Publié le 6 Février 2015

CGT : UNE CONTRIBUTION UTILE POUR DEBATTRE ET ENVISAGER DES LUTTES OFFENSIVES

Le titrage de l'article est de Bernard LAMIRAND.

Édito eco cgt Nasser Mansouri responsable du pôle économique de la CGT

Face à la menace de déflation, il faut rompre avec l’austérité, augmenter les salaires et développer les services publics de qualité.

Le gouvernement prévoit un taux de croissance économique de 1 % pour cette année 2015. C’est insuffisant pour réduire le chômage. Le Fonds monétaire international juge cette prévision de croissance optimiste et révise à la baisse ses propres révisions. C’est dire que, malheureusement, l’année 2015 sera encore marquée par d’énormes souf­frances pour la plupart des privés d’em­ploi, des retraités et des salariés.

Les grands financiers et patrons réunis à Davos commencent à avouer que la hausse des inégalités risque de mettre en péril la démocratie partout dans le monde.

Dans ce contexte, la Banque centrale européenne (BCE) vient de prendre une décision applaudie fortement par les financiers et jugée « historique » par la plupart des observatoires. Elle va acheter sur le marché financier, entre mars 2015 et septembre 2016, chaque mois 60 mil­liards d’euros d’obligations d’États. Elle espère que cette injection d’argent, de liquidités contribuera à stimuler le crédit et l’investissement. Par ailleurs, selon elle, cette décision devrait entraîner une baisse de l’euro, ce qui devrait à son tour favo­riser les exportations européennes. L’expérience du Japon, des États-Unis et de la Grande-Bretagne est ici citée.

Certes, cette décision marque un chan­gement important dans la stratégie de la BCE, dans un contexte où l’économie européenne traverse une crise profonde et est au bord de la déflation.

La CGT ne minimise pas l’impor­tance de ce changement. Pour autant, le vrai enjeu porte sur l’usage qui sera fait de cette masse énorme d’argent. Les banques européennes et singuliè­rement françaises ne souffrent pas particulièrement d’un manque de liquidités. Si elles n’accordent pas suffisamment de crédit, surtout aux PME, pour l’emploi, l’investissement productif et le développement durable, c’est parce qu’elles n’y voient pas suffisamment d’intérêt, ce qui les pousse à privilégier des activités plus rentables, de nature spéculative. En l’absence de mesures précises desti­nées à obliger les banques à privilé­gier l’emploi, l’investissement productif et la protection de l’envi­ronnement, rien n’empêchera cet argent supplémentaire d’alimenter la spéculation et les marchés financiers.

Parallèlement à un bon usage de ces liquidités, il faut augmenter les salaires et développer les services publics pour accroître la demande et faire face à la déflation.

Par ailleurs, si théoriquement l’argu­ment selon lequel la baisse de l’euro permettra d’augmenter les exportations et donc d’accroître l’emploi semble séduisant, la réalité peut s’avérer plus complexe. Si par exemple les entreprises ne sont pas en mesure de produire davan­tage à cause du déficit d’investissement et des pertes d’emplois et de compétences, ce qui est le cas, la baisse de l’euro risque de provoquer une hausse du prix des importations et de peser sur le pouvoir d’achat déjà faible des travailleurs, et ce sans résultats probants en termes d’expor­tations.

Enfin, la contrepartie de cette décision de la BCE est la poursuite des politiques d’austérité et de réduction des droits sociaux. De plus, sous la pression alle­mande, cette décision consacre une déso­lidarisation des pays de la zone euro, car 80 % du risque de non remboursement des obligations d’État acquises incombera aux banques centrales nationales et non à la BCE.

La situation est grave. Pour sortir de cette crise, il ne suffit pas de recopier ce qui est pratiqué au Japon, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. D’ailleurs, ces poli­tiques n’ont pas mis fin à la crise dans ces pays ; en revanche, elles ont augmenté les inégalités sociales qui menacent la démo­cratie.

Pour sortir de cette crise, il faut rompre avec la pression permanente qui est exer­cée depuis plusieurs décennies sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail. Il faut aussi rompre avec les politiques d’austérité et utiliser l’argent des contri­buables pour développer des services publics de qualité et préserver l’environ­nement.

C’est le message qu’a porté le peuple grec en votant massivement pour Syriza. C’est aussi le message qu’ont porté la CGT et les autres organisations syndicales lors de la manifestation du 26 janvier contre le projet de loi Macron.

