Publié le 14 Janvier 2012

index-copie-5.jpgAGENCES DE NOTATION : L’ANE ET LA CAROTTE
Ainsi, les agences de notation du système capitaliste viennent de noter la France.
Celle-ci ne peut plus faire AAA elle ne peut que faire AA avant de faire BB etc. 
Nous sommes consigné.
Le capital a trouvé un excellent moyen pour faire pression pour que ses fondés de pouvoir, avec en tête Sarkozy, mettent le peuple à la diète en fonction de son carnet de note capitaliste.
On se croirait revenu à la vieille époque de l’école où l’on décernait le bonnet d’âne à l’élève qui n’avait pas appris sa leçon par cœur, que l’on faisait reculer des premiers rangs jusqu’en bout de classe.
Quelle tristesse, de voir, hier soir, ce ministre de l’économie et des finances se précipiter sur la deuxième chaine pour tenter d’expliquer qu’il n’était pas si mauvais élève que cela et que sa note équivalait à 19 sur 20.
Quel renoncement de ce gouvernement face au verdict de ces aigrefins qui sont les auteurs d’une telle crise et d’un tel endettement.
Quel ridicule de ce Président de la République qui, hier encore, nous disait que toute son action visait à ne pas perdre la bonne note des agences de notation.
Le seul, hier soir, qui est entré en guerre contre ces agences était Mélenchon. Pas Hollande qui s’est tu.
Les autres politiciens versaient des larmes de crocodiles et tout compte fait sont près à s’agenouiller devant le système.
La carotte et le bâton tient lieu de manière de faire.
La carotte (les taux d’intérêt) : c’est vous aurez ou maintiendrez votre bonne note que si vous maniez le bâton capitaliste à bon escient ( prix de la force de travail abaissé).
Personne ne le dit ( si Mélenchon) :  c’est bien une volonté délibéré du système capitaliste de résoudre sa crise systémique. Il faut entrer en guerre contre ces agences dit Mélenchon ; oui, mais plus profondément il faut porter le fer contre ce système qui ne produit plus que de la misère pour les peuples.
Les agences de notations, que personne (sauf les initiés) ne connaissaient auparavant, mais qui agissaient en douce dans les évaluations boursières, dans les politiques des états et sur les questions sociales, ne sont que des outils dans l’attirail capitaliste pour parvenir à remettre le capital à flot pour relancer ses profits (  Marx baisse tendancielle du taux de profit).
Nous sommes bien dans ce que Marx caractérisait comme crise systémique et qui  nous appelle à dépasser ce capitalisme qui, comme Attila, là où il passe avec ses agences de notation laisse que champ de ruines où la belle herbe du social risque de disparaitre.
Oui, il faut encore et encore expliquer que d’autres alternatives existent.
Hier soir, chez Calvi sur la cinq, celui-ci avait invité la cohorte de ses habituels savants économistes, vous savez ces individus qui se croient experts de tous, experts assurément des allées d’un pouvoir ;  y compris cet animateur qui n’invite jamais un marxiste économiste pour porter la contradiction à ces fieffés représentants de l’oligarchie financière.
Tous ces carpettes du capital n’avaient hier soir qu’un mot à la bouche : austérité.
Tous disaient que pour récupérer la bonne note, le 20/20,il fallait baisser les salaires et ces discours ne pouvaient que retentir dans les méandres des sinistres couloirs du Medef, où, depuis longtemps déjà, l’on projette de faire disparaitre le code du travail , les conventions collectives, bref revenir à l’âge de pierre social, pour simplement redonner le pouvoir au patron de décider des salaires à l’entreprise.
L’aveu venait hier soir de cette bande de « salopards » du capital quand ils rappelaient les instruments des agences de notation : dette de l’état, situation politique, capacité à maitriser les coûts sociaux, aptitude à dépasser les règles démocratiques pour imposer des gouvernements autoritaires dit techniques comme ceux mis en place en Italie et en Grèce avec les banquiers de Goldman-Sachs.
Aucun d’entre eux, évidemment, ne proposait de s’en prendre au coût du capital, ses profits exorbitants de ces dernières décennies, sa spéculation financière, ses subprimes américaines, ses fonds de pensions qui tuent les entreprises quand cela ne rapporte pas assez de profit.
Hier soir, toutes les paillasses gouvernementales faisaient peine à voir, ils étaient là à expliquer que tout compte fait la mauvaise note était salutaire, qu’il n’était pas question d’un nouveau plan d’austérité. Mais que font-ils sinon que de le mettre en place en sourdine par une succession de nouvelles mesures comme cette TVA antisociale !
La dernière mesure qui vient de tomber est un vrai scandale, celle de ne pas relever la petite épargne des gens modestes comme elle devait se faire par rapport aux indices qui obligeaient à un relèvement automatique. Pendant ce temps là, ces gouvernements des riches laissent faire les banques qui ont reçu la manne de la banque centrale européenne à des prêts à taux presque nuls et qui prêtent ensuite aux particuliers avec des intérêts dépassant largement les 5 % . La note des agences, d’ailleurs, leur laissent la possibilité de faire davantage glisser leur taux d’intérêts vers des crans supérieurs.
Bande de voleurs.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Janvier 2012

