Publié le 20 Mai 2012

Hénin-Beaumont: Le Pen en tête au 1er tour, battue au second

Par LEXPRESS.fr, publié le 20/05/2012 à 09:54, mis à jour à 09:54


Jean-Luc Mélenchon, le 18 mai 2012 à Hénin-Beaumont

afp.com/Denis Charlet

Aux premier tour des législatives dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, Marine Le Pen obtiendrait 34% devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 29%, selon un sondage. 

Marine Le Pen arriverait en tête au 1er tour avec 34% dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais détenue par le PS, devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 29%, mais serait battue au second tour par le candidat du Front de gauche, selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD

Dans cette circonscription dont Hénin-Beaumont est la ville principale, le candidat socialiste Philippe Kemel obtiendrait 18% seulement, celui du MoDem Jean Urbaniak, soutenu par l'UMP, 16% des suffrages, la candidate d'Europe Ecologie- Les Verts 2,5% et la candidate de Lutte ouvrière 0,5%. 

En cas de duel Mélenchon-Le Pen au second tour, le leader du Front de gauche obtiendrait 55% des voix et son adversaire d'extrême droite 45%. En cas de duel PS-FN, Philippe Kemel serait élu avec 56% des voix contre 44% à Mme Le Pen. En cas de triangulaire Front de gauche/Front national/MoDem, M. Mélenchon l'emporterait par 44% des voix, contre 36% à Mme Le Pen et 20% au candidat du MoDem. 

Sondage réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 602 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas. 

Avec

 

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Publié le 20 Mai 2012

COURTIAL GO HOME - LOIC PEN BIENVENUCOMME DEPUTE

L’heure est arrivée pour Courtial :  il va, je l’espère, dégager le tapis après deux mandats inutiles dans ma circonscription.

Sa présence à l’Assemblée nationale ne semble pas avoir été très féconde : Sur 52 mois (soit environ 220 semaines) Courtial n’a eu que 22 semaines d’activité à l’Assemblée ! Il a seulement posé 3 questions orales et 4 questions écrites. Il n’a déposé aucun rapport et n’a fait aucune intervention en commission et il a  signé avec ses collègues quelques propositions de lois. Il semble d’ailleurs être un ignoré dans les commissions où le travail parlementaire est important. Dans le classement des activités des députés, il fait parti des 150 députés les moins prolixes en présence et en travail parlementaire.

Le protégé de Guéant, d’Hortefeux et de Sarkozy qui l’a nommé Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Français de l’étranger, ne devrait plus être réélu aux prochaines législatives vu ce parcours insignifiant.

Qu’a-t-il fait depuis qu’il est élu dans ma circonscription ?  Pas grand-chose d’important et particulièrement aucune intervention pour défendre l’emploi si atteint dans cette région picarde et en particulier dans la bassin Creillois.

En tous les cas, s’il est intervenu, ces interventions n’ont pas laissé un grand souvenir parmi les travailleurs qui ont perdu leur emploi dans la région.

Par contre, quand j’ouvrais mon poste de télévision, l’après midi, pour regarder les débats à l’Assemblée Nationale, je le voyais circuler  dans les travées pour se mettre sur la photo quand un UMP intervenait pour les questions orales et ainsi par ce stratagème faire croire à une présence active.

Comme activité photogénique, il n’avait pas son pareil avec son ami de l’UMP, Lucien De GAUCHY, pour apparaitre et être vu par les téléspectateurs.

Vous allez me dire, c’est de bonne guerre, les autres font pareil ! Non, il n’y a pas de rassemblement organisé pour faire nombre à gauche lorsqu’un élu du peuple prend la parole à l’Assemblée nationale.

Ce député s’est cependant fait remarqué par sa verve pour remettre en cause l’allocation de rentrée scolaire. C’est l’image qui restera de ce député anti famille populaire.

 Il voulait se distinguer de ses amis qui menaient un combat contre la fraude et l’assistanat en dénonçant les familles qui utilisaient l’argent de l’allocation de rentrée scolaire pour s’acheter des écrans plats.

Quelle trouvaille !

Ces familles bénéficient par le Conseil général depuis déjà quelques années, pour les enfants en âge scolaire, d’ordinateurs et d’écrans plats :  c’est raté cher Courtial.

L’intéressé, qui ne doit pas mettre souvent ses pieds dans les hypermarchés, n’a jamais remarqué que toutes ces familles modestes ont vite fait de dépenser l’argent accordé en fourniture scolaires et il n’y a qu’à voir le caddy rempli de fournitures scolaires, la note est largement au-dessus de la prime de rentrée scolaire.

