Publié le 11 Novembre 2011

bourrage-de-craneFRANCE INTER ET L'IDEOLOGIE DOMINANTE

Texte de colère ce matin après avoir écouté France-Inter et son invité Bernard Henri Lévy ainsi que Caroline Fourest dans un éditorial.

D'abord une affirmation: quand-est-ce que cette radio nationale va ouvrir ses portes à toutes les parties concernant les éditoriaux ou essais ?

Pourquoi subir sans cesse la docte parole de Bernard Guetta de l'expansion, journal économique capitaliste, ou encore de Dominique Seux ,du journal patronal Les Echos, qui nous bombardent de leurs commentaires dithyrambiques sur le social-libéralisme où le libéralisme, eux qui ont porté, tout compte fait, cette constitution d'une Europe du fric.

Pourquoi cette glose, ce matin, de Caroline Fourest, qui nous a habitué à des regards plus élevés que celui dont elle nous a gratifié ce matin ?

D'autres éditorialistes ou essayistes ne sont jamais invités comme par exemple ceux du journal l'Humanité.

Moi je proposerai volontiers Jean Michel Ducoin ou bien Patrick Appel Muller mais il y en d'autres pas nécessairement à l'Humanité.

Ailleurs c'est pareil:  chaines radio et télé, nous voyons toujours cette cohorte de journalistes:  toutes et tous formés par l'idéologie dominante à être des pontifes de l'information idéologisée par le système.

Ainsi ce matin nous avons dû supporter Lévy nous expliquer avec une sorte de contentement que la France venait de gagner la guerre en Libye, ce qui n'était pas arrivé depuis la première guerre mondiale disait-il.

Que dire de cet individu sinon qu'il montre à quel point la France est en déshérence quand un  Président de la République s'appuie sur un boutefeu pour faire la guerre à la Libye avec autant de conséquences humaines que celles du dictateur libyen.

La "France interventionniste": voilà ce que nous faisons depuis des décennies et cela n'a jamais mis en cause les despotes qui se succèdent dans les pays où elle intervient comme en Afrique et dernièrement en Côte d'Ivoire. Ce sera la même chose en Libye comme cela risque de l'être en Tunisie et Egypte avec le retour de la charia.

Voilà la politique que mène la France de Sarkozy avec au bout la raison principale de son intervention: garder la haute main sur le pétrole et changer s'il le faut régulièrement de despotes.

Même chose pour Caroline Fourest qui se permet de juger le référendum auquel avait été acculé Papandréou. Un référendum sur des mauvaises questions, dit-elle, parce qu'il aurait été sur l'acceptation ou pas du plan européen d'aide à la Grèce que lesdits grecs auraient accepter. Quand sait-elle ?

Ce référendum n'a pas eu lieu parce que la France et le club des suppôts de la finance qui dirigent l'Europe n'en voulaient pas  parce qu'ils savaient que le peuple grec était prêt à leur faire le bras d'honneur et ne pas payer les dettes venant de ces bandits financiers qui l'ont asphyxiés d'intérêts et d'agios.

Car qui prêtaient à des taux usuraires sinon que nos banquiers et ces grands de la finances ? Là sont les véritables raisons de cette crise que l'on voudraient faire payer un par un aux peuples européens.

Ne sont-ils pas, après été sur la peau du peuple irlandais, sur celui des grecs, maintenant sur les italiens en faisant d'énormes pressions pour que celui-ci soit mise à la diète et soit acculé à remettre en cause ses acquis sociaux.

D'ailleurs remarquons que partout ces agences de notations, qui décernent les notes, dans leurs appréciations, insistent tous, dans un concerto unanime, pour que des mesures remettant en cause les droits sociaux soient prises immédiatement. Jamais ces agences aux mains des trusts capitalistes ne disent que la sanction doit être celle de remettre en cause les énormes dividendes attribués grâce à ces taux usuraires pour lesquels le capitalisme vole une seconde fois ses victimes.

Le comble, ce jour, c'est l'annonce qu'en Italie et en Grèce, ce sont ces  banquiers qui ont mis le feu à la planète économique et sociale qui vont diriger l'Italie et la Grèce.

Un peu comme si on demandait à celui qui a incendié votre maison d'éteindre l'incendie et de prendre les restes calcinés de vos biens.

Ce matin, en écoutant France-Inter, j'avais envie de vomir en écoutant ces doctes messagers d'une idéologie dominante  d'un système à bout de souffle mais qui peut faire encore beaucoup de mal par des perroquets à son image.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Novembre 2011

11 NOVEMBRE 2011 LES FAUSSAIRES

Le 11 novembre 2011 devrait ne plus ressembler aux précédents.

Il s'agirait, selon le gouvernement, d'en faire une journée du souvenir pour l'ensemble des morts pour la France.

De mettre pour ainsi dire dans le même sac tous les français tués lors de conflits armés qu'ils soient pour la défense du pays que lors des guerres coloniales ou encore d'interventions comme celles en Irak, Afghanistan, Kolwezi, Côte d'ivoire etc.

Une lettre aux français a ainsi été réalisée.

Dans cet apport, je n'interviendrais pas sur tous ces morts qu'il faut respecter, ils ont droits au respect quelques fussent  les conflits auxquels ils ont été acteurs et victimes.

En effet, il y eut des guerres, des interventions militaires qui ne sont pas de même nature.

