Publié le 15 Avril 2012

LE VOTE MELENCHON PLUS QUE JAMAIS

Après le formidable rassemblement à Marseille, devant plus de 120000 personnes enthousiastes à l’idée qu’enfin la vraie gauche est en mesure de jouer un rôle majeur dans une élection présidentielle pour changer la donne et y compris de république, cet après-midi, nous avons eu droit aux rassemblements de la Concorde avec Sarkozy et de Hollande à Vincennes.

Le coté populaire et de liesse que l’on a vu à la Bastille et à Marseille, comme à Lille et à Toulouse, n’était vraiment pas de la partie et tout semblait être réglé comme du papier à musique.

Je ne m’attarderai pas trop sur le candidat de la sociale-démocratie, sinon pour dire que son discours de rassemblement ne visait en quelque sorte qu’à essayer de récupérer des voix sur le candidat du Front de Gauche en prononçant  l’idée d’un vote utile, utile pour lui et surtout pour ne pas à avoir à modifier son projet, qui est celui d’un parti social-démocrate s’abritant avec un parapluie social-libéral troué de toute part face au concert austéritaire du capitalisme financier et auquel ses frappes ressemblent davantage à des tapes plutôt qu’à un uppercut au foie capitaliste.

Son unique souci était de faire en sorte que la marée montante du Front de Gauche soit endiguée et il avait trouvé, pour mettre quelques sacs de sable, que l’apostat Hue qui ne peut qu’inciter des camarades  encore indécis à rejoindre le flot bouillonnant du Front de gauche.

Au même moment, à droite, à la Concorde, dans les quartiers résidentiels de la bourgeoisie et de l’énarchie, Sarkozy discourait en prenant à témoin les grands hommes de la France comme Voltaire, Victor Hugo etc.  Là où en on avait coupé la tête de Capet, peut-être le 6 mai la sienne, mais au sens figuré bien sûr. Ces grands écrivains ont dû se retourner dans leur tombe au Panthéon en entendant cette vieille France pétainiste les invoquait.

Il était près de 100000 disaient les commentateurs aux ordres, à mon avis bien moins, c’était un rassemblement comme l’aime la droite :  tout était planifié, organisé, les présents requis étaient parqués par rangées, comme un régiment à l’appel dans un ordre impeccable pour écouter « le chef » défendant cette France des riches auquel il a tant rendu service en 5 ans, sa fin de discours était une vraie supplique : « aidez-moi… » on aurait pu entendre aussi « aimez-moi… » .

Aidez-moi  à piquer dans les poches des pauvres et des travailleurs pour sortir le capital de sa crise, voilà la devise tenue.

Oui, nous n’étions pas à Marseille mais à la Concorde, donc pas de bain de foule, simplement des poignées de mains à des comparses ou à quelques égarés ;  poignées de mains au-dessus des balustrades mises en place pour disposer en ligne les défenseurs de la bourgeoisie et du fric.

IL voulait, disait les perroquets de la télévision, une majorité silencieuse du type de celle qui avait, la trouille au ventre, défilé aux champs Elysées attroupant près d’un million de pétochards  en mai 68 pour soutenir De Gaulle : Sarkozy n’a rassemblé que quelques dizaines de milliers de sustentés du quinquenat.

Deux rassemblements qui ne sont pas de nature à ralentir la progression du « Front de Gauche » mais nous pouvons discerner qu’ils avaient tous deux une peur bleue d’un score dépassant les 20 % de Mélenchon.

Mélenchon et le Front de gauche ont réussi ce dimanche un autre meeting à Pau, une ville et un département tenus par le parti socialiste en réunissant plus de 6000 personnes dans cette ville, ce qui est une prouesse.

Alors, tout est permis, et le match est bien celui d’un rapport de force Front de gauche permettant un vrai changement et une politique qui nous sort des clous de l’Europe du Capital.

Plus de 20 % et plus, pourquoi pas, c’est de nature à ce que les cartes du  vrai changement à gauche soit sur la table comme des atouts à abattre face aux jeux des austéritaires.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Avril 2012

Un article de mon camarade Canaille le Rouge et qui vaut réponse à ceux qui ont imposé la terreur, celle du capital et dont l'exemple le plus sanguinaire en France fut celle des exécutions des communards. Parisot en est l'héritière comme son comparse Sellière.  Bernard LAMIRAND

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/Robespierre.jpg/220px-Robespierre.jpg

 

 

Lettre ouverte à toutes celles et tout ceux, de Laurence Parisot à Michel Onfray en passant par Jean Marine le pen et autres plumitifs activitistes ou sédicieux qui caquettent autour des prétendus pics sanglants dont ils se prétendent menacés dès que le peuples dit qu'il veut être souverain, à tous ceux qui hurtent à la mort quand l'actualité convoque l'Histoire et singulièrement la révolution de 1789.