Peut-être a-t-il vu, où a-t-il une révélation, de ce qui peut arriver d’un client qui achète une télé tout en faisant ses courses et celles de la rentrée scolaire.

Si on serait mesquin, on pourrait dire que quand il circule avec sa grosse voiture de ministre, il circule pour ses déplacements personnels. Ce que nous ne pouvons croire de ce personnage au-dessus de tout soupçon.

Ce sursaut de ce député pour se distinguer n’a pas eu l’écho de ses amis qui ont dû lui dire qu’il en faisait trop et depuis, le va en guerre contre les familles s’est tu.

Ce n’est pas tout, ce député à la cuillère d’argent, il est né à Neuilly dans les beaux quartier, n’a jamais apporté son soutien aux luttes des travailleurs de sa circonscription.

L’avez-vous entendu défendre Still-Saxby, Goss, Arcelor Montataire et autres : jamais.

Pourtant nombreux et nombreuses sont les salariés-es qui ont été licenciés de ces entreprises et qui habitent sa circonscription.

Pareillement concernant les questions de la santé et de la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis, jamais une intervention à l’Assemblée nationale pour défendre le devenir de ces deux hôpitaux et de s’opposer à la fusion et au regroupement des urgences qui font qu’aujourd’hui de nombreux malades stationnent dans les couloirs : bravo Monsieur Courtial, mais c’est vrai, vous vous n’irez pas attendre en cas d’hospitalisation aux urgences de Creil.

Qui l’a vu à Nogent sur Oise, la ville où j’habite : les édiles peut-être, quand il ya une photo à faire pour le Parisien lors d’une cérémonie.

Par contre, les retraités et les futurs retraités sont en droit de lui demander des comptes sur son mandat. ne fut-il pas avec son ami Woerth, un passionné de la remise en cause de la retraite à 60 ans.

N’a-t-il pas voté cette loi assassine pour tous ceux et celles qui vont devoir travailler deux ans de plus et plus encore pour ceux et celles qui n’ont pas le nombre de trimestres cotisés suffisants ?

Parlons des salaires et des retraites : il fait parti de ce gouvernement qui a fait fondre le pouvoir d’achat des gens modestes et qui a surtout aidé au pouvoir d’achat des riches grâce au bouclier fiscal.

De Clermont, en passant par Saint Just en  Chaussée et  Nogent sur Oise ainsi que Creil-Nord, ce député de droite n’a laissé qu’un bilan négatif pour les travailleurs et les retraités.

Dimanche 10 juin, un jeune médecin des urgences de Creil, Loïc Pen, représentera la vraie gauche, une gauche sociale, une gauche pour l’emploi, une gauche pour le devenir de notre santé.

Ceux qui le connaissent savent qu’il sera un vrai député, un député ancré dans la population de par sa profession, un député qui saura vous défendre et ne pas parader à l’assemblée nationale et avec sa suppléante, Marie France Boutroue, syndicaliste, vous êtes sûr qu’ils seront des députés utiles pour sortir ce pays de la crise et des plans sociaux que l’Oise connait depuis tellement longtemps.

Le 10 juin votez Loïc Pen et Marie France Boutroue, permettez-leur d’être le candidat de toute la gauche au second tour.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Mai 2012

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POUR DES LEGISLATIVES AVEC LE FRONT DE GAUCHE

La négociation a tourné court sur un certain nombre de circonscriptions où il y  avait menace de ne pas avoir de candidats de gauche au second tour des législatives face à la droite et au Front National.

Chacun à gauche ira donc en ordre dispersé et le résultat sera l’attribution de députés à la droite et à l’extrême droite, ce qui est encore plus grave.

Espérons quand même que dans ces circonscriptions la raison l’emportera et l’Union avant le premier tour se fera.

Incontestablement la responsabilité en revient au parti socialiste assuré d’avoir de nombreux députés et qui entend surtout se faire une majorité à lui tout seul comme en 1981.

Mais nous ne sommes plus en 1981 et si  le PS a gagné les élections présidentielles ce n’est pas sur son programme mais surtout par un vote utile pour se débarrasser de Sarkozy et de ne pas avoir le Front National présent au second tour.

Une nouvelle fois ce parti se croit tout permis.

Pourquoi veut-il avoir une majorité ? Tout simplement parce que la situation économique et sociale va se dégrader, car la crise est là, elle va même rebondir avec la situation grecque, celle d’Espagne et du Portugal et aussi l’Italie et ce parti socialiste pourrait alors ménager la chèvre et le chou et ne pas prendre les mesures adéquates pour commencer à mettre en œuvre autre chose que l’austérité comme solution à la crise.

