Publié le 21 Décembre 2014

CARSAT : SCANDALE

Déclaration de l’UCR-CGT

SCANDALE A LA CARSAT NORD/PAS-DE-CALAIS, PICARDIE,

LANGUEDOC-ROUSSILLON SUR LE PAIEMENT DES RETRAITES

AVEC PLUSIEURS MOIS DE RETARD !

De nombreux retraités attendent de recevoir leur pension !

Les économies budgétaires décidées par le gouvernement, au nom de la réduction des déficits publics, conduisent à un véritable scandale, tant sur le traitement en retard de dizaines de milliers de dossiers pour l’ouverture de droits, que pour le paiement des pensions de milliers de retraités qui se retrouvent sans ressources.

Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle, nous la connaissons depuis juin 2013. Cela avait conduit l’ensemble des organisations syndicales à alerter la direction sur la dégradation des conditions de travail, les surcharges de travail et le manque d’effectifs se traduisant par un retard important des dossiers.

Stock de dossiers élevé, des accueils de plus en plus souvent fermés, une explosion du nombre d’appels à la plateforme téléphonique qui ne répond quasiment plus, des départs non remplacés. Ce sont aussi des fermetures d’agences et points d’accueils programmées dans l’objectif de les passer de 193 à 60.

La direction ne méconnaît pas la situation faite aux personnels, aux retraités. Et pourtant elle continue à aggraver la dégradation avec l’objectif de poursuivre dans les économies budgétaires selon l’expression même de la direction des CARSAT Nord/Pas-de-Calais, Picardie, Languedoc-Roussillon qui met en avant la convention d’objectifs de gestion imposant une baisse de 15% des fonds de gestion au nom de la rentabilité financière.

Cette politique conduit, à ce jour, de plus en plus d’assurés sociaux qui voient leurs dossiers retraite prendre du retard et pour de nombreux retraités qui attendent toujours le versement de leur pension.

Nombreux sont les retraités en colère. Une colère qui s’exprime de plus en plus fortement.

Scandale !! C’est également le cas dans d’autres départements.

Montreuil, le 18 décembre 2014

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Publié le 19 Décembre 2014

CSI : DECLARATION CONTRE LE TRAVAIL FORCE ET ACTIUON SUR LE CLIMAT

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE

CSI en ligne

082/181214

Chaînes de production, travail forcé et action sur le climat au sommet de l’Agenda CSI 2015

Bruxelles, 19 décembre 2014 (CSI En Ligne) : La lutte contre l’exploitation dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, la campagne contre l’esclavage moderne et l’action pour la transformation industrielle et la réduction des émissions de carbone seront les « fers de lance » de l’action de la CSI en 2015, comme convenu à l’occasion de la réunion annuelle du Conseil général de la CSI qui s’est clôturée ce 18 décembre à Bruxelles.

« Notre programme de travail pour la nouvelle année est ambitieux et s’inscrit dans la continuité de notre agenda Renforcer le pouvoir des travailleurs que nous avons exposé lors de notre Congrès à Berlin, en mai dernier », a déclaré la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow. « L’ampleur de l’exploitation dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, l’acceptation de l’esclavage moderne dans l’économie mondiale et l'échec systématique des gouvernements et d’une grande partie de l’industrie à faire face à la réalité du changement climatique destructif figureront au cœur d’un agenda ambitieux de la CSI pour l’année à venir. En collaboration avec nos affiliés nationaux, nos structures régionales, nos partenaires des fédérations syndicales internationales et en alliance avec d’autres, nous allons tenir les gouvernements et les employeurs responsables des violations des droits des travailleurs à chaque fois qu’elles surviendront et partout où elles surviendront. Les défis sont de taille et nous sommes prêts à les surmonter en tant que mouvement syndical internationale uni et déterminé. »

Une Résolution a été adoptée en défense du droit de grève que les employeurs tentent à présent de torpiller à l’OIT et qui inclut un engagement pour une action mondiale, le 18 février, de même que des stratégies visant à intensifier l’action en défense des droits des travailleurs, plus particulièrement dans une liste de « pays à risque » ciblés. Une Résolution de la CSI concernant les Risques mondiaux http://www.ituc-csi.org/14eme-conseil-general-resolution?lang=fr attire l’attention sur la contraction de l’espace démocratique et la résurgence des sentiments nationalistes et extrémistes, préparant le terrain pour une action plus large autour des zones de conflit, des attaques contre la démocratie et de la lutte contre la xénophobie et le populisme politique. La défense des droits des travailleurs migrants a figuré au premier plan des délibérations du Conseil, à l’heure où le monde s’affronte à la pire crise de réfugiés des 70 dernières années. La CSI a adopté une Déclaration pour son affilié pakistanais PWF http://www.ituc-csi.org/14th-general-council-statement-of?lang=en où elle condamne l’attentat terroriste sanglant perpétré dans une école de Peshawar, qui a fait 150 morts.