Haro sur Robespierre, c'est leur sainte coalition. Si La canaille derrière Maximilien ne peut pas y voir Mélenchon, il mesure que l'idée de peuple qui pour certain leur renvoit cette image met en transe l'établishment et ses prébendes.

Le peuple de Paris l'appelait l'incorruptible. Qui parmi vous peut tenter d'y prétende ?  

St Just qui trouvait que le bonheur était une idée juste et nouvelle dans une Europe qui n'est pas celle qu'ils nous projettent était de la même trempe.

La Canaille, qui en sera surpris, fait le Choix de Robespierre :

Plus de deux cents ans plus tard, valets de Koblenz, Brunswickards chromosomiques ou suceurs de roues interréssés, il vous jette à la face ce manifeste contre la peine de mort.

Ajout parce que pleinement justifié, Danielle me rappelle qu'il fut aussi parmi les 5 députés de la constitutuante qui demandèrent le droit de vote pour les femmes.

Et toujours pas de rue, quai, place avenue  Robespierre à Paris qui a son square louissèze et une rue Thiers (non loin de celle de la Faisanderie), cela au bout de deux ères de radis à Paris 



Discours sur la peine de mort

 

 

30 mai 1791

 

Maximilien de Robespierre pour l’abolition de la peine de mort

le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante.


« La nouvelle ayant été portée à Athènes que des citoyens avaient été condamnés à mort dans la ville d'Argos, on courut dans les temples, et on conjura les dieux de détourner des Athéniens des pensées si cruelles et si funestes. Je viens prier non les dieux, mais les législateurs, qui doivent être les organes et les interprètes des lois éternelles que la Divinité a dictées aux hommes, d'effacer du code des Français les lois de sang qui commandent des meurtres juridiques, et que repoussent leurs mœurs et leur constitution nouvelle. Je veux leur prouver, 1° que la peine de mort est essentiellement injuste ; 2° qu'elle n'est pas la plus réprimante des peines, et qu'elle multiplie les crimes beaucoup plus qu'elle ne les prévient.

Hors de la société civile, qu'un ennemi acharné vienne attaquer mes jours, ou que, repoussé vingt fois, il revienne encore ravager le champ que mes mains ont cultivé, puisque je ne puis opposer que mes forces individuelles aux siennes, il faut que je périsse ou que je le tue ; et la loi de la défense naturelle me justifie et m'approuve. Mais dans la société, quand la force de tous est armée contre un seul, quel principe de justice peut l'autoriser à lui donner la mort ? quelle nécessité peut l'en absoudre ? Un vainqueur qui fait mourir ses ennemis captifs est appelé barbare ! Un homme fait qui égorge un enfant qu'il peut désarmer et punir, paraît un monstre ! Un accusé que la société condamne n'est tout au plus pour elle qu'un ennemi vaincu et impuissant ; il est devant elle plus faible qu'un enfant devant un homme fait.

Ainsi, aux yeux de la vérité et de la justice, ces scènes de mort, qu'elle ordonne avec tant d'appareil, ne sont autre chose que de lâches assassinats, que des crimes solennels, commis, non par des individus, mais par des nations entières, avec des formes légales. Quelque cruelles, quelque extravagantes que soient ces lois, ne vous en étonnez plus : elles sont l'ouvrage de quelques tyrans ; elles sont les chaînes dont ils accablent l'espèce humaine ; elles sont les armes avec lesquelles ils la subjuguent : elles furent écrites avec du sang. Il n'est point permis de mettre à mort un citoyen romain : telle était la loi que le peuple avait portée. Mais Sylla vainquit, et dit : Tous ceux qui ont porté les armes contre moi sont dignes de mort. Octave et les compagnons de ses forfaits confirmèrent cette loi.

Sous Tibère, avoir loué Brutus fut un crime digne de mort. Caligula condamna à mort ceux qui étaient assez sacrilèges pour se déshabiller devant l'image de l'empereur. Quand la tyrannie eut inventé les crimes de lèse-majesté, qui étaient ou des actions indifférentes ou des actions héroïques, qui eût osé penser qu'elles pouvaient mériter une peine plus douce que la mort, à moins de se rendre coupable lui-même de lèse-majesté ?