N’oublions pas qu’aux postes clés du gouvernement, ce sont des sociaux libéraux qui ont les portefeuilles et ce sont ceux qui ont appliqués doctrinalement, pendant des années, les mesures de rigueur et d’austérité pour accompagner la crise systémique du capital.

Hollande et Ayrault ont donc besoin d’avoir une majorité socialiste pour imposer les solutions de crise que les pays capitalistes vont négocier au G8 qui se déroule actuellement à Camp David sous l’œil de la première puissance capitaliste, les Etats-Unis.

Le Front de gauche avec son programme, avec sa capacité de propositions, avec sa démarche de mettre sur chaque problème soulevé et sur chaque solution à trouver, le peuple, est donc vu comme un gêneur.

Il est donc temps d’ouvrir les yeux aux électeurs qui ont voté au premier tour utile mais qui étaient prêts à voter Mélenchon et ne l’ont pas fait par peur du scénario de 2002 et de la présence de la fille à Le Pen au second tour.

Ouvrir les yeux et pas seulement les écarquiller ; l’heure de vérité va sonner et la question qui doit leur être posée est la suivante : voulez-vous vraiment que cela change, que vos salaires augmentent, que votre emploi soit assuré, que votre sécurité sociale vous protège, eh bien si vous voulez cela il faut voter Front de Gauche au premier tour des élections législatives.

Vous le ferez surtout pour faire en sorte que le parti socialiste ne retombe pas dans ses vieilles ornières, celles de rester dans les clous du système, de le gérer et d’abandonner rapidement devant l’aggravation de la crise toutes velléités de changement.

Il ne faut pas que le Front de gauche soit qu’un simple aiguillon mais bien une force qui compte et qui oblige Hollande et Ayrault à pratiquer une politique qui nous sort de l’austérité.

Il faut donc un fort groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale si vous voulez que votre vote pour les présidentielles  sert vos intérêts.

Sans cela, le risque sera grand d’une nouvelle déception de ceux qui croit à la gauche, à la vraie gauche, celle qui s’occupe du peuple et il importe que tous ceux qui ont apprécié la campagne du Front de Gauche vote pour ses candidats dès le premier tour des législatives.

De nombreux électeurs ont hésité longuement aux présidentielles avant de voter utile pour Hollande, le scénario de la présence de la fille à le Pen est maintenant écarté :  il n’y a donc plus de raison de donner le coup de pouce nécessaire aux socialistes pour assurer la présence de la gauche au pouvoir mais plutôt de donner le coup de rein nécessaire pour que le Front de Gauche pèse et permette que vos aspirations soient entendues et réalisées.

Electeurs de gauche, vous qui avez voté soit pour Mélenchon ou pour Hollande au premier tour, sachez que le vote Front de Gauche est la vraie assurance pour un gouvernement en capacité de vous sortir de la crise et de faire du social et non subir les désidératas du capital.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 18 Mai 2012

Je viens d'apprendre que Mittal, CE PROFITEUR, mis en place par les gouvernements de droite, vient de s'acheter une tour à Londres pour 21 Millions.Il est temps d'en finir avec ce flibustier de la finance et de récupérer les entreprises françaises de la sidérurgie qu'il a vidé de ses richesses. DEHORS !

Bernard LAMIRAND

 

 

 

A Londres, la tour ArcelorMittal veut rivaliser avec la tour Eiffel
A Londres, la tour ArcelorMittal veut rivaliser avec la tour Eiffel
L'auteur

Magali Lesauvage
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On vous l'annonçait il y a quelques semaines, c'est désormais officiel : l'artiste britannique d'origine indienne Anish Kapoor construira une tour monumentale dans l'Est de Londres, près du stade olympique, pour les J.O. de 2012, financée à hauteur de 18 millions d'euros (sur les 21 nécessaires) par le géant indien de l'acier Mittal, qui s'offre ici une fantastique vitrine. L'annonce en a été faite par le maire de Londres, Boris Johnson, qui compte bien faire rivaliser la tour de 115 mètres avec la tour Eiffel (haute de plus de 300 mètres), déclarant fièrement : « Ça aurait soufflé Gustave Eiffel ! »On peut effectivement trouver un faux air de tour Eiffel ayant subi une violente vrille à cet amas d'acier rouge de 1400 tonnes, baptisé « ArcelorMittal Orbit ». Le monument, qui comportera un panorama et un restaurant, fait déjà l'objet d'un certain nombre de critiques, comme le note Sylvain Biville dans Rue89. Pour les uns, la tour évoque une esperluette (le signe &), pour d'autres un « trombone mutant » ou seulement, pour le Times, un « gribouillis géant ». En référence à la tour Eiffel, un lecteur du Sun lui a même trouvé le joli nom d'« awful tower »...Si en effet les premières maquettes ne sont guère convaincantes plastiquement, on attendra de voir la construction finale pour juger de cette tour promotionnelle, en se souvenant que la construction de la tour Eiffel, « clou » de l'Exposition Universelle de 1889, avait avant tout pour but de démontrer au monde l'excellence du savoir-faire technologique français. Un joli coup de pub également.Voir la vidéo du dévoilement du projet par Boris Johnson, Anish Kapoor et Laskhmi Mittal sur le site du Guardian.Image courtesy ARUP.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 18 Mai 2012

