milliers de communistes envahissaient les studios et libéraient la parole de journalistes.
Je rêvais de voir tous nos dirigeants, Braouzec en tête, Marie Pierre et Robert, Jean Claude, se précipitaient dans d’innombrables meetings pour mener une grande campagne communiste.
Bref un front de gauche où les communistes causent communistes.
Mais je me suis réveillé brutalement dans mon fauteuil et j’ai vu le joufflu du NPA qui passait et repassait en boucle je ne sais sur quelle chaîne de M ….
Mais un camarade me disait dernièrement : attends, la campagne ne fait que commencer, tu verras la mariage avec Mélanchon sera une réussite.
Alors j’attends.
Je suis discipliné.
Tiens, un autre camarade me disait dans la manif du 29 janvier: « tu vois, ce qu’il nous manque actuellement dans cette situation où la capital est en difficulté, nous communistes, c’est un dirigeant comme Marchais, au moins il y aurait du sport et pas cette platitude totale politique qui envahit nos écrans du matin jusque tard la nuit avec des zozos.
J’ai approuvé.
Georges revient, ressuscites !
Bernard LAMIRAND