CONGES PARENTAUX MENACES
Publié le 14 Février 2009
LE DROLE DE L’ELYSEE DANS SES ŒUVRES
Les dépêches de presse font part de nouvelles proclamations du drôle de l’Elysée :
« Nicolas Sarkozy a souhaité, dans un discours prononcé à l'Élysée à l'occasion de la remise des médailles de la famille, "une réflexion sur l'évolution du congé parental", qui doit être "plus court" pour faciliter le retour au travail des mères de famille ».
Aux championnats du monde de Val d’Isère : « Moi, je n'ai pas à me plaindre d'avoir à gérer la crise du siècle et d'avoir à trouver des solutions. Parce que ce n'est pas tout le monde qui a à assumer ces responsabilités, c'est pour ça que je me sens de cette famille de sportifs ».
« Ma situation est moins difficile que ceux qui se trouvent sans emploi", a-t-il ajouté ».
Effectivement sa situation est celle d’un privilégié qui n’aura jamais à subir les affres du chômage et des bas salaires et il nous a mis dans la pire des situations : celle d’un pays en récession où la misère et le rationnement s’installe dans les familles les plus fragiles.
C’est une chute après de multiples dérapages.
Comme dérapage, ce jour, à Val d’Isère il aura été servi.
Une terrible déconvenue pour celui qui été venu assister à une victoire de la représentante française : celle-ci est malencontreusement tombée en plein parcours : un signe de prédilection pour l’inénarrable locataire de l’Elysée ?
Le drôle, accompagné de ses deux serviteurs hivernaux (Barnier et Laporte), n’arrête pas de subir depuis le 29 janvier, des sorties de pistes. Ainsi, successivement, il vient de déraper à la Guadeloupe et provoquer derrière son sillage une énorme avalanche de mécontentements qui a gagné la Martinique puis la Réunion ainsi que les enseignants-chercheurs par dizaines de milliers qui défilent dans les rues de nos villes et l’oblige à remettre en cause ses projets d’universités patronales.
Sa côte au box-office semble ressembler aux échecs sportifs quand l’entraineur met l’équipe nationale sans-dessus sans dessous à l’image de ce Laporte qui ferait mieux de prendre la porte ou plutôt la poudre d’escampette devant les résultats peu brillants du sport français en ce moment.
Désormais, il est difficile de trouver un lieu sportif où l’on peut remettre des coupes, des médailles, des breloques et chanter la Marseillaise.
La république est bien mal en point devant les attaques insidieuses que ses enfants subissent en ce moment : la dernière en date est de réduire la durée des congés parentaux.
Encore un droit menacé.
A moins que toutes les manifestations actuelles prennent de l’ampleur et oblige le drôle à en rabattre et pourquoi pas à se tirer avec sa belle.
Le 19 mars, préparons le, par le développement des luttes à l’image de ce qui se passe en Guadeloupe et chez les enseignants chercheurs ou encore avec ce qui va éclater pour la défense de l’hôpital public.
Assurons-nous une avalanche de luttes d’ici là.
Bernard LAMIRAND