ANTICAPITALISME SARKOZY EN A PEUR
Publié le 8 Janvier 2009
LES CHARLATANS DU CAPITALISME AU CHEVET DU MALADE
Du sale linge CAPITALISTE présent en cette fin de semaine à Paris pour explorer les voies de régulation du capitalisme mondial. En effet un colloque intitulé
"Nouveau monde, nouveau capitalisme", se tient ce jeudi et vendredi à Paris en présence de Nicolas Sarkozy, Tony Blair et Angela Merkel.
Une belle brochette de « battu du marché libre et non faussé ».
En ouverture du colloque, l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair et le président français Nicolas Sarkozy, ont prononcé un discours, de même que la chancelière allemande Angela Merkel. Ce colloque ayant été préparé par le renégat socialiste Besson.
Sont présents aussi : le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, le directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce Pascal Lamy, la commissaire européenne chargée de la concurrence Nelly Kroes, le ministre indien du Commerce Kamal Nath et le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti feront partie des intervenants. Les prix Nobel d'Economie Amartya Sen, Joseph Stiglitz et Edmund Phelps feront également partie des orateurs.
Aucun de ces distingués économistes ou financiers invités n’avaient décelé l’imminence de la crise.
En ouverture de ce colloque, le Président de la République s’est placé dans l’examen d’une nouvelle réponse capitaliste : le « capitalisme moralisateur » comme il l’avait souligné dans un discours à Toulon en plein dans la crise bancaire.
Il vient donc de récidiver en précisant : le rêve de la mondialisation heureuse a fini avec le 11 septembre 2001 ; on attendait la concurrence et l'abondance, on a eu la rareté, le triomphe de l'économie de rente, la spéculation et des dumpings ; ce fut un jeu où chacun s'efforça de croître au détriment des autres".
Sarkozy s’est alors attaqué à l'anticapitalisme, qui a conduit aux "pires totalitarismes ;Il ne s'agit pas de nationaliser toute l'économie mondiale.
Bel aveu de ces dirigeants qui ont prôné le traité constitutionnel du marché libre et non faussé et de ce remake que fut le traité de Lisbonne.
Ils devraient démissionner pour incurie.
Mais peut-on les croire ?
Toute leur politique actuelle consiste à renflouer les banques et le pire totalitarisme souligné par Sarkozy est sous nos yeux, actuellement, où tous les moyens sont mis à la disposition des tricheurs que sont les banquiers du monde et les bourses qui n’attendent qu’une chose des états : c’est qu’ils font payer la note à tous les travailleurs.
C’est déjà commencé avec des centaines de milliers de nouveaux chomeurs.
Capitalisme moralisé ; « foutaise » : le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, une vaste tricherie et c’est l’extorsion de la plus value. C’est à une échelle de plus en plus grande ce que Marx entrevoyait au début du capitalisme et je le cite : Marx avait décrit ce stade du cycle économique, dans le Capital :
« Il va de soi que les moyens de paiement font défaut pendant une crise. Le besoin de convertir des traites s’est substitué à celui d’échanger des marchandises, et cette situation s’aggrave d’autant plus que pendant pareille période une partie des maisons de commerce s’appuie exclusivement sur le crédit. Aussi des lois absurdes sur les banques, comme celle de 1841-45, peuvent-elles aggraver une crise financière. Aucune loi ne peut la supprimer.
« Dans un système de production dont la cohérence repose entièrement sur le crédit, une crise et une demande violente de moyens de paiement doivent inévitablement surgir lorsque le crédit est supprimé brusquement et que seuls les paiements en espèces sont admis. A première vue, tout doit se ramener à une crise de crédit et d’argent, étant donné qu’il n’est question que de la possibilité de convertir des traites en argent. Mais ces traites représentent, d’une part – et c’est la plus grande masse – des ventes et des achats réels dépassant de loin les besoins de la société et par cela même causes de la crise ; d’autre part, des affaires véreuses qui alors seulement viennent au jour, des spéculations malheureuses faites avec les capitaux des autres, des marchandises dépréciées et invendables. Dans ces circonstances, le système artificiel auquel a abouti l’expansion violente du procès de reproduction, ne peut naturellement pas être rendu normal par l’intervention d’une banque, la Banque d’Angleterre par exemple, qui emploierait son papier pour constituer aux tripoteurs le capital qui leur manque et acheter à leur première valeur nominale toutes les marchandises dépréciées. D’ailleurs, tout semble renversé dans ce monde du papier, où nulle part ne se rencontrent les prix réels avec leurs bases réelles, et où il n’est jamais question que de lingots, espèces, billets, traites, valeurs, principalement dans les centres, comme Londres, où se concentrent toutes les affaires financières du pays. » (Le Capital, Volume 3, Chapitre 30.)
Réguler le capitalisme, c’est surtout lui offrir une porte de sortie en attendant une nouvelle crise encore plus forte.
Alors, il n’est pas étonnant de voir au chevet du malade, tous les charlatans de l’économie de marché libre et non faussé.
Certes, ils ont le pouvoir, mais leur système n’amènera maintenant qu’à des banqueroutes successives et ce n’est pas les injections à dose de plus en plus poussées
qui guériront le capital.
L’anticapitalisme va devenir une donnée non seulement de contestation du système mais le moyen de le dépasser.
L’alternative est a travailler : c’est faire du communisme dans chaque acte de vie et c’est proposer aux travailleurs des alternatives qui dépassent ce système qui coûte la peau des fesses à toutes les populations de la planète.
Le PCF représente cette possibilité d’en créer les conditions en alternatives, en luttes et pour un nouveau rassemblement à gauche.
Nous avons toutes les raisons d’y croire en voyant cette cohorte de dirigeants du système capitaliste présent à Paris ; cela nous montre que tout ce ramassis est affolé par les errements de ce système qui ne peut plus que créer que de la régression.
Bernard LAMIRAND PCF