Publié le 14 Janvier 2017

SANTE : DE LITS OU TROP DE CERCUEILS ?

Vous allez me dire que je tombe dans le morbide !

Non … Mais, ce matin, sur France-Inter, j’ai sursauté en écoutant l’interview d’un capitaliste des Pompes funèbres indiquer que lui était paré pour recevoir les décès de la grippe.

En même temps, je viens de recevoir un mail rapportant le débat au Sénat qui s’est tenu sur l’hôpital et l’intervention de Laurence Cohen, sénatrice communiste, et les réponses de certains réactionnaires de cette assemblée où règne la droite.

Je cite d’abord Laurence Cohen : « Je commencerai mon propos en rendant hommage aux personnels hospitaliers, qui, malgré l'avalanche de réformes qui s'est abattue sur l'hôpital depuis près de vingt ans maintenant, continuent d'offrir une haute qualité de soins dans des conditions de plus en plus difficiles….

… Selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, la DREES, quelque 57 000 lits d'hospitalisation ont été supprimés en onze ans…..

Cette diminution du nombre de lits a un impact grave sur le fonctionnement des services….

Et la réponse est venue de la droite sénatoriale en ce moment ou des milliers de personnes, particulièrement âgées, sont dans les services d’urgences dans les pires conditions et l’un de ces sénateurs de la droite libérale M. Jean-Marie Vanlerenberghe s’est exclamé et a vendu le morceau pour ainsi dire.

Je le cite : Tout d'abord, notre pays compte trop d'hôpitaux, qui, par ailleurs, sont mal répartis. Dans son rapport public annuel de 2013, la Cour des comptes observait que « la répartition des hôpitaux sur le territoire résulte souvent d'héritages historiques qui ne correspondent plus aujourd'hui ni aux besoins des bassins de population ni même parfois aux normes de sécurité sanitaire »…. ( à transmettre dans tous les endroits où les hôpitaux publics sont menacés)

…Les victimes de cette situation sont les soignants et les patients…

…Les personnels souffrent de leurs conditions de travail. On le regrette tous ici, année après année. Les 35 heures ont désorganisé les services et les heures perdues n'ont pas toutes été compensées par des créations de postes …..

Quant aux patients, hormis la qualité des soins, parlons des délais d'attente, notamment dans certains services d'urgence….La permanence des soins est défaillante, notamment en médecine de ville, il faut le reconnaître. Il faudrait davantage de maisons de garde en amont des urgences, car le système de santé demeure trop centré sur l'hôpital en France.

Mme Laurence Cohen. Eh voilà !

Carrément, ce sénateur vise la réduction de l’offre de soins publics pour la transférer vers le privé et le fric.

Nous avons là, un condensé de l’attitude de cette droite et du PS qui en enfilé depuis 2012 le même dossard que la droite : celui des économies à faire sur le dos des patients et des hospitaliers et en particulier la précarité du malade quand il n’a plus que des couloirs pour être soigné dans des brancards. Laurence Cohen, dans son exclamation, montre bien où est le problème : la part de plus en plus grande réservée à l’offre des soins privée et profitables.

Alors, ce matin, ce croque-mort sur France-Inter montrait bien cette réalité capitalistique. Lui, avait déjà depuis un certain temps prévu les choses et il le disait crument en bon gestionnaire. Les pompes funèbres ont su anticiper cette situation et sans caricaturer on pouvait saisir que celles-ci ont les moyens en chambre funéraires et crématoires et le stocks nécessaire de cercueils pour accueillir les décès actuels alors qu’à l’hôpital la possibilité d’accueillir les vivants avec des lits est de plus en plus aléatoires pour éviter le terminal en sapin ou en ébène et tout cela se fait avec les moyens du bord pour ainsi dire.