Il y a une grande différence entre la deuxième guerre mondiale où l'on défend des valeurs face au fascisme et des interventions comme celle d'Algérie ou plus loin encore celle d'Indochine où l'on défendit nos invasions et la mise à genoux de peuples colonisés.

Plus encore avec des guerres d'aujourd'hui, comme celle d'Afghanistan ou plus près encore celle de la Lybie, où les interventions sont géopolitiques pour s'assurer la maitrise des matières premières.

En mettant tous les morts dans le même cercueil, on nie l'histoire de ces moments et les raisons de ces conflits qui ont fait mourir des millions de jeunes français pour des causes de nature différentes et opposées.

Je pense par exemple à tous ces jeunes appelés, de mon âge, qui sont morts en Algérie pour une cause qu'ils ne partageaient pas pour la plupart d'entre eux. Ils y allaient faire la guerre contre leur gré  pour sauver une conquête coloniale et je me souviens de ces moments là, quand à 16 ans, je collais des affiches contre cette sale guerre en tant que jeune de la Jeunesse ouvrière catholique, ce qui fut ma première façon de militer.

Le 11 Novembre, procède de cette philosophie: taire historiquement les raisons de ce conflit.

Un conflit, une guerre atroce, une inhumanité qui régna pendant 4 ans et que l'on veut faire disparaitre aujourd'hui sur l'autel d'une Europe unique et sans histoire des peuples.

Une Europe où la barbarie s'était installée faisant des dizaines de millions de morts dans deux conflits majeurs.

Deux conflits ( 1914 et 1940) qu'il faut continuer à montrer car ils sont significatifs de ce monde capitaliste n'hésitant pas à faire la guerre pour ses intérêts dans l'un et dans l'autre des cas.

En 1914, il s'agissait pour ces capitalistes européens de se faire la guerre entre eux parce qu'ils étaient en concurrence pour s'accaparer des richesses minières, pétrolières, industrielles pour une hégémonie de leurs capitaux propres.

Les poilus sont morts, eux qui croyaient, à force d'arguments fallacieux du capital, qu'ils mouraient pour la patrie, ils mouraient pour les maitres des forges de la Sarre ou de la Lorraine.

ils étaient ni plus ni moins considérés comme de la "Chair à canon".

Et ne faut-il pas juger autrement cette deuxième guerre mondiale ? Une guerre capitaliste qui va engendrer un monstre capitaliste: Hitler. Il  faudra alors que les peuples se battent, résistent, gagnent cette guerre contre le monstre procréé par les capitalistes. Les  mêmes qui en 1914 demandaient aux peuples de se sacrifier pour leurs industries, en 40, ils le faisait contre le communisme en engendrant cette  monstrueuse créature.

Il faut enseigner l'histoire de ces guerres aux jeunes et les commémorer, ces guerres pour ce qu'elles sont, en gardant mémoire des dates et les faits et les actes qui les ont constitués.

Savoir par exemple, que celui  qui est toujours dépeint comme un héros de la première guerre mondiale fut celui qui collabora avec la bête immonde hitlérienne entre 1940 et 1945.

Cette décision de Sarkozy de rassembler en vagues souvenirs ces guerres n'est qu'une tentative parmi d'autres du révisionnisme qui s'est emparé de la France sous ce pouvoir pétainiste pour  cacher les vrais raisons de ces affrontements aux jeunes d'aujourd'hui et tout cela pour une Europe que l'on veut sédative en son interne.

Alors pourquoi pas, demain, mettre tous les morts dans le même pétrin et en faire une bouillie réactionnaire.

Bernard LAMIRAND 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Novembre 2011

298657_2558290527127_1549943429_2701175_471336483_n.jpgRIGUEUR- RIGUEUR -RIGUEUR

C'est bientôt l'hiver et nous avons l'habitude de dire que nous vivons alors dans la rigueur du temps, du gel et les météorologues nous indiquent, chaque jour à la télévision, que les températures peuvent deviennent de plus en plus  rigoureuses au fur et à mesure de l'avancée de l'hiver.

Alors nous nous couvrons. Nous mettons des vêtements chauds, une grosse écharpe, des chaussettes de laine, un couvre-chef pour nous protéger de la rigueur du temps.

Cette rigueur nous est imposée par les saisons.

Elle revient chaque année, immuablement.

Hier, le bedeau de Matignon a donc joué les météorologues, il nous a annoncé la rigueur.

Mais une rigueur qui ne serait pas passagère ou saisonnière.

Une rigueur pour au moins une dizaine d'année, comme le dit la chancelière allemande, qui sait ce qu'est la froidure du capital entrain de redresser son taux de profit dans son pays.

Je me suis donc enquis de ce que voulait vraiment dire ce mot rigueur, employé par les uns et contestés par d'autres qui emploient un autre mot pour le signifier comme d'un degré supérieur par le mot austérité.

Je l'ai fait en me rappelant que déjà ce mot avait été utilisé par Pierre Mauroy alors premier ministre de l'union de la gauche en 1982 pour se défaire des promesses électorales de Mitterrand.

Je suis donc aller voir la définition de l'Académie Française: sévérité inflexible, dureté, austérité, exactitude inflexible, raideur, rigidité.

Il n'y a donc pas de grande différence entre une politique de rigueur et celle d'austérité qui est le caractère de ce qui est austère, c'est-à-dire sévère, dépouillé, rigoureux dans les mœurs et dans les actes.