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plus jamais ça

 

LES SALAIRES

Depuis hier après-midi, suite aux décisions du premier conseil des ministres concernant la limitation des salaires des membres du gouvernement et du Président de la République, certains idéologues libéraux s’en emparent pour dire que ces mesures exemplaires doivent concerner tout le monde et en particulier les salariés et les retraités.

Ce gouvernement ferait ainsi sa première faute s’il s’avérait que cette mesure ne visait qu’à préparer le terrain pour que le monde du travail accepte un plan d’austérité salariale.

Que ce gouvernement ramène les rémunérations de ses membres à de justes proportions me semble justifié, il pourrait d’ailleurs revenir totalement sur les décisions prises par Sarkozy en 2007 d’augmenter son traitement de 170 %, mais que ces mesures deviennent emblématiques pour que tous les travailleurs acceptent de se serrer encore plus la ceinture, cela serait un contresens par rapport à la volonté exprimée de relance par la croissance.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la croissance et l’emploi ne repartiront que si les salaires et les retraites augmentent.

Les premières décisions de ce gouvernement auraient méritées d’être tout autre et au lieu de se faire les gorges chaudes sur ce qui n’est que secondaire, il aurait mieux valu que la première annonce de ce pouvoir - qui se dit de gauche - soit en direction des salariés et notamment de ceux qui ont de très bas salaires.

On me dira que pour cela il faut attendre la réunion prévu pour en discuter avec les syndicats, mais tous les syndicats se sont exprimés pendant la campagne électorale pour une mesure non pas symbolique mais démonstrative sur les salaires en mettant en avant non un coup de pouce pour le SMIC mais une nette élévation de celui-ci.

La revendication d’un SMIC à 1700 euros est partagée par tous les travailleurs et devrait servir aussi pour revoir toute l’échelle hiérarchique complètement désarticulée par les augmentations des hauts revenus dont le gouvernement ne prendra aucune décision réelle avant le remplacement des dirigeants actuels pour les entreprises sous son contrôle et encore moins d’ordonner la même chose pour les entreprises privées où les salaires des dirigeants atteignent plus d’un million d’euros annuels pour certains, ce qui est un vol manifeste de ces gens là qui puisent dans les richesses créées à leur seul profit.

Je boue de colère quand j’entends déjà des membres du gouvernement s’exprimer sur des exonérations de cotisations pour l’embauche de jeunes et de seniors alors que démonstration a été faite que ces retranchements n’ont servi qu’à enfler les dividendes.

Ce gouvernement sera vu en fonction de son attitude envers le monde du travail et pour l’instant ce monde du travail n’a pas vu le moindre geste de départ pour améliorer son niveau de vie.

L’exemplarité ne peut consister à faire en sorte que par quelques mesures emblématiques le ton soit donné pour que tout le monde mette la main au porte monnaie pour payer les frasques boursières des riches et des politiques qui ont conduit notre pays à un endettement qui provient particulièrement des taux d’intérêts pratiqués par les banques et les usuriers du capital tant au niveau national qu’international.

La décroissance de la dette, plus de 1500 milliards, doit être réglée par ceux qui en ont profité et il faut taper dans les dividendes et les bas de laines des grands patrons du CAC 40 ; il faut aussi renégocier ces intérêts des dettes souscrites et pour certaines ne rembourser que le nominal.

Le premier ministre a demandé une expertise de la Cour des comptes, celle-ci servira t’elle de mise en condition pour que le monde du travail soit contraint à se faire la ceinture ?

S’il y avait d’ailleurs une vraie mesure emblématique à prendre, et que naturellement la Cour des comptes devrait suggérer, c’est que la dette que tout le monde connait, ne sera réduite que si les intérêts usuraires pratiqués depuis plusieurs décennies ne soient plus remboursées.

