PUNK : SOYONS PUNK POUR REVOLUTIONNER CE CONFORMISME POLITICIEN

Publié le 7 Février 2009


 

PUNK D’AUJOURD’HUI

 

C’est toujours avec un réel plaisir que je me plonge dans les lettres françaises encartées une fois par mois dans l’humanité des débats.

Consacrer un numéro à ce qui fut ‘fugace et fulgurant’ comme le dit Evelyne Pieiller est tout à l’honneur des lettres françaises.

C’est avec délice que je reprendrai quelques-unes de ses expressions dans son article : « ce fut fugace » : je cite : « toutes les lumières se brouillaient ; amateurs et professionnels, musique savante ou populaire, chant ou parole, bruit ou musique ?...Ce qui se jouait là, c’était l’appropriation de l’art par ceux qui en avaient aucune légitimité, et qui refusaient l’idée même de légitimité ; c’était une insurrection contre l’idée même du beau, ou du séduisant, ou de l’agréable, come autant de catégories ne rendant pas compte des contradictions, des torsions, des désirs des laissés pour compte. C’était une razzia contre tous les codes pour donner place aux émeutes qu’ils neutralisaient ». 

Quelle belle citation !

Elle s’ajuste bien à la vie que nous vivons aujourd’hui.

Faisons à nouveau vivre, formule d’aujourd’hui, un punk subversif.

Cette vie lisse, que des rigolos nous font vivre à travers leurs pré-carrés politiques ou économiques, où affluent les paroles de ces chevronnés en toutes choses qui polluent nos écrans, ondes, journaux, partis politiques, syndicats.

Oui les « codes » ; on les a vus, jeudi soir à l’œuvre, ils s’exprimaient à la télévision face à ce drôle de la République avec des journalistes minables.

Et puis, Evelyne nous décrit la situation en Grande Bretagne dans ces années là : celle des années 70, et elle nous dit encore : « quand les Sex Pistols ont commencé, la Grande Bretagne décline, l’inflation augmente »… Plus loin : « Le pays se désindustrialise, les grèves se répètent vaillamment mais le système bipartisan (celui qu’on veut nous imposer) et le mode de scrutin empêchent la colère sociale de trouver son interprète au niveau politique »… et elle prend appui sur une affiche de l’époque : « ne vous retournez pas, l’avenir est gris ». Et plus loin dans cet article elle nous dit : « il semble bien que ce monde n’en finit pas de finir, et qu’il n’est capable de proposer que des mensonges, et la mise à mort de ce qui n’entre pas dans son programme. Destroy oïe oïe.

Et encore elle nous dit : « On ne peut pas vraiment dire que ce tableau nous paraisse lointain. Alors, on guette…ce qui viendra à nous donner voix, donner forme, au refus des normes, des grilles, des valeurs établies par des esprits raisonnables et les bons gestionnaires, ce qui viendra nous faire entendre notre exil loin d’un monde habitable, et nous donner le désir d’explorer cet exil, et de le transformer ».

Oui, Evelyne, je partage ce que tu viens de nous écrire comme quelques chose qui donnent envie de se battre contre ce conformisme bourgeois qui nous envahit et nous fait douter par moment d’une autre issue, et qui nous enferme, nous rend captif de ces codes et normes dont on nous rabat les oreilles, y compris jusqu’au sein de nos organisations de classe.

Dans ce même humanité des débats, il y a un article de Gayssot, (le veinard) : celui qui voulait faire respirer les entreprises nationalisées genre Air France et on sait ce qu’il en ai devenu.

Gayssot nous a normalisés avec sa gauche plurielle.

Ce crétinisme politique bat son plein actuellement et me ramènent à cette idée de Punk.

Soyons des punks dans le PCF pour qu’il reprenne toute sa place dans la vie politique.

Qu’il soit lui-même, et être soi-même, ce n’est pas se faire tout petit en ce moment.

Comme le dit Evelyne : j’épie tout ce qui va à l’encontre des esprits raisonnables et responsables.

Une bonne nouvelle est tombée le 29 janvier.

Faisons en sorte qu’elle grandisse.

Mais de grâce, débarrassons nous de ces relents que nous produisent chaque jour les politicards qui hantent nos organisations.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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