Triste société, qui nous montre que l’humain ne compte que pour la cupidité : le cercueil (certes indispensable, mais voir les coûts de plus en plus exorbitants des inhumations) rapporte alors que le lit hospitalier on peut en limiter le nombre pour réduire les dépenses de santé et rendre demain celles-ci de plus en plus inégalitaires.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Janvier 2017

 
Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Janvier 2017

  1. Ma chronique dans "L'Humanité" de ce mercredi 11 janvier :
  2. Les effets de la révolution informationnelle
  3. Le progrès technique a pour effet d’économiser le travai...l dans la production d’un bien ou d’un service. Avec la révolution informationnelle, ces gains de productivité sont considérables. On ne le mesure pas assez d’ailleurs car nous ne sommes qu’au tout début de cette mutation technique, mais aussi cognitive, sociale, culturelle, politique. Imprimantes 3D, voitures connectées, sans chauffeur, opérations chirurgicales à distance, interventions médicales au niveau cellulaire, plateformes Internet de locations entre particuliers, … Quasiment tous les domaines de notre vie commencent à être bouleversés. Des métiers, des activités sont appelés à disparaître, d’autres à muter, d’autres encore vont apparaître. De nouvelles formes de relations entre les hommes se font jour.
    L’emploi est évidemment concerné au premier chef. Selon certaines études, la moitié des emplois seraient menacés, d’autres en limitent l’impact à seulement 15 % d’entre eux. Apparaît en plus le Mistigri de l’ubérisation du travail, le statut d’autoentrepreneur facilitant cette disparition apparente du salariat. Alors quel est notre avenir, allons-nous, dans notre grande masse, être refoulés vers un revenu universel à défaut d’un salaire, condamnés que nous serions à regarder travailler les autres, une minorité privilégiée, bénie des dieux jusqu’à la prochaine invention qui leur fera partager le lot commun et la misère universelle ?
    Mais si le progrès technique permet de booster la productivité, il ne donne pas forcément un coup de fouet à la production et par ricochet à l’emploi : l’économie japonaise tourne au ralenti, l’européenne a du mal à redécoller, la Chine freine. Que se passe-t-il donc ? Pour produire, on oublie trop souvent qu’il faut utiliser un autre facteur que le travail : le capital. Et si notre cousine est muette et la croissance fatiguée, cela tient au fait que les gains de productivité sont accaparés par le capital. Il bouffe tout ! Ou presque.
    Là est le problème. Cela d’autant que par rapport à la révolution industrielle, la révolution informationnelle place la connaissance, la qualité de l’intervention humaine au cœur des processus productifs. On ne peut pas innover, faire preuve de souplesse et de créativité en étant mal payé, mal formé, mal dans sa peau, en vivant dans un monde où 90 % de la population vit dans la peur d’être mis à l’écart. Les gains promis par les nouvelles technologies sont gâchés. C’est cette contradiction entre la place du travail et celle du capital que les hommes doivent résoudre. Aujourd’hui, avec la révolution informationnelle encore plus qu’hier.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Janvier 2017

Goodyear, l’acharnement continue

 

La mobilisation des Goodyear visait en premier lieu à défendre l’emploi dans une région sinistrée industriellement. Le tribunal d’Amiens vient de rendre son verdict dans le procès en appel.
Une relaxe totale pour l’un des huit ex-salariés et des peines de prisons avec sursis jusqu’à 12 mois pour les sept autres, avec une mise à l’épreuve de cinq ans et l’inscription au casier judiciaire.
C’est totalement inacceptable que la justice s’acharne, alors même qu’il n’existe plus aucun plaignant, la direction de l’entreprise et les cadres ayant retiré leurs plaintes.
Comment donc, justifier cette décision, si ce n’est de vouloir éteindre toute forme de contestation des salariés face à des décisions d’entreprise iniques et injustes.
C’est une nouvelle atteinte contre la démocratie sociale et le droit dans notre pays.
Le combat pour la relaxe doit continuer, être syndiqué, défendre l’emploi, ne doit pas être un délit.
La CGT restera mobilisée contre toute atteinte aux libertés syndicales.
Montreuil, le 11 janvier 2017

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #LIBERTE

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Publié le 10 Janvier 2017

LA DUPLICITE

Chaque semaine, je consacrerai un article court sur un concept et de s’interroger sur son utilisation.