Des pays ont montré qu’ils ne voulaient plus être pris à la gorge par le système capitaliste de l’argent roi  comme l’Argentine, l’Islande et  les grecs qui ne veulent plus régler les frasques capitalistes.

On peut en faire autant.

Partout doit se lever l’étendard de la révolte contre tous ces voleurs qui s’en sont mis plein les poches, et en France ce gouvernement doit être dans le camp de ceux qui décident d’en finir avec cette spéculation financière qui ruine les économies.

La meilleure façon de faire bouger ce gouvernement, qu’il faut empêcher à louvoyer avec le libéralisme, c’est bien un Front de Gauche qui fait un score important et qui élit de nombreux députés les 10 et 17 juin 2012.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 17 Mai 2012

KQyoL6PnBznoYSPD9WGw0Tl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_R-copie-1.jpgHOLLANDE : LES ORS DE LA REPUBLIQUE OU LA REPUBLIQUE DU PEUPLE

Le monarque est parti : sera-t-il remplacé par un nouveau souverain ?

Le nouveau locataire de l’Elysée semble y être opposé : l’exercice du pouvoir en sera la vérification.

Le rituel auquel nous avons assisté le 15 mai, date de l’intronisation de Hollande comme Président de la République, confirment que le système d’un pouvoir par délégation reste en place du fait de cette constitution monarchique.

« Le roi est mort vive le roi », disait-on, naguère, quand le despote succombait.

Mardi, la journée du sacre fut cependant plus modeste que d’habitude.

Le Président de la République s’en tint au protocole et il a pris le sceptre en  tenant un discours mi-figue  mi-raisin.

Une chose fut bien faite : le départ sans tambour ni trompette du néopétainiste : Hollande lui tourna les talons sur le perron de l’Elysée bien avant que le déchu eut regagné son carrosse, ce qui fit grincer les dents de tous les patentés du système.

La cérémonie, l’après midi, amena Hollande a salué Ferry, celui qui a mis en place la laïcité mais qui fut un exécrable colonialiste - il aurait pu choisir mieux en saluant Langevin et Wallon auteurs du plan Langevin-Wallon nom donné au projet global de réforme de l'enseignement et du système éducatif français élaboré à la libération conformément au programme de gouvernement du Conseil National de la Résistance (CNR) en date du 15 mars 1944 - et Marie Curie dont le salut montrait toute l’importance de la femme, de la chercheuse et l’importance de ses découvertes avec son mari Pierre Curie pour les développements futurs de la médecine.

Puis à l’ Hôtel de ville de Paris où il fut accueilli par le maire.

Le soir, il s’embarqua pour Berlin où il fut reçu par Merkel ( j’aurais préféré qu’il aille passer sa soirée avec les ouvriers d’Arcelor Florange pour leur dire que lui tiendrai sa promesses de maintenir les hauts-fourneaux et toute l’usine).

Cette journée, si elle ne fut pas celle d’un faste suranné et démodé, ne fut pas non plus celui du peuple, même si Hollande s’attarda pour décerner quelques autographes et serrer quelques poignées de main.

On aurait pu penser que l’intéressé aurait, pour sa nomination, fit une déclaration nette pour sortir notre pays de cinq années de remises en cause sociale.

Nous aurions pu avoir une première mesure pour placer le SMIC à 1700 euros, ce qui aurait été considéré comme une mesure phare de gauche. Il  n’en a pas été ainsi, et ce n’est pas, même si cela peut apparaitre comme une bonne décision, la baisse de 30 % de la rémunération du Président et des ministres qui fera sauter de joie les smicards et les précaires.

Hier soir nous avons eu la connaissance de son gouvernement : c’est un gouvernement social-libéral.

Il n’y a pas de doute à avoir la dessus.

Certes il sera différent en comportement de celui de Fillon qui méprisait le peuple, mais quand on regarde les attributions confiées à certains, il n’y a pas photo : les postes cruciaux, ceux de l’économie, du budget, de l’Europe, du travail , de l’intérieur sont confiés à de fieffés sociaux libéraux qui ont tous approuvés la constitution européenne.

Ce Président ne pourra cependant pas ignorer qu’il a été élu grâce au Front de Gauche. Là réside son talon d’Achille. Mais cela ne se fera pas par un savant dosage de postes attribués à des personnalités du Front de gauche après les législatives mais bien par les luttes sur tous les sujets qui viendront en débat à l’Assemblée nationale tout au long de ce quinquenat.