Les débats du Conseil général sur la dégradation du climat économique mondial, où un accent particulier a été mis sur la nécessité pour les gouvernements et institutions internationales de mettre fin aux politiques d’austérité destructives et de lutter contre le chômage et l’inégalité, ont débouché sur un programme de plaidoyer et de campagne clair en faveur de la justice sociale et économique pour l’année à venir. Ceci est aussi reflété dans les engagements pris par la CSI pour orienter le programme de développement de l’ONU pour l’après-2015.

Des plans ont été adoptés pour accélérer et approfondir les activités de l’Académie d’organisation de la CSI suite à la participation de 350 formateurs en 2014.

Le Conseil a aussi salué l’adoption par le Comité international olympique de critères relatifs aux normes du travail pour les villes candidates aux Jeux olympiques ; des discussions entre le CIO, la CSI et les Fédérations syndicales internationales (FSI) portant sur la mise en œuvre sont prévues début 2015.

« Cette démarche encourageante du CIO est en net contraste avec le refus de la FIFA de prendre des dispositions effectives contre le recours à l’esclavage moderne dans la construction de l’infrastructure de la Coupe du monde de Qatar 2022 et la décision consternante de la Fédération internationale des associations d’athlétisme (IAAF) d’organiser les championnats d’athlétisme de 2017 au Qatar après obtention d’une enveloppe d’incitation de 30 millions d’euros de la monarchie du Golfe », a déclaré Sharan Burrow. Les organisations syndicales nationales et les FSI ont fait le point sur leurs campagnes nationales et sectorielles pour l’abolition du système de visa par parrainage ou kafala, au Qatar, le pays le plus riche du monde, ainsi que dans d’autres pays du Golfe.

Le Conseil général composé de 88 membres et englobant en son sein les dirigeants syndicaux de plus de 70 pays est, après les Congrès quadriennaux, le principal organe de prise de décision de la CSI, organisation forte de 176 millions de membres.

Neuf nouvelles organisations affiliées ont été accueillies au sein de la CSI : CGTA Algérie, CEDOCUT Équateur, LLC Lesotho, CITU et CTSP Maurice, UFTUM Monténégro, CONUSI Panama, KMU Philippines et FESTU Somalie. En outre, le statut d’organisation associée de la CSI a été accordé à l’Association slovène des syndicats libres (ZSSS).

« Nous nous réjouissons de pouvoir accueillir ces nouvelles organisations au nombre des affiliés de la CSI, pour renforcer leur position au niveau de leurs pays respectifs et leur permettre de participer pleinement aux prises de décisions et aux actions du mouvement syndical international », a dit Sharan Burrow.

La CSI représente 176 millions de travailleurs/euses à travers 324 organisations affiliées nationales dans 161 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au : +32 2 224 02 04 ou +32 476 621 018.

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Publié le 13 Décembre 2014

aucun fléchage pour du travail.
aucun fléchage pour du travail.

LES FRANÇAIS NE TRAVAILLENT PAS ASSEZ !

Voilà l’ânerie entendue ce matin sur France inter de la part d’Emmanuel Lechypre de BFM participant à une émission avec Christian Chavanieux sur cette radio nationale.

Quelle aveuglement ou quel détournement quand des millions de personnes sont sans travail dans ce pays et que les bureaux de l'agence de l'emploi sont incapables de leur en trouver.

Combien de temps allons nous entendre ce refrain culpabilisateur provenant de ceux qui gagnent des dividendes record en dormant alors que le monde du travail doit se contenter d’emplois de plus en plus précaires et de salaires de plus en plus maigrichons et les chômeurs de misérables indemnités, et pas tout le temps, puisqu’ils ne les reçoivent plus quand ils sont en fin de droit.

