SARKOZY PETITE PRESTATION TELEVISEE

Publié le 5 Février 2009

SARKOZY EGAL A LUI-MEME

 

Passer plus d’une heure trente à la télévision pour écouter le prince de l’Elysée, il faut le faire.

Je l’ai fait.

Je n’ai aucun mérite, d’autres que moi ont dû sérieusement s’emmerder à l’écouter.

On nous avait dit un président qui ferait de la pédagogie : encore faut-il être pédagogue !

J’ai plutôt entendu un président tentant  de conjurer le 29 janvier où plus de 2 millions de travailleurs ont manifesté leur désaccord et demandé à ce que d’autres mesures soient prises pour faire face à cette crise.

Il ne l’a pas fait.

En nous expliquant que la crise était la plus grave que le monde est connu il ne nous a rien appris que nous ne savions déjà.

Les journalistes, triés sous le volet, ont été d’une insignifiance extrême : habituellement quand c’est un dirigeant de gauche, ils sont beaucoup plus agressifs ; là ils étaient comme absents, posant leur question et attendant sagement que le maitre de la télévision fasse ses éclaircissements stériles.

Nous n’avions donc rien à attendre de ce show devenu uns sorte de soliloque de Sarkozy devant des journalistes qui étaient là pour la cérémonie.

Bien sûr, il a sorti quelques mesurettes : celles de payer un peu plus le chômage partiel ,de le jeter en pâture, cela comme un os à ronger, aux organisations syndicales le 18 février.

Il avance la suppression de la première tranche d’impôt pour les classes moyennes : avez-vous entendu quelque chose pour ces millions de smicards et de chômeurs ?  

Et puis, il y a le partage des profits où il demande aux partenaires sociaux de réfléchir à une meilleure répartition.

Du vent.

Les patrons savent s’y prendre pour recueillir les sous et extraire la plus value maximale à leur profit.

Et puis, il y a la taxe professionnelle, cette taxe dont le Medef souhaite la disparition et là ce sont les grandes entreprises qui empocheront la différence. Cette disparition entrainera automatiquement de nouveaux impôts pour les contribuables que nous sommes. Et ce sera de l’argent de moins pour les travaux et investissements que font les pouvoirs locaux.

Les premières victimes seront les PME.

Cela dit, Sarkozy n’a eu aucun regard vers ces hommes et ces femmes qui souffrent de sa politique. La compassion c’est un paravent.

Rien sur les salaires, rien sur l’emploi, rien sur les retraites et donc rien pour relancer la consommation et donc la croissance.

Nous avons donc toutes les raisons de poursuivre la mobilisation et de mettre la barre encore plus haute pour l’obliger à changer de politique.

Dans ce sens, il faut renforcer l’union syndicale à partir de la plate forme revendicative qui apporte les vraies solutions.

Sarkozy cherchait ce soir à mettre des bâtons dans les roues de l’unité syndicale.

Je pense qu’il n’a pas réussi.

Continuons la lutte.

Le 9 février, faisons en sorte que débouche une nouvelle et forte action.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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