Nasser Mansouri Guilani

Responsable du pôle Économique

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Publié le 4 Février 2015

CGT CONFERENCE DE PRESSE A L'ISSUE DU CCN

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Publié le 4 Février 2015

CCN  DE LA CGT ELECTION DU BUREAU CONFEDERAL ET DE PHILIPPE MARTINEZ SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

Election du Bureau confédéral, de l’Administratrice et du Secrétaire général

Lors de sa première séance de travail, le Comité confédéral national (CCN) de la CGT réuni les 3 et 4 février vient d’élire un nouveau Bureau confédéral composé de 10 membres. Pour être élu, le Bureau confédéral devait requérir deux tiers des voix représentés.

En votant pour à 88,8 %, les organisations du CCN ont donc élu :

- Fabrice ANGEI
- Colette DUYNSLAEGER
- Virginie GENSEL
- Pascal JOLY
- Denis LALYS
- Philippe MARTINEZ
- Grégory ROUX
- Marie SAAVEDRA
- Céline VERZELETTI,
- Gisèle VIDALLET

Ensuite, le CCN a élu à la majorité Colette Duynslaeger Administratrice de la confédération par 82 % des voix et Philippe Martinez, Secrétaire général par 93,4 % des voix.

Montreuil, le 3 février 2015

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Publié le 3 Février 2015

LA TROIKA QUELQUES INFORMATIONS DUN PERE DENIS

BILLET DUR DU PÈRE DENIS
LES BANQUES PILOTENT LA TROÏ
KA

Billet d'un ancien inspecteur du travail, un camarade que j'ai bien connu à la CGT
Parmi ces banques, il y a bien sûr
GOLDMAN SACHS, le documentaire
d‘ARTE en 2012 qui titrait Goldman Sachs
la banque qui dirige le monde ne se
trompait pas.
On parle beaucoup de la dette grecque et
des conditions acceptables pour son
règlement, mais on ne s’attarde pas
beaucoup sur son origine et sur les
responsables.
Il ne me semble pas inutile de rappeler que Mario Draghi, actuel Président de la BCE
était de 2002 à 2005 Vice président de la branche européenne de Goldman Sachs, il
était concerné par la vente de ce produit financier dit SWAP, permettant de maquiller
les comptes de la Grèce, et qui faisait passer la dette de 2,8 milliards d’euros à 5,1
milliards d’euros, en passant on peut aussi préciser que ces manoeuvres découlaient
du traité de Maastricht.
Cette banque a beaucoup essaimé, Laksmi Mittal tristement célèbre pour sa gestion
d’Arcelor et sa considération pour les sidérurgistes est membre du conseil
d’administration de la banque.
Mario Monti, dit super Mario qui a imposé une super cure d’austérité chez lui, s’est
attaqué aux retraites tout en s’étant fait nommer Sénateur à vie, commissaire
européen à la concurrence.
Draghi peut aussi se prévaloir dans son CV qu’il a été Directeur Général du Trésor
Public en Italie chargé des privatisations, en 2006 il a été nommé par Berlusconi
Gouverneur de la banque d’Italie !
Dans cette affaire, le FMI est impliqué et les français intéressés, ne serait ce que par
les deux derniers Présidents Dominique Strauss khan et Christine Lagarde, un
Socialiste et une UMP, sous DSK le FMI encourage la France à lutter contre les
rigidités du marché du travail, éviter les nouvelles réévaluations du SMIC limiter le
versement de revenus d’inactivité, limiter les hausses de dépenses liées au
vieillissement de la population. Pas de risque que cette ligne soit combattue par
Lagarde.
Les trois chevaux de la Troïka UE, FMI, BCE sont les meilleurs amis des banques
qui peuvent les conduire sans risque de rébellion
C’est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

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Publié le 2 Février 2015

Rédigé par aragon 43

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Publié le 1 Février 2015

POUR QU'AUCUNE TETE NE DEPASSE
POUR QU'AUCUNE TETE NE DEPASSE

LA DÉMOCRATIE A L’ENTREPRISE

Je reviens sur l’échec du soit disant dialogue social à l’entreprise.

C’est tant mieux car il ne s’agissait pas de dialoguer et encore moins de pouvoir exercer un rôle revendicatif et démocratique dans l’entreprise pour les salariés.

Il s’agissait en fait de réduire des droits en matière de représentation des salariés et de les confiner à une sorte de réunion plénière d’une délégation du personnel avec des moyens limités d’intervention.

Nous serions revenus aux « Comités sociaux » de Pétain et de sa charte du travail en laissant aux travailleurs que la gestion des cantines, des arbres de noël, de la fête des mères et de renouer avec un système que les travailleurs de l’époque avaient baptisé « les comités patates » du fait qu’ils manquaient de tout et que les patates étaient souvent le seul aliment disponible dans ces moments de disette.

