Publié le 20 Août 2015

Que les mains brisent les barreaux de l'intolérance et de la stupidité
Que les mains brisent les barreaux de l'intolérance et de la stupidité

Cazeneuve et Theresa May son homologue anglaise, dans le tunnel de l’inhumanité.

De quelle tunnel s’agit-il ?

Le tunnel sans fin de la chasse aux émigrés qui affluent sur l’Europe et sur Calais face à ces politiques désastreuses conduites par les gouvernements occidentaux tant sur le plan politique que militaire depuis des années.

Des sommes énormes vont être dépensés pour barrer la route à ceux qui fuient la misère, la guerre, la famine.

Par contre pour le développement et la paix dans le monde on attendra….

Calais va devenir un véritable camp retranché, hérissé de fil barbelés, de barrages, de policiers anglais et français qui vont empêcher ces hommes et ces femmes et ces enfants de trouver refuge et rien ne sera réglé pour la population calaisienne.

La lutte nous dit-on sera menée contre les passeurs et des moyens importants seront mis à disposition pour les confondre.

Bien sûr qu’il faut traquer ceux qui profitent de la misère du monde et cela nous rappelle des temps pas si éloignés que cela, où, pendant l’occupation de la France, des profiteurs faisaient des affaires et du marché noir au temps de la disette.

Calais est le lieu d’arrivée des migrations de pauvres gens qui souffrent .Rien ne sera résolu tant que les gouvernements continueront à mettre des pays dans les chaos et ces chaos sont les conséquences des batailles qui se mènent actuellement pour que les multinationales disposent des richesses minières et fossiles de ces pays.

Le fanatisme religieux, la protection assurée des roitelets par le système capitaliste amènent à ce que des gens fuient n’hésitant pas à prendre la mer dans des embarcations de fortunes aux risques de leur vie.

Dans leur rencontre ce jour, à Calais, les Cazeneuve et Theresa May, sont prêts à renvoyer ces gens dans leur pays, à les fixer dans des camps, certes pas ceux de la période nazi, mais des camps quand même où les migrations seront immobilisées pour longtemps dans la promiscuité et la misère, enfermées et tout compte fait prisonnier du libéralisme.

Ainsi des sommes fabuleuses seront versées pour contenir le flot d’émigrés mais rien n’arrête des pauvres personnes qui n’en peuvent plus et les migrations du monde, leur histoire rappellent que les flots migratoires ont toujours pour cause des éléments majeurs.

Ces flux, incontestablement, sont les signes avancées d’un système incapable d’assurer le devenir des populations et de répondre aux besoins des populations tant dans leur niveau de vie, la démocratie, le respect de l’homme.

La misère et le mal-vivre s’installe y compris maintenant en Europe et déjà des migrations internes se produisent vers quelques eldorados mais aussi des populations plus appauvris fuient l’ Europe de l’est, la Grèce étranglée par le libéralisme.

Qu’il est triste donc de voir ce convoi d’élites françaises et Européennes, débarquant ce jour à Calais venant assurer les scellés, les miradors, le couchage des prisonniers émigrés et de leurs familles.

Le visage solennel du ministre de l’intérieur n’y changera rien pour ceux qui n’en peuvent plus et cherchent un refuge que les élites bien engoncées dans leur costard trois pièces ne veulent leur donner.

Triste Cazeneuve, réduit à n’être qu’un gardien de camp.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Août 2015

IL y a aussi des ventres plats et des ventres dodues
IL y a aussi des ventres plats et des ventres dodues

Voici un article que j'ai sorti en 2011 sur mon blog.... Je n'ai rien à y changer à part que le sieur Courtial, né avec une cuiller en argent ou en or, comme on voudra, n'est plus au gouvernement depuis 2012.

Une prime de rentrée plus que jamais nécessaire et insuffisante sous un gouvernement social libérale qui continue, lui aussi, à favoriser le capital, les actionnaires, comme on le voit avec les sommes fabuleuses que se partagent les gros possédants et que Courtial n'a jamais attaqué sous Sarkozy et ne dit mot aujourd'hui.

Lui n'a certainement pas besoin d'une allocation de rentrée scolaire et il a tout loisir de payer des écrans plats à sa progéniture.

Autre chose, il vient d'annuler plusieurs travaux important prévus sur les route de l'Oise. Travaux essentiellement pour rendre le trafic plus sécurisé . En même temps, nous apprenons que dans l'Oise les accidents de la route ont augmenté sérieusement cette année.

Dernière chose, ce soir sur FR3, un reportage montrait les rayons scolaires d'un super marché débordant de présence d'enfants et des parents pour acheter le nécessaire scolaire et par contre des rayons désertiques concernant les écrans plats.

Courtial a encore perdu une occasion de se taire.

Courtial, occupe toi des fraudeurs des impôts, là il y a du boulot à faire.

15 Aug 2011

COURTIAL LE POURFENDEUR DES PRIMES

Publié par aragon 43 - Catégories : #politique

COURTIAL LE POURFENDEUR DES PRIMES

A nouveau, Courtial, le député de l'Oise UMP de ma circonscription, revient sur sa marotte annuelle: remettre en cause la prime de rentrée scolaire et la remplacer par des bons d'achats pour du matériel scolaire.

