Publié le 13 Décembre 2011

1899-greve creusotLES COMITES D'ENTREPRISES

Depuis quelques jours les attaques pleuvent contre les comité d'entreprises.

Un peu d'histoire est nécessaire pour se rappeler de la façon dont ils ont vu le jour.

Il faut savoir, qu'avant, c'était le charitable qui  s'incarnait  dans des formes caritatives puis vinrent des nouvelles formes d'aides avec le développement industriel du 19éme siècle et début du 20éme siècle. Nous y avons vu naitre le "familistère" de Godin:  il suppose que l'action économique soit corriger et les effets néfastes du capitalisme soit  amendés par  le Travail, la solidarité, l'équité, la liberté, le devoir comme le propose ce patron réformiste.
Mais cette façon de faire est rejetée par le capitalisme le plus dur, celui des forges, et nous allons voir se développer, en particulier, le paternalisme d'Eugène Schneider au Creusot.

Celui-ci, pour empêcher la naissance du syndicalisme dans son entreprise, au Creusot, va développer ce que l'on appellera le paternalisme familial.

Il mettra en place des œuvres sociales gérées par lui-même et ses cadres. Ainsi, dés la naissance et jusqu'à la mort, le patron apportait son concours à la vie de l'ouvrier et pour ainsi dire à la reproduction de la force de travail. L'on naissait dans le berceau payé par  les Schneider, l'école leur appartenait, le centre d'apprentissage et les petits cadeaux aux méritants confortaient l'esprit de maison et enfin l'on mourait et l'on finissait dans le cercueil payé par les maîtres du Creusot.

Au Creusot, tout le monde devait pointer à la messe le dimanche sinon il était marqué, plusieurs églises existaient et portaient le nom de "Saints" qui étaient aussi les prénoms des fils Schneider.

Tout cela visait à couper l'herbe sous le pied des syndicalistes qui voulaient du social  et du revendicatif de manière collective avec un syndicat dans l'entreprise.

Ils furent l'objet de la vindicte patronale la plus violente avec nervis et jaunes et l'armée quand il le fallait pour mater les révoltés.

1936, fut un des premiers moments d'incursion d'une autre vie sociale et syndicale à l'entreprise.

Les délégués du personnel allaient changer les us et coutumes existants.

Les revendications bien sûr, mais aussi l'accès à la culture, aux sports, la prévention et surtout la fin des dames patronnesses venant visiter les femmes ,les incitant à rester à la maison et à être de bonnes maitresses du foyer comme l'enseignaient les femmes des maitres des forges et autres patrons.

Venait aussi l'idée d'intervenir dans la marche de l'entreprise, mais l'exercice syndical,s'il était reconnu à l'extérieur de l'entreprise ne l'était pas en tant que tel à l'intérieur et il fallut attendre 1945 et 1968 pour qu'il en fut ainsi.

Je résume cela  à grand traits pour en venir à ce que la libération de la France apporta.

Mais auparavant il y eut  le pétainisme, ce pétainisme ambiant qui nous revient dans une forme de déconstruction actuellement. C'est  fut un système de collaboration entre Pétain et les patrons français qui s'installa pendant l'occupation de la France avec la charte du travail, avec  ces grands patrons français qui collaboraient allégrement avec les nazis pour faire marcher la production pour les forces occupantes, en particulier dans l'aéronautique, l'automobile avec Renault, Berliet pour les camions, la chimie pour les gaz et autres produits de guerre, tout ce monde là fut en quête d'intégration des travailleurs et ils créèrent les comités sociaux d’établissement :  ces  comités dits-sociaux,ne pouvaient débattre que des questions sociales (de l'approvisionnement des pommes de terre par exemple par ces temps de disette) mais, en aucune façon, des questions économiques. Des employeurs qui n'étaient que les continuateurs, sous d'autres formes, d'un paternalisme lié à leur devise de la collaboration: "Travail, Famille, Patrie".

Mais la résistance s'exerçait dans les entreprises en opposition avec la constitution des comités populaires clandestins dans les usines. Comme le disait Bourderon historien: " Tous sont d'accord sur les objectifs, initialement modestes vu la déstructuration du mouvement ouvrier : retrouver des militants, les convaincre de s'investir dans l'objectif majeur qu'est la défense des revendications ouvrières, et par là s'affirmer « contre Vichy et, derrière Vichy, contre l'occupant », comme le dira plus tard Henri Jourdain, qui précise : « Nous insistons sur la nécessité de développer la production non militaire, afin de satisfaire les besoins pressants de la population française, et de ne pas alimenter la machine de guerre allemande. Cette démarche ouvrira la voie au sabotage de la production de guerre."

On peut dire que se furent les premières formes nouvelles pour dépasser le paternalisme d'avant guerre, l'intégration, et son dernier avatar:  la collaboration.

Les comités d'entreprises survinrent donc à libération et font partie intégrante du programme du Conseil national de la Résistance.

Ils verront le jour en 1945 par une ordonnance du Général de Gaulle qui limite leur attribution aux questions sociales et culturelles mais surtout pas à l'intervention des salariés dans la marche de l'entreprise. De Gaulle a vu le danger, il ne veut aucunement que les travailleurs aient leur mot à dire dans le fonctionnement de l'entreprise.

Pourtant les choses ne se passeront pas ainsi, les travailleurs et la CGT, qui ont participé à la libération de la France, qui ont vu le patronat collaborer avec l'ennemi, veulent des nouveaux droits et ils vont imposer que toutes les activités sociales, sportives et culturelles soient financées par l'entreprise et non par l'employeur comme on dit à tort, en prenant un pourcentage sur la masse salariale.