Standard-plus-fort-SVP.jpgL'espérance de vie des pauvres a chuté en Allemagne depuis 10 ans
L'espérance de vie des Allemands aux revenus les plus faibles a fortement chuté depuis dix ans,
selon des chiffres du gouvernement fédéral publiés lundi.
Alors que l'espérance de vie moyenne continue d'augmenter en Allemagne, celle des personnes aux
revenus les plus faibles est passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2010, selon ces chiffres
officiels, obtenus et publiés par le groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke, après une
question écrite au gouvernement. Dans les anciens länder d'Allemagne de l'Est, la chute de
l'espérance de vie des petits revenus - ceux qui touchent moins des trois quarts du revenu moyen -
est encore plus marquée : elle passe de 77,9 ans à 74,1 ans, sur la même période. L'Allemagne est le
pays européen qui compte le plus d'habitants âgés de plus de 65 ans (20,6%), selon Eurostat. L'âge
de la retraite va y passer graduellement de 65 à 67 ans. Les chiffres publiés lundi montrent aussi que
seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à
cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Selon M. Birkwald, ces
chiffres signifient que l'augmentation de l'âge de la retraite "ne représente rien d'autre qu'un grand
plan de réduction des retraites qui touche avant tout les plus faibles revenus et ceux qui occupent les
emplois les plus pénibles".
Source et suite : http://www.skynet.be/actu-sports/actu/monde/article/832277/esperance-vie-des-pauvres-chute-allemagne-depuis-ans?new_lang=fr
NDLR : Ne pas oublier qu’à la chute des pays socialistes, l’espérance de vie a déjà
considérablement chuté dans tous ces pays là.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Janvier 2012

DROIT DE REPONSE A MONSIEUR PECRESSE DES ECHOS CONCERNANT SON ARTICLE "LA FIN DU MODELE SOCIAL".