On retrouve donc des termes d'une même sémantique.

Et cette sémantique sert pour les uns et pour les autres ( sauf le Front de gauche), elle alimente leurs acceptation de réguler le système avec certes des nuances et teintes pour marquer leur différence microscopique pour accompagner et aider le capital à se sortir de sa crise actuelle.

Et alors nous avons droit à toutes les contorsions du mot rigueur.

Ce matin les perroquets de France-Inter nous ont donc expliqué qu'il y avait une rigueur courageuse, celle de Sarkozy et Fillon et une rigueur juste celle de Hollande et de ses amis socialistes libéraux.

Et nous avons eu aussi Bayrou venant nous expliqué que chacun doit participer pour ainsi dire à cette rigueur à la mesure de ses moyens pour rééquilibrer les finances publiques.

La rigueur est donc un mot idéologique que l'on va asséner au peuple pour lui faire comprendre que lorsque l'on est en hiver il faut se couvrir de moyens appropriés, d'une technique draconienne pour éliminer les protubérances qui ont causé ce mal qui handicape la marche de l'économie (le capital).

Les protubérances ont été soulignées hier par Fillon, il s'agit de cette cigale qui règne depuis 1945 sur la France:  la Sécurité Sociale, celle d'Ambroise Croizat, qui a donné trop de droit aux salariés et retraités pour vivre, se loger, se soigner et bénéficier de leurs vieux jours par un repos bien mérité.

Alors il faut avoir le courage de défaire ces droits et on les attaque par toutes sortes de biais: l'âge de la retraite, l'hospitalisation à l'acte, le déremboursement des médicaments, le blocage des allocations familiales et des prestations chômage etc..

Ainsi va la rigueur courage: celle du fric à empocher, si la rigueur marche dans les têtes et si les abeilles qui font le miel se laissent dépouiller par la Medef et le CAC 40.

Et puis il y a l'autre sens de la rigueur invoqué par Hollande: la rigueur juste. La rigueur juste ne serait-ce pas celle de laisser entrer le renard dans le poulailler et simplement lui rogner un peu les crocs pour qu'il ne tue pas toutes les poules d'un seul coup !

La rigueur veut donc dire, quelle soit courageuse ou juste, que c'est du sang et des larmes à égalité entre ceux qui ont mis la France dans cet état et ceux qui n'en sont aucunement responsables.

On appelle cela de la collaboration de classe.

Le sieur Hollande est donc dans cette optique, celle de rétrécir le social en demandant aux travailleurs de participer à l'effort pour redresser la barque des financiers.

La vraie rigueur, s'il y a à employer ce mot, moi j'emploierai la rigueur implacable consisterait à faire payer le capital et uniquement lui.

Hier soir, Hollande, a joué les Papandréou.

Dans cette hiver capitaliste où s'accumulent les congères de la rigueur du fric, une lueur d'espoir apparait, les syndicaux vont se réunir pour agir contre ce qu'il faut appeler une atteinte délibérée aux acquis sociaux.

En effet, ces mesures sont une véritable déclaration de guerre aux droits des salariés et des retraités et parmi toutes les mesures régressives annoncées, il y en a une qui ne peut rester sans réponse immédiate de luttes: celle qui annonce la fin des revalorisation en fonction des prix  en remplaçant ce concept par celui lié à la croissance dont on sait qu'elle va être nulle en 2012 et après avec les rigueurs courageuses ou justes.

Cette mesure, pour l'instant, concerne les prestations des allocations familiales et du chômage mais elle peut demain être étendue aux salaires et aux retraites.

Oui, ce plan de rigueur doit être combattue immédiatement et la meilleure façon de le combattre c'est agir et je réitère ma proposition de réunir les salariés et les retraités dans leurs lieux de travail et de vie pour agir.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Novembre 2011

sarkozy-sarkostique-austerite-fillon-3.jpgQUAND SARKOZY ET FILLON DEPOUILLENT  LES PAUVRES (Suite)

Ainsi, ce midi tapant, le premier ministre a accouché de son plan dit de rigueur.

La France aurait pu être en faillite sans ces mesures, nous dit le serviteur du Medef.

D'abord il faut savoir qu'une France en faillite, cela n'a jamais existé, y compris dans les périodes les plus dures de la France, du temps de "la Fronde". Qu'un pays à un déficit d'exercices cumulés sur une longue période cela ne veut pas dire que l'état croule et disparait comme une entreprise après le dépôt de bilan.

Il existe un patrimoine ( Bâtiments publics, musées, infrastructures, forêts, sites etc ) de valeur inestimable qui rend impossible une faillite.

C'est donc de la poudre aux yeux pour noircir à l'extrême le tableau.

Les mesures d'austérité prises par ce gouvernement des riches visent essentiellement les gens modestes et particulièrement les salariés et les retraités ainsi que ceux qui vivent avec des prestations sociales comme celles du chômage ou des allocations familiales ( notons que ces prestations ne suivront plus le cours de l'inflation): cette décision à terme va diminuer fortement le niveau de ces prestations sociales qui représentent  des conquêtes parmi les plus importantes de 1945.

Notons que les riches ont été à peine égratignés. ils s'en remettront en puisant dans leurs comptes bancaires bien approvisionnés dans les paradis fiscaux.

