Publié le 4 Mars 2015

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Publié le 4 Mars 2015

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Publié le 2 Mars 2015

PIERRE LAURENT INTERWIEW l'HUMANITE DIMANCHE

Pierre Laurent "Une autre orientation et une autre force doivent émerger à gauche"

Entretien

Cédric Clérin

Vendredi, 20 Février, 2015

Humanité Dimanche

Photo : Boris Horvat/AFP

Dans une actualité marquée par la tragédie des attentats, par la montée du Front national, Pierre Laurent travaille à l’émergence d’une alternative. Pour le secrétaire national du PCF, l’actuelle expérience grecque peut redonner espoir à tous ceux qui veulent rompre avec l’austérité. Ceux qu’il rencontre, au cours du tour de France qu’il a débuté, le confortent dans la nécessité de construire une large force collective qui s’oppose aux politiques actuelles.

HD. Vous vous êtes félicité de la mobilisation historique du 11 janvier dernier. En reste-t-il quelque chose aujourd’hui ?

PIERRE LAURENT. Oui, des choses très importantes. Ce fut une véritable mobilisation nationale pour la défense des libertés et pour le vivre-ensemble. Après les attentats de Copenhague et la profanation du cimetière juif en Alsace, nous constatons combien ces valeurs doivent être portées haut. La France s’est levée contre la violence, la haine, les racismes. Cet élan doit trouver des prolongements. Le 11 janvier s’est aussi exprimé un attachement très profond à une République qui permette à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou leurs convictions, de vivre ensemble. C’est un attachement très profond aux valeurs de liberté qui est indissociable à celles d’égalité pour tous. Sur ce point, le pays reste traversé d’un malaise très profond. Tous les citoyens français sont attachés à la République pour tous, mais beaucoup ont le sentiment qu’elle ne sait plus faire vivre ces valeurs d’égalité et qu’une partie grandissante de citoyens est laissée sur le chemin.

HD. À vos yeux, la dernière élection partielle dans le Doubs n’infirme pas ce message ?

P. L. Il n’y aura aucune traduction mécanique entre l’élan du 11 janvier et les échéances électorales. Le débat reste toujours aussi vif dans le pays sur la manière de faire vivre ces valeurs. L’élection partielle du Doubs, après beaucoup d’autres, montre que la majorité de nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans l’offre politique. La politique gouvernementale porte une responsabilité écrasante dans la démobilisation des électeurs de gauche. Le FN, dont les thèmes de campagne ont été depuis des années totalement banalisés par la droite, prospère sur cette situation et capitalise une partie du découragement et du désespoir qui s’installent dans l’électorat populaire. Tant qu’un nouveau chemin d’espoir ne sera pas ouvert à gauche, le danger du FN menacera. Le PS ne peut en aucun cas se satisfaire du résultat du Doubs et ceux qui continuent de faire le calcul que le caractère repoussoir du FN suffira à s’en tirer sont maintenant des irresponsables politiques. L’enfermement du choix des Français entre la droite sarkozyste, le Front national et la politique gouvernementale conduira à des catastrophes politiques majeures. Le FN a marqué des points pour faire croire que l’immigration ou les divisions du monde du travail seraient la cause de la crise quand, en réalité, c’est le pouvoir de la finance et de tous ceux qui la servent.
La bataille d’idées que nous menons avec le FG depuis des années et qui doit s’ouvrir aujourd’hui à beaucoup de forces nouvelles est la seule qui puisse nous sortir de cette situation.

HD. Pourquoi Syriza gagne en Grèce alors que l’alternative n’apparaît pas de ce côté-là en France ?