Quand le fanatisme, né de l'union monstrueuse de l'ignorance et du despotisme, inventa à son tour les crimes de lèse-majesté divine, quand il conçut, dans son délire, le projet de venger Dieu lui-même, ne fallut-il pas qu'il lui offrît aussi du sang, et qu'il le mît au moins au niveau des monstres qui se disaient ses images ?

La peine de mort est nécessaire, disent les partisans de l'antique et barbare routine ; sans elle il n'est point de frein assez puissant pour le crime. Qui vous l'a dit ? Avez-vous calculé tous les ressorts par lesquels les lois pénales peuvent agir sur la sensibilité humaine ? Hélas ! Avant la mort, combien de douleurs physiques et morales l'homme ne peut-il pas endurer !

Le désir de vivre cède à l'orgueil, la plus impérieuse de toutes les passions qui maîtrisent le cœur de l'homme. La plus terrible de toutes les peines pour l'homme social, c'est l'opprobre, c'est l'accablant témoignage de l'exécration publique. Quand le législateur peut frapper les citoyens par tant d'endroits sensibles et de tant de manières, comment pourrait il se croire réduit à employer la peine de mort ? Les peines ne sont pas faites pour tourmenter les coupables, mais pour prévenir le crime par la crainte de les encourir.

Le législateur qui préfère la mort et les peines atroces aux moyens plus doux qui sont en son pouvoir, outrage la délicatesse publique, émousse le sentiment moral chez le peuple qu'il gouverne, semblable à un précepteur mal habile qui, par le fréquent usage des châtiments cruels, abrutit et dégrade l'âme de son élève ; enfin, il use et affaiblit les ressorts du gouvernement, en voulant les tendre avec trop de force.

Le législateur qui établit cette peine renonce à ce principe salutaire, que le moyen le plus efficace de réprimer les crimes est d'adapter les peines au caractère des différentes passions qui les produisent, et de les punir, pour ainsi dire, par elles-mêmes. Il confond toutes les idées, il trouble tous les rapports, et contrarie ouvertement le but des lois pénales.

La peine de mort est nécessaire, dites-vous. Si cela est, pourquoi plusieurs peuples ont-ils su s'en passer ? Par quelle fatalité ces peuples ont-ils été les plus sages, les plus heureux et les plus libres ? Si la peine de mort est la plus propre à prévenir de grands crimes, il faut donc qu'ils aient été plus rares chez les peuples qui l'ont adoptée et prodiguée. Or, c'est précisément tout le contraire. Voyez le Japon : nulle part la peine de mort et les supplices ne sont autant prodigués ; nulle part les crimes ne sont ni si fréquents ni si atroces. On dirait que les Japonais, veulent disputer de férocité avec les lois barbares qui les outragent et qui les irritent. Les républiques de la Grèce, où les peines étaient modérées, où la peine de mort était ou infiniment rare, ou absolument inconnue, offraient-elles plus de crimes et moins de vertu que les pays gouvernés par des lois de sang ? Croyez-vous que Rome fut souillée par plus de forfaits, lorsque, dans les jours de sa gloire, la loi Porcia eut anéanti les peines sévères portées par les rois et par les décemvirs, qu'elle ne le fut sous Sylla, qui les fit revivre, et sous les empereurs, qui en portèrent la rigueur à un excès digne de leur infâme tyrannie. La Russie a-t-elle été bouleversée depuis que le despote qui la gouverne a entièrement supprimé la peine de mort, comme s'il eût voulu expier par cet acte d'humanité et de philosophie le crime de retenir des millions d'hommes sous le joug du pouvoir absolu.

Écoutez la voix de la justice et de la raison ; elle vous crie que les jugements humains ne sont jamais assez certains pour que la société puisse donner la mort à un homme condamné par d'autres hommes sujets à l'erreur. Eussiez-vous imaginé l'ordre judiciaire le plus parfait, eussiez-vous trouvé les juges les plus intègres et les plus éclairés, il restera toujours quelque place à l'erreur ou à la prévention. Pourquoi vous interdire le moyen de les réparer ? pourquoi vous condamner à l'impuissance de tendre une main secourable à l'innocence opprimée ? Qu'importent ces stériles regrets, ces réparations illusoires que vous accordez à une ombre vaine, à une cendre insensible ! Elles sont les tristes témoignages de la barbare témérité de vos lois pénales. Ravir à l'homme la possibilité d'expier son forfait par son repentir ou par des actes de vertu, lui fermer impitoyablement tout retour à la vertu, l'estime de soi-même, se hâter de le faire descendre, pour ainsi dire, dans le tombeau encore tout couvert de la tache récente de son crime, est à mes yeux le plus horrible raffinement de la cruauté.