Toutes ces évolutions se font par une loi de Croizat,  alors ministre du travail et de la Sécurité sociale. Celui-ci, rappelons-le, met en oeuvre les dispositions qui n’avaient pas été retenues par le gouvernement précédent : ramener à 50, et non 100, le nombre de salariés à partir duquel une entreprise aurait un comité d’entreprise, obligation de consulter le CE en matière de gestion et de marche de l’entreprise, communication des documents remis aux actionnaires, assistance d’un expert-comptable, 20 heures de délégation, etc. L’Assemblée vota la loi à l’unanimité le 16 mai 1946. Les réactions patronales furent très vives.

Voilà à quoi s'attaque maintenant le capital avec ce  néo-vichysme de retour en ces années de crise.

La campagne qui vient de démarrer vise cela:  démolir cette conquête de la libération comme celle en cours  de la Sécurité sociale.

Reprenons encore Kessler, l'ex-vice président du Medef, assureur privé, qui déclarait en 2007 à l'intention de Sarkozy: Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie….

La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

Et dans ce programme du Conseil national de la Résistance il y a effectivement les comités d'entreprises.

L'attaque est menée dans ce cadre en faisant douter les travailleurs sur la gestion des comités d'entreprises par le syndicalisme qui serait celle de privilégiés.

Ce discours nous l'avons entendu en d'autres occasions pour démolir des droits à la retraite dans la fonction publique où encore pour les régimes spéciaux.

On met en avant tout et n'importe quoi et l'on additionne de chiffres en milliards d'euros détournés des CE dans les syndicats.

Bande de faussaires!

Un seul exemple de la malhonnêteté de ces scribouillards, c'est l'intégration dans ces chiffres du coût des heures de délégation des élus qui sont de droit  et dont certainement le patronat voudrait s'en défaire.

Cela représente en salaires plusieurs milliards d'euros.

Ces sommes, consacrées à l'exercice syndical, ont été obtenus en 1936 par les délégués du personnel puis en 1945 avec les membres du comité d'entreprise et enfin avec le droit syndical en 1968 permettant l'exercice syndical sur le lieu de travail et pendant le temps de travail.

Voilà l'attaque qui se cache derrière des prétendus détournements.

Casser la représentation syndicale qui doit être rémunérée comme temps de travail.

Ces aboyeurs, qui viennent tout droit de la niche patronale, de cette nichée héritière de ce paternalisme, de ce vichysme, n'ont bien sûr jamais calculé les sommes énormes dépensées par les patrons pour casser les luttes, pour déposer leurs larcins dans les niches fiscales de Suisse, payer des nervis contre le syndicalisme etc.

Leur but est bien de jeter le trouble, d'opposer les travailleurs entre eux, bref de diviser pour régner.

Le but est évident: dans ces moments d'une crise du système, du jamais vu, pour faire accepter l'austérité et le recul social, les comités d'entreprises dont le rôle est important dans la lutte contre les fermetures, les licenciements, les délocalisations, doivent être mis hors d'état de nuire face aux politiques de rigueur décidées par l'Europe des profiteurs.

Les travailleurs ont toutes les raisons de défendre leurs lieux de représentation et les comités d'entreprises sont indispensables à la lutte contre les mesures édictées par l'Europe du Capital.

Nul doute que ceux-ci ne marcheront pas dans les attaques réactionnaires actuelles distillées par ceux qui veulent faire taire le syndicalisme.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Décembre 2011

unhate_sarkozy_merkel.jpgLe mythe du modèle allemand

Le « modèle allemand » est la nouvelle coqueluche. Nicolas Sarkozy s'enthousiasme : « Tout mon travail, c'est de rapprocher la France d'un système qui marche, celui de l'Allemagne. » Une fascination partagée par l'entourage de François Hollande.

Test : les investisseurs font-ils davantage confiance à l'Allemagne qu'à la France ? Non. La France est largement devant l'Allemagne pour les investissements directs étrangers : plus de 1 milliard de dollars en France contre 674 millions en Allemagne, selon les statistiques publiées par la Cnuced.

Les Allemands sont-ils meilleurs que nous en matière de dette ? Non. En 2010, l'Allemagne avait une dette de 83,2 % du PIB contre 81,7 % pour la France, selon Eurostat. L'Allemagne est donc tout autant que la France en dehors de la limite des 60 % du PIB exigée par le Pacte de stabilité.

La croissance allemande est-elle meilleure que chez nous ? Non plus. Sur la dernière décennie, elle a été inférieure à celle de la zone euro et moindre qu'en France. D'ailleurs, le « modèle allemand » n'a pas protégé ce pays de la crise : avec une chute de 4,9 % du PIB, il a subi en 2009 une récession deux fois plus importante qu'en France. L'embellie en 2010 est donc un rattrapage. Au final, par rapport à 2008, l'Allemagne marque encore un retard de croissance plus grand qu'en France.

Le taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été facilement dégonflé grâce à la réforme sociale-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 million de sans-emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal « Die Welt » a aussi révélé que 200.000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du Travail a reconnu que 57 % des seniors chômeurs n'étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi, en 2010, selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

La croissance allemande basée sur les exportations est-elle un modèle généralisable ? Non. 65 % des exportations allemandes sont destinées à la demande des autres pays européens. Si ces derniers imitaient le « modèle allemand » en contractant leurs achats, l'export made by Germany s'écroulerait. De plus, ces exportations ne révèlent pas une plus grande performance technique. Selon Eurostat, 16 % de celles-ci concernent des produits de haute technologie. En France, c'est 26 % des exportations. L'OCDE note que les Français travaillent 154 heures de plus par an que les Allemands. Et la productivité des travailleurs français est la plus élevée d'Europe. Elle a progressé sur la dernière décennie deux fois plus vite qu'en Allemagne.