Votre article paru dans le quotidien économique « Les Echos » a retenu toute mon attention.
J’utilise un droit de réponse en qualité de Président du Comité d’Honneur Ambroise Croizat car vous mettez en cause cette construction sociale incomparable.
A toutes fins utiles, je rappelle que Monsieur Ambroise Croizat, ministre du travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947, fut l’artisan principal de la mise en place concrète de la décision du Conseil National de la Résistance de doter la France d’un système de Sécurité Sociale solidaire et par répartition.
Monsieur Pécresse, vous dites dans votre intervention, je vous cite : « En ce début 2012, notre modèle social n'a jamais été dans une situation si paradoxale : très fort et très fragile à la fois. Un colosse aux pieds d'argile ».
Il est très fort parce  que sa raison d’être était à sa création : « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ». C’est cela qui est constitutif d’un droit submergeant toutes les considérations précédentes donnant priorité à la rentabilité du capital dont vous ne faites pas mention comme responsable principal de l’état déficitaire des caisses.
A cette époque, Monsieur Pécresse, on ne parlait que d’un droit inaliénable d’être en bonne santé le plus longtemps possible en disposant des moyens médicaux les plus performants et d’avoir enfin la jouissance d’une retraite pleine et entière.
Et cela a été possible dans un pays complètement détruit par la guerre et ne disposant pas des richesses et des infrastructures d’aujourd’hui.
C’est que l’économie était à la disposition du plus grand nombre et les résultats du travail servaient  en priorité à satisfaire des besoins sociaux tels la santé, la retraite, les allocations familiales, les accidents du travail.
Cette fragilité, dont vous faites mention, n’est-ce-pas celle provenant de ce travail de sape, engagé depuis les ordonnances du général de Gaulle en 1967, en passant par les décrets Balladur en 1993 et les lois Fillon des années 2000/2010 grignotant ou dépeçant des droits et des conquêtes pour satisfaire les profits de quelques-uns ?
Fragilité oui, quand ce système est amputé volontairement de cotisations sociales quand une partie importante de la rémunération a été sortie de l’assiette salariale à l’exemple des primes d’intéressement et de participation  et que dire des exonérations de cotisations dites patronales qui dépasseront en 2011 la somme 32 Milliards d’Euros alors qu’elle devait servir à améliorer l’emploi.
De quoi remplir chaque année les caisses de la Sécurité Sociale et d’éponger ce déficit qui provient essentiellement de ce que je viens de souligner et aussi de l’abaissement des salaires, de qualifications non reconnues et donc mal payées, et surtout du chômage et de la précarité de l’emploi avec des salaires abaissés que le patronat cherche d’ailleurs à aligner sur ceux pratiqués dans des pays où les droits et conventions collectives n’existent pas ou ont disparus.
Vous indiquez, je cite encore : « Grâce à ce « moins mauvais » pilotage du système social, 11 milliards ont pu être économisés dans l'assurance-maladie depuis 2008, le déficit des hôpitaux a été réduit d'un tiers... ». Ce n’est pas ce que le législateur de 1945 prétendait faire quand il voulait que tous les français, quelque soit leur situation, aient droit à tous les soins en tant que citoyens.
En effet, les français ont a souffrir de ces ponctions financières que vous soulignez comme un bienfait mais qui fragilisent de plus en plus leur santé.
Les dispositions prises ces dernières années heurtent de plein fouet les familles modestes et la presse ne manque pas de signaler ces derniers temps le fait qu’un nombre important de français renoncent à se soigner et certains se retirent des mutuelles devant le coût de la cotisation et d’autres retardent des examens et des actes chirurgicaux pourtant urgents qui peuvent mettre leur vie en danger.
Non, il n’est pas normal que le bien être des gens passe après le bien être des dividendes, car monsieur Pécresse, il s’agit de cela. L’idée d’une TVA sociale remplaçant les cotisations sociales de l’entreprise, et non de l’employeur comme il est si souvent fait mention, a ce seul but : en finir avec ce que vous appelez la fin du modèle social. Si demain le financement ne repose plus sur la cotisation du salarié et celui de l’entreprise, nous savons tous que notre protection sociale sera livrée aux charlatans des assurances privées et nous retrouvons les vieilles formes des assurances sociales d’avant guerre : celle qui avaient fait faillite, pendant l’occupation, sous Pétain.
Et puis cette proposition de qui émane t’elle ?
 Elle émane du Medef qui s’est félicité de cette décision du Président de la République. Elle est d’ailleurs en parfaite concordance avec une demande de l’ancien vice-président du Medef, Denis Kessler, qui, dans un article dans une revue économique, lui suggérait en 2008, je le cite : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