P. L. D’abord je veux dire que la réussite du gouvernement grec est un enjeu pour le peuple grec mais également pour tous les pays européens qui ont un urgent besoin de rompre avec l’austérité. Tous ceux qui disent que l’austérité n’est pas la solution doivent appuyer le gouvernement Syriza et sa proposition de « programme-pont». Cessons donc les hypocrisies, respecter le vote des Grecs, c’est aider la Grèce à réussir sur un autre chemin que celui de l’austérité. L’élection du gouvernement d’Alexis Tsipras est une chance pour toute l’Europe. En ce qui concerne la France, j’entends dire que l’installation du FN en France tiendrait à la faiblesse du Front de gauche.
Cela tient en réalité au fait que les deux principales forces politiques du pays ont joué la carte de son installation dans le paysage politique: l’UMP, et Sarkozy en tête, au plan idéologique en banalisant ses thèmes et en pensant pouvoir récupérer à son profit ces idées-là ; le PS a joué lui aussi depuis des années la carte du FN en pensant l’utiliser comme un repoussoir. Ces deux forces voient aujourd’hui le diable qu’ils ont enfanté les dépasser et mettre en danger tout l’édifice démocratique. Le gouvernement socialiste de François Hollande, en jetant aux orties toutes ses promesses de changement et singulièrement en refusant de s’attaquer à la question européenne, a donné un nouveau coup de fouet au FN qui était déjà installé à un haut niveau. Le travail du FG est, dans ces conditions, un travail de longue haleine pour reconstruire un espoir à gauche qui ne peut pas s’organiser autour de la politique gouvernementale actuelle. Pour rendre crédible une issue progressiste à la crise, c’est une autre orientation à gauche et une autre force qui doivent émerger. Ce rassemblement ne peut pas s’organiser autour du Parti socialiste et de sa ligne actuelle. C’est le travail que nous avons entrepris, c’est la seule possibilité d’issue positive à la situation actuelle.

HD. Quelle est cette nouvelle force dont vous parlez ?

P. L. Cette force, c’est celle qui réunira le Parti communiste français et les forces du FG, les écologistes, des socialistes et les immenses forces citoyennes, sociales, syndicales disponibles pour la construction d’une autre politique que l’austérité. La question centrale du débat politique national est de savoir s’il est possible de sortir de l’austérité et comment ?
Nous, nous pensons qu’une sortie de l’austérité est nécessaire et possible par la solidarité nationale en taxant le capital et les dividendes qui se nourrissent de la crise. En reconstruisant un impôt et des politiques publiques de solidarité et qui mobilisent les ressources nationales pour la relance sociale, l’investissement productif et la transition écologique. Cette société dans laquelle nous voulons vivre est une société de solidarité, d’égalité et de fraternité qui bannit tout recours à la haine, à la violence, à la séparation de populations. Là où le FN divise la société et risque de faire à nouveau gagner des politiques de division, nous voulons construire des solutions qui unissent les Français dans le progrès social. Il y a beaucoup de commentaires sur la place prise par le FN, je crois que la bataille engagée entre les solutions de divisions racistes et xénophobes du FN et les solutions que nous proposons est loin d’être jouée. Si les forces sociales et démocratiques attachées à des solutions de justice trouvent le chemin de leur unité, un espoir pourra se lever, capable de rivaliser avec les scores actuels du FN. Et c’est ça l’enjeu de la période politique à venir.
Cela passe par un travail de convictions sur la solution de sortie de crise et sur la possibilité de cette issue politique, par un travail d’unité des forces disponibles et un travail de proximité avec les classes populaires les plus touchées par les crises. Ce lien de confiance doit être reconstruit dans des luttes et des actions de solidarité au quotidien.

HD. C’est pour ces raisons que vous avez décidé d’entamer un tour de France ?

P. L. J’ai décidé d’entamer ce tour de France des régions pour retrouver le sens du débat politique direct avec les citoyens. Je suis comme beaucoup de Français, je ne supporte plus l’état désolant du débat politique national qui s’organise sur des thèmes superficiels, politiciens, à mille lieux des urgences populaires. Dans ces rencontres, la première chose qui saute aux yeux, c’est l’ampleur des urgences sociales. Les gens voient l’emploi, les solidarités au quotidien, les services publics se dérober sous leurs pieds et s’inquiètent gravement du devenir de leurs enfants et du pays. Il y a aussi une grande souffrance démocratique. Les gens ne supportent plus le mépris de ceux qui dirigent le pays, l’hypocrisie des discours qu’ils entendent. Il y a une grande violence ressentie devant cette négation de leur dignité. Beaucoup de citoyens sont dans une très grande colère face à cette situation. Je crois qu’il faut aider le pays à retrouver la force de l’action collective pour faire reculer le sentiment d’impuissance. Quand la discussion s’engage, quand les vérités sont dites, le chemin de l’action possible reprend tout de suite de la force. Ce travail peut être payant s’il est déployé à grande échelle dans tout le pays par l’ensemble des militants avec l’objectif non pas de prêcher la bonne parole mais d’unir ces forces dans des dynamiques unitaires d’actions et de propositions.