Evidemment ceux qui tiennent ce discours ont les fesses bien au chaud et peuvent railler les miséreux qui ne travaillent pas assez où plus du tout à cause d’eux.

Bien sûr, tous ces experts vertueux pour le travail, ont été dressés dans les écoles du système pour tenir pareil langage et oser dire que les chômeurs sont responsables de la crise.

Et si les français ne travaillent pas assez, à qui la responsabilité sinon à ceux qui détruisent notre économie pour la finance et créent le chômage pour des millions d’hommes et de femmes.

Mais au fait qui fabrique le chômage et l’armée de réserve, sinon le capital.

Celui-ci est capable de dire, sans être contredit dans les médias, que les français ne travaillent pas assez alors qu’il est le bras armé du chômage massifié qu’il utilise pour mettre en concurrence les travailleurs, leur faire peur de l’éventualité qui doit peser sur eux comme une épée de Damoclès de la perte possible de leur emploi, d’y mettre la concurrence entre les salariés dans le cadre de la compétitivité et d’y installer toutes les formes de travail précaire allant de quelques heures au travail du dimanche et aux heures supplémentaires et d’y ajouter la liberté pour le patron de licencier quand il veut et sur qui il veut à l’instanté.

Les français ne travaillent pas assez, cette répartie est lancée comme une cinglante claque envers ces hommes et ces femmes à la recherche d’un travail qui leur échappe de plus en plus parce que le travailleur n’est qu’un variable d’ajustement pour les profit les plus élevés possible Monsieur Lechypre.

Des millions d’hommes et de femmes doivent se dire ce matin : « je rêve où plutôt j’ai fait un cauchemar » : « je cherche du travail, il y en a plus, les boites ont été fermées, les petits boulots deviennent de l’esclavage et ces gens là me disent que je ne travaille pas assez et que croupis dans leur fauteuil ils osent me discourir que je ne veux rien foutre ».

Bande d’abrutis….

Ainsi ces hommes et ces femmes et notamment ces jeunes ne seraient que des fainéants aux yeux de l’idéologie dominante, des incapables de se lever tôt, des fraudeurs assis sur les indemnités sociales où encore des faux malades et j’en passe.

Pendant ce temps, pour les thuriféraires « des français qui ne travaillent pas assez » , le « Sapin » du gouvernement n’en fait pas encore suffisamment et les guirlandes de dividendes n’illuminent pas convenablement les hauts lieux du profit et les français devraient, tout compte fait, travailler gratuitement et se contenter de quelques pommes de terre et de châtaignes et être toujours disponibles pour la corvée qui redeviendrait la norme effaçant le code du travail.

Certainement que l’hymne « les français ne travaillent pas assez » n’est que la résultante de cette idée de faire disparaitre toute réglementation concernant le droit de travailler pour que les employeurs disposent d’une main d’œuvre à portée de main et liquidée quand elle n’est plus utile au profit.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 13 Décembre 2014

UN BILLET DE MON CAMARADE DENIS ANCIEN INSPECTEUR DU TRAVAIL

BILLET DUR DU PÈRE DENIS
MACRON NOUS MÈNE EN CAR ET PRIVATISE TOUT CE QUI
RAPPORTE
Décidément, Alfred Jarry était un visionnaire, UBU a inspiré Macron avec avec sa « pompe
à phynance et sa machine à décerveler » et Valls comme UBU roi peut dire « J’ai changé de
gouvernement et j’ai fait mettre dans le journal qu’on paierait deux fois tous les impôts et
trois fois ceux qui pourront être décidés ultérieurement »
Pour revenir aux choses sérieuses la décision de multiplier le nombre de cars pour remplacer
les trains est très grave à bien des égards, pas seulement en raison d’émission de particules
fines par les moteurs diesel au nom desquelles ont voudrait me faire abandonner ma voiture
immatriculée en 2006, qui n’a que 80000 Kms, qui est bien entretenue et passe brillamment
les contrôles techniques, qui parle et est capable de faire plein de trucs dont je ne me sers
pas !
Ces cars vont concurrencer les trains dans lesquels la sécurité est bien meilleure, sans parler
des vaches qui ne les verront plus passer, il est vrai qu’avec les élevages industriels, elle ne
verront pas non plus les prés.
Ces cars vont, sur de très longues distances encombrer et détériorer nos routes, avec tous les
risques que cela comporte, les anciens se souviennent de l’accident de Beaune fin Juillet
1982, 53 morts dont 46 enfants de 6 à 15 ans.
Le PDG de Veolia Transdev Jean Marc Janaillac interviewé à la Télévision a déclaré qu’il
était prêt à répondre à la demande. On peut même penser qu’il était bien informé, il fait parti
de la fameuse promotion Voltaire de l’ENA, celle de Ségolène Royal et de François
Hollande dont il est proche. Il était aussi un important actionnaire de la SNCM dont il a
précipité le dépôt de bilan.
En d’autres termes, il n’est pas là pour perdre de l’argent, même si sa fortune est déjà
considérable.
Dans le même temps Macron organise la vente de nos fleurons qui rapportent de l’argent,
c’est le cas de la vente de 49% des parts de l'aérodrome de Toulouse, les média focalisent
sur le fait que c’est un chinois qui a fait la bonne affaire, la soufflant à Vincy qui était sur les
rangs. Vincy qui sait combien on peut se faire de l’argent sur le dos des automobilistes en
ayant acheté la concession des autoroutes.
D’autres aéroports sont dans la ligne de mire, les privatisations sont les profits de demain
C’est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Décembre 2014