Peut-on importer le « modèle allemand » ? Non. La démographie allemande est trop différente de la France. Le taux de fécondité allemand est moitié moindre qu'en France. Depuis trente ans, il y a donc davantage de décès que de naissances outre-Rhin. Le pays est donc poussé à privilégier une économie de rente. La France a un besoin vital d'activité. D'ici à 2060, la population allemande devrait passer de 82 à 65 millions d'habitants. Celle de la France devrait passer dès 2050 à 73 millions d'habitants. On ne peut donc pas transposer le « modèle allemand » en France. D'ailleurs, est-ce souhaitable ? Les Français veulent-ils vraiment aller plus loin dans la contraction des salaires et la précarité de l'emploi ? Car c'est là l'unique secret qui distingue l'Allemagne des autres pays depuis dix ans. Ce bilan d'une décennie d'application des lois sociale-démocrates sur l'emploi est un désastre social. 20 % des salariés sont des travailleurs pauvres. 5 millions de travailleurs doivent se contenter de mini-jobs à 400 euros par mois, sans protection sociale. Faute de SMIC, 2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros par heure, alors qu'aucun salarié ne peut gagner moins de 7,06 euros net de l'heure en France. En dix ans, l'intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 22 %. Résultat de cette politique de compression salariale : selon l'OCDE, c'est une baisse record de la part du travail dans le PIB allemand : de 76 % à 67 % en sept ans. Neuf points de PIB pris aux travailleurs. Et un taux de pauvreté de 20 % plus élevé en Allemagne qu'en France. Pour moi, chez nous, la priorité est au contraire de rallumer le moteur de l'activité en rendant aux salariés les 10 points de la richesse produite qu'ils ont perdus au profit du capital depuis trente ans. Le « modèle allemand » est un leurre. Etendu à l'ensemble de l'Union européenne, il mènerait tout droit à la récession. L'intérêt général nous appelle à en finir avec cette fascination morbide pour l'Allemagne. Il faut soutenir le coeur vivant et productif de notre économie.

 

Article paru dans Les Echos

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Décembre 2011

Je viens de découvrir la vidéo réalisée à Louvroil, commune où la maire est Annick Mathighello, une camarade métallo du Nord qui n'hésite pas à prendre ses responsabilités en tant que maire et dénoncer ce système de voleur.

Bravo Annick, cela ne pouvait provenir que de toi et je suis persuadé que cela fera des émules partout en France et pas seulement chez les maires communistes.

 On pourrait aussi déposer des banderoles dans chaque entrée d'usine ou de lieux de travail ou encore dans les panneaux d'affichage de l'organisation syndicale.

Merci Annick, tu es toujours à l'avant garde des luttes.

Bernard.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Décembre 2011

PRIX DU GAZ

Ainsi la comédie s'achève et l'hôte de Matignon annoncera une augmentation des tarifs du gaz de l'ordre de 4 % pour Gdf-Suez.

Et pourtant, la main sur le cœur, ce gouvernement nous avait dit qu'il n'y aurait pas d'augmentation avant les présidentielles.

D'ailleurs pourquoi une augmentation après les présidentielles ?

Rien du tout: voilà ce qu'aurait dû être la réponse à cet aréopage du Conseil d'Etat qui, manifestement, vit trop avec des lois fait pour les "saigneurs".

images.jpg

Ce groupe serait-il sur la paille qu'il soit nécessaire d'augmenter ses tarifs ?

Certainement pas ! De janvier à septembre 2011, le bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) de GDF Suez ressort en hausse de 10 % à 12,1 milliards d'euros et le chiffre d'affaires de 9 % à 65,4 milliards d'euros et l'objectif annuel fixé par CGF-Suez est plus que jamais fixé à un bénéfice brut de l'ordre de 15, 5 milliards d'euros.

Une somme rondelette  prise dans la poche des usagers du gaz  GDF qui ont dû accepter en 2008 de rentrer dans ce groupe SUEZ GDF dénationalisé sans qu'on leur demande leur avis.

Et qui les as fait entrer dans ce groupe sinon que Sarkozy qui a des amis du Fouquet's dedans, comme le belge Albert Frère,  dont la fortune en 2007 était estimée à 3,1 milliards d'euros, Frère est le seul Belge présent dans la liste des personnalités les plus riches du monde, établie par le magazine "Forbès".

Ce bénéficiaire de la liquidation de la  sidérurgie belge a fait fortune en liquidant la sidérurgie wallonne dans les années de crise et s'est racheté des parts ailleurs, notamment dans l'énergie, de la même manière qu'un autre profiteur, le sieur Sellière de la famille De Wendel, qui a bénéficié de grandes indemnités quand il s'est défaussé de la sidérurgie lorraine.

Les usagers du gaz payent donc les rémunérations de ces parasites de la société qui hantent les couloirs de l'Elysée.

Quand je parle de comédie concernant le soi-disant blocage décidé par la gouvernement, c'est plutôt une tromperie, car Fillon et son acolyte Besson savait que le conseil d'état aurait pris cette décision en fonction de l'évolution du prix du gaz relié à celui du pétrole qui a fortement augmenté.