Exagération dira t’on ! Le fait de « pousser le bouchon » n’est pas inutile en la matière car que seraient devenus comme outils de représentation des salariés les comités d’entreprises, les délégués du personnel, les CHSCT regroupés dans une sorte d’organisme unique les représentant et disposant de moyens réduits à leur plus simple expression ?

Les Comités sociaux de Pétain étaient cette forme unique destinée à créer les conditions de la collaboration de classe entre patronat et salariat et en même temps d’en finir avec la représentation syndicale et les acquis du Front Populaire.

Dans un colloque tenu à Paris en 2013 concernant Croizat le Ministre, j’ai repris un texte paru dans une usine de l’aéronautique à Saint-Nazaire et qui montre à quel point ces comités sociaux étaient le moyen pour le patronat de tenir les salariés sous leurs bottes de la collaboration, je cite cette direction qui s’exprime ainsi : « il est désirable que les Comités sociaux d’Entreprises soient établis dans les seules entreprises où l’atmosphère sociale est déjà relativement favorable, c'est-à-dire là où cela existe, même avec des imperfections, entre le personnel et la direction ». Et pour être plus directif : « dans le cadre provisoire de la Charte actuelle, inutile de « démarrer » des comités provisoires d’entreprise là où l’ambiance n’est pas prête ».

VOILA CE QUE VEUT LE PATRONAT !

C’est la mise en place d’autres chose que la représentation des salariés.

C’est la démocratie syndicale à l’entreprise qui est visée.

Cette représentation syndicale vient de loin, elle a ses racines dans les luttes pour imposer les délégués d’atelier au Creusot en 1899 face à Schneider, à la reconnaissance du syndicat pour élire les délégués du personnel, ensuite par le comité d’entreprise doté de pouvoir de consultation sur la marche de l’entreprise en 1946 par Croizat avec le droit de consultation et d’expertise des comptes financiers, la formation professionnelle et les conditions de travail, puis les délégués syndicaux en 1968 et le droit syndical par la possibilité de réunir les syndiqués sur les lieux de travail avec heure d’information (Loi Auroux 1982).

En formant une sorte de délégation unique la patronat rêvait d’une représentation squelettique où il n’aurait plus de compte à rendre sinon que d’expédier les choses en quatrième vitesse et surtout d’avoir les mains libres pour décider de la vie économique et social à l’entreprise sous ses critères de profits.

Que serait une telle délégation regroupant toutes les activités existantes en matière de représentation du personnel sinon qu’un réceptacle de tous les problèmes sociaux et économiques enchevêtrés et bâclés où les travailleurs n’y retrouvaient plus leurs comptes et les organisations syndicales réduites à écouter le patron divin.

Et puis une telle représentation aurait pour signification de faire des salariés des spectateurs et non des acteurs de leur vie sociale et économique dans l’entreprise.

La démocratie syndicale ferait place au « travail et tais- toi » déjà bien en vigueur dans des entreprises où le syndicalisme n’est pas ou plus présent notamment dans les PME.

S’il y a à améliorer le dialogue social, il faut donner davantage de pouvoir aux salariés dans les entreprises et notamment favoriser leur expression démocratique sur les lieux de travail et obtenir des droits supplémentaires notamment le droit de veto du comité d’entreprise quand l’emploi, les salaires, les conditions de travail et le devenir de l’entreprise sont menacés.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 30 Janvier 2015

SALAIRES ET RETRAITES : IL EST TEMPS DE SE REMUER

SALAIRES ET RETRAITES IL EST TEMPS D’AGIR

Une étude de la (Dares) ministère du travail concernant les salaires en 2012 annonce que les salaires nets moyens ont diminués de 0, 4 % en 2012.

C’est un chiffrage global et évidement des écarts plus grands sont cachés et il faudrait observer les pertes plus grandes pour certaines catégories notamment les bas salaires.

Il est dit que hors inflation, la hausse globale a été de +1,6 % après +2,3 en 2011, mais avec l’évolution des prix (+2%) les salariés ont perdu 0,4 % de pouvoir d’achat en 2012.

Il est probable que lorsque les études sortiront sur 2013 et 2014, c'est-à-dire en 2015 et 2016, les reculs se seront encore plus accentués avec les mesures d’austérité prise par le gouvernement et une politique patronale qui sape les salaires au profit des dividendes.