CSI : DECLARATION SUR LES DROITS ET LIBERTES SYNDICALES

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

Déclaration de la CSI à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme

Bruxelles, le 10 décembre 2014 (CSI en ligne) : Aujourd’hui, 64e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’homme fixée le 10 décembre par les Nations Unies, le monde assiste à une attaque sans précédent de l’un des droits humains les plus fondamentaux : le droit de grève.

Pratiquement tous les pays du monde reconnaissent aux travailleurs le droit d’entreprendre une grève. Quelque 90 pays l’ont inscrit dans leur constitution nationale.

Depuis les premiers combats pour obtenir la journée de huit heures, des salaires justes, la sécurité et la santé au travail, des jours de repos hebdomadaires, ainsi que l’absence de discrimination et d’exploitation au travail, le droit fondamental des travailleurs de cesser le travail a permis d’établir des fondations capitales pour le progrès social et économique. Et lorsque les citoyens s’élèvent contre la dictature et l’oppression politique, leur droit de grève a toujours été, et sera toujours, un pilier non négociable de la démocratie.

Seules les dictatures les plus totalitaires refusent le droit de grève aux travailleurs.

Aujourd’hui, des organisations d’employeurs cherchent à faire disparaître le droit de grève de la législation internationale. Elles veulent modifier l’équilibre du pouvoir sur le lieu de travail et dans la société, mais ce changement est synonyme d’une dégradation irréversible.

Lorsque la démocratie gagne du terrain, les travailleurs et leurs syndicats ont plus d’aisance pour œuvrer en faveur de la justice économique et sociale et de l’égalité. Au contraire, quand l’espace démocratique se réduit, comme cela se produit actuellement dans de si nombreux pays, les travailleurs et leurs syndicats sont en butte aux attaques.

Depuis plus d’une centaine d’années, lorsque les employeurs et les gouvernements refusent le dialogue et la négociation et que, au lieu de cela, ils imposent leur volonté, les travailleurs vont jusqu’à prendre le risque d’arrêter le travail. Et cela ne changera pas.

Supprimer le droit de grève fait tomber le dernier rempart contre l’oppression. Le mouvement syndical international est fermement résolu à résister à l’assaut que subit ce droit le plus élémentaire. Nous sommes la force d’opposition, et nous sommes la force du progrès.

L’élimination du droit de grève ferait de nous tous des esclaves. Nous ne permettrons pas que cela se produise.

La CSI représente 176 millions de travailleurs et de travailleuses au travers de 324 organisations affiliées nationales dans 161 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web: http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le département de la presse de la CSI au: +32 2 224 02 04 ou au +32 476 62 10 18.

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Publié le 9 Décembre 2014

RETRAITES : QUE SE PASSE T'IL A LA CARSAT *

QUE SE PASSE T’IL A LA CARSAT* ?

Depuis plusieurs mois, dans certaines régions, les futurs retraités (es) voient leurs dossiers de retraites bloqués et leur affectation au régime de retraites de la Sécurité sociale et des caisses de retraites complémentaires retardée.

C’est inacceptable.