Je ne vais pas faire l'énumération de toutes les sales mesures annoncées mais j'en retiendrai les plus cinglantes pour le monde du travail.

D'abord la retraite: l'âge de départ à 62 ans sera avancée de 2018 à 2017:  donc avec des départs qui se succédéront entretemps pour ceux qui partiront dès 2012.Cette mesure traduira donc pour les travailleurs entre 1 mois supplémentaire de travail en plus jusqu'à 1 ans.

Autre mesure: les dépenses de santé: Fillon veut limiter la hausse des dépenses d'assurance maladie à 2,5%. Le but est d'obtenir une économie de 500 millions d'euros par an. Avec la taxe sur les mutuelles décidée dans le précédent plan de rigueur, c'est une véritable dégringolade de moyens pour se soigner qui se profile avec des personnes qui viendront grossir le flot impétueux de ceux déjà qui ne peuvent plus accéder aux soins.

Ces deux mesures montrent toute la sale besogne en cours pour déconstruire notre sécurité sociale et nos hôpitaux publics et ces décisions sur les retraites et la santé sont dans le droit fil des exigences du Medef de réduire les financements sociaux auxquels sont assujettis les entreprises depuis la libération.

La Sécurité sociale est aussi la cible essentielle des agences de notation qui ne sont que des succursales des Multinationales. Fillon et Sarkozy ont ainsi répondu à leur attente.

Autre  mesure gravissime: la TVA à taux réduit* qui passerait de 5,5 % à 7 %. Fillion nous dit que ce relèvement ne concernerait pas les produits alimentaires de première nécessité. Mais plein d'autres produits que nous utilisons chaque jour seront donc augmenté de 1,5 % ( une perte nette de notre pouvoir d'achat).

Toujours est-il que cette TVA va d'une part coûter cher aux ménages mais aussi pour l'emploi avec les travaux de bâtiments qui verront la TVA passée à 7,5% comme en Allemagne.

Fillon, à plusieurs reprises a pris l'Allemagne en exemple;  mais alors pourquoi ne la prend t'il pas en exemple concernant le nombre d'années de cotisations pour avoir droit à une retraite sans abattement? (Allemagne 35 ans de cotisations- France 41 ans 1/2 de cotisations)

Une autre mesure doit nous mettre la puce à l'oreille, celle des impôts où il est affirmé que Les barèmes de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur la fortune et des droits de succession et donation n'évolueront plus au rythme de l'inflation en 2012 et 2013.

Cela veut dire carrément qu'il faut s'attendre à une hausse des impôts représentant ce différentiel.

Là, s'applique la fameuse équité (comme pour la TVA):  pour le riche cela représentera une goutte d'eau et pour les appauvris que nous sommes une mare.

Je pourrais développer d'autres aspects de ce vol légal de nos ressources pour payer les frasques des financiers, de usuriers, qui ont mis notre pays sous coupe réglée de la finance depuis des années et ce sont sucrés sur notre compte.

Une dernière chose: comme tout bon jésuite qui se respecte, Fillon nous a annoncé que lui et ses ministres, ainsi que le président de la République, verront leurs appointements gelés jusqu'à ce que la dette soit disparue des comptes de la nation.

Grand sentiment qui ne résiste pas à l'épreuve des faits: ces gens là se sont augmentés depuis 2007 comme l'affirme "Rue 89": Après une augmentation de 140% en 2007, le salaire du président de la République était passé de 8 000 euros bruts à 16 544 euros (indemnité de base). Selon un rapport présenté à l'Assemblée nationale par le député Jean Launay, il avait atteint en 2010 la somme de 18 638,26 euros net.

Quand à Fillion, je reprends quelques extraits d'un article de France-Soir: pour se rendre quasiment tous les week-ends dans son manoir de Beaucé, près de Sablé-sur-Sarthe, François Fillon préfère emprunter un Falcon 7X, mis à disposition par l'Armée de terre. Et chaque week-end, cet aller-retour coûte 27 000 euros.

Dès son arrivée au poste de Premier ministre, il avait pris l'habitude d'utiliser un hélicoptère Super-Puma pour faire ce trajet, puis un Falcon 900, avant de choisir le Falcon 7X.

Mêmes temps de parcours.

Cette révélation a de quoi surprendre quand on sait que, grâce à François Fillon, une gare SNCF a été construite dans la petite commune de Sablé-sur-Sarthe en 1989, afin de pouvoir recevoir les TGV. A cette époque, le Premier ministre y était maire.

Le journaliste de France Soir a également effectué un calcul, assurant que, quel que soit le moyen de transport choisi (avion, voiture avec sirène et gyrophare, ou TGV), le trajet entre le bureau de François Fillon à Paris et son manoir de la Sarthe représente environ 1h45

Ce n'est bien sûr qu'une "goutte d'eau" comparée aux 110 milliards annuels de cadeaux fiscaux et sociaux divers accordés aux plus riches par le gouvernement Fillon.

 

Mais tout de même, comme le dit ma camarade Nelly Rochex: " il faut être sans vergogne pour nous annoncer le pire plan d'austérité depuis la guerre et pour s'accorder le mode de transport le plus coûteux sur le dos des finances publiques !".