L'an dernier, j'avais répondu à ce sire que les parents ne dépensaient pas la prime dans des écrans plats comme il avait la prétention de le dire.

Il peut y avoir quelques dévoiements : est-ce que parce qu'il y a des brebis égarées dans n'importe quel domaine que l'on doit mettre tout le monde dans le même sac ?

Est-ce par exemple que les excentricités de quelques personnages de l'UMP au gouvernement doivent nous entraîner à considérer qu'ils sont tous pourris selon l'expression populiste ?

Non, bien sûr…

Moi, je suis pour que la prime de rentrée scolaire soit pour les fournitures scolaires et que les parents en soient les responsables, sans avoir le "martinet de Monsieur Courtial" pour les obliger.

Et puis Monsieur Courtial, l'écran plat que certains n'ont pas: croyez vous qu'il n'y a pas matière à réflexion ?

Si des familles n'ont pas les moyens de s'acheter un téléviseur, tous sont maintenant à écran plat, c'est certainement parce que leur pouvoir d'achat, que vous avez réduit avec vos petits copains des gouvernements successifs de la droite, ne leur permet pas d'acheter ces appareils que vous et votre classe ont en leur possession depuis longtemps déjà.

Vous avez l'objectif de vous occuper de ces malheureux qui utilisent mal la prime de rentrée scolaire, vous auriez mieux à faire de vous occuper d'autres générosités accordées à des privilégiés de la finance qui, soit disant, pour améliorer l'emploi telles les exonérations de cotisations sociales reçoivent les libéralités de votre gouvernement ou encore le bouclier fiscal ou des primes à la casse des voitures accordées aux groupes de l'automobile qui délocalisent leurs productions.

Croyez-moi, les ravaudages des petits n'ont rien à voir avec les frasques des gros.

Occupez-vous des patrons voyous et pondez-nous des lois "à tout va" contre ces gros contrevenants. Tenez, faites un projet de loi pour faire en sorte que toutes les affaires et contentieux, prises d'intérêts illégales, soient confiés automatiquement à un juge d'instruction.

Autre chose Monsieur Courtial, vous avez un très grand empressement sur des problèmes qui concernent les petites gens sans le sous, en auriez vous autant concernant ce qui ferment actuellement nos usines dans l'Oise pour expatrier les productions à l'étranger pour se faire de bons dividendes. Il me semble que vous avez été très discret concernant l'usine à Pneumatique de Continental, on ne vous a guère entendu pour défendre l'emploi menacé dans cette région et en particulier dans le bassin creillois.

Occupez-vous un peu plus de ceux qui trichent dans les sphères du capital, il y a plein de travail parlementaire pour vous concernant ces patrons voyous et tricheurs.

Salutations.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 14 Août 2015

FIGEAC : EMPECHONS HOLLANDE DE VIRER UNE FAMILLE KURDE

LA LIBERTÉ DE CIRCULATION POUR LES RICHES ET L’EXPULSION POUR LES MIGRANTS

La famille Assoiev est sous le choc. David, Jana, Amina et Anatoli vont être expulsés.

Figeac et le Lot mène bataille pour empêcher la reconduite en Géorgie d’une famille Kurde qui a fui ce pays devant les violences qui leur sont faites parce qu’ils sont kurdes.

Hollande n’a manifestement pas voulu entendre les demandes de ses propres amis de cette région.

Cela montre à quel point Hollande et son équipage gouvernemental en sont arrivés à ne même plus protéger des hommes et des femmes poursuivis par le racisme, l’homophobie et autres violences politiques, économiques et sociales.

Pendant ce temps les émirs et les rois d’Arabie, ou d’ailleurs, ont « pignons sur rue », comme on vient de le voir, où ceux-ci s’installent et obtiennent du gouvernement français le droit de profiter de la plage publique et de virer les estivants qui s’y trouvaient.

Une citation de Jean de la Fontaine dans les « Animaux malades de la peste » résume bien ce à quoi nous avons à faire : « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

En effet, que voyons nous dans ce monde capitaliste pourri par l’argent et la cupidité : que les êtres humains ne sont pas traités de la même manière

Mais est-ce étonnant quand on voit ces fortunés et ces détrousseurs qui dominent le monde !

Ainsi ceux qui ont de l’argent, les puissants comme on dit, circulent partout dans le monde, s’offrent de belles propriétés, s’installent là où ils le veulent pour ne pas payer d’impôts, réquisitionnent plages et hôtels de luxe pour leur agrément, achètent telle ou telle entrepris ou banque et les ferment selon leur bon plaisir et reçoivent même les marques d’honneur qui en font des favorisés par rapport aux citoyens.

Ils n’ont pas besoin de migrer: ils se déplacent de châteaux en châteaux, d’hôtels luxueux en demeures magnifiques dans les iles sans même être contrôlés et en France, nous en connaissons qui hurlent contre les pauvres qui migrent alors qu’eux se déplacent selon leur fantaisie du moment.

En ce moment ils passent de belles vacances et si on les « emmerdent » disent-ils, eh bien ils s’en iront comme ces patrons qui sont partis en Belgique ou en Suisse et roucoulent avec l’argent qu’ils nous ont volé.

