VALLS ET JAURES !
Publié le 30 Avril 2008
VALLS ET JAURES !
Je me demande d’ailleurs pourquoi associer le sieur Valls à ce grand homme que fut Jaurès.
Valls ne doit pas avoir de grande modestie pour se permettre une telle digression.
L’individu Valls, semble-il, se croit sorti de la cuisse de Jupiter depuis qu’il a été reçu par le monarque de l’Elysée.
Je n’avais pas envie de lui faire de la publicité.
Mais la sortie de son livre le fera de toute façon à ma place et une vaste entreprise idéologique est entrain de se dérouler autour de ce chercheur de place pour montrer qu’il n’y a plus d’autres alternatives que le capitalisme matinée d’un peu de social pour les pauvres.
Sa visite chez Sarkozy, son refus douteux d’un poste ministériel, ses amitiés avec des membres du gouvernement montre que l’individu entend surfer sur les malaises de la société et les repères floues d’une gauche qui ne sait plus où est sa gauche.
Ce qui m’a particulièrement édifié venant de ce socialiste « en peau de lapin », c’est sa préférence pour Clemenceau par rapport à Jaurès.
Bon, je ne vais pas faire la comparaison entre les deux, des gens plus instruits que moi l’ont fait depuis bien longtemps.
Et l’avantage est certainement pour cet homme de paix et de progrès humain, d’idées qu’est Jaurès qui demeure une référence pour longtemps.
Paix et progrès humain, ce n’est pas la tasse de thé de ses amis du gouvernement et de Sarkozy.
S’allier ou se rendre complaisant avec ce pouvoir, c’est, tout compte fait, accepter cette société d’injustice qu’est le capitalisme.
Valls est sans aucun doute un laudateur du système.
Quand j’entends le sieur Valls dire dans les médias : « qu’il croit inéluctable l’allongement de la durée de cotisations pour les retraites et leur financement par le secteur privé et l’épargne », nous ne sommes plus loin de la droite et de l’effacement d’une pensée de gauche .
A l’entendre, aujourd’hui, le débat de société ne peut être que des adaptations à la marge d’un système libéral.
Le blairisme issue du thatchérisme.
L’humanité de ce jour nous décrit d’ailleurs très bien ce que pourrait être le programme socialiste qui sera discuté prochainement, plus rien de révolutionnaire et simplement rejoindre la sociale-démocrate européenne dans ses exercices putatifs avec la droite libérale.
On peut mieux comprendre pourquoi des socialistes sont réceptifs aux sirènes de la droite française et accepter de travailler avec le gouvernement le plus réactionnaire depuis la libération.
D’ailleurs certains vont à « la gamelle du pouvoir » ; voyez l’autre sieur, celui qui s’est emparé du conseil général de la Seine Saint Denis, Bartolone qui est du voyage en Tunisie avec Sarkozy, l’homme du « Karcher » de la Courneuve.
Comment peut-on voyager avec cet individu qui est entrain de recoloniser au nom de l’Europe méditerranéenne le littoral Magrébin avec tous les dictateurs du coin.
La gauche aujourd’hui qu’est ce que c’est ?
Nous sommes tous en droit de nous interroger.
Cette gauche là n’est pas la mienne et devant ce capitalisme qui, dans le monde, ne peut plus répondre aux besoins des populations, il faut sans aucun doute créer une alternative communiste.
Le projet de cette alternative est à construire, le PCF est indispensable pour le faire naître et le partager avec des millions de français.
Les Royal, Valls, Bartolone, Bockel, Kouchner, Lang, Gayssot et autres ne sont que des avatars d’une union de la gauche dépassée.
Le PCF peut redevenir, face à cette déconstruction sociale actuelle, non seulement un rempart mais un outil indispensable à une force de progrès unissant des hommes et des femmes épris de paix et de progrès sociaux.
Nous pouvons unir Marx et Jaurès dans ce 21éme siècle où tous les espoirs sont permis.
Bernard LAMIRAND PCF j’y tiens.