TOUJOURS LES MEMES A LA TELEVISION
Publié le 11 Novembre 2008
TRISTE SPECTACLE
A LA TELEVISION
Hier soir, très tardivement, j’ai regardé l’émission sur la deuxième chaine d’Yves Calvi sur la gauche.
Tristounet…
Les invités avaient été triés sur le volet, étaient présents : Manuel Valls PS de droite, Benoit Hamon PS de gauche, Eric Besson socialiste Sarkozien, Jean François Copé UMP défraîchi, Jean Luc Bennhamias Modem ex-vert devenu jaune, Michel Onfray philosophe adulateur de Besancenot, Gérard Grinberg directeur scientifique de sciences po qui forme les élites capitalistes et Sylvie Pierre Brossolette du point, journal du système.
Evidemment le parti communiste français avait été malencontreusement oublié.
Ne parlons pas de l’humanité que le sieur Calvi n’invite jamais.
Toutes ces castes ont ignoré qu’il existait un parti communiste durant toute l’émission.
Et pour cause, cela les arrange, pour ne pas aborder les vrais raisons de la crise du système capitaliste.
Marx les dérange sûrement en ce moment.
Pour ces messieurs, le débat ne pouvait avoir lieu qu’entre gens de bonne compagnie qui discutaient dans le cadre du système capitaliste avec une mouche du coche pour aider : le sieur Onfray au service de Besancenot.
Régulation ou non régulation : l’on pouvait voir le sycophante Besson donnait la leçon à ses anciens camarades en cirant les pompes de Sarkozy, le nouveau régulateur du capital.
Et alors que dire de ce débat entre égos socialistes pour conquérir la place de premier secrétaire du parti socialiste.
Cet équipage s’est alors limité à examiner sur toutes ses coutures le capitalisme : pour les socialistes de droite il faut réguler le système, le rendre un peu moins méchant : pour Hamon, socialiste de gauche, il faut aller un peu plus loin dans des réformes sociales avec une union de la gauche dirigé par les socialistes et surtout pas faire d’alliance avec le modem.
Copé, dans un langage doucereux, s’est attendri sur ces malheureux socialistes qui n’arrivent pas à se mettre d’accord parce qu’ils sont empêtrés dans une gauche marxiste dont ils n’arrivent pas à se défaire.
Ce débat de m…. m’a renforcé dans l’idée que nous avons vraiment besoin de ce parti communiste français pour projeter autre chose que cette soupe médiatique que nous ont servi les politicards présents à cette émission.
Je mettrai cependant une note : « peut mieux faire » à Hamon ; mais celui-ci a soigneusement évité, lui aussi, de parler du parti communiste.
En les regardant, je voyais ce que pourraient devenir les débats politiques, le jour ou le PCF aurait disparu de la scène nationale si certains liquidateurs arrivent à leur fin.
Tristounet, insipide, terne cette politicaillerie qui nous attend si tous ce beau monde est aux manettes demain.
C’est surement ce genre de politique que la droite et la social-démocratie veulent imposer aux citoyens pour que ceux-ci s’extasient devant les zélateurs de droite ou de gauche réformiste du système capitaliste qui n’ont remis en cause à aucun moment de l’émission la suprématie du capitalisme.
Bernard LAMIRAND