 

Bernard LAMIRAND

 

* TVA à taux réduit à 5,5% sur des produits aussi variés que l'eau, les boissons non alcoolisées, les produits alimentaires (A L' EXCEPTION des confiseries, chocolats au lait, margarines, ventes à consommer sur place et du caviar qui sont donc eux soumis à une TVA à 19,6%), le bois de chauffage, la nourriture du bétail, les engrais, les livres ou encore des appareillages destinés aux handicapés et aux diabétiques.

Sont également soumis à ce taux réduit, de nombreux types de ventes immobilières, les transports de voyageurs (rail, route, mer, eau, air, taxis ou remontées mécaniques), les importations d'œuvre d'art, les recettes provenant de la fourniture des repas dans les cantines d'entreprises, les prestations des avocats dans le cadre de l'aide juridictionnelle, les locations d'emplacements sur les terrains de campings classés, les droits

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Novembre 2011

arton2032-18c13.jpgFILLON LE DEPOUILLEUR

On lui donnerait le bon dieu sans confession.

Le bedeau de Matignon, comme un majordome en livrée capitaliste, va ce midi sonner la charge contre le monde du travail.

Après s'en être pris aux salaires en tentant de kidnapper une journée de salaires aux travailleurs - il semble que la mesure soit dans l'impasse du fait de la réaction syndicale- il devrait maintenant s'en prendre, à nouveau, à la retraite, son péché mignon.

Depuis ce matin court sur les ondes et sur les chaines télé, la possibilité de retarder encore l'âge de départ en retraite.

Si nous additionnons toutes les mesures prises depuis août pour combler les frasques bancaires de ses amis les banquiers et rentiers, c'est une véritable saignée, comme le dit le journal l'humanité, et qui est administrée au monde du travail qu'il soit en activité, en chômage ou en retraite.

Des mesures graves nous ramènent avant 1945, puisque le bedeau de Matignon a employé cette relation.

Ainsi l'enfoncement de la solidarité en matière d'assurances maladie qui devient petit à petit une sorte de caisse de secours en cas d'urgence (et encore) et non plus la sécurité sociale d'Ambroise Croizat. Non content de s'attaquer à l'assurance maladie de 1945, il sape aussi les mutuelles, les taxant toujours plus et du même coup les asphyxie pour le plus grand bonheur des assurances privées.

Et puis pour rendre encore la saignée la plus sanguinolente possible, l'individu va rendre la vie plus dure pour ceux qui souffrent déjà et notamment, les chômeurs, les SDF, les smicarts, les bas salaires, les personnes âgées, les femmes seules avec des enfants: il va les taxer davantage par la TVA et les empêcher de se nourrir correctement, de s'habiller, de se loger.

De nombreux parents ne pourront plus payer la cantine de leurs enfants, des personnes en difficulté ne pourront plus payer la quittance de gaz et d'électricité et seront menacées d'expulsion après l'hiver etc.

Combien de ces personnes, ce midi, se verront contraintes à se faire la ceinture sur des dépenses de vie.

C'est encore plus de mal-vie qui enveloppera d'un manteau noir le peuple de France.

Ah, il nous dira: "j'ai pris de mesures indispensables pour redresser l'économie et qui concernent tout le monde dans le cadre de l'équité"; de ce mot que les nantis brandissent à chaque fois qu'il faut prendre des mesures contre les petits.

L'équité entre riches et pauvres autour de la TVA : il y aurait de quoi rire quand on sait que cette augmentation qui s'applique au même taux pour tous est une goutte d'eau pour le riche et un océan pour le pauvre.

Ce midi, il nous récitera la leçon de son maitre: "nous avons été trop cigale et pas assez fourmi et nous devons donc payer la note".

La cigale, en ce moment vole de ses propres ailes, elle sait que Sarkozy et Fillon travaille pour elle, elle cherche partout les butins qu'elle peut trouver et elle vient d'en trouver un splendide: avec les coupes sombres sur ce qu'elle appelle les charges sociales, la présidente du Medef va remplir ses greniers d'euros frais pour non seulement passer l'hiver mais se permettre toujours de belles randonnées dans les paradis fiscaux.

Oui, comme le disait hier Bernard Thibault, les travailleurs n'ont pas à payer leur crise.

Je réitère donc cette idée que le mouvement syndical ne peut rester sans réaction de masse face à cette mise à sac de nos droits et acquis sociaux.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Novembre 2011

arton446-41a02UNE SECONDE JOURNEE DE TRAVAIL VOLEE AUX SALARIES

Voilà ce que ce gouvernement a trouvé pour réduire la dette provenant de ses choix de classe.

Ainsi, le G20, moment incontournable pour Sarkozy pour affirmer  en France sa prestance de toc, se traduira lundi par un renforcement de l'austérité en direction des salariés et retraités qui auront à payer la note des divagations économiques et sociales de cet individu depuis 2007 .

Il a  trouvé, pour réduire la dette, que de s'en prendre principalement aux forces vives de la nation et en particulier à ces travailleurs qui ont vu, depuis le premier plan de rigueur instauré en 1982 par Mauroy, que sacrifices à faire pour redresser l'économie à coups de mesures d'austérité et de sacrifices. Et ils ont toujours le toupet de nous dire, comme Fillon, que c'est pour notre bien à tous: bref le remède de la sangsue qui vous suce le sang et que nous devons accepter pour notre sauvetage, d'en l'au-delà pour ainsi dire.