Et l'annonce de 10% était factice et Fillon aujourd'hui veut apparaitre pour celui qui a fait baisser le pris à  la compagnie Suez dont l'état est encore actionnaire à 37,5 % du capital.

Mais plus grave encore, cette décision du conseil d'état aurait pu être évité si le gouvernement aurait légiféré à temps pour le calcul du prix du gaz en le sortant de celui identique au prix du pétrole.

Il ne l'a pas fait et pour cause, il attendait du conseil d'état sa décision pour apparaitre pour le chevalier blanc.

Il  est inadmissible que le prix du gaz soit encore corrélé à celui du pétrole dont on sait le rôle joué par les majors, dont total, pour augmenter les prix du brut, prix du brut, qui, augmenté de diverses taxes gouvernementales est devenu un impôt qui ne dit pas son nom et dont le gouvernement Sarkozien ramasse le denier du vol en ce moment.

Ainsi, par les tripotages sur les prix, les actionnaires de Gdf-Suez auront ramassé le pactole au dépens des usagers qui, avant dépendaient, d'EDF-GDF et voyaient leur facture de gaz ne pas subir les hauts dividendes des voleurs du Fouquet's.

Notons enfin que depuis 2000 de l'indice 100 nous sommes passé à l'indice 168,5 en 2011.

Depuis ce temps, le PDG Mestrallet  du Groupe Suez devenu GDF-Suez privé s'est payé un salaire mensuel de 1 016 667 euros.

Evidement pour que ce Monsieur et la ribambelle d'actionnaires qui ont senti bon la privatisation de GDF, il faut toujours augmenter les tarifs pour que l'oseille rentre dans les portefeuilles de ces nantis.

En 2012, il faudra renationaliser le gaz sans contreparties et indemnités pour ces profiteurs  et baisser les tarifs.

 

Bernard  LAMIRAND

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Décembre 2011

Photo0023-copie-1.jpgLA RETRAITE : UN ENJEU DES PRESIDENTIELLES

Le programme partagé du Front de Gauche présente des propositions qui permettent d'envisager le devenir du système mis en place à la libération par Croizat alors ministre du travail et de la Sécurité Sociale.

Mais ce programme partagé a besoin d'être poussé plus loin.

Que dit ce programme partagé: "Nous rétablirons le droit à la retraite à 60 ans à taux plein (75% du

salaire de référence) pour toutes et tous avec la prise en compte de

la pénibilité de professions particulières donnant droit a des départs

anticipés.

Aucun salarié ne touchera une retraite inférieure au SMIC. Le financement

de la retraite sera assuré en particulier par une cotisation

nouvelle sur les revenus financiers des entreprises au même taux que

pour les cotisations employeurs sur les salaires. L’accroissement du

taux et de la masse des cotisations patronales sur les salaires sera

modulé tenant compte des choix de gestion de ces entreprises. Aucun

recours à la fiscalisation des retraites ne sera opéré pour leur

financement.

Nous voulons réévaluer l’ensemble des salaires et des traitements,

des indemnisations du chômage et des retraites et les indexer sur

l’évolution du coût de la vie".

Ce canevas est une base qui mérite améliorations et précisions.

Sur la retraite à 60 ans: Ce droit doit être précisé par aucun abattement en cas de carrières incomplètes du fait de la précarité de l'emploi et des périodes de chômage.

Le fait que de nombreux jeunes, en raison d'études longues ou encore en raison de la difficulté de trouver un emploi stable (souvent en 20 et 30 ans), plus les périodes de chômage qu'ils auront dans la vie active et celles en dehors des contrats à durée déterminée, (c'est valable aussi en fin de carrière où nombre de travailleurs se retrouvent chômeurs en fin de droits) oblige à préciser que l'ouverture des droits doit se faire à 60 ans, sans référence aux nombres d'années, ou alors en incluant les périodes de chômage non indemnisées et celles de la formation professionnelle dès la sortie de l'enseignement général.

Concernant le financement: il doit être rappelé que le financement repose sur les cotisations du salarié et de l'entreprise à partir de l'assiette salariale et que bien sûr la cotisation de l'entreprise et non patronale (comme il est dit dans le texte du projet partagé) peut être modulée en fonction des choix de gestion.

Il est important aussi, comme le précise le document, de rejeter le financement par l'impôt ou par des taxes genre TVA sociale ou encore par la capitalisation, ce qui n'est pas indiqué.

A ce sujet, concernant la capitalisation, le document est silencieux, je pense que c'est un oubli: il faut dénoncer ces systèmes qui viennent de faire faillite à travers la crise dans les pays où ils ont été appliqués et il faut aussi les rejeter du fait qu'ils pèsent sur les économies nationales à travers des fonds qui détruisent l'emploi et les entreprises pour réaliser des super profits.

Il y a un point ou je suis en total désaccord, c'est la réévaluation des retraites par rapport au coût de la vie. C'est un alignement sur les décisions du décret Balladur de 1993 qui a conduit à une dévalorisation des retraites en les alignant sur les prix et non sur l'évolution du salaire moyen.

Cela a conduit à un décalage important entre salaires et retraites. Je rappelle que les retraites devaient profiter aussi de la croissance et donc de l'évolution des salaires, dont chacun sait qu'il repose sur les luttes, sur l'évolution de la croissance;  et le SMIC , en particulier, est revalorisé en fonction de ces critères.

