RETRAITE POUR LES MORTS
Publié le 2 Janvier 2008
A l'allure où c'est parti, la CGT pourra ressortir sa vieille brochure de 1910 sur "la retraite pour les morts"; une retraite que les salariés ne pouvaient atteindre puisqu'ils
mourraient avant de pouvoir la prendre.
Le gouvernement fait traîner le bruit d'une perspective pour 2020 de 41 ans et demi de cotisations pour avoir droit à la retraite.
C'est un tir de préparation pour les négociations qui vont d'engager au printemps 2008 sur la revoyure des accords que Fillion avaient signé avec la CFDT et qui avait conduit le régime général à 40 ans de cotisation avec le régime de la fonction publique.
Maintenant que tout le monde est aligné sur les 40 ans, on peut passer à l'étape suivant se disent le MEDEF et le gouvernement.
Cela va bien dans le sens de ce que Denis Kessler disait dans la revue challenge "d'en finir avec 1945 et les acquis sociaux" de cette période octroyés face à un parti communiste fort avec une CGT de 5 millions d'adhérents à cette époque: faut-il le rappeler !
Le conseil d'orientation des retraites, un outil qu'utilise le gouvernement, sert pour cette stratégie d'allongement de l'âge de départ en retraite vers les 65 ans et plus comme le préconise la communauté européenne.
Déjà Fillion avait indiqué, il y a quelques temps, le passage à 41 ans de cotisations comme une nécessité.
Nous retrouvons là, l'idée savamment distillée, que le gouvernement est transparent, il dit ce qu'il va faire et donc tout le monde est au courant, il n'y a plus qu'à baisser pavillon.Pourquoi d'ailleurs avoir encore besoin de syndicats ?
Et nous retrouvons cette démarche de se servir de pseudo-négociations, d'une mise en scène, pour exiger des syndicats qu'ils entérinent, les deux doigts sur la couture du pantalon, les ukases de Fillion, Sarkozy et de le drôlesse du MEDEF.
En fait, à grands coups de trompettes, pendant le trimestre qui vient, on va nous expliquer qu'il est anormal de voir des gens en pleine santé prendre leur retraite à 60 ans ou avant.
Déjà on nous montre à la télévision, des seniors s'ennuyant à la maison, se révoltant devant des patrons qui ne prennent que des jeunes, ou encore flétrissant ces séniors qui profite d'une liberté de concevoir leur activité de retraités autrement que "travail, métro, dodo" et de profiter de la vie.
Et l'argument massue nous alors servi: celui d'un manque de bras préjudiciable à l'économie et à la France en compétition dans le concert mondial.
Et pour cette cause, ils ont trouvé comme d'habitude des experts, des technocrates, qui , avec leurs courbes, vous expliquent la réalité catastrophique des retraites, demain, si des mesures ne sont pas prises rapidement.
Rien n'est dit, évidemment, sur les possibilités de financement en prenant sur les profits records, réalisés d'ailleurs gràce aux allongements précédents de l'âge de la retraite, du calcul sur les 25 meilleurs années plutôt que sur les 10 dernières années, et sur le niveau des retraites qui chutent depuis les décrets Balladur.
La dite négociation de 2008 est donc "un piège à cons" pour aller porter à 41 ans les départs en retraite et visait un autre rendez-vous pour 41 ans 1/2 ou plus.
La question qui est posée à tous les travailleurs, c'est bien leur mobilisation ensemble (public-privé) pour contrecarrer les projets de casse de cette belle conquête, la retraite solidaire et par répartition de notre camarade Ambroise Croizat ministre du travail en 1945 et secrétaire Général de la fédération CGT de la métallurgie.
Bernard LAMIRAND

Le gouvernement fait traîner le bruit d'une perspective pour 2020 de 41 ans et demi de cotisations pour avoir droit à la retraite.
C'est un tir de préparation pour les négociations qui vont d'engager au printemps 2008 sur la revoyure des accords que Fillion avaient signé avec la CFDT et qui avait conduit le régime général à 40 ans de cotisation avec le régime de la fonction publique.
Maintenant que tout le monde est aligné sur les 40 ans, on peut passer à l'étape suivant se disent le MEDEF et le gouvernement.
Cela va bien dans le sens de ce que Denis Kessler disait dans la revue challenge "d'en finir avec 1945 et les acquis sociaux" de cette période octroyés face à un parti communiste fort avec une CGT de 5 millions d'adhérents à cette époque: faut-il le rappeler !
Le conseil d'orientation des retraites, un outil qu'utilise le gouvernement, sert pour cette stratégie d'allongement de l'âge de départ en retraite vers les 65 ans et plus comme le préconise la communauté européenne.
Déjà Fillion avait indiqué, il y a quelques temps, le passage à 41 ans de cotisations comme une nécessité.
Nous retrouvons là, l'idée savamment distillée, que le gouvernement est transparent, il dit ce qu'il va faire et donc tout le monde est au courant, il n'y a plus qu'à baisser pavillon.Pourquoi d'ailleurs avoir encore besoin de syndicats ?
Et nous retrouvons cette démarche de se servir de pseudo-négociations, d'une mise en scène, pour exiger des syndicats qu'ils entérinent, les deux doigts sur la couture du pantalon, les ukases de Fillion, Sarkozy et de le drôlesse du MEDEF.
En fait, à grands coups de trompettes, pendant le trimestre qui vient, on va nous expliquer qu'il est anormal de voir des gens en pleine santé prendre leur retraite à 60 ans ou avant.
Déjà on nous montre à la télévision, des seniors s'ennuyant à la maison, se révoltant devant des patrons qui ne prennent que des jeunes, ou encore flétrissant ces séniors qui profite d'une liberté de concevoir leur activité de retraités autrement que "travail, métro, dodo" et de profiter de la vie.
Et l'argument massue nous alors servi: celui d'un manque de bras préjudiciable à l'économie et à la France en compétition dans le concert mondial.
Et pour cette cause, ils ont trouvé comme d'habitude des experts, des technocrates, qui , avec leurs courbes, vous expliquent la réalité catastrophique des retraites, demain, si des mesures ne sont pas prises rapidement.
Rien n'est dit, évidemment, sur les possibilités de financement en prenant sur les profits records, réalisés d'ailleurs gràce aux allongements précédents de l'âge de la retraite, du calcul sur les 25 meilleurs années plutôt que sur les 10 dernières années, et sur le niveau des retraites qui chutent depuis les décrets Balladur.
La dite négociation de 2008 est donc "un piège à cons" pour aller porter à 41 ans les départs en retraite et visait un autre rendez-vous pour 41 ans 1/2 ou plus.
La question qui est posée à tous les travailleurs, c'est bien leur mobilisation ensemble (public-privé) pour contrecarrer les projets de casse de cette belle conquête, la retraite solidaire et par répartition de notre camarade Ambroise Croizat ministre du travail en 1945 et secrétaire Général de la fédération CGT de la métallurgie.
Bernard LAMIRAND