Rappelons la formule du chancelier allemand, Helmut Schmidt, il ya une trentaine d'années: "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après demain". On a vu…

Les salariés ont perdu depuis ce temps plus de 10 % de la richesse créée qui leur était destinée en salaires et en retraites. C'est énorme et cela se traduit aujourd'hui par des salaires et des retraites de misère pour une partie importante de nos concitoyens.

Nous pouvons dire qu'ils nous ont pris un chèque en blanc, qu'ils l'ont signé à notre place pour satisfaire les aigrefins de la planète financière.

Le capital, ses actionnaires, ses rentiers, ont pris cette part destinée aux salariés et l'ont même intensifiée par la spéculation sur les titres et actions  plaçant leurs revenus confortables dans des lieux protégés comme la Suisse, le Luxembourg, Monaco etc.

Et l'ont vient nous dire, aujourd'hui, qu'il faut à nouveau nous serrer la ceinture pour réduire une dette dont nous n'en portons pas la responsabilité:  bande de voleurs !.

Cette journée de travail gratuite, après la précédente, soi-disant destinée pour les personnes âgées, servira donc à payer les frasques de ces boursiers et banquiers, de ces décisions gouvernementales pour les privilégies de la finance, qui se sont d'ailleurs multipliées depuis 2002  en exonérant les riches d'impôts et de taxes tant sur leurs revenus que sur ceux de la protection sociale  et qui nous coûtent chaque année des centaines de milliards d'euros en moins dans les caisses de l'Etat et de la Sécurité sociale.

Voilà la dette…

Dans un papier, au début de la crise des subprimes, en 2008, j'avais indiqué que derrière le factice courroucement du Chef de l'Etat concernant les patrons voyous, le capital a moralisé, se cacherait la note à payer et à refiler aux salariés et retraités.

Eh bien, nous y voilà: c'est cela qui se passe en ce moment dans tous les pays capitalistes. Refiler les conséquences de la bulle de la finance internationale aux peuples et singulièrement au nôtre voilà leurs tâches actuelles.

Ainsi serait sans espoir d'autres alternatives, nous dit ce premier ministre Fillon pour préparer les familles modestes françaises à accepter son verdict.

Il  vient de dire pour asséner ses contre-vérités et préparer le terrain: " L’heure de vérité a sonné. Inutile, de s’en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire. Il n’est pas utile de faire croire qu’il y a des trésors cachés pour financer nos dépenses publiques quand on a le record de la dépense publique et le record des prélèvements obligatoires. Pour moi, le seul programme qui vaille pour 2012, c'est le retour à l'équilibre de nos finances.

Et il précise que son budget sera le plus rigoureux depuis 1945.

Tout un programme, sauf qu'en 1945 la situation était plus tragique que celle-ci et il fallait relever le pays de la guerre et retroussait ses manches comme le disait Maurice Thorez, mais cela ne consistait pas à appauvrir plus qu'il ne l'était le peuple, mais l'enrichir par des mesures relançant la production à l'exemple du charbon et de l'acier mais aussi d'accorder immédiatement aux travailleurs de la protection sociale comme toutes ces mesures prises par un gouvernement où il y avait des ministres communistes, comme Croizat, qui vont permettre de donner aux salariés des droits sociaux incomparables que justement ce gouvernement à la solde patronat veut défaire aujourd'hui.

Examinons ce cri du cœur de pierre que nous décerne Fillon, quand il dit qu'il ne faut pas s'en prendre à ces agences de notations, que les banquiers ne seraient que des boucs émissaires ainsi que les spéculateurs: l'on peut deviner à travers ces propos que c'est l'homme d'une classe qui parle et qui exprime la volonté de reprendre définitivement les conquêtes sociales de 1945 dans une sorte de vengeance de classe.

Et j'en profite pour mettre ce discours en relation avec celui de Denis Kessler, tenu au début du quinquennat de Sarkozy, dans la revue patronale "Challenges", cet ancien vice-président du Medef, assureur privé, intimait au pouvoir d’en finir avec cet accord passé entre toutes les forces représentées au sein Conseil National de la résistance et je le cite : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie »).

Nous y sommes !!!

Oui, ce gouvernement est un gouvernement pour les riches et ce n'est pas les quelques mesures qu'il prendra, à doses homéopathiques, concernant les entreprises du CAC 40, qui tromperont les français.

Ces mesures doivent être combattues avec vigueur tant par les partis de gauche que par le syndicalisme.

Je trouve qu'il y a à ce sujet une certaine mollesse dans les réactions et celle de Hollande montrent que l'intéressé n'est pas loin de partager le souci de règlement de la dette comme une simple affaire de mesures adéquates d'austérité quand il affirme, concernant la plan que s'apprête à annoncer le gouvernement, que celui-ci ne relève que de l'inconstance de Sarkozy : quelle pauvreté dans le langage mais surtout quelle retenue de ce socialiste !

Quand aux syndicalistes, j'attends leurs réactions à cette journée supplémentaire de travail gratuit qui va faire baisser le pouvoir d'achat des salariés encore plus et réduire toutes possibilités de croissance et de développement de l'emploi.

Pour ma part, j'attends que mon syndicat, la CGT, propose dés l'annonce de ces mesures antisociales une grande protestation nationale dans le pays sous toutes les formes possibles.