Dans cette intervention, je ne rappellerai pas tous les mauvais coups qui pleuvent sur le salariat allant de baisse de salaires infligée à tous les salariés du secteur public, à l’abaissement généralisé des rémunérations dans le secteur privé depuis des années et où les discussions se font chaque année sur des queue de cerises et aussi le fait que la trappe à bas salaires fonctionne à fond avec les exonérations de cotisations sociales des employeurs jusque 1,6 smic qui fait que les embauches se font jusqu’à ce niveau de 1,6 smic pour ne pas être obligé de payer les cotisations sociales ce qui entrainent à la non reconnaissance des qualifications dans les entreprises et à des embauches de salariés qualifié au niveau de 1,6 SMIC maximum.

Et l’on pourrait aussi largement disserter sur toutes les hausses de prix intervenues depuis 2012 notamment en matières de coûts concernant les besoins de se chauffer, les transports, le logement et j’en passe.

Ce gouvernement nous entraine inexorablement dans la déflation et donc la baisse des salaires et automatiquement vers un appauvrissement généralisé du monde du travail et du même coup l’impossibilité de relancer la consommation par la demande et donc la croissance et l’emploi.

On peut aussi constater l’appauvrissement des retraités-es qui voient leur pension gelée depuis plus de deux ans et dont des annonces envisagent des nouveaux reculs .

Ce constat, chacun et chacune est à même de le faire, et la question qui est posée c’est bien de se sortir vite de ce carcan imposé par le patronat et un gouvernement à sa botte.

Déjà, des choses se passent et nous voyons se développer des luttes dans des entreprises en France pour exiger des revalorisations salariales importantes et des rattrapages.

Les routiers salariés sont actuellement en lutte dans notre pays pour 5 % immédiatement et un rapport de force s’organise pour faire céder ce patronat

En Allemagne, l’IG Métall vient de lancer une campagne salariale et exige des augmentations au niveau de 5 %.

En Grèce, l’arrivée d’un gouvernement contre l’austérité fait changer les choses et en particulier pour le relèvement immédiat des salaires et des pensions.

D’autres luttes salariales commencent à pointer leur nez ailleurs dans le monde. Il est donc temps de passer à une riposte massive et cela interpelle l’ensemble des travailleurs et des retraités en France.

Alors, un printemps de lutte salariale, au plus près, dans chaque entreprise, dans chaque service s’impose.

Il est temps de l’organiser.

Chez les retraités, il est temps aussi d’agir.

La CGT est la force motrice pour une telle bagarre sur les salaires, nous avons besoin de toute sa détermination après cette période difficile qu’elle vient de traverser et qu’elle soit l’élément moteur pour organiser rapidement les luttes salariales : le monde du travail a besoin d’unité d’action et d’une forte impulsion et l’on sait que la CGT en est la force propulsive.

Alors une CGT combative et présente sur le terrain revendicatif, cela ne peut qu’aider à de grandes actions concernant les salaires et les retraites.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Janvier 2015

LA COMMISSION EXECUTIVE DE LA CGT APPROUVE L'EQUIPE PROPOSEE PAR PHILIPPE MARTINEZ

La direction de la CGT approuve l'équipe proposée par Martinez

L'Humanité.fr avec l'AFP

Jeudi, 29 Janvier, 2015

La Commission exécutive de la CGT a validé ce jeudi la nouvelle équipe présentée par Philippe Martinez

Photo : AFP

La Commission exécutive de la CGT a validé jeudi la nouvelle équipe présentée par Philippe Martinez, pressenti pour succéder à Thierry Lepaon à la tête la CGT, une équipe qui doit encore obtenir l'aval du bureau confédéral de la CGT, la semaine prochaine.

La Commission exécutive (direction élargie) a approuvé la nouvelle équipe par 27 voix pour, 6 contre, et 9 abstentions. La décision finale revient au Comité confédéral national (CCN) qui se réunira mardi et mercredi prochain et devra approuver le bureau confédéral à deux tiers des voix. Le 13 janvier dernier il avait rejeté la première proposition présentée par le métallurgiste.

La nouvelle équipe proposée comprend Marie Saavedra (UD Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD Haute-Garonne), Pascal Joly (Urif), Grégory Roux (cheminots), Fabrice Angei (services publics), Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (fonction publique) et Denis Lalys (organismes sociaux). Colette Duynslaeger (numéro un de La Poste) est proposée comme administratrice-trésorière.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Janvier 2015

SIGNER LA PÉTITION SUIVANTE EN CLIQUANT CI DESSUS

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Janvier 2015

Rédigé par aragon 43

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