L’idée du Front de gauche de préparer ces débats et décisions à l’Assemblée Nationale par l’intervention du peuple et des salariés sera certainement nécessaire pour faire bouger les lignes tout au long de ces cinq années.

C’est aussi le moyen de passer progressivement, dans les faits, à une sixième République où le pouvoir partira du peuple et où les élus seront à la disposition de celui-ci pour le bien commun et l’intérêt général.

Habituons-les à travailler ainsi ces élus et soyons non leurs obligés mais leurs mandants y compris au plus haut niveau dans la vie de tous les jours.

Il faudra faire du communisme, j’utilise ce mot à bon escient, parce qu’il doit être ancré dans la vie de tous les jours ( du réel comme disait Marx) et dossiers par dossiers y mettre ce contenu de partage de la richesse créée.

La délégation de pouvoir, fruit de l’idéologie capitaliste doit être combattue et la meilleure façon de la combattre étant de mettre des bâtons dans les roues de l’engrenage capitaliste qui le détermine.

Donc pas d’apaisement avec le capital : pas de situation apaisée comme ont pu le dire le Président de la République et son premier ministre dans leur discours d’investiture.

Les 10 et 17 juin devraient être ces premiers moments ou le peuple donne une impulsion à cette ligne de démocratie directe en élisant des députés du Front de gauche qui auront pour tâche de défaire ce pouvoir dit suprême qui n’est que la suprématie de la bourgeoisie.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 15 Mai 2012

Mardi 15 mai 2012

Voici la trame générale de ma contribution aux débats du Conseil National du PCF du 11 mai dernier sur les élections législatives, non prononcée suite à un retard de transport.

 

 

 

 Au Conseil national du 25 avril, j’avais pointé deux questions que je considérais comme majeures dans la perspective des élections législatives.

 ➢ Après l’élection d’un président socialiste, et sans doute d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, comment établir un rapport de force pouvant influencer concrètement les choix qui seront faits par la nouvelle majorité, pour répondre à l’aspiration à de réels changements ?

 ➢ La deuxième question : qu’est-ce qui peut conduire le peuple de France à faire de nous ses représentants à l’Assemblée nationale dans le contexte du nouveau rapport de force politique issu de l’expression du suffrage universel ?

J’ajoute aujourd’hui l’exigence d’un éclaircissement : indépendamment de la décision que nous prendrons, à l’issue des élections législatives, sur notre participation au gouvernement, comment nos candidats s’affirmeront-ils au regard de la majorité présidentielle et dans le cadre d’une future majorité de gauche à l’Assemblée nationale ? Le positionnement est important au regard de notre implication future au sein de l’Assemblée nationale (bureau, commissions, délégations dans divers organismes...). Il nous faut donc, d’ores et déjà, préciser notre attitude, qui doit selon moi allier unité et autonomie, en étant très clairs sur notre objectif de réussite de la gauche dans l’intérêt du peuple, pour une amélioration concrète des conditions de vie.

 

 Le contexte spécifique des deux offres politiques concurrentes, que j’avais souligné, prend toute sa force aujourd’hui :

 - Le Parti Socialiste demande une majorité absolue en soutien au nouveau président. Il entretient pour cela l’appel au vote utile et brandit l’épouvantail d’une majorité de droite. Il fera inévitablement craindre aussi la perspective d’un blocage de notre part pour le cas où le groupe Front de gauche deveindrait incontournable dans chaque décision.

 - L’extrême-droite poursuit son entreprise démagogique en réclamant aux couches populaires de porter à l’Assemblée ses candidats pour « inviter la France à la table des élites », amplifiant la dimension nationale donnée à la candidature législative de Marine Le Pen.

 Il nous faut donc définir les propositions qui peuvent amener les électeurs à nous désigner comme leurs nécessaires représentants à l’Assemblée nationale, le message qui fera que les candidats du Front de gauche incarnent une force indispensable au changement attendu par le peuple.

 

 Le premier argument d’avoir un groupe Front de gauche fort à l’Assemblée nationale, pour être jour après jour utile à la mise en œuvre d’une politique vraiment à gauche, sera bien évidemment déterminant. Il faudra l’étoffer des mesures fortes que nous porterons prioritairement en montrant combien elles conditionnent toute perspective de changement. Pour ma part, j’en mets quatre en exergue durant mes rencontres, commune après commune :

 - Le partage des richesses avec une politique salariale favorisant l’élévation des salaires et la protection sociale.

