LE PCF AVEC LES RETRAITES EN LUTTE LE 16 OCTOBRE
Publié le 2 Octobre 2008
LE PARTI COMMUNISTE SOLIDAIRE DES RETRAITES
Au moment où le gouvernement renfloue les banques d’affaires, la mobilisation des retraités met en lumière la dégradation, de leurs conditions de vie
Cet appauvrissement ne date pas d’aujourd’hui. Sa racine se trouve dans les multiples plans et « réformes »de la droite pour réduire le niveau des pensions aussi bien dans le secteur privé que public. A ce rythme, d’ici une trentaine d’années, les retraites du régime général représenteront moins de 50% du dernier salaire d’activité.
Tous les retraités du régime général de la sécurité sociale ont par exemple, perdu près de 20% de leur retraite depuis les décrets Balladur Veil de 1993 indexant la revalorisation des prestations retraites sur l’indice des prix et non plus sur l’évolution du salaire moyen.
Ce recul de civilisation touche déjà de manière dramatique les plus fragiles d’entre nous : ceux qui n’ont pas de pension complète, victimes de la précarité du travail de ces dernières décennies.
De plus, notre pouvoir d’achat subit les coups de boutoir des augmentations des dépenses incompressibles telles les loyers, le chauffage, l’alimentation et surtout le coût des soins médicaux –forfaits et déremboursements- qui deviennent inabordables au point qu’une enquête récente révèle un accroissement rapide du nombre des retraités qui renoncent à certains soins pourtant nécessaires.
Le président de la république, lors de sa campagne électorale avait promis monts et merveilles pour les retraités; il a fait illusion. Pour sa première année de mandat, la perte en pouvoir d’achat des pensions s’aggrave de 2%
…
Le ministre du travail et de la sécurité sociale vient d’annoncer une revalorisation de la pension de réversion destinée aux veuves et veufs également inférieure au coût de la vie pour ces personnes vivant souvent seules.
Le « minimum contributif » évolue selon les situations personnelles entre 584,48€ et 638,68€ par mois. Qui peut vivre avec cela ?
A toutes les demandes des salariés ou retraités, ce gouvernement n’a cessé de nous dire, que les caisses étaient vides alors que des centaines de milliards d’euros sont actuellement dilapidés et remis aux banquiers pour éponger les frasques spéculatives auxquelles ils se sont livrés.
Comme les communistes ne cessent de le répéter : L’argent existe donc !
Il est le fruit du travail des salariés et ne doit pas servir à préserver les privilèges des riches, des gros actionnaires. Il doit être consacré à des dépenses utiles et en premier lieu à répondre aux besoins des retraités, parmi les plus touchés par la politique sarkosienne.
Un rapport de la sécurité sociale vient d’indiquer qu’un point supplémentaire de revalorisation des pensions et retraites est égal à 1,25 milliards d’euros. Nous sommes donc très loin des sommes astronomiques accordées aux banques et aux rentiers. Cet argent sera plus utile à notre économie et à sa croissance qu’à renflouer leurs portes feuilles
Le PCF préconise deux mesures urgentes :
-une revalorisation immédiate de toutes les retraites et pensions, le minimum contributif fixé au niveau du SMIC et toutes les pensions de réversions relevées à 75 %.
-L’abandon de la revalorisation des retraites en fonction des prix pour revenir à l’indexation sur les salaires.
Reforme Fillon 2003 : Echec total !
Analysant les effets de la réforme de 2003, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, bien qu’en termes « politiquement corrects » en dresse un bilan accablant. Il suffit pour s’en convaincre de citer quelques passages du N° 54 de sa revue « retraite et société »
L’impact sur l’emploi des seniors.
«La faible progression réelle du taux d’emploi des 55-64 ans amène à s’interroger sur les modalités d’évaluation des effets sur l’emploi des seniors et sur le degré de cohérence, de maturité et de pertinence des diverses mesures »
Minimum contributif
Après avoir noté les effets « limités et éphémères » de la réforme, on explique que « les répercutions de la réforme du minium contributif sont complexes et variables La revalorisation exceptionnelle de 6% du minimum contributif effective en 2006 n’a augmenté la pension moyenne des bénéficiaires du dispositif que de 3% »
Réversion.
« La réforme récente a quelque peu brouillé la vision du dispositif en faisant de la pension de réversion plutôt une prestation de veuvage »
Evolution des pensions
Curieusement la CNAV fait silence sur la dégradation du pouvoir d’achat des retraites depuis 2003, ce que tous les retraités ont pourtant constaté. Par contre elle confirme ce que les organisations syndicales et nous-mêmes disons depuis longtemps : « pour les assurés qui ont pris leur retraite entre 1994 et 2003, la réforme de 1993 (Balladur,ndlr) se traduit par une pension réduite d’environ 9% par rapport à une pension calculée sans prise en compte de la réforme »
Et la CNAV prévient benoîtement que cette question « pourrait devenir cruciale lors des prochains rendez vous, lorsque les effets combinés des réformes de 93 et 2003 joueront à plein »
Comment s’étonner après cela que J. Chérèque se sente « enfumé» ?