COHN BENDIT A L’ELYSEE …..
Publié le 16 Avril 2008
COHN BENDIT A L’ELYSEE …..
Le grand révolutionnaire de 1968, celui qui honnissait les bourgeois dans ses diatribes à Nanterre, vient de se rendre à l’Elysée pour une rencontre avec le Président de la République.
Il a beaucoup changé…...
La rondeur physique ne dément pas la rondeur politique du personnage.
Le jeune étudiant de 1968, celui qui faisait des pieds de nez au « grand Charles », est devenu un notable allant à la messe capitaliste ; un dévot quoi...
Le grand Charles, s’il serait toujours là, pourrait le désigner comme compagnon de la libération du capital.
Bien sûr, il a encore le coup de gueule, mais il l’exerce dans le cadre de la légalité bourgeoise,dans ses petits chaussons tissés à la communanuté européenne.
Et ses coups de gueule ne vise jamais le capital.
Il est vrai que le bonhomme n’a jamais eu grande connaissance de la lutte de classe.
Les profits peuvent dormir tranquille car l’individu Cohn Bendit est un apparatchik européen libéral : une sorte de dirigeant soviétique du polit bureau de l’Europe libérale ; il parcourt l’Europe pour valoriser le libéralisme : ses prestations lors du référendum sur la constitution européenne le démontre.
En ce moment, il a droit à toutes les télévisions à sa botte pour le quarantième anniversaire de 1968 et nous avons droit à nouveau à toutes les facéties de ce farceur.
Farceur car il n’a jamais eu l’intention de faire la révolution et la plupart de ses amis de l’époque non plus, eux qui écument aujourd’hui les plus belles places des grandes institutions bourgeoises.
Il faut dire que nous, les vrais soixante-huitard, nous savions qu’il n’était qu'un pseudo révolutionnaire.
Ses coups de gueule de l’époque et ses provocations n’ont fait peur qu’aux « clébards » du seizième arrondissement et leur minable opération de Charléty fut un fiasco.
Dans les usines occupées nous en avions que faire de ces individus.
Ses amis venaient aux portes de entreprises pour nous parler de la révolution prolétarienne et nous vanter « la Chine de Mao » mais leurs discours sentaient « le bouquin jauni » et ne passaient pas les grilles soudées de nos entreprises
De le voir aujourd’hui se rendre chez Sarkozy, soi-disant pour des raisons Européennes, n’est donc pas surprenant.
Ce personnage a fait le tour du propriétaire et il a atterrit là où il était destiné.
A quand Monsieur Sarkozy une place de ministre pour le rouquin ?
Vous pourriez lui confier le ministère de la coordination des anciens soixante-huitards recyclés à droite et au Medef.
Et à quand la remise de la médaille pour bons et loyaux services à la bourgeoisie à ce grand et émérite révolutionnaire en peau de lapin.
Bernard Lamirand soixante huitard des usines