Le financement a été l’élément principal de la réussite de la mise en place de la Sécurité sociale par Ambroise Croizat parce que ce financement reposait non sur l’impôt mais sur les cotisations des salariés et des entreprises.
l’impôt a été appliqué dans d’autres pays et nous en savons les conséquences : les systèmes privés sont à nouveau en place et les inégalités devant la maladie et sur les ressources des personnes âgées en retraites amènent ceux frappés par ces inégalités dans la pauvreté, comme avant la guerre, quand les vieux devaient faire l’aumône auprès de leur famille ou à des œuvres charitables.
Je pourrai  vous rappeler les raisons qui ont permises à ce que les travailleurs aient le dernier mot sur leur protection sociale, je me contenterai de vous replacer dans le contexte politique de l’époque : le patronat en 1945 était totalement discrédité par sa collaboration avec l’ennemi et il ne pouvait peser sur le débat portant sur la création de la sécurité sociale et de son financement et la CGT représentant plus de 5 millions d’adhérents et le parti communiste était le premier parti de France approchant les 30 % de voix à l’élection de l’Assemblée Constituante.
Le patronat, Monsieur Pécresse, depuis, a toujours voulu sa revanche.
L’idée de charges insurmontables est dans tous ces discours, sauf que ces charges ne sont que le prix de la force de travail : cela fait partie du salaire qu’il soit direct ( le net) ou indirect par le biais de la retraite et des remboursements de l’assurance maladie ainsi que les allocations familiales.
C’est  toujours en terme de charges que le patronat parle de ces dépenses pour la maladie, la retraite, les allocations familiales et même les accidents du travail dont il voudrait bien limiter le recours sa cotisation.
C’est faux et les véritables charges qui pèsent sur les entreprises, ce sont les intérêts et agios payés aux spéculateurs ainsi que les dividendes records que s’octroient les actionnaires.
Oui, ce système solidaire est un ultime rempart quand les français voient leur situation sociale se dégrader et vous avez raison de souligner à quel point cette sécurité sociale a été un amortisseur de la crise de 2009 et en ce moment elle est une aide à tous ceux qui souffrent des plans d’austérité.
Alors ne parlez-pas de fin de ce modèle social. Ne mêlez pas votre voix à ces sombres diagnostics de ceux qui ont tout intérêt à ce que la Sécurité sociale croule.
Vous ne vous amarrez, tout compte fait,  qu’à la dialectique patronale  pour fustiger ce que représentent ces droits sociaux incomparables qui sont l’honneur de notre pays et des points de repère pour une véritable sécurité sociale universelle dans le monde, où plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim et du même coup de maladie qui pourraient être évités si une vraie protection sociale comme la nôtre serait à leur disposition. Par contre les coûts incalculables de la spéculation et de ses conséquences sur l’endettement de la France, vous n’en parlez pas, et pourtant c’est la cause essentielle des déficits publics, et au lieu de vous appesantir sur les charges que représentent la protection sociale, peut-être faudrait-il que vous ayez un regard sur les profits réalisés dans les grands groupes industriels et financiers qui ne sont pas remis dans le circuit productif.
Pourquoi pas organiser une solidarité active pendant ces temps de crise, celle des capitalistes qui pourraient remettre en cause leur part dans la valeur ajoutée, qui, en 20 ans, a augmenté de plus de 10 % au détriment de la part revenant aux salariés ?
Des sommes colossales ont été amoncelées ainsi dans le porte feuille de quelques nantis.
Vous parlez d’un déficit chronique, je vous conseille de rechercher les raisons non pas dans ce que vous appelez les charges sociales mais bien dans ce qui a été repris par le patronat en matières de financement et la TVA sociale qui n’est ni plus ni moins qu’un moyen pour réduire à nouveau la part de l’entreprise dans la financement de la sécurité sociale et de faire supporter la différence par les salariés.
Oui, Monsieur Pécresse, ce qui se passe actuellement c’est la volonté de dynamiter le système de protection social français pour le remplacer par des assurances privées qui, d’ailleurs, ne se privent pas de dire qu’elles sont une alternative , certainement comme celles à l’américaine, où tout le monde n’est pas mis sur le même pied d’égalité mais plutôt sur la valeur de son compte en banque.
Vous avez ouvert ce débat, je tenais à vous faire part de ma totale désapprobation sur ce travail de sape engagé contre la Sécurité Sociale.
Monsieur Pécresse ,la santé de nos concitoyens  n’a pas de prix et il serait funeste de contribuer à ce qu’il n’en soit plus ainsi.