Cette semaine, j’ai choisi la duplicité.

Qu’est-ce que c’est que la duplicité ?

Dans les dictionnaires, ce qui apparaît le plus, c’est la définition suivante : caractère de quelqu'un qui ne se montre pas tel qu'il est, qui présente intentionnellement une apparence différente de ce qu'il est réellement ; fausseté : Toute sa défense n'est que duplicité.

Ou encore : Caractérise un comportement double, le plus souvent volontaire. La « duplicité » se distingue de la « dualité » par l'intention qui l'anime : la personne joue double jeu, affecte d'être ce qu'elle n'est pas. Au-delà des individus, on peut parler de duplicité d'une politique, d'une stratégie.

La duplicité n’est donc pas seulement l’acte individuel, elle peut être utilisée de manière à toucher plus largement un public concerné.

Les discours parfois en sont parsemés. Les orateurs peuvent faire preuve alors de tartuferie et de cacher leur stratégie sous un flot de paroles;  lors d’interventions on parle alors de faire preuve d’hypocrisie.

En ce moment, les vœux de nouvelle année nous  en offrent une large variété.

Je vous laisse le soin de méditer là-dessus.

Bernard LAMIRAND

 

Fausseté due à la mauvaise foi ou à l'hypocrisie.

La notion de personne est la notion d'un être raisonnable, autonome et irremplaçable qui n'obéit à d'autre loi que celle qu'il institue.


 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Janvier 2017

En finir avec la délégation de pouvoir

François Hollande aurait-il trouvé sa vocation à la dernière minute de son quinquennat ?

Il inaugure, il serre des mains, il dévoile des stèles, il glorifie des personnages locaux ou nationaux. Il voyage beaucoup et prend du bon temps avec les milliardaires de la planète. Il se prosterne devant les comptes en banque des émirs etc.

Il compte ainsi effacer la triste image qu’il a pu donner de son affligeant « règne » à l’Elysée.

Je dis bien « règne », car cet homme s’est comporté tout au long de son mandat comme un potentat, reniant sa parole au peuple, décidant de tout, se fichant de cette France qu’il a mis dans la panade comme son prédécesseur Sarkozy et d’autres avant. Pour cela il s’est s’entouré de valets de pied comme Valls et Ayraud et d’autres pour remplir les parchemins de la loi d’airain du capitalisme et les faire voter à coups d’arquebuse type 49/3.

Nous voyons là l’ampleur du désastre lorsque le peuple confie et cède le pouvoir à des hommes providentiels capables du pire et rarement du meilleur. C’est ce qui se perçoit de plus en plus depuis la naissance de cette République du « sauveur suprême » instaurée par De Gaulle et qui montre aujourd’hui, comme le nez au milieu de la figure, que cette présidence de la république élu au suffrage universel recèle que de la négativité pour la démocratie et l’intervention des citoyens.

Il faut en finir avec cette forme de République confiant pour cinq ans le pouvoir à un individu au gré de ses turpitudes, de ses fantaisies ou de ses appréhensions névrotiques ou de ses passions.

Confier le pouvoir à une seule personne est un contresens démocratique.

Le dernier avatar, c’est bien cette élection d’un individu louche, le dénommé Trump capable de réactions épidermiques dangereuses pour la paix dans le monde.

Depuis quelques semaines, depuis sa décision de ne pas se représenter, le monarque de l’Elysée va et vient pour montrer qu’il est toujours là, et il va partout où il y a la possibilité de battre les estrades et recevoir quelques louanges des quelques fans qui lui restent.

Je trouve que ce « chemin de Damas », cette conversion vers « les bouches sans dents », que Hollande effectue en ce moment, pour tenter de se refaire une image historique en serrant les menottes des enfants et les grosses mains calleuses de paysans, montrent à quel point le rôle d’un président de la République à besoin d’être chambouler profondément s’il faut encore en désigner un.