Ils n’errent pas, l’accueil fait est à la dimension de leur portefeuille et de leurs comptes en banque.

Pour eux, les passages aux douanes, aux frontières n’existent pas et comme passeport, ils sortent leur carnet de chèques et ils passent sans encombre.

Aucun recensement du nombre d’immigrants de cet acabit n’existe et il n’y a pas d’accord de Schengen pour les dollars et les Euros : on ne les compte pas par leur nombre mais par le fric qu’ils possèdent.

Pour eux donc, point de barbelés mais de belles chaines en Or massif.

Pour eux, le passage de Calais n’existe pas, ils passent au-dessus dans leurs jets personnels.

Pendant ce temps, des milliers d’hommes et de femmes qui proviennent de ces émirats, s’enfuient, se sauvent, face à leur népotisme et à leur dictature, à leur soif de profits et de surexploitation.

Pour les pauvres errants par contre, point de salut, sauf l’embarcation dans des bateaux pourris où ils périront en mer ou finiront dans des camps .

Oui, deux poids deux mesures dans cette Europe de M…. Selon que vous êtes milliardaire toutes les frontières disparaissent et selon que vous êtes pauvre les barbelés naissent et vous empêcheront de vous déplacer dans cette Europe où les marchandises sont mieux traitées que les humains en quête d’une vie meilleure.

L’Europe de Hollande et Merkel n’est pas fait pour eux.

La famille Kurde, pour Hollande, ne vaut pas la famille et les courtisans du roi d’Arabie venus en nombre sur la Cote d’Azur.

La liberté de circuler pour les riches et les barbelés et miradors pour les pauvres errants : voilà l’Europe du fric dans toute sa splendeur.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Août 2015

ALLO PARIS.... ICI RAMALLAH, ICI TEL-AVIV : CONSTRUISONS LA PAIX ET PAS LA GUERRE

ALLO ICI ARIS ….. ICI RAMALLAH … ICI TEL-AVIV : NOUS VOULONS LA PAIX ET L’INDEPENDANCE DE LA PALESTINE …..

Et si on organisait sur la place de l’Hôtel de ville de Paris un grand rassemblement des progressistes palestiniens et israéliens avec le peuple de Paris ?

Il est temps de redonner un contenu de paix en Palestine où un peuple est enfermé dans une prison entouré de barbelés et ses enfant sont pourchassés et abattus par des bombes conduites par des drônes israéliens pour tuer.

Des gens sont morts, des enfants à l’aube de leur vie ont été exécutés par ces bombes lancés par des assassins.

On ne peut pas célébrer Tel-Aviv sans célébrer Ramallah et Gaza, et surtout le célébrer par la paix et l’existence du peuple palestinien reconnu et ayant sa terre.

Où sont les cris d’indignation que nous entendions quand un mur a été établi à Berlin ?

Et ne comptons pas sur Bernard Henri Lévy, dit BHL, celui qui a mis à feu et à sang partout où il a passé des pays où règne aujourd’hui l’obscurantisme le plus absolu et aussi le fascisme comme en Ukraine et en Lybie où il n’y plus d’état depuis que Sarkozy et les émirats ont détruits ce pays comme ils détruisent actuellement la Syrie après l’Irak et que Hollande ne fait rien pour l'empêcher.

Oui, les murs et les barbelés doivent être détruits partout.

Alors, à Paris, célébrons la paix plutôt que les produits commerciaux venant d’Israël dont on sait les conditions d’exploitation et d’appropriation par des colons.

La Palestine doit être libre, les murs en béton ou culturels et religieux qui se construisent doivent être détruits, les peuples de cette région doivent se parler ; Ramallah et Tel-Aviv doivent être des villes symboles de cette libération et pourquoi pas de faire une fête de la paix en même temps à Paris, à Ramallah, à Jérusalem et à Tel-Aviv avec toutes les forces progressistes et faire en sorte qu’elles se donnent la main partout et en particulier à Paris qui doit redevenir le lieu où les peuples palestiniens et israéliens se rencontrent et créent les conditions de paix et se reconnaissent mutuellement.

Il faut pour cela que s’arrête les exactions contre la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, il faut que les forces nuisibles à la paix soient mises à l’écart, il faut que notre pays soit celui qui porte la paix et la reconnaissance de l’Etat palestinien à coté de l’Etat israélien existant.

Allo Paris, ici Ramallah, ici Tel-Aviv …. la paix et la reconnaissance de l’Etat palestinien vont ensemble !

Oui, la mairie de Paris doit annuler cette plage israélienne du plus mauvais gout et la remplacer par une plage de la paix inscrivant la reconnaissance de l’Etat palestinien au coté de l’Etat Israélien.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #paix ou guerre

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Publié le 3 Août 2015

LES BARBELES DE CALAIS

UN MUR DE BARBELES A CALAIS

Ce n’est pas un mur mais c’est tout comme.

Le gouvernement français, flanqué du gouvernement conservateur et réactionnaire Britannique, a érigé une construction en barbelés digne de l’époque des camps de concentration. Ce mur de barbelés est censé empêché les migrants de passer en Angleterre.