Le premier devoir du législateur est de former et de conserver les mœurs publiques, source de toute liberté, source de tout bonheur social. Lorsque, pour courir à un but particulier, il s'écarte de ce but général et essentiel, il commet la plus grossière et la plus funeste des erreurs ; il faut donc que la loi présente toujours au peuple le modèle le plus pur de la justice et de la raison. Si, à la place de cette sévérité puissante, calme, modérée qui doit les caractériser, elles mettent la colère et la vengeance ; si elles font couler le sang humain, qu'elles peuvent épargner et qu'elles n'ont pas le droit de répandre ; si elles étalent aux yeux du peuple des scènes cruelles et des cadavres meurtris par des tortures, alors elles altèrent dans le cœur des citoyens les idées du juste et de l'injuste, elles font germer au sein de la société des préjugés féroces qui en produisent d'autres à leur tour. L'homme n'est plus pour l'homme un objet si sacré : on a une idée moins grande de sa dignité quand l'autorité publique se joue de sa vie. L'idée du meurtre inspire bien moins d'effroi lorsque la loi-même en donne l'exemple et le spectacle ; l'horreur du crime diminue dès qu'elle ne le punit plus que par un autre crime. Gardez-vous bien de confondre l'efficacité des peines avec l'excès de la sévérité : l'un est absolument opposé à l'autre. Tout seconde les lois modérées ; tout conspire contre les lois cruelles.

On a observé que dans les pays libres, les crimes étaient plus rares et les lois pénales plus douces. Toutes les idées se tiennent. Les pays libres sont ceux où les droits de l'homme sont respectés, et où, par conséquent, les lois sont justes. Partout où elles offensent l'humanité par un excès de rigueur, c'est une preuve que la dignité de l'homme n'y est pas connue, que celle du citoyen n'existe pas : c'est une preuve que le législateur n'est qu'un maître qui commande à des esclaves, et qui les châtie impitoyablement suivant sa fantaisie. Je conclus à ce que la peine de mort soit abrogée. »

 

http://img.over-blog.com/500x364/0/40/66/71//sans-culotte-copie-1.jpg

 

Et en plus, si le style c'est l'homme, il en est un.

Nous en subissons aujourd'hui certain(e)s qui auront besoin de cours de rattrapage.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Avril 2012

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Publié le 13 Avril 2012

C'est une dame âgée, qui, traversant une rue dans Paris,

... glisse sur une peau de banane ... ‘se pète la gueule’ et

... se ramasse sur son ‘derrière’ en plein milieu de la chaussée !



> > > Le CHEF de l'ETAT...... qui la suivait par pur hasard,


... s'empresse de la relever et l’aide à traverser la rue ...



> > > Rendus tous deux de l'autre côté ... Nicolas s’empresse de dire à la malheureuse :



> > > « Cela a été un vrai plaisir pour moi de vous aider,

... vous m'avez reconnu ma p’tite Dame ???

... c’est moi, Nicolas Sakozy,votre Président et candidat à la présidence !

... et en échange, j'espère bien que vous voterez pour moi !!! Demandes



Et la vieille de répliquer :


« Vous savez ... mon bon Monsieur,

... je suis tombée sur le cul,

... pas sur la tête ! Demandes

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Avril 2012

Nous avions déjà appris l’arrestation de parents attendant leurs enfants à la sorite de l’école, d’enfants à l’intérieur de l’école, du collège ou du lycée, d’étudiants étrangers diplômés…

la « mécanique » se poursuit sous les applaudissements de Guéant et Le Pën ?????

  

 

Sources : http://www.ldh-france.org/section/loudeac/2012/04/13/le-conseil-des-prudhommes-antichambre-de-lexpulsion/

 

 

LE CONSEIL DES PRUD’HOMMES ANTICHAMBRE DE L’EXPULSION ?

C’est un fait inédit, et particulièrement inquiétant, qui s’est déroulé dans les locaux d’un Conseil de Prud’hommes le 11 avril dernier. Suffisamment inquiétant pour que l’ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers), le Gisti (Groupe d’information et de soutien des travailleurs étrangers), la LDH (Ligue des droits de l’Homme) et le Syndicat de la magistrature le dénoncent dans un communiqué commun.

