PRINTEMPS
Publié le 23 Mars 2014
LE PRINTEMPS
Enfin l’hiver nous a tiré sa révérence
Hiver banal sans grande rigueur et estime
Hiver sans force hiver d’indolence
Qui laissa pousser toutes sortes de vermines
Dans les terres décaties rampent parasites
L’hiver pour eux a été agréable en gains
Dans les galeries ils se sont repues de réussites
Ce sont gavés de toutes variétés de bons grains.
En ce printemps choses vont-ils changer
Un soleil encore blafard inonde la nature
Quelques rayons chaufferont-ils belles rosées
Difficile à dire quand règnent en grand forfaitures
Dans ce Mars s’élève les humeurs les plus viles
Quelques jonquilles ne feront pas bonheur
Dans chaumines sortent paroles qui horripilent
L’humain se laissera t’il aller au déshonneur
Un triste président qui a fait mal à la France
Tente de revenir à la surface incendiant le juste
De son pas saccadé avance et sent l’odeur de la rance
Lui répond de l’Elysée que des propos loin de Saint-Just
Dans les airs revigorés flottent plein de pollens
Donnent de l’allergie et rend malade l’humain
Eparpillent ses exhalaisons qui puent la haine
Vieille sorcière des temps d’hier passe ton chemin
Que cessent les amours incestueux et indécents
D’un oisillon élyséen et d’un patron vautour
Que naissent en ces jours de printemps
Belles étoiles de luttes de solidarité et d’amour
Bernard LAMIRAND