Nous avions connu les blockhaus nazi dans la région de Calais pour empêcher le débarquement allié et maintenant, inversement, une muraille s’installe pour empêcher des hommes et des femmes et des enfants de circuler et de franchir la mer vers les côtes anglaises.

Qui sont ces migrants, sinon des hommes et des femmes qui fuient leur pays où règnent la misère, les guerres, les tueries et les viols contre des populations qui n’en peuvent plus et cherchent une vie ailleurs et meilleure.

L’Europe est pour eux la terre d’accueil la plus proche, une terre d’asile.

Une Europe dont on peut dire qu’elle porte une lourde responsabilité dans ce flux de population d’Afrique et du Moyen-Orient qui se sauvent devant les exactions commises à leur égard, les bombes qui pleuvent sur eux, les drones qui tuent des familles entières et qui sont de nos fabrications militaires comme le révèlent ce jour l’Humanité avec les firmes israéliennes.

Une Europe qui veut se murer dans ses fortifications capitalistiques alors que l’Afrique, elle l’a pillée et elle la pille encore : surtout avec ses nababs, ses roitelets et ses émirats qui servent la cause néocolonialiste au détriment des peuples de plus en plus pauvres.

Des milliards coulent à flots pour ces gens là et pour les compagnies exploitant les matières premières de ces pays en Afrique et au Moyen-Orient. C’est indigne et honteux.

Ces migrants jettent un SOS et la seule façon du système capitaliste est de leur mettre des barbelés de dépenser des sommes colossales pour les empêcher de trouver une terre d’accueil.

Tous les jours, ils meurent sur des rafiots, ils se noient dans la Méditerranée et se font tuer sur les routes du calaisis ou dans les terminaux vers l’embarquement des camions et maintenant dans le tunnel sous la Manche.

Alors dérisoire et monstrueux cette décision des gouvernants de droite anglaise et sociale libérale française de rajouter des barbelés, des vigies, des cerbères pour empêcher le passage.

Les migrations ont toujours existé, la Grande Bretagne et la France devrait se rappeler qu’ils ont été des pays de migrations. A la seule différence, c’est vrai, c’est qu’ils ont été d’abord des colonisateurs et qu’ils ont mis des peuples sous l’éteignoir.

La seule façon de faire en sorte que les populations vivent bien, là où elles sont nées, c’est de leur permettre d’y vivre et de prospérer dans la paix et la démocratie et non dans l’asservissement et le vol de leurs ressources naturelles ou de l’exploitation éhontée des travailleurs réduit à un néo-esclavagisme avec des salaires de misères et des conditions de travail indignes et infâmes.

Et puis enfin, ces migrations n’annoncent t'elles pas un monde nouveau, celui des hommes citoyens de la terre.

Oui, les migrations actuelles fuient la pauvreté, elles peuvent aussi désirer voir leur droit de vivre sur la Terre et d’être citoyens de la Terre comme beaucoup de citoyens de pays les plus développés qui s’installent dans le monde non pour profiter mais pour y travailler et apporter leurs connaissances.

Rien n’arrêtera les migrations. Elles ne resteront des pauvres, elles deviendront celles d’un monde nouveau où les hommes et les femmes dépasseront leurs origines et vivront ensemble.

Dans quelques années on regardera les barbelés de Calais rouillés et l’on se dira que rien ne peut empêcher le monde d’évoluer et d’être libre sur cette terre.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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Publié le 29 Juillet 2015

Voici la déclaration de Philippe Martinez au festival d'Avignon.

Remettre la culture à l'entreprise, c'est important pour la bataille des idées et lutter contre l'idéologie dominante.

Un gros travail à faire avec les syndicats CGT, les militants et syndiqués et lutter dans les comités d'entreprise pour remettre la culture à sa place face aux sollicitations des agences qui se font du frichttp://www.avignonpro.fr/?p=1516 et des billetteries à tout va.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 28 Juillet 2015

FEUILLE DE PAIE : MOINS QU'ON EN DIT MIEUX LE PATRON EN PROFITE

Ainsi, sous prétexte que c’est trop compliqué et que c’est de la paperasserie, le gouvernement vient de décider de raccourcir la feuille de paie à sa plus simple expression : quelques lignes… une vingtaine, nous dit-on, feraient l’affaire.

L’affaire de qui ?

Des patrons évidemment ! Ceux-ci pourraient réduire le peu de salariés qui travaillent à l’établissement des salaires mais surtout de ne plus avoir à rendre compte aux travailleurs de ce qui est versé et à qui et dans quelles conditions.

La feuille de paie est une réalisation qui vient de loin, elle est un document légal mentionnant tous les éléments du salaire. Nous n’en sommes plus à l’époque où le salarié vendait sa force de travail et recevait son dû de la main à la main comme on disait.

Devant la rapacité des patrons, à l’ère débutante du capitalisme, à leurs ruses pour payer le moins cher possible le prix de la force de travail, leurs engagements non tenus, les salariés ont exigé qu’il leur soit remis un bulletin de salaire en bonne et dû forme.

Avant le salarié son travail était scandé à partir de la clarté du jour jusqu’à son crépuscule. Mais il a vite appris à mesurer son temps d’exploitation de même le capitaliste pour le travail gratuit que le salarié pourrait lui fournir.