Une précision avant de passer au communiqué qui raconte les faits dans le détail. Un étranger sans papier ne peut pas travailler, et même lorsqu’il a des papiers, ce droit n’est pas automatique. La plupart du temps, pour survivre, il est obligé d’utiliser l’identité d’une autre personne, la plupart du temps un compatriote. Or les employeurs et les agences d’intérim qui les placent dans les entreprises le savent pertinemment.

Communiqué de presse

ADDE / Gisti / LDH / SAF / Syndicat de la magistrature

Le conseil de Prud’hommes comme antichambre de l’expulsion ?

Un sans-papier a été arrêté dans les locaux mêmes d’un Conseil de Prud’hommes le 11 avril. C’est une première ! Que la conséquence de la plainte d’un travailleur sans papier devant la juridiction spécialisée dans le droit du travail soit son arrestation immédiate est une façon encore inédite pour l’employeur de se prémunir du risque de revendication par ces salariés de leurs droits. L’activité policière vient ici en renfort des employeurs, bafouant le droit du travail.

Monsieur Z.K. est régulièrement employé depuis août 2010 dans une entreprise de restauration collective. Mais il est en situation irrégulière et n’a donc pu trouver son emploi qu’en se présentant sous l’identité d’une tierce personne. Ce qu’apprenant, l’employeur « licencie » M. K., c’est-à-dire qu’il lui dit… de ne pas revenir le lendemain.

M.K. estime avoir des droits, avec raison, puisque le Code du travail prévoit que des indemnités doivent être versées à l’étranger en cas de rupture du contrat de travail. La dernière réforme du droit des étrangers, adoptée en juin 2011, a même organisé un nouveau cadre réglementaire pour faire bon droit aux travailleuses et travailleurs étrangers licenciés alors qu’ils sont en situation irrégulière. Suivant les conseils d’un défenseur des salariés, militant syndical de la CNT-nettoyage, les Prud’hommes sont saisis.

Mercredi matin, juste au sortir de l’audience de conciliation au palais de justice de Nanterre, M. K. est interpellé, arrêté et rapidement emmené, sans que quiconque ait le temps de réagir.

Tandis que Monsieur K. est conduit en garde à vue dans les Yvelines, l’employeur explique, tout naturellement, qu’il a informé la police du jour et du lieu où elle pourrait « cueillir » son employé, contre qui il a porté plainte, pour usurpation d’identité, dès qu’il a appris qu’une procédure prud’homale était engagée.

Maintenir des travailleurs dans la précarité, en leur refusant d’être régularisés, ne suffisait apparemment pas. Avec cette interpellation dans l’enceinte même des locaux d’un Conseil des prud’hommes, vient d’être testé un nouveau degré d’insécurité pour la main d’œuvre sans-papiers : la privation pure et simple de l’accès à la justice.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Avril 2012

arton171-844f3.gifLE CHANT DES SOIGNANTS  (Paroles de S.SARRAZIN,S HARROUET,C.BARELLE)

 

Chant composé pour la manifestation des personnels de santé de l’hôpital de Creil et des usagers qui apportaient leur soutien à leur lutte face à une direction qui ne veut les entendre.


Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds de la l’hôpital qu’on enchaîne ?

Ohé, partisans, personnels et soignants, c’est l’alarme.

Ce soir la direction entendra la force des cris et des larmes.

 

Montez des ateliers, descendez des services, camarades !

Sortez des services les malades, les seringues et les brancards.

Ohé, les décideurs du fond de votre bureau changez vite !

Ohé, directeur, attention à ton fardeau : communique…

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

Le doute à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.

Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on sue, on galère…

 

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.

Demain de l’écoute, de l’espoir, abolira tous nos doutes.

Chantez, compagnons, solidaire et tous ensembles coûte que coûte…

 

Ami, entends-tu ces cris sourds de l’hôpital qu’on enchaîne ?

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh

 

Ce chant peut être reproduit partout où les luttes s'engagent contre la réforme et les casses des hôpitaux publics

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Publié le 12 Avril 2012

Publié le 11.04.2012, 22h23 | Mise à jour : 22h39

Sur le critère de celui qui incarne le mieux «le changement» le candidat du Front de gauche gagne la première place avec 60% soit 7 points de plus que son rival PS (53%) tandis que Marine Le Pen arrive troisième avec 35%.
Sur le critère de celui qui incarne le mieux «le changement» le candidat du Front de gauche gagne la première place avec 60% soit 7 points de plus que son rival PS (53%) tandis que Marine Le Pen arrive troisième avec 35%. | Thierry Zoccolan
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a la plus grande stature de , la meilleure capacité à apporter des réponses aux Français, tandis que Jean-Luc Mélenchon incarne le mieux le changement, selon un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France à paraître jeudi.