Bernard LAMIRAND
Président du Comité d’Honneur Ambroise Croisat

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Janvier 2012

1187282-1335514.jpgJack Ralite vient de refuser la légion d'honneur cliquez.  

.

Il cite sa venue à Usinor Dunkerque dans les Hauts-Fourneaux: c'est moi qui l'ai accueilli avec le syndicats. Je me souviens de ce moment fort vécu avec les fondeurs, eux qui avaient les pires conditions de travail, un lieu où la mort rodait sans cesse à cause des risques d'explosion de la fonte ou encore à cause des risques de gaz.

Moment extraordinaire d'un grand débat pour la cinquième équipe que quelques mois plus tard, je signais à paris au nom de la FTM CGT.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Janvier 2012

09-10-09-sarkozy-gandrange.jpg

La Jeanne d’Arc de l’Acier (Sarkozy) n’a pas libéré Gandrange lors de sa chevauchée en Lorraine.  (Bernard Lamirand)

En passant par la Sidérurgie avec mes cabots (bis)
Rencontrais trois Gandrange, avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Rencontrais trois Gandrange avec mes cabots (bis)
Ils m'ont appelée "casseur", avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Ils m'ont appelée "lâcheur", avec mes cabots (bis)
Je ne suis pas si lâcheur, avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Je ne suis pas si lâcheur, avec mes cabots (bis)
Puisque Mittal m'aime, avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Puisque Mittal m'aime avec mes cabots (bis)
Il m'a donné pour cadeau avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes sabots

Il m'a donné pour cadeau avec mes cabots (bis)
Un bouquet de billettes d’acier avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Un bouquet de billettes d’acier avec mes cabots (bis)
Je l'ai planté dans l’aciérie avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

Je l'ai planté dans l’aciérie avec mes cabots (bis)
S'il fleurit je serai métal avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

S'il fleurit je serai Mittal, avec mes cabots (bis)
S'il y meurt, je perds la Lorraine avec mes cabots dondaine
Oh, oh, oh ! avec mes cabots

