TELEVISION SARKOZIENNE DEMAIN ? CA PREND LE CHEMIN
Publié le 8 Décembre 2008
UNE SOIREE A LA TELEVISION DE SON MAITRE
Vous allumez votre
télévision et immanquablement vous tombez de plus en plus sur les partisans du pouvoir Sarkozien.
Ce soir j’ai eu vite mon compte : sur la troisième chaine régionale picarde on nous a présenté longuement le portrait du sieur des assurances, Xavier Bertrant, devenu secrétaire général de l’UMP par intérim.
On a eu droit à une véritable biographie ; c’est tout à peine si on n’enterrait pas un haut personnage, un génie de l’histoire de France. Jusqu’à compter ses heures de sommeil : 4 heures par jour nous dit-on pour le maniaque du travail du dimanche et de l’allongement de la retraite à 70 ans.
Je me réfugie alors sur Canal plus pour ne trouver que les favorites du « petit napoléon ».
Je tombe ensuite sur la belle-mère du président ; je fuis encore, et je me retrouve nez à nez avec cette fois « la Carla » et Julien Clerc tellement traumatisé par la présence de « la star de l’Elysée » qu’il n’arrive plus à chanter et bredouille.
Je repars sur la troisième chaine nationale et que vois-je ? Le tapis Sarkozien : c’était de trop.
Mais cerise sur le gâteau, sur une autre chaine, je ne sais plus laquelle, voilà le sérail de la politique qui apparait au château de Royaumont dans le Val d’Oise, avec une vedette de la télévision Elise Lucet et nous trouvons pèle même Fillon, Guaino, Attali, Valls, Copé, Dassault, Leclerc et tutti-quanti.
Des gens qui savent joindre l’utile à l’agréable et qui font cause commune devant les plateaux…
Vraiment, vous allez me dire : « t’as qu’à fermer ta télé et écouter la radio » comme m’a dit dernièrement un camarade qui n’a plus de télévision, mais c’est la même chose, les cireurs de pompes sont à l’action dans tous les postes radio.
Evidemment, ce soir à la télévision, les salariés de Peugeot auront droit à une image fugitive décrivant rapidement le mois de fermeture prévu de l’usine.
On ne saura pas si le père « Peugeot » les a invité, au réveillon de Noël, à manger le dindon de la farce.
De son coté, Marie George Buffet qui prépare le congrès du PCF ira « se faire rhabiller chez plumeau ».Rien, on ne saura pas que le PCF veut se transformer tout en restant le PCF.
Vraiment nous sommes entrain d’atteindre l’insupportable avec toutes ces chaines de radio et de télé qui sont mis au pas d’oie de la droite.
Le débat actuel à l’assemblée nationale est sérieux car il y a va de la démocratie.
Voir un président de la république nommer le président des chaines publiques, intervenir sur les programmes, donner des consignes demain aux journalistes qu’il aura fait choisir par ses auxiliaires est insupportable.
Où va-t-on ?
Une presse et une télévision aux ordres ?
Le peuple se doit de réagir.
Cela ne peut être seulement l’affaire de quelques courageux journalistes qui tiennent encore le coup et épris d’une information plurielle et démocratique.
Il est vraiment nécessaire que le peuple s’en mêle sinon, nous allons nous trouver dans une situation pire qu’avant 1968.
Peut-être que c’est cela que nous avons besoin : un nouveau 68.
Dehors tous les mignons de la télé sarkosienne.
Bernard LAMIRAND
Vous allumez votre
télévision et immanquablement vous tombez de plus en plus sur les partisans du pouvoir Sarkozien.Ce soir j’ai eu vite mon compte : sur la troisième chaine régionale picarde on nous a présenté longuement le portrait du sieur des assurances, Xavier Bertrant, devenu secrétaire général de l’UMP par intérim.
On a eu droit à une véritable biographie ; c’est tout à peine si on n’enterrait pas un haut personnage, un génie de l’histoire de France. Jusqu’à compter ses heures de sommeil : 4 heures par jour nous dit-on pour le maniaque du travail du dimanche et de l’allongement de la retraite à 70 ans.
Je me réfugie alors sur Canal plus pour ne trouver que les favorites du « petit napoléon ».
Je tombe ensuite sur la belle-mère du président ; je fuis encore, et je me retrouve nez à nez avec cette fois « la Carla » et Julien Clerc tellement traumatisé par la présence de « la star de l’Elysée » qu’il n’arrive plus à chanter et bredouille.
Je repars sur la troisième chaine nationale et que vois-je ? Le tapis Sarkozien : c’était de trop.
Mais cerise sur le gâteau, sur une autre chaine, je ne sais plus laquelle, voilà le sérail de la politique qui apparait au château de Royaumont dans le Val d’Oise, avec une vedette de la télévision Elise Lucet et nous trouvons pèle même Fillon, Guaino, Attali, Valls, Copé, Dassault, Leclerc et tutti-quanti.
Des gens qui savent joindre l’utile à l’agréable et qui font cause commune devant les plateaux…
Vraiment, vous allez me dire : « t’as qu’à fermer ta télé et écouter la radio » comme m’a dit dernièrement un camarade qui n’a plus de télévision, mais c’est la même chose, les cireurs de pompes sont à l’action dans tous les postes radio.
Evidemment, ce soir à la télévision, les salariés de Peugeot auront droit à une image fugitive décrivant rapidement le mois de fermeture prévu de l’usine.
On ne saura pas si le père « Peugeot » les a invité, au réveillon de Noël, à manger le dindon de la farce.
De son coté, Marie George Buffet qui prépare le congrès du PCF ira « se faire rhabiller chez plumeau ».Rien, on ne saura pas que le PCF veut se transformer tout en restant le PCF.
Vraiment nous sommes entrain d’atteindre l’insupportable avec toutes ces chaines de radio et de télé qui sont mis au pas d’oie de la droite.
Le débat actuel à l’assemblée nationale est sérieux car il y a va de la démocratie.
Voir un président de la république nommer le président des chaines publiques, intervenir sur les programmes, donner des consignes demain aux journalistes qu’il aura fait choisir par ses auxiliaires est insupportable.
Où va-t-on ?
Une presse et une télévision aux ordres ?
Le peuple se doit de réagir.
Cela ne peut être seulement l’affaire de quelques courageux journalistes qui tiennent encore le coup et épris d’une information plurielle et démocratique.
Il est vraiment nécessaire que le peuple s’en mêle sinon, nous allons nous trouver dans une situation pire qu’avant 1968.
Peut-être que c’est cela que nous avons besoin : un nouveau 68.
Dehors tous les mignons de la télé sarkosienne.
Bernard LAMIRAND