Sarkozy en tête pour la stature présidentielle, mais l'écart se réduit avec Hollande

D'après cette étude rendue publique mercredi, le chef de l'Etat continue d'avoir la plus grande «stature» présidentielle pour 51% des sondés, devant le candidat du PS François Hollande (47%) et celui du MoDem François Bayrou (37%).

Par rapport à janvier, l'avance de M. Sarkozy sur M. Hollande se réduit toutefois, passant de 7 à 4 points.

Hollande apporte des réponses aux Français pour 52% des sondés 

Quant au qualificatif "apporte des réponses aux problèmes des Français", il s'applique bien au candidat PS pour 52% des sondés. François Hollande arrive ainsi en tête, suivi par Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et François Bayrou à égalité avec 45%, tandis que Nicolas Sarkozy n'obtient que 28% et Marine Le Pen (Front national) 22%. François Hollande a perdu 4 points sur ce thème depuis février.

Pour 60%, Mélenchon incarne le mieux le changement

Sur le critère de celui qui incarne le mieux «le changement» le candidat du Front de gauche gagne la première place avec 60% soit 7 points de plus que son rival PS (53%) tandis que Marine Le Pen arrive troisième avec 35%. François Bayrou (32%) et Nicolas Sarkozy (15%) sont 4e et 5e. Jean-Luc Mélenchon n'avait pas été testé en janvier et février. François Hollande, qui était passé de 46% à 58% entre janvier et février, perd là encore des points depuis deux mois.

Le sondage porte également sur le «potentiel de vote» des principaux candidats. A la question «pourriez-vous certainement, probablement, probablement pas ou certainement pas voter pour lui», François Hollande domine nettement Nicolas Sarkozy avec un total de 56% qui se compose de 34% de «certainement» et de 22% de «probablement» contre 33% (21+12) à son rival UMP. Ce dernier devance même Jean-Luc Mélenchon qui recueille un total de 34% (13% «certainement» et 21% «probablement»).

Sondage réalisé les 9 et 10 avril auprès d'un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 1.200 personnes recrutées par téléphone et interrogées par internet.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Avril 2012

La supercherie du patronat concernant le « coût du travail »


Tant pour le gouvernement que pour le patronat, la TVA sociale viserait à diminuer le « coût du travail » en modifiant les modalités de financement de la protection sociale.

Ainsi, selon le Premier ministre, François Fillon : « Le coût du travail est trop élevé dans notre pays, en particulier parce que les charges qui pèsent sur les salaires sont trop lourdes. » Selon lui, l’instauration de la TVA sociale permettrait à la France de « rester une terre de production »(Colloque tenu à Bercy le 6 janvier 2012).

Une autre version de ce même raisonnement justifie l’instauration de la TVA sociale au nom de l’amélioration de la compétitivité de l’économie française. C’est ce qui ressort, entre autres, du rapport de la Conférence nationale pour l’industrie (CNI) sur la compétitivité publié en mars 2012.

Ces raisonnements sont totalement fallacieux.

Tout d’abord, plusieurs études, parmi lesquelles le dernier rapport de l’Insee sur l’emploi et les salaires (Emploi et salaires, édition 2012), montrent que le coût du travail n’est pas plus élevé en France que dans la plupart des pays dits « développés » et surtout en Allemagne.

Dans l’industrie manufacturière, le coût de l’heure de travail est presque identique en France (33,16 €) et en Allemagne (33,37 €).

Dans certains secteurs industriels le coût de l’heure de travail est plus élevé en Allemagne qu’en France ; c’est le cas par exemple de l’industrie automobile : 43,14 € en Allemagne contre 33,38 en France. Cela n’empêche pourtant pas l’Allemagne d’exporter des automobiles.

A l’inverse, dans certains secteurs industriels, le coût de l’heure de travail est plus élevé en France qu’en Allemagne. Tel est le cas de l’industrie alimentaire : 20,26 € en Allemagne, contre 25,70 € en France.

Dans l’ensemble des secteurs marchands (industrie et services), le coût de l’heure de travail est plus élevé en France (32,19 €) qu’en Allemagne (29,36 €). Cette différence tient à l’absence d’un salaire minimum et au faible niveau des salaires dans les services en Allemagne.