Comment le concevoir ?

J’ai ma petite idée.

Il pourrait être élu annuellement par une consultation de la jeunesse car il s’agit d’être dans l’avenir ; des élèves des collèges et lycées ainsi que les étudiants, pourraient, à partir d’un choix de personnes ayant marqué de leur présence la France durant l’année précédente, élire le président. Cela pourrait être un sportif, un artiste, un syndicaliste, un pompier qui a sauvé des personnes, un chercheur qui a permis une découverte importante pour l’humain ou encore un écrivain, un journaliste etc…

Mille possibilités existent…

Quel serait sa fonction ?

Simplement représenter le peuple de France auprès de tous les citoyens et citoyennes mais aussi être l’ambassadeur de la France pour la notoriété de notre pays dans le monde.

Ensuite, bien voir ce qu’il ne serait pas, c’est à dire le chef des armées, cela reviendrait à une délégation de l’Assemblée nationale renouvelée chaque année.

Il pourrait être simplement celui qui rend visite au peuple dans toutes les manifestations nationales.

Je le verrai causer partout pour la paix dans le monde et pour une planète écologique et émancipatrice et être présent à chaque réunion importante du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Je le verrai assister aux rencontres syndicales pour écouter le monde du travail et faire en sorte qu’à l’entreprise le salarié ne soit plus assujetti à un employeur tout-puissant.

Je le verrai rendre visite aux malades et aux personnes en difficultés.

Je le verrai passer au moins une nuit dans les services d’urgences dans les hôpitaux.

Je le verrai faire un grand discours chaque année pour aider à ce que le partage l’emporte sur la cupidité.

Il pourrait être l’inspirateur de grands débats sur l’environnement, le partage des richesses produites dans le pays, le vivre ensemble, l’accueil des immigrés etc…

Bien sûr il resterait le président pour l’histoire et pour honorer celle-ci et ceux et celles qui y ont laissé leur vie pour la liberté, la fraternité et l’égalité pour lesquels nombre de français y ont laissé leur peau.

Alors oui, il irait faire autre chose qu’inaugurer les chrysanthèmes et il serait la voix du peuple et la personne que l’on écoute parce qu’elle est en phase avec les besoins de la population.

Bref rendre le pouvoir au peuple.

Un peuple alors en pleine imagination de bas en haut et haut en bas comme on commence à le voir avec des associations qui se distinguent par la participation citoyenne aux décisions.

L’omnipotence est un donc un mal qui ronge la République et qu’il faut se défaire.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Janvier 2017

ADRESSE DE LA COMMISSION EXECUTIVE CONFEDERALE AUX ORGANISATIIONS ET SYNDIQUES DE LA CGT
 
 
 
 
À ce jour, 132 596 salariés, pour 4 502 621 électeurs inscrits, des Très Petites Entreprises (TPE) se sont exprimés par un vote électronique ou par correspondance.
Ce taux de participation nous demande de redoubler d’efforts pour nous adresser aux salariés des TPE d’autant qu’il nous reste jusqu’au 13 janvier pour les votes Internet et jusqu’au 16 janvier pour les votes par correspondance.
Toute la CGT doit se mobiliser pour faire de ce vote une réussite.
Outre le fait de gagner un rapport de force en faveur des salariés, ces élections vont permettre la mise en place de commissions paritaires régionales ; elles seront l’amorce de leurs instances de représentation pour toutes et tous les salariés du secteur. 
Elles contribueront à désigner les conseillers des prud’hommes.
Elles participeront à établir notre représentativité, si importante pour pouvoir négocier les conventions collectives remises en cause par la récente « loi Travail », mais aussi à peser dans toutes négociations. 
Ces élections sont notre affaire, elles nous concernent toutes et tous, syndiqués CGT, des TPE, des grandes entreprises, de la fonction publique, comme des retraités. 
Les salariés des TPE sont avec nous tous les jours, à la boulangerie, chez le médecin, à la pharmacie, la petite association, l’assistante maternelle et bien d’autres. Ils sont nos voisins, nous les rencontrons aussi dans nos familles. 
Après avoir distribué des millions de flyers, collé des centaines de milliers d’affiches, publié des millions d’encarts publicitaires, engagé du porte-à-porte, partagé des messages sur les réseaux sociaux… nous devons mettre toutes nos énergies auprès des salariés des TPE pour concrétiser le vote et la syndicalisation CGT.
Alors on y va, toutes et tous.
 