Je suggère d'ailleurs que partout se tiennent dans les entreprises des prises de paroles des militants CGT pour exiger la suppression de cette mesure d'une seconde journée de travail gratuit.

Oui, c'est la rue et les occupations des lieux de travail qui compterons dans la période qui vient.

Créons les conditions d'un nouveau "Front Populaire"

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Publié le 1 Novembre 2011

280px-Gericault_-_La_zattera_della_Medusa.jpgLE SOS DE L' EUROPE DU FRIC

Le bateau européen tangue et menace de couler comme un vieux rafiot emporté par la tempête qui souffle violemment sur toutes  les bourses du monde à l'annonce que le marin d'eau douce grec veut faire un référendum.

L'armateur en chef, gutturalement, hurle des ordres depuis Berlin, et le capitaine du navire, le moussaillon de l'Elysée, ne sait plus dans quelle direction il peut trouver des vents contraires lui permettant de ramener le navire à bon port capitaliste.

Il fallait le voir se trémousser autour  de son haut parleur pour aviser le grec, que lui et l'armateur, ne tolérerait aucune incartade à la feuille de route délivrée par les 27, le jour du 27 octobre de l'an 2011, intimant l'ordre à tous les peuplades européennes de se faire la ceinture et de ramer pour le capital.

En effet, un marin grec, d'ordinaire très docile, dans une hallucination où les manifestants voulaient le renvoyer sur la terre ferme, a décidé de ne plus obéir aux ordres et cela risque d'entrainer tout l'équipage des 27 à sombrer corps et biens bancaires.

Il fallait le voir, ce soir, le capitaine de corvette, dans l'étrange lucarne de la deuxième chaine de la télé, sur le pont de l'Elysée, au sortir d'une réunion avec son quartier maitre Fillon et ses mousses des finances, avec son visage des mauvais jours, tempêtait contre le mutin grec et en même temps menacer de passer par les armes de l'austérité, comme celles infligées aux grecs, tout autre récalcitrant potentiel.

A l'amirauté, à Bruxelles, tous les équipages travaillent à mettre en place tous les contrefeux possibles et imaginables pour que la mutinerie ne gagne pas les travées du bateau et que celui-ci ne coule pas corps et bien avec la cargaison de dollars et d'euros à octroyer aux boucaniers de la finance internationale qui viendront accoster d'ici jeudi dans la rade des milliardaires à Cannes.

Déjà, les caisses d'or entreposées dans les cales sont remontées vers le bastingage, des chaloupes sont prêtes à être décrochées, si le navire coule, pour déposer le précieux trésor dans les paradis fiscaux les plus proches, notamment celui de Monaco.

Certains, dans les coursives, pensent que le rafiot de la constitution de Lisbonne ne tient plus la haute mer et que la meilleure façon de s'en débarrasser, c'est de vite l'amener dans un cimetière marin.

Au large, d'autres bateaux regardent cette scène hallucinante d'un capitaine hurlant des ordres à des marins qui ne voient plus d'horizons pour eux sinon que celui qu'on leur impose de vivre comme des galériens. Ils aperçoivent un agité qui gesticule beaucoup, il a peur, il jette par-dessus bord tout ce qui peut gêner la ligne de flottaison capitaliste et de cette Europe que devait être l'eldorado des peuples européens et qui n'est plus qu'une épave transportant les butins des sociétés multinationales.

Une vieille citation de Victor Hugo- Les Rayons et les Ombres (1840)- dit "O combien de marins, combien de capitaines - Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, - Dans ce morne horizon se sont évanouis! - Combien ont disparu, dure et triste fortune! - Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune "

Souhaitons que les équipages de marins ne sombrent pas mais que seulement coulent cette Europe là et qu'une autre Europe des peuples se construit, non  dans un radeau de la méduse, mais dans un beau navire voguant vers le progrès social.

 

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 1 Novembre 2011

GRECE: LE PEUPLE OBTIENT UN VOTE PAR REFERENDUM

Ah, enfin une bonne nouvelle: le peuple grec va être appelé à se prononcer, par référendum, sur toutes les mesures prises à son égard par le FMI et la Communauté Européenne des capitalistes.

Enfin la carpette du capital et des banques, le grec Papandréou, certainement la mort dans l'âme, devant un peuple vent debout contre la purge, à dû céder.

Ce matin, toutes les places boursières dévissent, elles s'apprêtaient à toucher les dividendes des mesures d'austérité prises envers ce peuple et elles se frottaient déjà les mains de pouvoir en même temps faire une pierre deux coups: réduire les grecs à l'état d'esclaves des marchés sans garanties collectives, sans protection sociale et en les faisant travailler demain comme des bêtes de somme pour rembourser les frasques des capitalistes grecs et d'ailleurs.

Bonne nouvelle parce que les grecs viennent de démontrer, par leurs actions, leurs manifestations massives, que l'on pouvait faire reculer cet engrenage infernal d'une Europe dominée par les forces de l'argent et par des décisions prises autoritairement au dessus des peuples par un quarteron de dirigeants payés par les escrocs de la finance internationale.

Oui, partout, s'impose des référendums pour décider qui doit payer les dettes des banquiers et celles des Etats placés sous la dictature des usuriers et des profiteurs.

En France, il serait utile de faire voter les français sur une telle question.

Qui doit payer la dette: les voyous des banques et les spéculateurs ou le monde du travail ? Voilà une bonne question !