C’est la loi du 4 Mars 1931 qui impose la délivrance d’une pièce justificative prouvant que le salarié cotise dans l’industrie, le commerce et les professions libérales.

C’était donc facile pour un tôlier de griffonner sur une feuille les quelques lignes où étaient mentionné la somme d’argent qu’il versait le plus souvent de la main à la main ou pour les plus évolués par une enveloppe ; et aujourd’hui nos chers exploiteurs rêvent d’en revenir à ce point de départ : quelques lignes où apparaitrait que le « net » distribué et où les cotisations sociales auraient disparues comme le réclame Gattaz.

Nous étions alors à l’époque de la lampe à huile, mais aujourd’hui, à l’ère des puissants ordinateurs, les patrons nous disent qu’ils sont incapables de saisir les éléments du salaire devant leur complexité alors qu’ils passent un temps fou sur les ordinateurs pour découvrir les meilleures solutions pour soustraire aux travailleurs des acquis sociaux .

Il n’est pas compliqué de faire une feuille de paie et d’en inscrire le contenu avec les outils informatiques aujourd’hui à notre disposition.

Alors pourquoi en ont-ils à la feuille de paie et à son contenu ?

Le contenu, c’est justement la question qui préoccupent les patrons : que les salariés en saisissent le contenu et les raisons des colonnes où sont indiqués leurs droits et leurs devoirs dans l’exécution de la feuille de paie sont de trop pour eux.

Une feuille de paie, dont je me plaisais à dire quand j’étais responsable de la politique revendicative à la FTM CGT, qu’elle était l’état des acquis sociaux et la photo exacte des résultats des luttes menés des générations de travailleurs, notamment à travers les conventions collectives ou pour de nouveaux droits sociaux comme ceux de la Sécurité sociale.

Une feuille de paie cela se lit et se comprend, et si on a des difficultés pour la lire et bien c’est une excellente occasion pour aller voir son syndicat ou son délégué du personnel qui doit être en mesure de l’expliquer.

Et c’est là que le bât blesse pour le tôlier, qui, évidemment, ne souhaite pas que le syndicat s’en mêle. Il vaut mieux que le salarié en sache le moins possible pour qu’il ne revendique pas des améliorations ou pour qu’il ne s’aperçoit pas du truandage, comme on disait dans le temps, quand les patrons omettaient quelques heures, des jours de rattrapage, des congés payés etc.

Et puis quel beau cadeau au patron si demain la feuille de paie ne comprend plus le nom de la convention collective, la place du salarié dans la grille de salaires mentionnant sa qualification, ses cotisations pour sa santé, sa retraite du régime général et des complémentaires, et toutes les cotisations de l’entreprise que le patron doit verser et qu'il voudrait bien voir disparaitre de la feuille de paie.

Il a d’ailleurs déjà commencé à saper dans les colonnes où est indiqué la côte part de l’entreprise notamment : par exemple l’exonération de cotisations sociales jusqu’à 1,6 SMIC.

Et puis quel beau cadeau serait de ne plus faire figurer demain les minimas en matière de salaire comme il en est fait obligation par la convention collective qui pourrait elle aussi ne plus être mentionnée. Quand je dis « beau cadeau » oui, surement, puisque le « Gattaz et certains défroqués du PS proposent ni plus ni moins de supprimer le SMIC. Alors s’ils peuvent tordre le cou à l’indication du salaire de base ou minimum sur la feuille de paie, ce serait aussi un premier pas vers l’ignorance des modalités de calcul du salaire et notamment du paiement de la force de travail à partir des compétences professionnelles requises.

Et alors nous aurions par la dissimulation des différentes lignes de la fiche de paie, un bulletin qui mentionnerait que le brut et le net. Et les patrons, qui ont toujours des idées derrière la tête pour ne pas payer les salariés à leur valeur diront que : « c’’est pour leur bien et pour leur rendre plus facile la lecture de la fiche de paie » comme on l’entend en ce moment.

Et la mystification s’effectuerait selon l’idée que c’est le « net » qui compte et que le brut est une notion anodine.

Et par un tour de prestidigitation de ce gouvernement de minables, inféodé au Medef, la feuille de paie verrait alors ses lignes sociales disparaitre dans un tour de passe-passe ou d’une magie à quatre sous.

La feuille de paie réelle est un élément important pour que le salarié se situe et puisse mesurer le contenu de ses droits et notamment du salaire socialisé pour lequel il cotise ainsi que son entreprise par les cotisations sociales pour lui, pour ses proches et par solidarité.

Oui, en touchant à la feuille de paie, en la désossant, en englobant les principaux points, le patronat est dans sa bataille d’idées pour réduire ce qu’il appelle le coût du travail.

Quelques lignes restantes augurent que se trame la volonté d’en finir avec une feuille de paie complète représentant le prix de la force de travail en salaire directe ou en salaire socialisé .

Si les travailleurs ont quelques difficultés à lire le bulletin de paie, ce n’est pas en regroupant les données que ceux-ci en comprendront mieux le contenu. La meilleure façon d’en saisir le contenu c’est d’en discuter avec les travailleurs et l’organisation syndicale est faite pour cela.