 - L’indispensable levier financier avec un pôle public bancaire pour pratiquer un tout autre crédit favorisant l’emploi, les salaires, la formation, le développement social et écologique.

 - L’ouverture du débat en Europe sur la remise en cause du Traité de Lisbonne et prioritairement les changements des missions de la BCE qui doit être réorientée pour le rachat des dettes publiques et la création monétaire, avec un Fonds Européen de développement social et écologique.

 - La mise en œuvre d’une transition écologique avec l’ouverture du grand chantier d’une planification démocratique des mesures à prendre, en lien avec une politique industrielle déterminée. Cela implique de nouveaux droits pour les salariés, indispensables à tout développement économique.

 Ces mesures pourraient constituer en quelque sorte le socle dur, une forme de préalable à toute perspective de participation gouvernementale. Plus largement, avec les propositions que nous avons portées avec le programme « l’Humain d’abord », elles peuvent amener certains électeurs à nous désigner comme leurs nécessaires représentants à l’Assemblée nationale.

 

 Mais il nous faut aussi lister les lois adoptées au cours des dix dernières années, pour les mettre très rapidement à bas, avec des propositions de loi que nous porterons dès juin-juillet, et donc à formaliser immédiatement. Nous serons les porteurs de loi nouvelles pour améliorer la vie quotidienne, bousculant ainsi la gauche toute entière pour réussir le changement. Nos candidats doivent avancer avec détermination les choix qu’ils sont prêts à faire, comme futurs députés, dès la rentrée parlementaire, sur des questions aussi essentielles que l’emploi, les salaires, la retraite, les services publics, la santé, la protection sociale, les prix de l’énergie et de l’alimentation, le logement, les transports, ou l’écologie. Saisissons-nous déjà du travail considérable effectué par les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche ces cinq dernières années, avec leurs propositions de loi dans ces domaines.

 

 Mais, comme je l’ai dit, cela ne suffira pas. Le Front de gauche est un rassemblement de type nouveau. Il est devenu de fait la propriété de citoyens, militants ouvriers et intellectuels, responsables associatifs et créateurs. Il est désormais l’outil pour impulser une politique de transformation sociale.

Donnons à voir, dans ces courtes semaines de campagne, ce que sera une pratique politique complètement différente, hors du commun, comme l’a été notre campagne des présidentielles. Il faut réussir à faire toucher l’articulation entre la construction collective du travail législatif et l’indispensable mobilisation populaire pour porter les exigences citoyennes. Il nous faut expliquer concrètement comment nous allons conduire notre activité parlementaire en lien avec le mouvement populaire et les luttes sociales. Concevons cette activité comme la mise en œuvre immédiate d’une « révolution citoyenne » pour donner du « pouvoir au peuple », démarche du présent et non pas de l’attente d’un grand soir des urnes.

Quelques pistes de réflexions :

1) Expliquer, dès la campagne, comment nous mettrons en œuvre immédiatement, avec ce levier inédit, une nouvelle pratique politique :

- La mise en débat permanent de nos propositions avec l’objectif de créer des majorités d’idées.

- L’amplification des assemblées citoyennes autour d’ateliers législatifs pour coélaborer des propositions de loi en lien avec les groupes parlementaires Front de gauche.

- Le portage populaire des textes législatifs dans la continuité des formidables mobilisations de la campagne des présidentielles avec des rassemblements, pétitions et toutes autres formes d’appui, en lien avec le mouvement syndical et associatif.

- Le soutien aux luttes et leur accompagnement par un prolongement politique concret dans les différentes assemblées où siègent les élus du Front de gauche.

2) Concrétiser dans les actes la diversité du Front de gauche qui sera de fait amoindrie par sa représentation parlementaire avec le risque de réduire sa capacité de rassemblement. Un levier parmi d’autres à imaginer pourrait être une plus forte implication des suppléants dans l’activité du député et du groupe parlementaire, notamment dans le déploiement sur le terrain de nouvelles pratiques démocratiques. Par leur diversité, les suppléants sont plus représentatifs de la richesse du Front de gauche et ouvrent bien des perspectives.

3) Décloisonner le fonctionnement de nos différents groupes parlementaires (Assemblée nationale - Sénat - Parlement européen) mais aussi avec les groupes Front de gauche des assemblées des collectivités territoriales. Faisons davantage de commun dans le cadre d’une pratique politique complètement nouvelle.

 

Pour conclure, durant cette campagne comme au lendemain des échéances électorales, nous devons être sans aucune ambiguïté sur notre volonté qui est celle de la réussite d’une gauche nouvelle, en France, dans le seul intérêt de nos concitoyens. Dans un contexte historique inédit, notre responsabilité est immense.