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Janvier 2012

gav-pres-copie-1.jpgEXTREME DROITE:   VIEIL AVATAR OU  RAVALEMENT DE LA FACADE ?
Depuis les années 1980, l'extrême droite a repris une certaine consistance dans notre pays.
Historiquement, elle remonte au 19eme siècle et sa présence varie en fonction des situations politiques, économiques et sociales.
Elle n'a pas changé sur le fond, elle reste toujours capable, à un moment donné, si la situation le permet, de renouer avec les formes les plus extrêmes de la droite.
La bête immonde (voir Berthold Brecht) peut renaitre de ses cendres, dans des moments difficiles : un incendie, qui , dans les années 1930, nous amènera aux pires choses que peuvent produire des êtres humains quand ils perdent toutes idées civilisatrices.
C'est donc un phénomène qui peut se reproduire en France,  mais aussi dans d'autres configurations à peu près identiques qui se développent en Europe et aux Etats-Unis avec le TEA Party.
Que se passe t'il pour que des personnes en viennent à  se jeter dans les bras de cette extrême droite alors qu'ils ont connu ou entendu parler des tortures pendant l'occupation et en Algérie et des camps de la mort où juifs, tziganes, communistes et bien d'autres furent éliminés?
En dehors d'un fond  très réactionnaire, qui existe dans notre pays depuis le (voir extrême droite wikypédia) 19eme siècle, on peut s'interroger sur les résurgences actuelles.
C'est un regard qu'il faudrait  porter plus attentivement sur l'état de déception politique actuelle qui se développe du fait l'idéologie dominante : crise systémique du capitalisme, chacun pour soi avec le libéralisme destructeur de toutes valeurs collectives, destruction de valeurs sociales etc.
Le chômage de masse, par exemple, variable d'ajustement à la crise durable du système capitaliste, créé des troubles, des peurs, pouvant entrainer à l'égarement sur les causes réelles
Ce chômage produit en particulier un sentiment d'abandon pour les couches les plus défavorisés.
La disproportion de revenus entre les classes les plus aisées et les classes populaires(Entre 1998 et 2008, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l’ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 %.)  amènent aussi une sorte de colère rentrée face à des fortunes scandaleuses qui s'étalent tous les jours dans les médias alors qu'à l'autre bout les gens s'appauvrissent de plus en plus.
En France, pendant tout un temps, le PCF apportait une vraie alternative avec de l'espoir et un changement possible:  l'affaiblissement  du PCF laisse un trou béant et une désespérance qui peut entrainer des gens dans des réflexes de haine contre des boucs émissaires, vus comme responsables de tous leurs malheurs.
Ces retours à l'intolérance trouve son débouché dans la haine, le racisme, la xénophobie: ces sentiments méprisables sont travaillés par les "droites" en ce moment.
Peut-on voir se rééditer les errements qui ont conduit au fascisme et à la solution finale nazie ?
Il faut être prudent.
L'on dit que l'histoire ne se répète pas;  mais on pourrait rajouter qu'elle peut, sous certains aspects, bredouiller et reprendre des thèmes conduisant à des attitudes de rejets de populations, d'absolutisme et de stigmatisation.
C'est plutôt cela en ce moment.
Cette extrême droite tente de se refaire un nouveau visage , de dissimuler l'ancien sous un verbiage social, comme elle a pu le faire, hier, sous d'autres situations politiques.
Quelle est cette extrême droite aujourd'hui ?
Ce phénomène, cette réapparition, s'incruste dans la désespérance, le manque de perspectives à gauche, la corruption régnante dans la classe dominante, une Communauté Européenne aux mains des financiers qui sacrifient les intérêts nationaux , notamment le devenir industriel, pour ne prendre que cet exemple.
En son sein, c'est d'abord une partie de la droite conservatrice qui réagit pour défendre ses privilèges et devient de plus en plus réactionnaire. Celle-ci agit, face à une crise durable qui l'entraîne à chercher des issues pour apaiser ses propres craintes devant les gâchis financiers actuels qui la touche particulièrement (pour la partie la plus exposée aux risques financiers).  C'est alors la recherche d'issues vers une droite extrémiste. Mais c'est aussi des travailleurs, rendus fragiles par la crise, ne le nions pas, dépolitisés par la guerre idéologique de l'adversaire de classe, qui succombent aux sirènes lancées par les tenants de l'extrême droite en France: le Front National.
Peut-on alors simplement s'en tenir à son identité passée et ne reproduire que des alertes antifascistes classiques ?
Le changement de style du front national, vise à éviter les excès ( les petites phrases assassines) dont usait si facilement Le Pen, et à cibler encore plus systématiquement les ouvriers et les employés, les jeunes.les femmes.
Ce ne sont que quelques accommodements.
Mais surtout pas d'un changement d'orientation de ce groupe d'extrême droite mais d'une opération  manœuvrière pour tromper les français et en particulier les salariés en usant de tous les registres : populisme, nationalisme, démagogie politique et sociale, ce qui,  fondamentalement est bien dans la manière du fascisme.
Ce qui se passe actuellement en Hongrie avec un gouvernement d'extrême droite qui met en place un nationalisme des plus venimeux et par une nouvelle constitution qui détruit les fondement de la république pour un système, qui pourrait rebasculer vers le fascisme comme pendant la deuxième guerre mondiale avec Horthy.