Ces données corroborent d’autres études qui tiennent compte de la productivité du travail, c’est-à-dire de la quantité des richesses créées par les salariés en un laps de temps donné, par exemple en une heure de travail.

Contrairement au discours dominant, en tenant compte de la productivité du travail, la France n’est pas confrontée à un problème de coût du travail. Elle se trouve dans une position moyenne comparée à ses principaux partenaires commerciaux. En revanche, elle est dans le peloton de tête en ce qui concerne la productivité du travail. La faiblesse de l’emploi et la persistance du chômage ne s’expliquent donc pas par les coûts prétendument trop élevés du travail en France.

Selon un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (Conseil des prélèvements obligatoires (2009), Les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée, octobre.) , en termes du « coût horaire du travail » – qui est calculé à partir du coût annuel du travail et du nombre d’heures effectivement travaillées –, la France se situe en deçà de la moyenne européenne à 15 et à 27, au 8e rang des 27 pays membres de l’Union européenne, bien derrière l’Allemagne qui occupe le 5e rang.

En effet, compte tenu de la productivité apparente du travail, la rémunération des salariés est plus élevée au Danemark, en Suède, en Finlande, en Autriche, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas.

Coût du travail compte-tenu de la productivité du travail
Pays
Valeur
Rang
Danemark
139,73
1
Suède
125,36
2
Finlande
111,98
3
Autriche
105,27
4
UE à 15
100
-
Allemagne
96,33
5
Italie
93,29
6
Pays-Bas
87,84
7
UE à 27
86,68
-
France
83,75
8
Lecture du tableau : Le « coût du travail » calculé en tenant compte de la productivité du travail est pris comme référence, et ce pour la moyenne des pays membres de l’Union européenne à 15 (chiffre de 100 de la deuxième colonne). Pour l’Union européenne à 27, ce même coût est de 86,68 €.

Ces données confirment que la compétitivité n’est pas seulement une question de coûts et singulièrement de coût du travail. Par exemple, l’Allemagne est surtout compétitive par la qualité de ses produits, ce que les spécialistes appellent la « compétitivité hors coûts ». Prétendre que la France perd de l’activité et de l’emploi à cause des coûts trop élevés du travail en France est donc une supercherie.

 

remarques: cet article montre effectivement la supercherie et la méthode qu'ont les patrons et la droite pour mettre en concurrence les travailleurs à partir du cout du travail trop cher en France.

Cela dit, j'en ai marre que l'on se défende par rapport à d'autres pays ou en invoquant la compétitivité. A cette allure là, nous devrions toujours nous aligner sur les salaires les moins élevés et la protection sociale la plus basse.

Il faut passer à l'offensive et considérer que le salaire direct ou socialisé (protection sociale) représentent le prix de la force de travail  et que l'on vise à ce qu'ils soient les plus élevés possible dans la répartition des richesses et que ces dits côuts doivent être augmentés au détriment du vrai côut, celui du capital (dividendes, agios, intérêts, stock-options etc) qu'il faut réduire à une rémunération minimale du capital ou encore mieux d'en faire disparaitre la nécessité à travers la nationalisation par exemple du système bancaire, des assurances, de certaines entreprises d'utilité publique comme l'eau, le gaz, l'électricité etc.

Passons à l'offensive: diminuons le côut du capital.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 11 Avril 2012

Raymond Aubrac est mort à l'âge de 97 ans, hier au Val de Grâce.

C'est un des plus grands résistants qui vient de disparaitre.

J'ai eu l'honneur, avec d'autres camarades de la Fédération CGT de la métallurgie d'organiser une rencontre débat à partir de la projection du Film Lucie Aubrac en 1998 si je me souviens bien, un moment extraordinaire avec la présence d'autres résistants célébres de la métallurgie comme Henri Rol Tanguy libérateur de Paris et Cécile, Roger Linet , Auguste Gilliot membre du Conseil National de la Résistance et Simone son épouse.

La rencontre a duré très tard et j'entends encore les paroles d'espoir de Lucie Aubrac, de Raymond, adressées à nous les militants syndicalistes de la métallurgie.

Des paroles qui valent toujours aujourd'hui, notamment en direction de la jeunesse qui souffre de l'injustice d'une société capitaliste qui les broient.

Des paroles de luttes ce soir là, je ne les ai pas oubliées, de même de nous en inspirer et de faire comme Lucie et Raymond, aller porter la parole de la résistance.