Dernière chose, le projet doit dénoncer ce qui pourrait se produire si la retraite par points ou par compte notionnels venait à être mis au point comme le réclament des dirigeants d'entreprises mais aussi des experts proches du PS et de la CFDT.

Nous savons, que ces experts planchent actuellement sur une autre forme de retraite que celle qui nous régit actuellement. Cette forme viserait à remplacer le calcul de la retraite sur les meilleures années par un système par point.

Ce système est hasardeux.

Il n'y aurait plus d'âge de départ en retraite fixée légalement par le code du travail disent certains de ces supporters.

Nous quitterions aussi le régimes à prestations définies.

Les points seraient attribués en fonction des salaires pratiqués selon une valeur déterminée en selon la situation financière des caisses, comme pour les retraites complémentaires qui pratiquent cette façon de faire, ce qui conduit le niveau des retraites complémentaires à un alignement sur les conséquences du chômage, de la crise, des manques de recettes.

Bref des prestations retraites aléatoires et modifiables selon la situation des caisses et des rentrées de cotisations.

Pour cela, la valeur du point peut être manipulée comme elle l'est actuellement par les caisses Arco et Agirc avec les patrons et les organisations syndicales réformistes.

Plus le point est cher, moins sera grand le nombre de point attribués pour le calcul de la retraite.

Pour le point donnant droit à paiement de la retraite, celui-ci, pourra ne pas être revalorisé en fonction de l'état des caisses (déficit, mauvais placements financiers etc.) où encore pour réaliser des réserves.

Bref, le niveau des prestations retraites deviendra problématique et le curseur prendra la direction de la baisse programmé.

Nombre de points insuffisants, prix du points de retraite dévalorisé, cela incitera des personnes à reculer d'eux-mêmes l'âge de départ à la retraite et continuer le plus longtemps possible bien au-delà des 60 ans et le tour est joué.

A ce sujet, des études sont faites au niveau de la Communauté européenne pour faire disparaitre cette notion d'un âge de la retraite défini.

Cette formule par points est préconisée par le think-tank socialiste "Terra-nova", par les sociaux libéraux tels  les proches de Hollande, par Thomas Picketty, par la CFDT et par le patronat français.

Récemment, ces systèmes qui existent dans les pays nordiques, du fait de la crise et des pertes de fonds, ont amenés des réductions de retraites considérables pour les ayants droits.

Il me semble donc, que le Projet partagé doit être amélioré sur sa partie retraite.

Il vaut mieux prévenir que de se retrouver, après les présidentielles, avec des projets émanant tant de la droite que de la gauche sociale-démocrate ou encore la CFDT, allant vers une réforme faisant disparaitre un système solidaire et par répartition, qui, malgré le travail de sape mené par la droite et la Medef depuis 1993, garanti à tous français une retraite sûre et durable dés son départ jusqu'à la fin de vie.

 

Bernard LAMIRAND

PCF

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Décembre 2011

me-mumia.jpgMumia Abu-Jamal une grande victoire

Mumia est enfin sorti du couloir de la mort après trente ans dans ces lieux funestes.

C'est une victoire pour tous ceux qui ont agi depuis sa condamnation pour qu'il soit libéré et que soit reconnue son innocence.

Contre également ce déni de cette justice américaine qui l'a condamnée sans aucune preuve et qui a bâti un scénario contre le militant des blacks panthères, le noir, le journaliste.

Nous avons été nombreux dans les années 90 à agir pour sa libération des geôles américaines.

Pour ma part combien de fois j'ai fait signé des pétitions, des appels, des lettres pour qu'il soit libre.

Tous ces petits ruisseaux ont fait cette grande rivière de lutte pour sa libération et obligé les juges à ne pas le tuer.

C'est aussi un formidable appui pour continuer la lutte dans ce pays contre la peine de mort et aussi ailleurs, comme en Chine, où existent des bourreaux.

Au moment où la bonne nouvelle est tombée, j'ai eu une pensée pour celui qui fut un des premiers à agir pour sa libération et à mettre tout son parti à l'action pour le sortir des couloirs de la mort: il s'agit de Georges Marchais.

Il était le président du comité de soutien, il fut en première ligne, n'hésitant pas à s'adresser au Président de la République, aux autorités ecclésiastiques, au gouvernement américain.

Cette victoire est la sienne comme elle la nôtre, nous les communistes, elle est aussi celle de mon journal l'humanité.

Maintenant, il va falloir œuvrer à sa libération: le combat continu.

Libérons Mumia.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Décembre 2011

firebolt eclair de feu harry potterMITTAL DEHORS !

Aujourd'hui se déroule une grande journée de luttes de tous les sidérurgistes de l'Europe et c'est un rayon de soleil qui pénètre enfin dans l'univers de cette industrie plombé par les méfaits de ces maitres des forges.

En son temps, j'avais dénoncé cette opération financière qui a permis à l'hindou  Mittal et sa famille de s'approprier l'industrie sidérurgique européenne et en particulier le groupe Arcelor.

Cet aventurier s'était introduit dans l'acier mondial en rachetant des entreprises, parfois pour le franc symbolique, souvent avec l'encouragement des gouvernements notamment dans les pays ex-socialistes où il récupérera des complexes sidérurgiques pour une bouchée de pain.

Il s'est fait ainsi une fortune colossale, a bénéficié des aides des gouvernements européens, dont le nôtre, et a supprimé plus de 30000 emplois depuis 2006 comme l'indique Philippe Verbèke CGT coordinateur syndical pour la France.photoliegedec20111

Qu'est devenue cette sidérurgie européenne, si forte dans les années d'après guerre ?