Le manque de personnel, les non remplacements des départs en retraite sont la résultante de ces retards et le gouvernement en porte l’entière responsabilité.

Des personnes ayant fait valoir leur droit à la retraite se trouve ainsi sans ressources depuis des mois et cela risque de durer encore, comme le dit un représentant de la CARSAT.

De qui se moque t’on ? Ce gouvernement et la ministre Marissol Touraine en sont arrivé à considérer les ayants droits comme quelque chose de subalterne. Nous sommes loin des attentions que portaient le Conseil National de la Résistance pour donner enfin aux salariés âgés une retraite bien méritée.

Ce midi, sur la deuxième chaine antenne 2 , un reportage montrait l’état de ces gens et notamment une calaisienne âgée de 64 ans qui avait fait valoir ses droits et qui n’a reçu aucune nouvelle de sa retraite future depuis plusieurs mois et aucun versement, ce qui la conduit à ne plus avoir aucun moyen financier pour payer son loyer et d’autres factures et d’être obligée d’avoir recours à sa fille qui lui a avancé l’argent nécessaire.

Dans ce même reportage, il est fait état de catégories plus jeunes qui doutent de leur retraite future au régime général et aux complémentaire et la nécessité de préparer leur retraite par leur propre moyen bien avant le départ.

Un jeune ingénieur, pour le besoin de la cause, disait qu’il se préparait dès maintenant constatant que sa retraite risquait de devenir de plus en plus incertaine en ce qui concerne le taux de remplacement par rapport à son salaire d’activité tout en mentionnant qu’elle serait plus tardive.

Cet ingénieur indiquant alors qu’il épargnait et cotisait chaque mois à une assurance vie pour compléter le moment venu sa retraite.

Nous voyons là les dégâts dans les têtes de l’abaissement de nos systèmes de retraites tant du régime général que celui des retraites complémentaires Arco et Agirc avec les mesures d’âges ramenant la retraite vers les 65 ans et plus et l’érosion des retraites servies qui déclinent depuis les ordonnances Balladur en 1993 et ensuite par des décisions réduisant sans cesse les revalorisations de celles-ci jusqu’au gel opéré par ce gouvernement défaitiste plutôt enclin à écouter les jérémiades des patrons nantis sur les « charges sociales » comme ils disent.

Cette baisse du niveau des retraites amènent déjà des salariés à tenter de compenser par des assurances privées la perte ou le trou causé par ces mesures à long terme négatives pour tous les ayants-droits et surtout les plus pauvres qui ont bien du mal à mettre les deux bouts ensemble.

La manœuvre consistant à baisser les retraites vise à subvertir les travailleurs pour qu’ils se payent eux-mêmes leur retraite par des placements dans les compagnies d’assurances privées. En fait, les salariés sont d’or et déjà appelés à compenser le retrait des cotisations de l’entreprise et demain leur disparition. Le but est de lâcher le salaire socialisé permettant une retraite solidaire et par répartition par la cotisation sociale. C’est un retour en arrière et un saut vers des inégalités criantes entre salariés.

En plus, cet épargne volontaire vers les assurances privées sera pris sur la rémunération des salariés quelque soit leur catégorie et ceux-ci seront astreints à réduire leur niveau de vie avec toutes les conséquences nuisibles en matière de croissance et d’emploi.

En fait, nous avons là, tous les ingrédients pour remplacer la cotisation sociale par l’impératif pour le salarié, s’il le peut, d’assurer ces vieux jours lui-même comme au temps les plus reculé de notre histoire sociale.

Les retards dans l’admission à la retraite confirment que le ver est dans le fruit et que pouvoir et patronat sapent volontairement notre système par solidaire mise en place à la libération par Croizat et Laroque d’une retraite pour tous payée tant par la cotisation des salariés et par celle de l’entreprise, prise sur les richesses créées par la force de travail.

Oui, il y a de quoi être indigné et révolté de voir ces jeunes retraités acculés à attendre plusieurs mois pour recevoir leur dû. Ce n’est pas un épiphénomène, cela fait partie d’une déontologie d’abandon pour faciliter l’arrêt des cotisations dites patronales et permettre la montée en puissance des assurances vie et des fonds de pensions.

Oui le ver est dans le fruit.

Il est temps que le monde du travail réagisse pour défendre et améliorer le système de retraite solidaire et ne pas se laisser manger la laine sur le dos.