HD. Quels sont vos objectifs pour les prochaines élections départementales ?

P. L. Dans les conditions que je viens de décrire, je crois qu’il y a un énorme enjeu à réussir à protéger les politiques publiques qui sont menées à l’échelle des départements, les politiques de solidarité, les dépenses sociales, contre leur casse programmée. Ce qui menace les politiques de solidarité en matière d’actions sociales, d’éducation, de transport d’éducation ou de culture, ce sont les politiques d’austérité du gouvernement, la volonté de la droite et du FN d’utiliser les pouvoirs locaux pour amplifier la casse de ces politiques publiques. Nous appelons donc les Français à donner de la force à ceux qui vont résister aux politiques de casse de la droite et de l’extrême droite et capables à gauche de faire gagner la protection contre les politiques d’austérité. Tous les candidats soutenus par le PCF, avec le FG et dans de très nombreux cas avec EELV, vont être utiles dans les combats futurs. Les dangers sont évidents: le désarroi et la colère provoquée par la politique gouvernementale peuvent offrir à la droite et au FN des positions de conquêtes importantes. Il faut tout faire pour faire barrage à ces ambitions. Le FN, là encore, ne constitue en rien une alternative puisque tous les candidats FN élus le seront avec des voix de droite. Les candidats du FN seront au deuxième tour des alliés de la droite pour défendre des politiques d’austérité comme le font leurs actuels élus. Le mythe de l’alternative qu’incarnerait le FN doit être détruit. Le Front national est actuellement un obstacle majeur au changement.

HD. Le Front de gauche est l’objet de critiques internes et n’est plus très visible, existe-t-il encore ?

P. L. Il existe et il présente des candidats dans plus des trois quarts des cantons. Dans l’immense majorité de ces cantons, les candidatures rassemblent toutes les forces du FG. Dans un nombre important de cantons EELV, Nouvelle Donne ou d’autres partenaires locaux, parfois des socialistes en rupture avec les politiques d’austérité, sont aussi nos partenaires. C’est rassemblées et unies que les forces du FG vont aller à cette campagne des élections départementales. C’est vrai qu’il existe un débat sur la manière dont nous devons faire face à la poussée actuelle du FN. La construction d’une coalition de forces qui aille bien au-delà de l’influence que le FG a obtenue jusqu’alors est pour nous le prolongement du travail entamé. Nous sommes sur le même chemin: construire un rassemblement alternatif et majoritaire aux politiques d’austérité. Les chantiers d’espoir vont être un des points d’application de ce travail. Nous devons saisir toutes les occasions dans les mobilisations sociales qui reprennent dans le pays, dans les échéances électorales et dans un travail de projet qui va se déployer dans les chantiers d’espoir.
La bataille contre la loi Macron a vu agir ensemble de manière convergente plusieurs forces à gauche. De la critique commune, nous passons à l’action commune et j’espère demain à la construction commune d’une alternative.

une alternative.

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Publié le 1 Mars 2015

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

LES DENIERS DE MONSIEUR BONUS

Je l’appellerai ainsi dans ce billet.

Monsieur BONUS a fait fortune la semaine passée.

Étant à la recherche d’un emploi plus rémunéré, le malheureux a été embauché par la firme pharmaceutique Sanofi qui l’avait regardé avec des yeux de Chimène pour le détourner de l’autre concurrent Bayer auquel il était devenu président depuis peu.

Monsieur Bonus a donc été embauché illico presto pour faire en sorte que les cachets d’aspirine et autres fioles rapportent plus lourd dans l’escarcelle de l’apothicaire français Sanofi et de ses amis les actionnaires qui attendent des rendements plus élevés .

Un boulot qui lui rapportera plus que le tiercé avec des avantages maisons reconductibles chaque année même si les pilules se vendent moins .

Pour lui, pas question de blocage et de réduction des salaires pour faire face à la crise et à la dette de la France.

Un cadeau de bienvenue lui fut décerné, 2 millions d’écus en euro pour s’installer dans le paradis de la pharmacopée internationale et deux autres millions en 2016 s’il satisfait la rente.

Mais c’est pas tout …..