Elle est en voie de démantèlement complet.

Aucun pays n'y échappe.

Pourquoi ?

Pas parce que les peuples auraient moins besoin d'acier !  Non, simplement parce que ce qui compte c'est la rente et ce maitre des forges, actuellement, tout en mettant les sidérurgistes au chômage réalise des profits énormes en temps de crise.

Il les réalise en coulant moins d'acier en Europe et plus ailleurs.

Nos gouvernements restent totalement frappés de paralysie devant ce qui se trame et qui apparait comme un véritable abandon industriel de la sidérurgie en Europe.

Cet abandon industriel a ses origines.

Tout s'était accéléré à partir des années 1970/1980 avec des plans aciers détruisant des quantités d'installations sidérurgiques en Europe et sous couvert de la Communauté Européenne avec le sinistre Comte Davignon, commissaire européen à l'industrie, auteur des projets de réduction des capacités pour redonner de la rente au capital sidérurgique.

L'Europe était déclarée en état de crise manifeste, des luttes énormes se sont déroulées alors et notamment en France en 1979 et en 1984 pour s'y opposer. Le gouvernement Giscardien a été acculé à payer des départs en retraite à 50 ans par une convention sociale pour casser une lutte qui visait à maintenir et moderniser la sidérurgie Française.

La nationalisation en 1982 de l'acier français n'a été une entourloupe et rapidement fut décidée la fermeture totale des sites de Longwy puis de Denain et ensuite d'autres installations sidérurgiques dans le pays et enfin une réorganisation européenne, prélude à l'accaparement par Mittal des bons morceaux pouvant rapporter gros à ce maitre des forges.

Comme membre du Comité consultatif du charbon et de l'acier (CECA) j'ai souvent eu l'occasion de m'opposer à ces mesures qui détruisaient le potentiel de l'acier Européen.

Davignon me répondait, à cette époque, que c'était une restructuration nécessaire pour préserver le potentiel industriel européen de l'acier, c'était aussi l'objectif des fondateurs de la CECA, rappelons le plan Schuman, qui voyait, par une sidérurgie européenne, la fin des conflits meurtriers qui avaient opposés la France et l'Allemagne et un avenir radieux pour l'acier européen.

La CECA allait sauver l'acier et permettre un harmonieux développement disait Schuman en 1951; aujourd'hui on sait ce qu'il en advint..

Maintenant la sidérurgie européenne est un véritable champ de ruine et l'arrivée de Mittal, ce flibustier de la finance et de la rente, n'a fait qu'aggraver la situation au point que maintenant pour maintenir son dividende à un haut degré, il fait comme les maitres des forges du temps du plan Davignon, il raréfie la production d'acier en fermant des installations, en mettant les salariés en chômage, en arrêtant le robinet de l'acier dans les aciéries européennes et françaises pour augmenter la production d'acier là où les profits sont plus juteux par une main-d'œuvre presque gratuite dans les pays émergeants.

En France, il est entrain de parachever, les objectifs du Plan Davignon, qui, en 1979, considérait que la sidérurgie lorraine n'avait plus aucun intérêt et après la fermeture de Gandrange se profile celle de Florange et d'autres suivront si ce "Mittal" n'est pas mis hors d'état de nuire.

Ce fut donc un crime politique qu'ont commis les gouvernements quand ils ont remis entre les mains de cet aventurier l'acier français et en particulier ce ministre de l'économie et des finances, le dénommé Francis Mer, quand il laissa racheter le groupe Arcelor par cet individu.

On me rétorquera que c'est  la loi du marché libre et non faussé, une loi qui a été établie par les amis de Francis Mer et de Chirac, par les amis de Sarkozy.

Il est temps de remettre d'aplomb la sidérurgie européenne, à commencer par celle de la France, qui, à cette allure là, celle de tout balancer à la ferraille, risque demain de toucher les derniers sites encore en marche comme celui de Dunkerque ou celui de Fos, car pour les marchés, demain, ces installations devront être, elles aussi, avalées par le trou noir du profit maximum.

Quand je dis Mittal dehors ! Cela veut dire que la France et l'Europe doivent prendre des mesures immédiates pour mettre sous séquestre toutes les installations sidérurgiques et déposséder sans frais et ni indemnités ce profiteur.

Bernard LAMIRAND Ancien responsable CGT de la Sidérurgie

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Publié dans #syndicalisme

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Publié le 6 Décembre 2011

Mardi 6 décembre 2011

Ils veulent punir et appauvrir les peuples

pour le bonheur des riches et des marchés

 

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Lundi 5 décembre, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé les vues qu'ils veulent imposer, lors du sommet européen de jeudi et vendredi, à l'ensemble des pays membres de l'UE, ou bien seulement aux pays de la zone euro et aux pays volontaires, c'est selon. On voit déjà poindre les divisions et une UE à deux vitesses. C'est le contraire de la solidarité dont l'Europe a besoin pour sortir de l'impasse !

 

Le contenu d'un nouveau traité serait négocié avant fin mars. La question du mode de ratification a courageusement été éludée : évidemment la consultation directe des peuples n'est pas envisagée. C'est inacceptable.

 

A partir du moment où ce traité ne reviendrait pas sur l'indépendance de la BCE, il est clair qu'il ne permettra pas de sortir de la crise. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche proposent une refonte des missions et des statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États. La BCE pourrait ainsi financer directement, par création monétaire, un fonds de développement social, solidaire et écologique européen.