Elle est en capacité, cette extrême droite, si la crise devient continue et permanente avec un chaos social, de faire resurgir des solutions fascistes.  Et elle peut avoir aussi, sur une base de droite extrême, un visage avenant, pour travailler sa propre définition des problèmes de société (autoritarisme, anti syndicalisme, anti-avortement, fondamentalisme, punition et peine de mort avec retour à la conception (travail famille patrie) repliement sur les frontières nationales et en stigmatisant tout ce qui pourrait concourir à la prise de conscience de classe et au dépassement d'un système capitaliste.
Cette extrême droite sait se parer pour s'exhiber dans la crise actuelle économique et sociale et porter les poisons de la haine.
Cette extrême droite fonctionne toujours avec son temps, ne l'oublions pas dans notre propre analyse, avec les faits de société qu'elle peut travailler et à l'intérieur, dans ce  capitalisme, qu'elle ne rejette pas : et en ce moment elle s'en nourrit pour des retours en arrière dangereux vers une sorte de néo-pétainisme.
Elle a aussi le dédain des autres peuples, de l'internationalisme, des échanges qu'ils soient économiques, sociaux, écologiques.
Elle est en elle-même, une sorte de communautarisme, qui isole, qui aliène, qui enferme l'individu et elle est aussi culpabilisatrice que ces mouvements religieux qu'elle prétend combattre (islamisme essentiellement)  au nom de la chrétienneté. Elle cherche à dévoyer des jeunes en recherche d'avenir dans des mouvements catholiques d'extrême droite.
L'extrême droite à toujours besoin de trouver des forces conservatrices et obscurantistes pour travailler à ce qu'aucune vraie alternative se dégage, notamment dans cette crise, dont elle est la progéniture, avec le Front National, que l'on peut gratifier d'être son âme damnée.
Cette extrême droite française  est le fruit avarié de ces périodes difficiles de la République et nous savons, qu'en ce moment, la République traverse un moment difficile avec des rouages qui ne permettent pas au peuple de s'exprimer et de prendre ses responsabilités avec cette cinquième république détestable.
Alors, s'attaquer au Front national, en restant qu'avec des arguments datant d'une autre période ne suffit pas, pour autant que cela a suffit ces derniers temps  pour démasquer la vilainie qui se cache derrière le visage affable  et enjouée de sa nouvelle colporteuse française, la fille Le Pen.
Cela dit, relativisons la présence de ce "Front national", il trainaille entre 10 et 17 % ( son meilleure score aux présidentielles 2002), son nombre d'adhérents reste limité, certes c'est encore de trop, mais il n'arrive pas à compter plus sur le plan national, sauf si la droite classique lui emboite le pas et c'est là le danger avec le pétainisme sarkozien qui s'est défroqué de ces dernières loques gaullistes, un Sarkozisme qui avec ses hommes liges n'hésitent pas à flétrir l'immigré, le rom, à traiter de fraudeurs des gens malades, à interdire la rue aux sans toits et SDF etc.
Une droite conservatrice et autoritaire est en germe actuellement et c'est cela la menace.
Sur quoi s'appuie cette droite en pleine recomposition après la phase gaulliste achevée , sinon que sur un malaise général des populations, qui ne trouvent plus de réponses à leurs problèmes avec les institutions politiques: 5eme république, Constitution européenne autoritaire et maitrisée par les financiers, technocratie bruxelloise etc.
Ce malaise général se voit aussi et se vérifie dans le manque de perspectives politiques à gauche et  d'unité syndicales à la hauteur de l'enjeu.
Un sentiment d'une société bloquée, d'injustices grandissantes, d'un système auquel on a aucune prise pour le modifier ou le changer, voilà ce qu'il faudra savoir dépassé et la gauche ne peut être celle qui accompagne ce libéralisme destructeur de droits et de valeurs humaines.
Les abandons sociaux démocrates en rajoutent.
Les interventions de l'oligarchie financière remplacent alors les dirigeants politiques par des financiers à leur botte.
Ce manque de démocratie est évident, il grandit en ce moment avec des décideurs qui n'en ont rien à faire des structures démocratiques comme on vient de le voir avec le non respect du référendum sur le traité européen en 2005, et maintenant avec des banquiers et des financiers que l'on met à la tête des pays en faisant le bras d'honneur à la démocratie.
L'idée qui est avancée, c'est qu'il n'y a pas d'autres issues que celui du système capitaliste, un système inégalitaire qu'il faut accepter, subir, ou en profiter quand on en a la possibilité individuellement de faire partie de l'élite et de ramasser les dividendes en fonction de l'importance de sa place dans cette société élitiste et préférentielle.
L'extrême droite est en filiation avec ce système malade, le capitalisme et de sa forme la plus travaillée, le libéralisme destructeur social et  de son idéologie du "chacun pour soi", de la domination du plus fort sur le plus faible, de la banque et de la rente comme étendard.
Un Front national redresseur de torts, porte parole attisant les haines pour que le système puisse continuer d'exister, voilà la tâche impartie à ce mouvement. Cela passe par toute une idéologie destructrice de valeurs de solidarité et d'amitié, de camaraderie, j'emploie ce terme très galvaudé ces derniers temps, et je me rappelle cette chanson de Ferrat : "camarades c'est un  joli nom camarade " qui nous rappelait à cette fraternité de classe.