Monsieur Bonus est un salarié, il touchera un salaire fixe annuel de l’ordre de 1,2 millions plus une rémunération variable annuelle entre 150 % et 250 % de son salaire fixe.

Je dis bien lui seul.... Les salariés-es...allez-vous faire.....

Qui dit mieux !

Bonus pour lui, malus pour les salariés et les minus que nous sommes pour ces gens là.

Monsieur Bonus aura la potentialité d’engranger un paquet d’actions - de mauvaises actions contre les travailleurs de la boite surement dont il va extorquer la plus value qu’ils créent comme disait Marx pour la rente- il pourra donc arrondir ses fins de mois sans avoir peur du lendemain.

Un beau boulot donc, grassement rémunéré, pendant que les salariés de son « nouveau labeur » tireront la langue et deviendront encore plus des consommateurs de barbituriques et de calmants ou autre médications qu’il fabriquera davantage pour contrecarrer les effets des fermetures et licenciements et des rythmes du travail de nuit et du dimanche de la loi « Macaron ».

Ah ce Macaron, pardon Macron, c’est un bienfaiteur, les chaines médicamenteuses tourneront à plein et distribueront les produits pharmaceutiques nécessaires et la Sécurité sociale n’a qu’à bien se tenir.

Il pourra dire que son salaire est mérité et qu’il prend soin non seulement de la santé des travailleurs par ses pilules mais aussi de son porte feuille et celui de ses actionnaires.

C’est ainsi que Monsieur Bonus compte devenir un « grand du capital ».

« Le Profit de l’un et le dommage de l’autre », disait Montaigne, nous avons là un exemple probant.

Bernard LAMIRAND

Dimanche 1er Mars 2015

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Publié le 25 Février 2015

LOI MACRON : EXPLICATIONS PAR LA CGT

LOI MACRON :

Le gouvernement passe en force pour faire reculer les droits des salariés

Le gouvernement a fait le choix, pour la première fois depuis 2006 et le Contrat Première Embauche, de recourir au 49-3 pour faire passer le projet de loi Macron sans vote à l’assemblée nationale. Après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du Medef, le gouvernement passe à nouveau en force en contournant la représentation nationale. Encore un déni de démocratie !

L’impossibilité du gouvernement à faire voter un tel texte constitue un sérieux échec. La prise de conscience des députés sur les arguments, notamment apportés par la CGT, est une première étape dans une dynamique pour les salariés, que nous devons amplifier. En effet, le projet de loi Macron donne plus de liberté au patronat et à la finance et moins de droits pour les salariés, et ne permettra aucune création d’emploi.

Le projet de loi contient quatre mesures particulièrement dangereuses :

La déréglementation des licenciements

Avec la loi dite de sécurisation de l’emploi, les ruptures conventionnelles et la multiplication des contrats précaires, il est aujourd’hui très facile de licencier. Cependant, le projet de loi va plus loin et casse encore les protections dont bénéficient les salariés en cas de plan social :

lorsque des licenciements ont lieu dans une entreprise placée en redressement ou liquidation judiciaire, le contenu du plan social sera désormais apprécié à l’échelle de la filiale et pas du groupe. Cela exonère de toute responsabilité les grands groupes de sociétés et facilite encore les licenciements boursiers en leur permettant de mettre en faillite artificiellement des filiales pour pouvoir « dégraisser » ;

l’employeur peut décider seul quel site sera touché par les licenciements économiques et quel site sera épargné, sans même que les syndicats aient leur mot à dire. Normalement l’employeur doit mettre en œuvre des critères précis pour désigner les salariés licenciés (âge, charge de famille, compétences etc.). C’est désormais la porte ouverte à l’arbitraire et aux discriminations entre salariés d’une même entreprise ;

Le gouvernement enterre tout contrôle par l’inspection du travail des licenciements de moins de dix salariés

La banalisation du travail du dimanche

Dans le commerce, le projet de loi permet de :

passer de cinq à douze dimanches ouverts par an ;

pour toutes les zones qui seront considérées comme des zones touristiques, ouvrir 52 dimanches par an et ouvrir jusqu’à minuit ;

le projet de loi ne prévoit aucune compensation salariale ou horaire minimale.