J'ai revu, il y a un an, Raymond lors d'une inauguration d'une allée qui porte le nom de  Lucie Aubrac à Nogent Sur Oise: nous avons rapidement échangé, il continuait à son âge à porter l'idée de résistance dans les écoles auprès des jeunes générations.

Raymond mérite notre hommage et je viens de retrouver une vidéo concernant l'appel pour le 60eme anniversaire du Conseil National de la Résistance et c'est le meilleur témoignage que l'on peut faire à tous ces résistants qui étaient jeunes à l'époque et qui sont notre fierté.

Au moment où la bête immonde réapparait sous les traits des Le Pen, quel plus bel hommage que cet vidéo et quelle leçon d'espoir pour la jeunesse d'aujourd'hui.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Avril 2012

safe image.phpProtection sociale et système de santé

L’urgence d’une réforme d’ampleur

mercredi 4 avril 2012

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Notre système de santé va mal. Face à ce constat, les enquêtes rappellent que la santé est une des préoccupations majeures des Français, en troisième position après les salaires et l’emploi. Un thème qui doit s’imposer dans le débat pour les élections présidentielles.

Depuis des années, la CGT dénonce cette situation et avance des propositions concrètes pour une réforme qui s’appuie sur les deux piliers sur lesquels doit s’organiser notre système de santé : le service public et une protection sociale solidaire.

La première proposition est celle de la démocratie face aux lobbies catégoriels puissants qui trop souvent bloquent toute évolution. Le remplacement des Agences Régionales de Santé par des chambres territoriales de santé pour organiser une vraie démocratie sociale de proximité, en charge d’analyser les besoins et de faire des propositions. Une régulation administrée de l’installation des professionnels et la fin de la rémunération à l’acte, avec la suppression de tous les dépassements d’honoraires. Le regroupement des professionnels dans des centres de santé devient aujourd’hui incontournable.

Pour l’hôpital, il apparait indispensable d’abroger la loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » et de supprimer la tarification à l’activité (T2A). Nous considérons que la santé ne peut être un service marchand, le conventionnement par la Sécurité Sociale des établissements de santé privés à but lucratif doit être supprimé.

Face au problème de la démographie des professions de santé, nous proposons un plan d’urgence pour l’emploi et la formation.

L’industrie pharmaceutique constitue également un enjeu majeur. La question de l’indépendance de la recherche est incontournable. Nous proposons donc qu’une structure nationale de santé publique soit chargée de définir les priorités de recherche et de contrôler les relations entre la recherche publique et l’industrie. Une politique de santé doit être « globale » et ne pas séparer ce qui relève de la santé au travail et de la santé publique. L’entreprise de démantèlement de la médecine du travail actuellement en cours doit donc être stoppée pour redonner à cette discipline un rôle central dans le système, notamment en termes de prévention.

Enfin se pose la question du financement qu’il faut remettre à sa juste place, après avoir défini ce qu’il faut financer. Aujourd’hui la Sécurité Sociale souffre d’un déficit de recettes. Nous avançons cinq propositions dont la mise en œuvre peut se faire immédiatement :

1. Une « double modulation » des cotisations sociales « patronales » suivant deux ratios. Le premier considère la masse salariale rapportée à la valeur ajoutée (lorsque la masse salariale augmente, le taux de cotisation diminue) ; le second rapporte les revenus financiers à la valeur ajoutée (lorsque le revenu financier de l’entreprise augmente, elle cotise relativement plus).

2. La remise en cause des exonérations de cotisations patronales qui ont connu une croissance exponentielle depuis les années 90 et représentent aujourd’hui plus de 30 Mds € par an.

3. La création d’une contribution sociale assise sur les revenus financiers des entreprises qui pourrait également inciter ces dernières à développer leurs investissements productifs, matériels comme immatériels (dépenses de formation en particulier).

4. L’institution d’un fonds de garantie des entreprises, afin de rembourser les impayés de cotisations qui occasionnent chaque année une perte de recettes pour le régime général de l’ordre de 2 Mds €.

5. La soumission à cotisations sociales dans les conditions de droit commun des revenus issus de l’intéressement, de la participation et des plans d’épargne d’entreprise (PEE).

La CGT souhaite vivement qu’un grand débat national soit lancé sur cette question afin de préserver et de développer un système qui, depuis 1945 sur la base des principes fixés par le Conseil national de la résistance, a fait la preuve de son efficacité et que les tenants des thèses néolibérales n’ont eu de cesse de vouloir détruire depuis le début des années 1980.

Montreuil, le 4 avril 2012

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Rédigé par aragon 43

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