Il s’agit donc de la conforter, pas d’en faire quelques lignes envoyées par internet demain au domicile du salarié.

Quand à la feuille de paie patronale, elle, elle n’a pas besoin de rubriques, elle s’établie dans le secret des holdings et ne comprend que le bulletin annuel adressé à l’actionnaire avec une seule rubrique le dividende.

Une belle feuille de paie avec plein de lignes, c’est tout bon pour le salarié.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 27 Juillet 2015

Vous trouverez en cliquant sur cette phrase le tract que vient de sortir le syndicat CGT de Sollac Dunkerque.

Il montre ce qui se passe dans une usine à haut risques quand la Sécurité des travailleurs se dégradent et que la précarité de l'emploi sur des installations dangereuses rendent les dangers plus grands.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 27 Juillet 2015

LE CONSTAT DU SYSTEME ET OU NOUS MENE LE CAPITALISME DANS SES FORMES LES PLUS BARBARES
LE CONSTAT DU SYSTEME ET OU NOUS MENE LE CAPITALISME DANS SES FORMES LES PLUS BARBARES

Y A QU’A - FAUT QUE…..

De tout temps, les professeurs Diaforus nous ont donné leur doctes connaissances.

Ainsi, concernant ce qui se passe en Europe, les syndicats auraient tout faux : ils devraient arrêter de constater les menaces qui pèsent sur les travailleurs, les droits des salariés menacés, les usines qui ferment, les difficultés qu’ils rencontrent pour trouver du boulot etc. Bref, Il faudrait arrêter de pleurer, de relever, disent-ils.

Il faudrait construire des propositions alternatives, claironnent t’ils.

Bien sûr…. Qui pourrait être contre et notamment de faire en sorte que les travailleurs se battent pour « du pour » et pas seulement « du contre ».

Mais pour cela il faut convaincre et non pas asséner.

La bataille que mène actuellement la CGT vise bien à tenir les deux bouts : défendre ceux qui sont dans le collimateur de la casse industrielle et sociale et en même temps créer les conditions de luttes des salariés et des retraités : bref, créer un véritable rapport de force.

C’est pour cela que le 8 Octobre, la CGT appellera tous les travailleurs à agir pour leurs revendications.

C’est La bataille que mène actuellement la CGT concernant les salaires, la réduction du temps de travail, l’amélioration des conditions de vie et de travail, l’emploi à durée indéterminée, en faisant en sorte d’en finir avec tous les systèmes d’emplois précaires genre CDD et autres. C’est la vision offensive de la CGT.

Cette vision offensive se concrétise en ce moment par des revendications sur le terrain, des revendications qui réunissent les salariés, des salariés qui ont besoin de l’unité pour créer un rapport de force conséquent, des salariés qui obtiennent des résultats revendicatifs tels les salaires. En même temps, la CGT est là, au premier rang, pour défendre ceux qui subissent de plein fouet la casse sociale et industrielle et la perte de leur emploi.

La défense est aussi une arme qu’il faut utiliser.

Mais pour saisir l’importance des luttes qu’elles soient offensives ou défensives, il y a besoin, face à la bataille idéologique de l’adversaire de classe, de détecter tous les champs de mines qu’il a mis en place pour amener le monde du travail à rester dans l’expectative.

Le capital est en crise, il cherche à redresser à tout prix son taux de profit, comment l’expliquer aux salariés ? Cela nécessite d’engager le débat avec eux, d’aider à ce qu’ils se sortent de l’idée fataliste du pot de fer contre le pot de terre, que les travailleurs soient forces de propositions dans leur lieu de travail.

Dans les périodes de crise du capitalisme, le syndicalisme a su trouver les formes pour avancer et gagner, il l’a fait en permettant aux salariés de comprendre les stratégies de l’adversaire de classe y compris sur la façon dont il passe de la suraccumulation et à la dévalorisation du capital pour redresser son taux de profit et en s’en prenant particulièrement aux salariés en réduisant ce que les libéraux appellent « le cout du travail » et il important de dénoncer le montant exorbitant du « coût du capital »..

Le combat de classe aujourd’hui est engagé, il l’est notamment avec ce qui se passe en Europe, la Grèce en est l’exemple frappant d’une lutte à couteau tirée entre le capital et ceux qui ont décidé de relever le défi, le peuple grec.

Ce qui se passe en Grèce est plus qu’un cas d’école, il démasque le capital et ceux, y compris la gauche sociale libérale qui acceptent le diktat de la finance.

Une Europe qui démontre ce qu’elle est, ce qu’elle a pourtant essayé de cacher dès sa naissance, un outil des plus réactionnaire et des plus violent contre le monde du travail.

Cette compréhension de cette dictature des multinationales et des forces de l’argent au niveau européen est un combat de fond : il nécessite d’y consacrer du temps.

Cela se perçoit et s’élèvent des combats de fonds contre cette Europe façonnée par la première puissance capitaliste, les Etats-Unis.

Oui, vraiment, il y a besoin d’allier les revendications dites défensives et celles offensives comme aussi de contester l’ordre établi et d’en proposer un autre.