Ces mesures banaliseront le travail du dimanche et risquent de casser les contreparties qui existent actuellement. De nombreuses études démontrent que cela ne génèrera aucune création d’emploi : un achat du dimanche se substituera à un achat du lundi et un emploi du dimanche supprimera un emploi le lundi ! C’est l’ensemble des salariés qui sont concernés, si d’avantage de salariés du commerce travaillent le dimanche ou la nuit, cela nécessite plus de transports, de dispositifs de garde d’enfants…Ces dispositions nuisent particulièrement aux femmes qui représentent déjà 80% des salariés à temps partiel et sont très présentes dans le secteur du commerce.

La casse de la justice prud'homale

Après avoir supprimé l’élection des conseillers prud’homaux, le projet de loi Macron vise à limiter l’action des juges syndicaux et à les remplacer par des juges professionnels ne connaissant pas le monde du travail. Pour améliorer la justice prud’homale, et accélérer les procédures pour les salariés, la CGT a fait de nombreuses propositions. La priorité est d’augmenter les moyens des conseils de prud’hommes pour accélérer les procédures.

La privatisation et la déréglementation de nombreux secteurs

Après la privatisation désastreuse des autoroutes, le projet de loi continue à vendre les « bijoux de famille ». Il prévoit notamment la privatisation de deux aéroports (Lyon et Nice) et du groupe stratégique industriel d’armement (GIAT), la libéralisation de la filière de traitement du sang et des transports en autocar.

Au lieu de passer en force, le gouvernement ferait mieux d’entendre les salariés. Pour créer des emplois durables, la Confédération Européenne des Syndicats et l’ensemble des organisations syndicales européennes proposent de rompre avec les politiques d’austérité et d’adopter un plan de relance. Alors que les richesses que nous créons servent de plus en plus à rémunérer les dividendes et le capital, il est nécessaire pour sortir de la crise de revaloriser le travail et d’augmenter les salaires et les pensions.

De premiers reculs du gouvernement qui en appellent d’autres

La mobilisation des salariés a déjà permis de faire évoluer le texte et d’obtenir :

  • l’obligation d’appliquer le droit français pour les salaires des routiers circulant pour des entreprises étrangères sur le ter­ritoire français.

un statut pour le défenseur syndical qui accompagne les salariés en justice.

Le gouvernement a reculé sur :

le secret des affaires, qui aurait limité la liberté d’expression dans l’entreprise et permis à des employeurs d’envoyer en prison des lanceurs d’alerte, des syndicalistes ou des journalistes ;

la réforme de la médecine du travail, qui visait à limiter l’action des médecins du travail et la responsabilité des employeurs.

Cependant, le risque existe que ces dispositions reviennent dans d’autres textes. Seule la mobilisation l’empêchera !

La CGT appelle les salariés à se mobiliser pour faire entendre leurs revendications notamment le 9 avril, lors de la journée d’action et de grève interprofessionnelle.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 23 Février 2015

RETRAITES COMPLEMENTAIRES CELA DEMANDE DES LUTTES

Un patronat maître chez lui, qui prétend tout régenter et conduire un dialogue social à sa main dans ses propres bureaux. Un hôte omnipotent qui en échange de quelques viennoiseries et plateaux repas s'arroge le droit de présider aux négociations sociales et qui se fait servir du « monsieur le président ». Des conciliabules « off » durant d'interminables suspensions de séances où se bricolent des ententes avec des signataires potentiels...

Tel est depuis trop longtemps la face cachée des relations sociales dans les négociations nationales interprofessionnelles systématiquement logées dans les locaux du Medef. C'est pour tenter d'en finir avec ce théâtre d'ombres que la délégation CGT aux négociations sur les régimes complémentaires ARRCO et AGIRC a demandé mardi 16 février que ces dernières « se déroulent dans un lieu neutre et que les discussions s’engagent sur la base d’un document reprenant l’ensemble des propositions défendues du côté des syndicats comme du côté patronal. »

Mais une fois de plus, le représentant patronal a renvoyé toute possibilité d’évolution à une réunion qui se tiendra le 23 février prochain sur l’agenda social et il a donné le ton en indiquant que la partie patronale, unie, proposait de réduire une nouvelle fois les droits, écartant d’un revers de main une augmentation des cotisations au motif constant de la compétitivité des entreprises. Et de vouloir imposer pêle-mêle des abattements pour tout départ avant 67 ans dès la génération 1957, un gel des pensions sur 3 ans, une baisse du taux réversion, une baisse des droits des chômeurs et l’unification des régimes Arrco et Agirc.