S'attaquer à ces organisations qui s'invitent actuellement dans la boue du système pour mieux tournebouler les peuples nécessitent donc un certain discernement de leur façon de faire.
C'est un véritable combat de classe qu'il faut mener contre elles.
La première chose, c'est d'être là où la souffrance règne, du fait du système, et d'unir les victimes contre celui qui est cause de leur misère: la capitalisme qu'il faut appeler par son nom.
Nous avons donc besoin de militances, d'actions sur les problèmes, d'écoutes de ces souffrances et surtout d'aider les gens à se faire une opinion autre qu'une haine dirigée contre ses semblables, son voisin de palier, celui qui a une couleur de peau différente, celle qui porte le voile, le jeune qui ne cherche pas du travail ou le vieux qui coute trop cher à la société, ou encore le chômeur assimilé à la fainéantise, le fraudeur à l'assurance maladie etc. .
Nous avons perdu le combat idéologique de classe dans les années de plomb, dû à l'effondrement du système soviétique, et ce combat idéologique il faut le reprendre tant sur le plan politique que sur le plan syndical.
Nous avons besoin d'une analyse de classe récurrente.
Il faut reconstruire.
Les lieux de débats s'étaient rabougris, il faut repartir à la source, là où sont les travailleurs, dans les conditions où ils sont exploités ?
Qui trônent dans les entreprises ? Sinon la parole patronale qui s'exprime avec ses mots mystificateurs sur la crise, sur ses considérations de classe devenues paroles d'évangile ;  elle édicte les mots qui conviennent pour noyer la conscience de classe, elle amplifie l'individualisme pour que la parole de l'exploité se perd dans l'anonymat de la solitude.
Nous avons besoin d'une nouvelle bataille des idées.
Elle ne peut être que de classe.
Il faut porter le cheminement de la parole libérant les idées au plus profond des lieux d'exploitation.
Chacun son rôle pour la porter dans ses responsabilités professionnelles, syndicales, politiques, associatives.
Le lieu de travail doit redevenir un lieu de parole, de liberté d'expression, de formulation des idées de solidarité et de fraternité, d'unité face à l'adversaire de classe qui doit être plus clairement identifié.
Démasquer ces organisations qui s'activent actuellement sur le tas de fumier capitaliste nécessitent d'être nous-mêmes et de  les combattre pour ce qu'elles sont.
Mais en dehors de cela, leur programme est bien celui d'une droite conservatrice, d'une droite qui n'hésitera pas à frapper en premier les travailleurs en remettant en cause l'ensemble des acquis sociaux.
Leur programme est caractéristique de cela, tant sur les salaires, la retraite, la durée du travail, les libertés syndicales, les systèmes par capitalisation etc.
Cela passe donc par raviver la parole par les réseaux de militants, les débats, les rencontres en tous lieux et surtout de retrouver de la démocratie sur les lieux de travail et dans les conditions de ces lieux de travail, souvent dispersés et limités en effectifs, où la voix syndicale est devenue parfois imperceptible ou difficile à s’exprimer.
Cela nécessite plus de formation militante, d'information et de débats sur les lieux de travail, des comptes- rendu militants, d'actions sur tels ou tels problèmes surgissant dans la vie de tous les jours.
Bien sûr il faut montrer ce front national pour ce qu'il est, notamment sur le plan social où ce qu'il préconise va à l'encontre des intérêts des salariés mais cela ne suffira pas si nous ne prenons pas en main les souffrances et les vrais réponses à apporter en mouillant la chemise pour qu'elle devienne majoritaires.
Il faut rompre le silence dans les entreprises  ( parler) sur les menées de ce Front National et donnait des arguments aux militants pour affronter toutes les démagogies dont sont capables ceux qui exploitent à leurs profits les misères.
Evidemment il faut cadrer cela avec uns perspective, mais cette perspective elle se découvrira si on remet en route ce qui s'est altérée ces derniers temps : la démocratie au plus près, celle des masses populaires.
Oui il faut s'assigner l'objectif de débarrasser la France et l'Europe de toutes ces résurgences visant à opposer les travailleurs les uns contre les autres à travers des organisations colportant que la haine et la stigmatisation d'êtres humains.
C'est une tâche urgente.
Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Janvier 2012

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Publié le 4 Janvier 2012

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Publié le 4 Janvier 2012

MISSION PACIFIQUE    

 

UN DOCUMENTAIRE DU MOUVEMENT DE LA PAIX

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Janvier 2012

Voilà ce qui arrive quand le marché libre et non faussé fait son oeuvre et son beurre sans tenir compte de la santé des gens.

Comment un tel produit ait pu passer les mailles, certainement ouverte nà tout vent, dans l'environnement médical où il serait bon d'enquêter sur les fortunes dans ce milieu.

Une deuxième affaire après Servier ?

Et d'autres peut-être à cette allure ?

Lire l'article ci joint.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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