Montreuil, le 4 janvier 2017.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Janvier 2017

Je mets en ligne, ce jour, cette chronique que tient toutes les semaines dans le journal l'Humanité  mon ami et camarade Pierre Ivorra, elle nous aide à voir clair dans ce monde capitaliste de plus en plus violent sous tous les aspects.

Bernard LAMIRAND

Pierre Ivorra: Ma première chronique de l'année 2017 et tous mes vœux pour les amis collectivement et individuellement :

2017 : maîtriser le bateau ivre

En ce moment de trans...ition d’une année à l’autre, qui n’aurait ce sentiment d’être confronté à un monde plein d’incertitudes, sociales, économiques, financières, politiques, morales, militaires, environnementales, bref, à une crise de civilisation ? Le Brexit, la décision des Britanniques de sortir de la construction européenne, et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis n’en sont que deux des expressions. Il en est d’autres dont les médias dominants parlent si peu. Il y a notamment cette énorme accumulation de dettes publiques et privées de par le monde alors que la croissance des économies a rarement été aussi poussive sur la planète, dans la plupart des pays développés, en Europe notamment, mais aussi dans les pays émergents comme la Chine, et que se dessine une hausse des taux d’intérêt impulsée par la banque centrale des Etats-Unis. Quel cocktail explosif les hommes sont-ils inconsciemment en train de mitonner ?
Le système bancaire italien est certainement l’une des manifestations les plus marquantes de cette fragilité. Mais qui prend vraiment la mesure de l’endettement des entreprises chinoises ou de celui des ménages américains revenu à ses plus hauts de 2007-2008 ? Une nouvelle fois le public est contraint de voler au secours du privé ou devra l’être, mais le pourra-t-il si les explosions se multiplient ici et là ? On pressent que l’économie de marché est décidément à bout de souffle. Et le capitalisme est assurément la forme mercantile la plus élaborée au point de faire de la qualité de l’air que l’on respire un objet d’achat et de vente, une occasion de thésauriser aussi.
Mais qu’est-ce qui peut émerger au-delà du marché ? Certains, à droite, à l’extrême droite, mais aussi parfois à gauche, prônent la restauration d’un Etat fort qui serait apte à maîtriser un marché ivre comme le bateau de Rimbaud, « perdu sous les cheveux des anses, jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau ». Aucun concours n’est évidemment à négliger et une nouvelle République y a toute sa place, mais face à un marché aujourd’hui financiarisé et mondialisé, tentaculaire et omniprésent, seule la force des peuples coalisés est à la taille. Pour se déployer, celle-ci doit enfin gagner des pouvoirs, des espaces où le paiement au comptant ne fera pas la loi. Où l’on pourra se soigner, se loger, s’instruire, se former, se cultiver et travailler sans devoir exhiber à tout propos son compte bancaire ou son assurance vie. C’est dire que l’humanité doit enfin maîtriser l’argent et que l’homme politique qui n’en parle pas, ou si peu, doit être à court terme totalement disqualifié !

