PANIQUE A BORD
Publié le 6 Octobre 2008
LE KRACHT ?
A 20 heures, l'indice Dow Jones était en chute d'environ 7 %, soit une baisse de plus de 700 points. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 9,04 %, sa plus forte chute depuis sa création.
Partout les valeurs reculent voire s’effondrent.
Le système est gangrené.
Les communistes l’ont dit depuis bien longtemps ; je me rappelle d’écrits de Boccara sur la financiarisation de l’économie : les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle sont entrain de se vérifier.
C’est cela qui fait paniquer les bourses.
Que vaut alors la régulation prônée aussi bien par la droite que le parti socialiste ?.
Rien !
Sinon que d’alimenter encore et toujours la sphère financière comme un tonneau de danaïdes.
Ce qui se passe maintenant, c’est le château de cartes qui s’écroule ; les malandrins de l’économie capitalistes, comme des charognards, s’emparent des bons morceaux et dépouillent les cadavres de leurs confrères de toute leur argenterie.
Regardez cette bataille bancaire, c’est une bataille entre requins qui a commencé ; et ils en ont rien faire des régulateurs, trop occupés à dépouiller leurs victimes ; et d’après des experts, cette bataille n’est pas prête de s’arrêter, et certains d’ailleurs, y mettent de l’allant pour que les faillites se multiplient et qu’ainsi une sélection se fasse des meilleurs avec l’aide des états et du FMI.
Le cas de Fortis est exemplaire :BNP Paribas c’est un vautour du capital depuis longtemps et il a sévi particulièrement dans le passé avec le comité des forges.
On dit que l’histoire ne se répète pas mais ici elle bégaye.
Marx, en d’autres temps a pu décrire ce monde de la jungle capitaliste.
C’est une crise systémique, elle entraine de facto une récession économique avec le cortège de suppressions d’emplois qui vient de commencer à grande ampleur aux Etats-Unis et qui se propage ailleurs.
Il s’agit pour le capitalisme de s’en sortir et de recréer les conditions du profit dans une quête dramatique pour lui parce qu’il ne peut plus combattre efficacement la baisse tendancielle du taux de profit.
C’est cela qui doit être porté à l’attention des travailleurs, de se saisir de ce qu’engendre le capitalisme et les gâchis considérables qu’il est obligé de faire pour se maintenir comme système dominant.
Des choses simples peuvent être dites, comme par exemple ces centaines de milliards de dollars qui vont pour lubrifier les rouages capitalistes et ne sont d’aucune utilité pour répondre à la vie des gens ; c’est de l’argent dilapidé alors qu’avec ces milliards mis dans l’économie réelle, dans le social, permettrait en ce moment à toute la planète de vivre mieux, de manger à sa faim, de se soigner du sida, de protéger la planète, de créer des logements pour tous etc.
Du communisme quoi !
Et puis ce soir, j’ai vu avec un grand plaisir, mes camarades de Sandouville recevoir comme il se devait « le bouffon de l’Elysée », le chevalier blanc de Toulon changeant et rechangeant de monture à chaque contrecoup de la bourse pour n’être plus qu’un pantin qui organise comme il peut la défense d’un système qu’il nous disait amoral encore hier.
Bateleur il l’est, et les prolétaires de Sandouville avec leur CGT, celle qu’on aime parce qu’elle a montré que Sarkozy ne pourra plus faire ses shows dans les usines avec des travailleurs qui lui font la claque et s’en tirait à bon compte.
Demain, soyons nombreux, dans les manifestations pour un travail décent et vendredi prochain à la grande manifestation des travailleurs de l’auto au salon.
Faisons en sorte que dans le monde se lève la riposte dans l’unité ; gagnons là.
Des luttes s’engagent, encourageons les, fomentons-en, et ce sera dix fois mieux que de dénigrer la CGT à la manière de ces généraux qui n’offraient que de belles envolées et ne brandissaient que leurs sabres de bois face à l’adversaire.
Bernard LAMIRAND