UN BOUTON D'OR QUI COUTE LA PEAU DU C.....
Publié le 1 Février 2008
UN BOUTON D'OR QUI NOUS COUTE 1.250.000 Euros par an.
Habituellement, le vendredi, nous allons faire faire les courses au supermarché de Cora à Saint- Maximin prés de Creil.
Cette semaine, nous n’irons pas faire nos emplettes et nous l’avons décidé démocratiquement, Marie et moi.
Pourquoi ?
Tout simplement pour apporter notre soutien à ces salariés (es) du commerce qui font grève pour leurs salaires, contre la précarité de leur travail.
Et puis aussi, ce sera une façon de protester devant la hausse de prix à Cora et ailleurs avec ces patrons du grand commerce qui s’en mettent plein les poches.
Des patrons, que j’ai connu naguère dans le textile, car la plupart d’entre eux viennent de là, et ont liquidé leurs entreprises de textile pour s’installer en Asie où encore pour faire des profits avec les grandes surfaces qui rapportent gros avec les textiles importés.
D’ailleurs ces gens là sont les « grands fortunés » du pays que sert le sieur Sarkozy.
Ce matin, j’ai décidé de révéler le salaire de Bouton ; j’ironise, (ce salaire où plutôt ce puisement légal
dans les caisses) est d’un million deux cent cinquante mille euros (1.250.000 euros).
Transformons en francs pour la bonne compréhension (8 millions 140000 francs). Sans compter les stocks-options de Monsieur " une bagatelle".
Monsieur se fait ainsi chaque année un chèque de cet ordre avec la bénédiction de ses pairs au conseil d’administration qui en font autant de leur coté, dans d’autres conseils, où ils sont à la direction. Ainsi on sa partage à quelques-uns la cagnotte.
Un proverbe dit « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » ; nos chers patrons français depuis très longtemps appliquent à la lettre cette formule. Est -ce la définition de la croissance et de l’enrichissement du pays invoqué par Attali ?
Et pendant ce temps, l’on nous dit, avec le sire de Matignon, que les caisses sont vides et qu’il faut que les salariés acceptent de travailler plus longtemps (jeunes et vieux) pour, à nouveau, les remplir avant de demander des augmentations qui ne seront d’ailleurs qu'infinitésimales.
Même Monsieur "Bouton d'or" montre l’exemple, depuis sa boulette avec le trader, il a décidé de ne plus se fournir légalement dans les caisses de la banque pendant 6 mois. (Va t’il tenir sa promesse) ; nous sommes sous les charbons ardents dans cette attente !
Quel acte héroïque ! Va-t-on le voir du coté du périphérique de Bagnolet, dans une tente avec les SDF, parce qu’il ne pourra plus payer son loyer et que son compte bancaire sera dans le rouge ?
Rassurons-nous ! Son pouvoir d’achat a de grandes réserves qui lui éviteront sûrement d’être sur la paille et d’être angoissé comme le commun des mortels salarié qui se demande si un jour il ne se retrouvera pas jeté dehors parce que la banque de "Monsieur Bouton d'or" l’a acculé dans la misère.
7 milliards ont ainsi disparu de la banque et on nous dit que c’est une bagatelle que la banque aura vite fait de rattraper.
Pas de quoi fouetter un chat nous dit-on.
Et, à les entendre, je ne pouvais m’empêcher de penser à tous ces travailleurs du commerce surexploités, vivant de bas salaires, attendant l’appel téléphonique, pour parfois quelques heures de travail pour un salaire dérisoire.
Des milliards s’en vont dans d’autres poches mais pas dans celles qui en auraient le plus le droit à les avoir pour vivre.
Cette grève du commerce montre que dans le secteur privé, cela bouge et je sais que dans ma fédération CGT de la métallurgie est prévu un temps fort pour les salaires le 7 février.
De même cela bouge aussi chez les retraités avec des actions prévues en février et mars.
J’ai l’impression que le printemps, qui ne va pas tarder à arriver, sera chaud, très chaud.
Une explosion de luttes au moment de l’explosion des bourgeons, j’en rêve et je me dis que je ne suis pas loin de la réalité.
Bernard LAMIRAND