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CAPITALISME

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Publié le 3 Janvier 2017

 Mes amis-es et lecteurs lectrices de mon blog

Tous mes vœux en cette année 2017.
Je m’inscris comme d’habitude dans cette tradition qui vient de loin, je suppose. Je me rappelle de ces moments, ou enfant, avec mes frères et sœurs, j’allais aux étrennes et pour quelques bonbons je souhaitais la bonne année dans la famille mais aussi dans le voisinage.
Dans la vie au travail ou dans celle de la vie militante, il est de coutume de se retrouver en début d’année pour se faire la bise et se souhaiter la bonne année.
Je le fais volontiers en cette année 2017 -année de tous les dangers- et je pense à ceux et celles qui souffrent de ce monde devenu fou sous la coupe de l’argent roi qui défait toute relation humaine pour que le veau d’or puisse s’exprimer envers quelques uns.
Nous les connaissons, ils sont quelques centaines à détenir toutes les richesses que l’on créé dans ce monde et ils n’ont jamais été aussi riches pendant que des millions crèvent sous leurs harnais.
Depuis la fin de l’URSS, ils dominent, avec leur superbe, le monde, et comme le dit le commun des mortels, « ils ne se sentent plus pisser ».
Alors, à eux, souhaitons leur une très mauvaise année et ambitionnons pour les salariés-es et les retraités-es, les sans-emploi, une meilleure vie sociale, culturelle, familiale, associative etc.
Faisons en sorte que tous ces privilégiés du fric soient obligés de céder à nos revendications.
Oui, il faut toujours un moment de rêve et d’utopie en se souhaitant « la bonne année » comme on dit, mais une utopie et un rêve qui se transforme en réalité de luttes.
Nous l'exerçons face à ce pouvoir capitaliste et à ses subordonnés qui dirigent le pays avec « les nuits debout » et la bataille importante menée (pas terminée) contre la loi El-Khomry faite pour détruire le code du travail et nos protections sociales.
Nous aurons aussi à nous préoccuper de notre Sécurité sociale menacée et Ambroise Croizat nous y invite, lui qui a tant contribué à la créer et à ce que l’on l’a défende bec et ongles mais aussi qu’on lui donne une solidarité encore plus forte
aujourd’hui et pour demain.
Alors 2017, on se bouge, on lutte pour mettre par terre ce monde de profiteurs et aussi ceux et celles qui prêchent la haine entre les travailleurs pour mieux les exploiter dans ce pays et sur cette planète ?
Bons vœux à toutes et tous, bonnes luttes et bonne santé.
Bernard LAMIRAND

CI-JOINTE UNE PHOTO DE CROIZAT INAUGURANT UN DES PREMIERS BUREAUX DE SECURITE SOCIALE

MES VOEUX EN CETTE ANNEE 2017

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Janvier 2017

Répression syndicale

Contre l’expulsion de la CGT du Kremlin-Bicêtre, mobilisons nous !

lundi 2 janvier 2017

La Mairie du Kremlin-Bicêtre a assigné en justice le syndicat CGT des agents de la ville pour les expulser de leurs locaux. Un rassemblement est prévu le 26 janvier 2017 à 19h00 devant l’hôtel de ville pour lutter contre cet état de fait et proposer d’autres solutions.

 

La Mairie du Kremlin-Bicêtre (Mouvement républicain et citoyen) a récemment coupé l’eau, l’électricité et la téléphonie au local syndical de la CGT. Cette coupure est une entrave au droit syndical, et met en péril la sécurité des personnes et des biens , en opposition à ce que prévoient la loi et les accords locaux.

Plutôt que trouver un compromis et choisir parmi la quinzaine de locaux proposés par le syndicat, la Mairie s’enferme dans son choix d’un local qui ne respecte ni la loi sur l’exercice des droits syndicaux, ni les normes françaises en vigueur – notamment quant à l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Elle préfère ainsi engager de coûteuses procédures judiciaires, dans une véritable caricature de dialogue social.

Pour protester contre cette situation honteuse et faire respecter ses droits, la CGT de la ville du Kremlin-Bicêtre appelle à un rassemblement devant l’hôtel de ville (Place Jean Jaurès) qui se tiendra le jeudi 26 janvier 2017 à 19h00.

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Rédigé par aragon 43

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