Bernard LAMIRAND Animateur du Comité national Ambroise Croizat

* Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail)

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Publié le 8 Décembre 2014

Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Décembre 2014

GUERRE 14/18 la lettre de Pierre Monatte

Décembre 1914: La démission de Pierre Monatte

Contre L'Union sacrée, des voix s'élèvent enfin, au sein de la CGT.
Pierre Monatte, éditorialiste au journal "La Vie ouvrière" ( fondée en 1909) adresse aux camarades le 6 décembre 1914 une lettre de démission du Comité Confédéral de la C.G.T. qui fera date.





Camarades,

Après le vote émis dans sa séance du 6 décembre par le Comité Confédéral, je considère comme un devoir de renoncer au mandat que vous m’aviez confié.

Voici les raisons qui ont dicté ma détermination : au cours de ces cinq derniers mois, c’est avec stupeur, avec douleur, que j’avais vu le Comité Confédéral enregistrer purement et simplement l’acceptation par son secrétaire général d’une mission officielle de commissaire de la nation.

Quelques semaines plus tard, la Commission Confédérale envoyée à Bordeaux consentir à faire une tournée de conférences pour le compte du gouvernement.

Des militants syndicalistes, des fonctionnaires d’organisations, tenir un langage digne de purs nationalistes. Aujourd’hui, le Comité Confédéral vient de refuser sa sympathie aux efforts tentés eu vue de la paix par les socialistes des pays neutres. Pour le Comité Confédéral, parler en ce moment de paix constituerait une faute, presque une trahison, une sorte de complicité dans une manœuvre allemande, tout comme pour Le Temps et pour le gouvernement. Dans ces conditions, il m’est impossible de rester plus longtemps dans son sein, car je crois, au contraire, que parler de paix est le devoir qui incombe, en ces heures tragiques, aux organisations ouvrières conscientes de leur rôle.

Le 22 novembre, le secrétaire confédéral donnait connaissance au Comité d’une invitation à la Conférence des socialistes des pays neutres organisée à Copenhague, pour les 6 et 7 décembre par les partis socialistes scandinaves. M’opposant au passage à l’ordre du jour, je faisais la proposition suivante : que la C.G.T. répondit en assurant les socialistes scandinaves que, s’il nous était impossible d’envoyer un délégué, nous suivrions cependant leur efforts en faveur de la paix avec la plus grande sympathie et que nous faisions des vœux pour le succès de Copenhague. A la séance du 29 novembre, la fédération des Métaux déposait une résolution motivée, inspirée du même esprit, à laquelle je me ralliai avec empressement.

Comment et par qui elle fut combattue ? Par quels arguments ?

Il serait trop long de le dire ici ; mais les procès-verbaux du Comité Confédéral 22 novembre, 29 novembre et 6 décembre vous fixeront sans doute un jour prochain.

Le 6 décembre, le Comité Confédéral se trouvait devant trois propositions : une première, de la Fédération du Bâtiment, tendant à ne faire aucune réponse ; une seconde, de Luquet, comportant des restrictions importantes et l’accord de la C.G.T. et du Parti sur un texte commun de réponse ; enfin celle des Métaux. Le Comité se prononça d’abord sur la proposition à caractère préjudiciel du Bâtiment, l’adoptant par 22 voix contre 20 et 2 abstentions. Il est hors de doute que la proposition des Métaux aurait été écrasée, le 6 décembre, par une forte majorité.

Ainsi, une nouvelle fois, des appels socialistes en faveur de la paix n’auront trouvé aucun écho dans les organisations centrales françaises, ni dans la presse ouvrière de ce pays, celle-ci allant même jusqu’à refuser de les reproduire. Appels et initiatives conformes cependant à la résolution des congrès socialistes internationaux de Stuttgart, de Copenhague et de Bâle, qui déclare :

" Au cas où la guerre éclaterait néanmoins, c’est le devoir (aux classes ouvrières) de s’entremettre pour faire cesser promptement et d’utiliser de toutes leurs forces la crise économique et politique créée par la guerre pour agiter les couches les plus profondes et précipiter la chute de la domination capitaliste ".