 

Si rien ne change de ce point de vue là, à quoi ce traité va-t-il servir ? A surveiller et punir : sanctions automatiques pour non respect du pacte de stabilité, règle d'or dans tous les pays – dont la conformité avec les traités serait vérifiée par la cour de justice européenne – et remise en cause des prises de décisions à l'unanimité. Autrement dit, le couple Sarkozy-Merkel veut mettre tous les pays européens aux pas, et graver l'austérité dans le marbre.

 

Le PCF s'oppose à ces reculs démocratiques et aux saignées sociales qu'ils préparent pour les peuples européens qui en ont déjà assez soupé. Il rappelle que si les traités doivent être revus, c'est en ayant pour objectifs le plein exercice démocratique et le développement social en Europe, et non l'inverse. La consultation des peuples est une exigence.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Décembre 2011

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Une image significative derrière le préavis se cache le privé

 

En apprenant la semaine dernière que seule la FGAAC CFDT déposait un préavis de grève pour les week-end de Décembre en incluant les fêtes de fin d'année, je m'étais interrogé sur cette vocation tardive de cette organisation syndicale à déclencher des grèves.

Fils de cheminot, attaché au service public, ce préavis m'apparaissait comme un coup bas à l'attachement des cheminots à leur entreprise nationale.

L'annonce que les autres organisations syndicales ne partageaient pas cette décision et qu'au contraire elles désapprouvaient cette action comme contreproductive aux moments des fêtes et au moment où les attaques contre le service public se multiplient, m'amenait à penser qu'il y avait "anguilles sous roche".

D'autant plus que nous apprenions que la première ligne privée en direction de l'Italie allait être inaugurée à la gare de Lyon.

Que tout cela se faisait aussi au moment où d'importantes modifications des horaires se mettent en place le 11 décembre et que derrière cela se précisent des menaces sur le transport par rail des voyageurs par d'autres sociétés que le SNCF.

Sarkozy s'est voulu rassurant par une tape dans le dos, ce matin, à l'inauguration de nouvelles rames à deux étages du RER A - une ligne du transport ferroviaire francilien-  en vantant les mérites des cheminots;  mais chacun sait que les promesses et les égards envers les salariés de la part de Sarkozy ne sont que bluff et on l'a vu lors de la réforme des retraites et du service minimum.

Tout un faisceau de faits en cours qui posent la question de manœuvres pour dénigrer la SNCF et préparer la privatisation des lignes usagers devenant clients y compris de TER comme le soupçonnent les cheminots de Picardie, ma région.

Et ce midi, sur la deuxième chaine de télé, nous avons vu un reportage qui tombe par hasard (le hasard quand il est préparé fait bien les choses) du transport des marchandises par voies ferrées tenues par un groupe privé et l'on interroge le conducteur qui se dit satisfait de son boulot dans le privé et la journaliste de signaler que ce qui gêne surtout c'est le statut de cheminot qui permet l'emploi à vie à la SNCF.

Mais que vient faire le pot aux roses la dedans : tout simplement la nomination en même temps de la dame Notat, vous savez l'ancienne secrétaire de la CFDT ( qui avait été huée par les cheminots en 1995 lors de la grande grève pour son attitude passive et qui avait amené de nombreuses démissions d'adhérents à la CFDT) comme chargée de mission par la SNCF pour enquêter sur les nouveaux horaires et les conséquences éventuelles pour des usagers.

Voilà une dame qui n'y connait rien en matière de trafic SNCF qui va enquêter (combien cela va coûter?) sur les cadencements  des trains ; cela sent la manigance.

Je pense que nous avons affaire à un assemblage en cours pour discréditer le service public de la SNCF et le rendre impopulaire.

Les cheminots ont bien saisi la manœuvre en cours en dénonçant ce faux préavis, qui, tout compte fait, sert pour mécontenter des familles au moment des fêtes; c'est un coup en dessous de la ceinture pour la mise en concurrence de la SNCF avec les entreprises privées de transport.

La preuve,  ce matin, le faisceau vient de s'élargir par la publication d'un sondage du CSA pris par téléphone en octobre qui indique qu'une majorité de français se prononceraient pour l'entrée de compagnies privées dans le transport de voyageurs par rail à plus de 70 %, une étude d'ailleurs contradictoire puisque les Français se disent en même temps satisfaits du service de l'offre de transports de voyageurs en train à plus de 60 % du services publics des chemins de fer.

Notat, la CFDT recomposée de la SNCF, quelques médias aux ordres, les groupes privées du rail, les usagers UMP, un sondage qui tombe à pic pour les détracteurs du service public:  voilà le montage.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Décembre 2011

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Ce dimanche 4 décembre, sur canal plus, l'émission de "dimanche plus", Mélenchon a su développer un certain nombre d'idées pour se sortir du guêpier de la crise et des conséquences électorales pour les présidentielles si on se laisse envelopper dans la nasse libérale franco-allemande en cours.

Ce dimanche soir, sur la cinq, Fabius est tombé en plein dedans, et il nous a révélé ce que pourrait être le quinquennat de Hollande.

Un quinquennat de m…

les choses semblent bien arrêtées du côté de l'équipage socialiste concernant ce que le Président fera dés son élection.

Une sorte de "timing" a déjà été prévu.

On se demande à quoi serviront les autres partis de gauche si Hollande arrive au pouvoir.

