DES MEDIAS QUI CANALISENT LE MECONTENTEMENT
Publié le 25 Février 2008
DES MEDIAS QUI CANALISENT LE MECONTENTEMENT
L’affaire Sarkozy au salon de l’agriculture arrange tout ceux qui n’ont pas trop envie de parler du pouvoir d’achat et de l’augmentation des salaires et des retraites.
Le quidam qui a refusé de serrer les paluches de Napoléon le petit, a, tout compte fait, rendu un fier service à cette droite qui commençait à s’inquiéter sérieusement de la montée des luttes dans les entreprises.
L’esclandre au salon de l’agriculture arrive à point.
Donc depuis hier, les médias ont trouvé un dérivatif pour ne pas parler des luttes.
Et pourtant elles existent.
Dans la métallurgie, la fédération des métaux en signale de nombreuses et nous avons vu comment dans les services et en particulier dans les zones commerciales se développaient de nombreuses actions pour réclamer de la rallonge.
Mais rien n’y fait, vous faites silence sur le mécontentement de salariés et hop vous prenez un autre mécontentement, celui des prix.
Pauvre Fillon obligé d’éteindre les incendies.
Qu’il était marrant ce soir, le bedeau de Matignon, dans son exercice de contrôleur des prix.
Et je te crée une commission de ceci et une de cela, et ces commissions rendront leur verdict plus tard…..
Les journalistes n’y croyaient même pas ce soir dans leur compte rendu d’aboyeurs du gouvernement.
Ah, ils auraient pu nous dire, qu’il y a quelques années, Sarkozy, alors ministre des finances nous avait dit, sous un ton de matamore, qu’il aurait fait rendre gorge à la grande surface et aux grands industriels de l’alimentation.
On attend toujours.
Pendant ce temps le pouvoir d’achat se dégrade et le caddy n’est plus rempli à la hauteur des besoins et beaucoup de travailleurs et de retraités font des économies sur la bouffe.
Alors, une seule solution, agir.
Dernière chose, l’inénarrable Fillon nous a dit ce soir qu’il faisait une enquête pour savoir qui profitait de ces augmentations de prix sauvages.
Moi j’ai une réponse qui pourrait faire des économies à l’état en évitant de payer des études d’expert pour le savoir.
Ceux qui profitent de ces hausses ce sont les grandes fortunes des grandes surfaces et les groupes du CAC 40 de l’alimentation qui ramassent la mise.
Ce n’est pas plus compliquer que cela.
Bernard LAMIRAND