Ce devoir, Keir Hardie et l’Independent Labour Party, en Angleterre, se sont efforcés, dès le premier jour, de le remplir ; ainsi que les deux partis socialistes russe ; de même que les socialistes italiens et suisses dans leur Conférence de Lugano et le parti socialiste américain par son initiative d’un Congrès socialiste international extraordinaire. C’est le devoir que vient de remplir Karl Liebknecht et avec lui une minorité du parti socialiste allemand par sa protestation au Reichstag, le 2 décembre :

" Une paix rapide qui n’humilie personne, pour une paix sans conquêtes, voilà, déclare-t-il, ce qu’il faut exiger. Tous les efforts dirigés dans ce sens doivent être bien accueillis.

Seule, l’affirmation continue et simultanée de cette volonté, dans tous les pays belligérants, pourra arrêter le sanglant massacre avant l’épuisement complet de tous les peuples intéressés. " Seule, une paix basée sur la solidarité internationale de la classe ouvrière et sur la liberté de tous les peuples peut être une paix durable. C’est dans ce sens que les prolétariats de tous les pays doivent fournir, même au cours de cette guerre, un effort socialiste pour la paix ".

Il est incompréhensible, dans une certaine mesure, que les masses du peuple, trompées et excitées journellement par la presse, par toute la presse, aient accepté comme articles de foi toutes les déclarations gouvernementales. Mais que les militants du syndicalisme n’aient pas montré plus de plus de clairvoyance, qu’ils n’aient pas apporté plus de sens critique à l’examen des allégations gouvernementales, qu’ils se soient laissé gagner par la fièvre de la vanité nationale, qu’ils aient perdu le souvenir des principes qui guidaient jusqu’à maintenant leur action, voilà le plus attristant spectacle.

Quand Poincaré, il y aura deux ans le mois prochain, monta à la présidence de la République, certains d’entre nous se dirent : " Nous aurons la guerre avant la fin de son septennat ".

Nous l’avons eue moins de deux ans après. Cette guerre prévue, redoutée par nous, cette guerre voulue, préparée par nos politiciens de l’esprit national, c’est elle que la majorité du Comité Confédéral envisage maintenant comme une guerre de libération pour l’Europe, comme une guerre capable de porter la liberté et la République à l’Allemagne et de ruiner le militarisme universel.

Quelle illusion !

Cette guerre, dont l’attentat de Sarajevo ne fut que le prétexte, a ses sources réelles dans le duel économique anglo-allemand et dans la rivalité germano-slave.

L’alliance russe, déjà la honte de la République française, a précipité notre pays dans le gouffre. L’alliance russe et les ambitions marocaines de nos coloniaux. Le Kaiser n’a fait qu’avancer l’heure de la conflagration européenne. Sa responsabilité en est plus lourde que celle d’aucun gouvernement ; mais celle des gouvernements français, russe et anglais n’est pas légère.

Encore n’est-il pas établi que le gouvernement français ait tout fait pour sauvegarder la paix dans la dernière semaine de juillet. Nul ne doute que la diplomatie secrète – aux méfaits tant de fois dénoncés – ait joué un rôle considérable dans la déclaration de la guerre.

Les travailleurs conscients des nations belligérantes ne peuvent accepter dans cette guerre la moindre responsabilité ; elle pèse, entière, sur les épaules des dirigeants de leurs pays. Et loin d’y découvrir des raisons de se rapprocher d’eux, ils ne peuvent qu’y retremper leur haine du capitalisme et des Etats. Il faut aujourd’hui, il faudrait plus que jamais conserver jalousement notre indépendance, tenir résolument aux conceptions qui sont nos nôtres, qui sont notre raison d’être.

Si on les croit fausses, qu’on le dise !

Alors seulement on aura le droit de faire du nationalisme sous toutes ses formes, nationalisme politique et nationalisme économique. Mais je crains fort que nos organisations centrales, en France comme en Allemagne, C.G.T. comme Parti socialiste, Union Syndicale internationale comme Internationale socialiste, n’aient signé leur faillite. Elles venaient de se révéler trop faibles pour empêcher la guerre, après tant d’années de propagande organisatrice. Mais on pouvait encore se dire que la faute en incombait peut-être aux masses restées à l’écart et qui n’avaient pas compris les devoirs de l’internationalisme. Cette dernière lueur d’espoir vacille sous les paroles des militants d’un pays à l’autre. C’est au centre que le feu, c’est-à-dire la foi, a manqué.