Je verrai aussi une autre question: pour relancer la croissance faut-il créer des emplois, augmenter tout de suite les salaires et les retraites, imposer le capital pour financer cette relance ou accepter de revenir à l'âge de pierre pour satisfaire les appétits financiers d'une caste de profiteurs.

Une autre question: n'est-il pas temps de se débarrasser de cette clique qui dirige la France.

Alors un seul vote s'impose, celui des candidats Front de Gauche tant pour la présidentielle que pour les législatives.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 1 Novembre 2011

arton2032-18c13.jpgG20 : QUE VONT-ILS DECIDER ENCORE !

Ou  plutôt quelles nouvelles saloperies vont-ils inventer pour renflouer les friqués du monde ?

Donc pas grand-chose de bon pour les peuples de cette terre sous domination du capital.

Les autres G20 n'ayant abouti qu'à légiférer pour renflouer les banques capitalistes, les financiers, les firmes multinationales et sauver leurs paradis fiscaux.

Que vont-ils discuter ?

Certainement pas de la façon dont ils vont prendre en compte que cette terre a 7 milliards d'habitants et demain 10 milliards et comment ils vont nourrir, habiller, loger, enseigner, soigner un tel nombre d'hominidés.

Ils ne crieront pas : " l'humain d'abord", mais "le fric d'abord".

Simplement ils expliqueront la façon dont ils vont délester les travailleurs de ce monde de leurs pauvres ressources pour ceux qui en ont encore.

Et ces ressources sont actuellement plus que menacées: niveau de salaires, retraites, emplois, éducation, santé et j'en passe.

Ils vont donc faire mine pendant quelques jours, sous le soleil d'Automne de Cannes, de s'affairer pour sortir le monde du marasme dans lequel ils ont plongé leurs peuples.

Regardez avec quel luxe ils vont tenir conférences:  des dizaines de millions d'euros vont être dépensés pour que ces hommes-lige de la bourgeoisie puissent en toute quiétude échafauder des scénarios de pénitence pour les peuples ( du sang et des larmes pour les peuples et le veau d'or pour les friqués).

Au moment où la misère s'abat sur tous les continents, que de dépenses pour satisfaire les goûts de ces arnaqueurs gouvernementaux !

pittsburgh-g20-police.jpg

L'atout maitre du G20

 

Sarkozy va dépenser en quelques jours, pour les accueillir, la journée de carence supplémentaire sur la maladie qu'il compte lever contre les malades.

Comme la chanson d'Aznavour- "ils sont venus, ils sont tous là" - ils n'en manquent pas un à l'appel et le nain de l'Elysée pourra se dresser sur ses petites pattes pour apparaitre comme le coquelet de cette basse-cour.

 Il manquera Strauss-Kahn qui aurait été très utile pour accompagner ces dames.

Il y aura le chinois qui réclame son dû et sa participation dans l'économie de marché, triste individu où se cache à travers ses lunettes, un désir d'être le premier exploiteur de ce monde infâme, triste fin d'un communisme chinois où il ne reste plus que la devanture comme un vieil enseigne sur un vieux mur de briques d'un ancien estaminet du Nord de la France ( par exemple Du Bon Dubonnet).

Et  puis il y a l'autre; celui qui est entrain de perdre sa place de premier du système capitaliste: Obama. Pleins d'américains modestes avaient cru en lui l'espace d'une élection. Il a vite capitulé ou plutôt il a vite montré son vrai visage celui de cette Amérique des riches et des lobbys qui l'avaient soutenu financièrement dans sa campagne et qui passent à la caisse aujourd'hui réclamant leurs subsides. L'individu vient de montrer toute sa trahison en coupant les vivres à l'Unesco, cet organisme de l'ONU pour la culture, l'enseignement, les arts, la connaissance. Et dire que plein de gens de la presse française ont cru à son étoile et sortaient des oracles dithyrambiques sur son compte, aujourd'hui ils sont d'une grande discrétion devant ce représentant patenté de la classe dominante libérale.

D'autres nains et naines  que Sarkozy seront là,  inutile de les énumérer, ils sont tous d'accord pour saigner les peuples et rendre offrande au tabernacle du capital.

Oui, la rade de Cannes, va prendre sous son aile protectrice, toute cette "jet-set" politique;  cette rade est habituée aux orgies dans les hôtels de luxe du coin, ici, pendant quelques jours, ce sera une autre orgie, celle de s'enivrer autour de centaines de milliards d'euros et de dollars qui valseront d'une banque à l'autre, d'un financier à l'autre, d'un paradis fiscal à l'autre.

g20-protests2_1374149c.jpgMonde en décrépitude, il est aujourd'hui le temps de l'indignation, puisse bientôt venir le temps de la révolte pour un autre monde débarrassé de ces escrocs qui peuplent les Etats.

Communistes du monde entier: unissez-vous.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 31 Octobre 2011

Théodorakis a adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe

par Marie Résister, dimanche 30 octobre 2011, 08:26

28 octobre 2011 ...Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeurMikis Theodorakis  a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

 

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce,

 

 

Theodorakis a avertit que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant« partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ».

 

Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ».

 

Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».

  

Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte  aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux… grecs.

 

Extraits :

 

 

Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…)

 

Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

 

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance.

 

Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches.Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

 

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

 

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour.

 

Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes.

 

Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit.

 

Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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