Voyons bien que derrière ce dernier point le Medef ambitionne d'en finir avec le statut cadre pour la très grande majorité d'entre eux, ne le préservant que pour les très hauts cadres. Comme l'explique l'une de nos fiches argumentaires sur ce point, une fois l’AGIRC disparue, le Medef serait de fait dispensé de reconnaître et rémunérer la qualification. Le décrochage entre d’une part le diplôme et les responsabilités exercées et d’autre part les rémunérations serait ainsi mécaniquement renforcé. Il s’ensuivrait un tassement des grilles salariales sans précédent pour tous les salariés ouvriers, employés et ICTAM.

La défense du statut cadre et de son socle constitué par l'AGIRC n'est de fait, pas une étroite question catégorielle. Ces négociations et le diagnostic posé sur les deux régimes ARRCO et AGIRC nous montrent la nécessité d'une vision interprofessionnelle, solidaire. C'est ce dont est porteuse la délégation de la CGT qui formule une série de propositions dynamiques qui tournent le dos à des ajustements étroitement comptables qui conduisent depuis des décennies à un rabotage de la protection sociale solidaire, assise et financée sur la création des richesses par le travail.


Mais une délégation fut-elle porteuse des meilleures propositions ne peut à elle seule inverser le cours de ces négociations. L'intervention des salariés, quand c'est possible, dans l'unité est indispensable pour sauver et pérenniser notre système de retraite.

Publié le lundi, 23 février 2015 dans Billets de la semaine

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Publié le 23 Février 2015

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Publié le 22 Février 2015

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

J’innove.

Chaque dimanche et cela n’a rien à voir avec le travail d’aliénation des jours féries et dimanches prévu par la loi scélérate de « Macaron », je livrerai quelques opinions sur les choses qui m’ont particulièrement marquées dans la semaine.

Ce billet sera le plus bref possible.

Ce dimanche je l’intitulerai justice de classe.

Une justice de classe qui a fonctionné pleinement cette semaine dans quelques affaires où les procès s’adressaient à des nantis du pouvoir et de l’argent roi.

Dans chacune de ces affaires, le jugement n’a pas encore été rendu partout, le procureur de la République a été exquis envers « les aisés ».

Je ne citerai que les faits.

D’abord une affaire financière, une grosse, un holdup commis sur une vieille femme qui n’avait plus sa tête pour calculer les énormes liasses de billets qu’elle distribuait aux pauvres des quartiers huppés de Paris et des alentours.

Le procureur saisi d’une grande humanité a proposé des peines légères et pour certains l’abandon de toutes poursuites.

A Lille, le graveleux a atteint des sommets, pas dans les sommets du FMI, mais les sommets de la distraction, un homme pourtant réputé fin connaisseur des coûts du travail, n’a pas su reconnaitre une dame distribuant ses charmes sur la couche d’un lit retenu et peut-être payé grassement à l’hôtelier -à moins que celui-ci soit un philanthrope inconnu dans cette profession- et lui, habitué à ce que les dettes soient payés cash ( les grecs en savent quelques chose) pensait que le service de ces dames étaient gratuits. Pour lui il n’y avait aucun coût du travail puisque comme tout bon libéral qui se respecte le salaire devrait être banni.

Le procureur a retenu la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré.

Enfin un financier des paradis fiscaux était jugé, un ex ministre de l’économie qui avait fui les impôts français tout en dénonçant les récalcitrants, s’était trouvé une femme de ménage philippine sans papier employée au noir et payée en liquide de juillet 2003 à novembre 2004 pour 40 heures mensuelles à raison de 250 € par mois. Il a été condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire. Il n'a pas fallu plus de cinq minutes au tribunal de la 31e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris pour prendre sa décision.

Moralité : rien ne vaut le célèbre extrait de la fable « les animaux malades de la peste » de Jean la Fontaine, je le cite : « Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Nota: prudence: peut-être dans deux de ces affaires le tribunal ne retiendra pas les demandes du procureur.

Bernard LAMIRAND 22 Février 2015

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Publié le 20 Février 2015

9 AVRIL JOURNEE NATIONALE DE GREVE INTERPROFESSIONNELLE

Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril
mercredi 18 février 2015

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation.

Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Paris, 17 février 2015

Source : http://www.cgt.fr/Declaration-des-organisations,42397.html

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 20 Février 2015

VALLS REPUBLICAIN ? ALLONS DONC !

Manuel Valls n’arrête pas de parler de la République mais de quelle République s’agit -t’il ?

Il semble qu’il n’y a pas photo, comme disent les commentateurs à l’arrivée d’une étape du tour de France quand le vainqueur a incontestablement franchi la ligne, la République de Valls n’est pas celle de la gauche, la vraie, celle du peuple qui pense, qui dit, qui lutte.

Est-ce la République du dénommé Thiers, premier Président d’une 3eme République bourgeoise réactionnaire, ennemi de la classe ouvrière, que nous offre ce Valls ?

Jaurès avait une toute autre vision que cet absolutisme docte de Valls qui veut faire boire aux représentants de la nation la cigüe patronale et « macronale » jusqu’à la dernière lampée.

Il s’agit d’une autre République que nous avons besoin par ces temps de crise d’un système en bout de course, une république où le peuple aura le dernier mot contre tout ce qui est autoritaire ou autocratique.

Les coups de menton de ce petit César ne passent pas au point qu’il a dû employer le grand moyen mis en place par la bourgeoisie pour faire passer des lois scélérates.

Nous sommes loin du 11 janvier et d’un peuple manifestant pour la liberté et le vivre ensemble face à tous les obscurantismes et conservatismes.

La ligne a été franchie l’après midi du 17 février 2015 quand Valls annonça à l’Assemblée nationale qu’il sortait le 49/3, cette disposition antidémocratique existante dans la constitution pour marquer la domination de l’exécutif sur le législatif quand celui-ci renâcle à obtempérer aux décisions du gouvernement.

L’autoritarisme de cet homme est un de ses traits de caractère particulier. Il n’admet pas que les représentants du peuple décident autrement que ce qu’il a décidé.

Ce personnage n’a rien d’un dirigeant politique de gauche. Au pouvoir il vient de révéler qu’il est une sorte de petit autocrate et qu’il n’entend pas que le débat démocratique l’emporte.

Cette loi Macron fait bien partie du dispositif auquel Valls est dévoué, celui de river notre pays aux grandes féodalités internationales de la finance.

Le Parti communiste et le Front de gauche ont raison de réclamer son départ du gouvernement car il entraine notre pays dans la pire hypothèse : celle de permettre à la droite conservatrice de reprendre le pouvoir et de s’associer avec le Front national pour diriger d’une autre main de fer le pays et de conduire le peuple à l’acceptation de la fatalité de la crise.

Cette droite extrême allant de Sarkozy à la fille Le Pen est entrain de malaxer son beurre pour ainsi dire et malheureusement les élections départementales risquent d’être une bérézina entrainant toute la gauche dans le sillage de ces pontifes qui ont encore le culot d’utiliser le mot gauche pour réaliser leurs mauvais coups avec des serviteurs venant de la finance tel ce Macron dont on sait les liens qu’il a avec la finance internationale.

Le 49/3 est l’arme des faibles, Valls peut toujours raconter qu’il est celui qui représente la modernité alors qu’il n’est qu’un sombre conservateur de recettes éculées telle l’austérité pour redresser un système capitaliste qui exige que la note soit payée essentiellement par le monde du travail.

Valls n’est pas un républicain, n’est pas un démocrate, n’est pas un homme du peuple, c’est l’homme-lige du capital.

La bataille va donc se poursuivre et pas simplement à l’assemblée nationale : au 49/3, il n’y a qu’une seule manière d’y répondre, c’est un peuple en lutte et chacun et chacune doit s’y activer dès maintenant pour créer les conditions d’une politique sociale et économique et en faire profiter ceux qui créent les richesses : les travailleurs.

E, ce moment des luttes éclatent dans les entreprises sur les salaires particulièrement et des initiatives sont en cours pour fédérer ces luttes notamment les retraités le 17 mars et le 9 avril journée de grève et de manifestations dans le pays. C’est cette voie là qui nous sortira du précipice auquel Valls veut conduire la France du monde du travail.

Alors partout agissons et notre 49/3 c’est la grève.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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