Si l’humanité doit connaître un jour la paix et la liberté, au sein des Etats-Unis du monde, seul un socialisme plus réel et plus ardent, surgissant des désillusions présentes, trempé dans les fleuves de sang d’aujourd’hui, peut l’y mener. Ce n’est pas, en tout cas, les armées des alliés, non plus que les vieilles organisations déshonorées qui le peuvent. C’est parce que je crois, chers camarades du Gard et du Rhône que la C.G.T. s’est déshonorée par son vote du 6 décembre, que je renonce, non sans tristesse, au mandat que vous m’aviez confié.

Pierre Monatte

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Publié le 5 Décembre 2014

  CGT : VOTE DU BUDGET DE LA SECURITE SOCIALE

PLFSS

Le Parlement confirme le choix gouvernemental d’un PLFSS d’austérité

jeudi 4 décembre 2014

L’Assemblée nationale a définitivement adopté lundi 1er décembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Lors de la présentation des orientations du projet de loi devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale, la CGT avait observé que « ce PLFSS [était] fondamentalement dominé par l’austérité ». Force est de constater que ce jugement est conforté pour le texte définitif.

Non seulement celui-ci confirme les choix réalisés par le Pacte de responsabilité, choix auxquels la CGT persiste à être opposée, mais il entérine également les mesures de diminution des prestations figurant dans le pacte européen de stabilité.

Ainsi, le projet confirme l’objectif de croissance de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) de 2,1%, soit le taux de croissance le plus faible depuis que l’ONDAM existe. Il décide également une forfaitisation du capital décès versé par les caisses d’assurance maladie, qui se traduira par une baisse de ce dernier pour de nombreux assurés sociaux.

La CGT réaffirme son opposition totale à la modulation des allocations familiales. Cette mesure remet en cause le principe d’universalité des allocations familiales (AF), qui est l’un des principes fondateurs de la Sécurité sociale. Il s’agit d’une mesure visant exclusivement à baisser les dépenses de la branche famille, et nullement d’une mesure de justice, comme on cherche à nous le faire croire. Cette mesure est la rançon consentie aux employeurs dont le taux de cotisations AF passe de 5.4 à 3.45% dans la cadre du pacte de responsabilité. La CGT réaffirme que l’une des fonctions des allocations familiales est d’assurer une redistribution « horizontale » des revenus (entre ménages avec enfants et sans enfants) tenant compte des charges liées à l’entretien et l’éducation des enfants La redistribution sociale des revenus dite « verticale », des ménages plus aisés vers les ménages modestes, doit relever de l’impôt sur le revenu dont la progressivité devrait être augmentée.

De plus, la CGT est plus qu’étonnée que la représentation nationale s’immisce directement dans la gestion du système informatique de la branche famille, disqualifiant le Conseil d’Administration de la CNAF et bafouant ainsi la démocratie sociale.

La CGT est également surprise que ce texte ne comporte aucune mesure nouvelle concernant la lutte contre le travail dissimulé et la fraude aux cotisations alors que la Cour des comptes chiffre à 25 milliards la fraude patronale.

Le texte définitif n’a donc en rien amélioré l’ancien. Il poursuit les politiques précédentes, déjà essentiellement guidées par la maitrise comptable des dépenses.

Dans l’intérêt des assurés sociaux, des familles et des retraités, il faut absolument changer de cap. La CGT formule d’autres propositions dans le cadre de sa campagne pour la reconquête de la Sécurité sociale.

Montreuil, le 4 décembre 2014

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 2 Décembre 2014

Voici l'intervention du Groupe GDR......

Et aussi la déclaration de la CGT à l'issue du vote de l'Assemblée nationale.

Palestine

Un pas de plus vers un Etat palestinien !

mardi 2 décembre 2014

La CGT se félicite de l’adoption de la résolution portant sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine adoptée par 339 votes pour, hier, par l’Assemblée nationale. Comme la CGT l’a maintes fois répétée, l’enfermement de la région dans une succession de conflits attisant la haine et la peur de l’autre ne peut se résoudre que par la reconnaissance de l’Etat palestinien au côté de l’Etat israélien, seul chemin possible vers la paix pour les populations des deux pays. L’adoption de cette résolution par les élus de la République n’est qu’un point d’étape et la CGT exhorte donc maintenant le Gouvernement français à reconnaître au plus tôt l’Etat de Palestine.

Montreuil, le 2 décembre 2014

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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