Le combat de classe est un cheminement où il faut éviter les chausse trappes et découvrir des chemins nouveaux.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Juillet 2015

GRECE INTERWIEW DE PIERRE LAURENT

Pierre Laurent : "Une sortie de la zone euro n'empêche pas la pression des marchés"

Samedi 25 Juillet 2015 à 5:00

Propos recueillis par

Bruno Rieth parus dans Marianne

L'épisode grec a mis un sacré coup à la stratégie de changement de l'intérieur de l'Europe. Cette stratégie qui est traditionnellement celle de la gauche de la gauche française. Mais Pierre Laurent y croit encore : "Il ne s’agit pas de faire basculer une majorité, voire la totalité des pays européens, mais que plusieurs pays européens engagent ce combat et fédèrent autour d’eux les forces sociales et syndicales qui aspirent au changement". En tout cas, pour lui, la question de la sortie de l'euro n'en est pas vraiment une puisqu'il note qu'"il y a des pays aujourd’hui qui, en dehors de la zone euro, sont également frappés par des politiques d’austérité"...

KONRAD K./SIPA

Marianne : Quel regard portez-vous sur la crise que l’Europe a connue ces derniers mois au travers des négociations entre la Grèce et ses créanciers. Que ce soit sur l’attitude du Premier ministre grec que sur celle des autres dirigeants européens ?
Pierre Laurent : Lorsque l’on revient sur ces six derniers mois, nous avons assisté en direct à une mobilisation impressionnante du peuple grec derrière Syriza et Tsipras. Nous avons pu également constater la violence avec laquelle une partie des dirigeants européens — notamment le gouvernement allemand — a été capable de répondre à toute velléité de sortir des rails de l’austérité qu’ils ont fixé. La conclusion que j’en tire est que tout pays qui veut sortir de l’austérité a besoin d’un mouvement de solidarité européen encore plus puissant qu’il ne l’a été ces derniers mois. Cela nous met, nous les Européens qui voulons sortir de l’austérité, devant l’exigence d’installer un véritable rapport de force favorable à l’émergence d’autres solutions. Provisoirement, les dirigeants allemands ont renfermé les Grecs dans la prison de l’austérité, mais l’impasse et l’autoritarisme de leurs solutions intensifient encore plus la crise européenne. Le débat est devant nous et le combat ne fait que commencer.

Que pensez-vous du choix d’Alexis Tsipras, alors même qu’il bénéficiait d’une légitimité démocratique et populaire, d’accepter cet accord et son lot de mesures d’austérité ?
J’ai rencontré Alexis Tsipras et des dirigeants de Syriza lundi dernier à Athènes. Je pense que la responsabilité de ce qui s’est passé repose entièrement sur les épaules des dirigeants européens. Ils ont enfermé la Grèce et ses dirigeants dans une alternative qui était soit le Grexit — souhaité par les Allemands de manière ouverte, Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, a plaidé jusqu’au dernier moment auprès des Grecs pour une sortie ordonnée —, soit le plan d’austérité qui a finalement été imposé. Le choix qu’a fait Tsipras est un choix qui évite la banqueroute bancaire de son pays, une situation qui aurait été terrible pour les Grecs. Je crois qu’il n’avait pas d’autres alternatives. D’ailleurs, s’il garde encore aujourd’hui le soutien de son opinion publique, c’est bien pour cette raison. C’est que les Grecs craignaient énormément cette hypothèse. Maintenant, le véritable problème de cette situation est qu’il nous est impossible, que ce soit pour les Grecs ou pour les Européens, de rester dans une situation qui soit celle-là. Il y a une exigence pour l’ensemble des Européens d’alléger la dette européenne et de permettre la relance des politiques sociales et d’investissement dans toute l’Europe. Evidemment, le choix de Tsipras provoque, c’est normal, des débats au sein de Syriza. Mais je partage l’opinion qui a été celle de la direction de Syriza de ne pas vouloir assumer, eux, une banqueroute de la Grèce qui aurait été catastrophique. Même si cette solution, dans laquelle on les a enfermés, n’est pas acceptable dans la durée. Ni pour eux, ni pour les Européens.

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Mais l’expérience Syriza ne met-elle pas en lumière l’impasse des programmes des formations de gauche anti-austéritaire qui défendent l’idée que l’on peut faire une autre politique économique tout en restant dans la zone euro ? C’était le pari d’Alexis Tsipras…
C’est un débat qui existe dans la gauche européenne et dans la gauche française, c’est évident. Je crois que la leçon qu’il faut tirer de ce qui s’est passé, c’est qu’il n’y a pas de solution à la crise avec le maintien des politiques européennes actuelles. Et une sortie de la zone euro laisserait n’importe quel pays qui la pratiquerait devant la même pression des marchés financiers, voire une pression décuplée et une dévaluation nationale plus grave encore. Une sortie de la zone euro, sans changement des politiques européennes de manière générale, risquerait aujourd’hui de déboucher pour un peuple, à la fois sur la sortie et à la fois sur des politiques d’austérité. Il y a d’ailleurs des pays aujourd’hui qui, en dehors de la zone euro, sont également frappés par des politiques d’austérité. Car la pression des marchés s’exerce partout et sur tous les pays.
L’enjeu pour pouvoir mener des politiques de gauche est donc de pouvoir retrouver des marges de manœuvre sur les pouvoirs financiers. La reconquête de ce pouvoir financier passe par une mobilisation des ressources nationales mais aussi par une bataille à l’échelle européenne qui est de toute façon incontournable. Il est certain que si, pas un, mais deux ou trois pays s’engageaient dans cette voie, le rapport de force serait profondément modifié. Il ne s’agit pas de faire basculer une majorité, voire la totalité des pays européens, mais que plusieurs pays européens engagent ce combat et fédèrent autour d’eux les forces sociales et syndicales qui aspirent au changement. Et le poids de la France est fondamental dans cette bataille. Un pays du poids économique de la France qui s’engagerait dans cette bataille changerait à l’évidence le rapport de force. Et c’est ce que n’a pas voulu faire et ne veut pas faire pour le moment François Hollande qui a empêché le Grexit certes, mais en laissant les Allemands dicter leurs conditions ce qui n’a rien changé sur le fond.