Fabius eut d'abord comme première proposition, dés la prise de pouvoir et avant les législatives, de mettre en place la parité des salaires hommes femmes. Bonne décision, pourrions nous dire, et qui va dans le bon sens, mais aussitôt assortie d'une contrepartie pour les patrons qui bénéficieront d'exonérations en cotisations sociales que si ceux--ci respectent la parité en matière de salaires.

Une parité maintes fois proclamée et jamais appliquée.

Voilà une décision qui montre à quel point les pratiques précédentes continueront à s'appliquer alors que l'on sait tous que les exonérations de cotisations, qui étaient prévues soi-disant pour donner un coup de fouet à la création d'emplois, n'ont rien créées du tout sinon que de plonger dans la trappe à bas salaires autant les hommes que les femmes en dessous de 1 smic et demi.

Dans cette trappe à bas salaires tombent aujourd'hui non seulement les salariés sans formation mais aussi les plus qualifiés.

La deuxième proposition que Fabius prépare pour Hollande, c'est le maintien du même nombre de fonctionnaires, donc l'acceptation des suppressions d'emplois depuis que Sarkozy a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite. C'est du joli pour tous ces fonctionnaires qui n'arrivent plus à faire fonctionner les services publics dans de bonnes conditions. Et, nous dit-il, s'il faut relever les effectifs de la police nationale et de l'éducation nationale, il faudra faire alors des coupes sombres dans d'autres services publics, tels ceux de Bercy.

Le tout prétextant la dette comme excuse. Je dirai comme diversion quand on a pas le courage d'affronter le capital.

Et le clou de l'interview nous sera asséné concernant cette dette, car selon Fabius, il ne peut plus être envisagé des propositions et de tenir tous les engagements du projet socialiste (une paille) parce que la crise et l'endettement deviennent la priorité.

Le syndrome Grec à la Papandréou apparait.

Bientôt, ces socialistes vont nous dire qu'il faudra travailler jusque 70 ans pour payer les frasques bancaires.

Et l'intéressé de nous délivrer  que l'Allemagne était dans le vrai et qu'il ne fallait pas être germanophobe (qui l'est ?). Là il tombe à pied joint dans les vociférations de la droite pétainiste. La seule erreur de Merkel c'est  qu'elle ne veut pas que la banque européenne (BCE) prête de l'argent nous dit-il comme si toute la politique allemande serait anticrise et bienfaitrice (l'enquête de l'huma démontre que les allemands subissent de plein fouet l'hégémonie du capital financier).

Ce discours range au placard toutes dispositions sociales et de relance par les salaires et l'emploi pour rembourser la dette des profiteurs et spéculateurs que  Fabius à aucun moment ne qualifia.

Fabius, ne fit jamais part d'une vraie politique de gauche, celle se sortant des anciennes formes de la gauche plurielle ou de celle plus ancienne de Mitterrand, où les socialistes gouvernèrent pour les intérêts de la rente et contre les salaires par des plans de rigueur et de destructions industrielles comme celles de la sidérurgie, de la navale, de la machine outil ou encore du textile .

Mélenchon, hier midi, était bien le seul à présenter des solutions nous sortant de la crise par le haut.

Le pic de l'intervention de Fabius vint à la question posée par la journaliste Anne Sophie Lapix de savoir si le candidat Hollande ferait alliance au second tour avec Bayrou et la réponse très balancée de Fabius fut de dire que ceux qui appelleront au second tour à voter Hollande peuvent faire partie du gouvernement futur.

La boucle était bouclée: le PS retrouve ses vieux démons de la troisième force *

Quand à Mélenchon, pour Fabius, Mélenchon appellera de toute façon à voter Hollande pour battre Sarkozy.

Pourquoi s'en faire, pour Fabius la piétaille du Front de gauche suivra docilement.

Vraiment les choses sont mal engagées et pour l'électeur communiste que je suis, celui qui a été roulé dans la farine par la gauche plurielle avec le sieur Hue, de remettre cela en 2012, en plus avec Bayrou est insupportable.

E t pourtant, c'est le scénario qui se prépare avec cette satanée élection présidentielle qui oblige au vote pour le second tour de choisir un homme dont on apprécie pas ses projets.

La question pourrait être du même coup réglée en choisissant dés maintenant l'abstention considérant qu'il n'y à rien à tirer de cette élection.

Peut-on figer les choses ainsi ?

Les socialistes dans ce scénario n'ont pas la partie gagnée, Sarkozy non plus, et celui-là il vaudrait mieux qu'il soit battu de toute façon;  mais que pouvons nous faire, pour d'ici là, faire bouger les lignes comme on dit pour qu'il en soit autrement que ces scénarios frelatés ?

Tout simplement par le rapport de force, par une dynamique du Front de Gauche animé par les communistes avec leurs identités et leurs forces qu'ils  se doivent de jeter dans la bataille.

Mélenchon a été choisi par la majorité des communistes, je n'en faisais pas parti, mais maintenant les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat disait Aragon.

Les débats citoyens, les luttes dans les entreprises, les propositions à porter auprès de ceux qui souffrent de cette politique et qui veulent en sortir, peuvent faire bouger les choses et un Front de gauche dépassant les 10 voir les 15 %, c'est possible, et c'est autre chose qu'un front de gauche politicien discutant de quelques strapontins le lendemain du premier tour pour apporter son soutien au candidat socialiste au deuxième tour.

Alors là, grâce à ce travail mobilisateur, le parti socialiste devra tenir des engagements autres que ceux que nous avons entendu de la bouche de Fabius ce soir.

Pour cela le PCF doit être à la tête de ce Front de gauche pour  en imposer aux socialistes.

On pourra alors y croire.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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