Il y a des pays qui, justement parce qu’ils ne sont pas dans la zone euro, s'en sortent très bien. Même mieux, comme c’est le cas pour l’Islande qui en 2008 a refusé de renflouer les banques responsables de la crise, tout en sauvant l’argent des petits épargnants et retrouve aujourd’hui un PIB supérieur à celui d'avant crise…
Oui, mais aujourd’hui, la différence est que tous les avoirs détenus par les Grecs sont en euros. Et le transfert de ces avoirs dans une monnaie nationale qui serait dévaluée par les marchés financiers conduirait, dans un premier temps, à un affaiblissement considérable du potentiel de ressources des Grecs. Alors que pour reconstruire leur pays, ils ont besoin d’un niveau d’investissement important. Bien évidemment, le plan actuel n’est pas la solution puisqu’il va les empêcher de mobiliser les ressources nécessaires. Il faut donc progressivement et à terme changer profondément le plan qui leur a été imposé.

Sauf que l’entêtement des dirigeants européens, les Allemands en tête, a montré que même avec les meilleurs arguments économiques et l’appui de tout un peuple, il est impossible de battre en brèche l’exigence des mesures d’austérité inhérentes aux traités constitutifs de la zone euro...
"Les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche"Mais ça, c’est justement la bataille politique qui est engagée depuis le 25 janvier ! D’autant qu’on l’a vu, les débats n’ont jamais été sur le terrain économique entre la Grèce et ses créanciers. Puisque les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche mais la décision politique prise par les dirigeants allemands et un certain nombre d’autres dirigeants européens de rendre impossible l’expérience politique de Syriza. Aujourd’hui, ils en ont même rajouté dans la punition financière, économique et politique, pour continuer à faire cette démonstration. Une des grandes leçons de ce qui s’est passé est que la France, lorsqu’elle a mis tout son poids dans la balance pour empêcher le Grexit qui était ouvertement réclamé par les Allemands, a réussi son entreprise. Le problème est que le président de la République n’a pas utilisé cette capacité de faire bouger les lignes pour impulser une véritable alternative. Il aurait dû refuser non seulement le Grexit, mais aussi les conditions réclamées par le gouvernement allemand, et il aurait dû en profiter pour lancer un grand débat européen sur les politiques économiques européennes.

En parlant de cet accord imposé aux Grecs, reprendriez-vous le terme de « diktat » pour le qualifier ?
Oui, absolument. C’est une mise en cage de la Grèce. Nous sommes dans la situation où un pays a essayé de se libérer de la prison de l’austérité et a été rattrapé par les dirigeants européens et allemands pour être remis dans sa cellule. Cet accord est en tout point scandaleux : il est contreproductif, socialement et économiquement, et proprement scandaleux, démocratiquement et politiquement.

Finalement, cette séquence grecque plaide-t-elle, selon vous, pour plus d’Europe ou moins d’Europe ?
Elle plaide pour une Europe radicalement différente de celle qui existe aujourd’hui. Et qui a été progressivement transformée, avec une accélération en 2008, non pas en une union de coopération et de solidarité, mais en une zone de contrôle économique et politique par les pouvoirs financiers. Donc, cette Europe doit être totalement remaniée. C'est une nécessité qui date déjà depuis dix ans, depuis le référendum de 2005, où il était déjà question de cela. Le débat de 2005, c’est le choix de constitutionnalisation ou non d’une certaine logique économique libérale. Ce débat est donc ouvert depuis dix ans et il n’oppose pas des anti et des pro-Europe. Il y a aujourd’hui trois options en débat. L’option d’une Europe de l’ordre libérale, celle qui existe aujourd’hui. Il y a l’option d’une destruction de l’Europe et d’un retour à la compétition, voire au choc des nations dans la crise que traverse l’Europe, c’est l’option du Front national et des forces qui l’appuient. Et il y a l’option qui est la nôtre, celle de Tsipras, la mienne, celle que nous défendons, qui est l’option de la reconstruction d’une Europe de coopération, de solidarité, d’une Europe de souveraineté qui doit laisser plus de place aux pouvoirs de chaque nation de négocier démocratiquement son insertion dans cette Europe de solidarité. Nous parlons d’une Europe à géométrie choisie, c’est-à-dire une Europe où la participation au projet européen doit, à chaque fois, être librement consenti par les pays

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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