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Mai 2012

images-copie-2.jpgSARKOZY EST PARTI

Il était 10 heures sonnantes et trébuchantes, comme on dit, ce mardi 15 mai 2012 et un  pauvre rayon de soleil illuminai entre deux averses la triste cour de l’Elysée à l’arrivée de Hollande, le nouveau locataire.

Le monarque déchu tirait sa révérence et remettait les clés à Hollande dont la moindre des choses que l’on peut espérer, c’est qu’il ne se conduise pas comme Sarkozy.

Toute la cour était là, en deuil.

La reine souriait, mais souriait contrainte et forcée ;  elle n’ira pas voir la veuve comme celle qui l’a naguère précédé, Marie Antoinette ;  elle pourra s’occuper de ses propriétés sur la côte d’azur et en Italie et faire des albums.

Elle pourra initier son mari au jardinage, à tondre les pelouses, à tailler ses massifs de fleurs du coté du Cap Nègre et lui faire des aubades et des sérénades dans un lieu inspiré, où elle aime écrire et composer comme elle le disait récemment. Elle pourra le bercer, sur des airs de Brahms, Bach, Schubert ou Chopin ?

Nous n’aurons plus à voir tout ce sale monde (pas beau) qui pendant 5 ans s’est régalé sur notre compte.

Bien sûr, tous les gogos regretteront  « le Zidane de la politique » comme l’avait baptisé le Président du Medef de l’époque, le banquier et hommes d’affaires Sellière.

Ce matin, dans la cour de l’Elysée, il  y en avait une tapée de nantis pour l’applaudir une dernière fois et le remerciait d’avoir rempli leur bas de laine pendant cinq ans.

Fini, nous l’espérons, les mots les plus vils à l’adresse de ceux qui n’aimaient pas ce monarque, digne du second empire.

Johnny et Mireille ne chanteront plus les louanges à Napoléon le petit, les journalistes en cour devront se faire à l’idée qu’ils ne seront plus les perroquets du pouvoir : espérons le en tous les cas, rien n’est sûr de ce coté là devant ces plumitifs habitués à ramper pour garder leur place.

Certains ont depuis un certain temps préparer en effet leur arrière et font  risette à celui qui prend la fonction : inutile de dire qu’il faudra les débusquer rapidement car tout ce monde là à un savoir faire pour changer de chapelle.

Sarkozy est maintenant redevenu un citoyen comme les autres, il ne nous importunera plus avec ses glissades sur le colonialisme qui auraient permis la civilisation de populations autochtones, ni non plus sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur et aussi plus de paroles ignobles sur les immigrés.

Maintenant il pourra vaquer à ses occupations bourgeoises : boire un verre au Fouquet’s, se rendre chez Parisot au Medef pour se raconter les bons moments quand tous les deux remettaient en cause les droits sociaux, rencontrer tous ceux qui ont fait fortunes sous son quinquenat.

Il pourra aussi créer un club des anciens de l’Elysée avec Kouchner, Fadela Amara, Besson, Bockel.

Quelques paradis fiscaux pourront en guise de souvenirs lui ériger un monument comme bienfaiteur du capital financier dont il avait dit qu’il le terrasserait comme  Hercule qui devait pour le second de ses douze travaux, affronter une hydre monstrueuse et excessivement

venimeuse qui vivait au fond des marais de Lerne, dans le territoire d'Argos :  ce qu’il ne fit pas pour ne pas tourmenter les dieux du fric.

Une poignée de main à Hollande fut la conclusion de  ses cinq ans  où il infligea au peuple un réel appauvrissement.

Sarkozy pris aussitôt la poudre d’escampette, il ne laissera que des mauvais souvenirs aux français et surtout aux travailleurs qu’il a appauvri :  on ne le regrettera pas.

 

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Publié le 15 Mai 2012

350px-Serment du jeu de paume

Pour un nouveau serment du jeu de pomme

 

HOLLANDE LETTRE D’EMBAUCHE

Le 6 mai 2012 vous avez passé un examen devant tous les français et vous avez satisfait aux différents tests pour le poste de Président de la République Française.

Ce sont les suffrages réunis de toutes les forces de la gauche qui vous ont déclarées aptes à tenir cette fonction.

Vous serez donc amené à en tenir compte tout au long de votre contrat à durée déterminée.

Vous prendrez vos fonctions le 15 mai 2012 à 10 heures et votre lieu de travail sera la France.

Evidemment vous aurez aussi à vous coordonner avec les autres peuples qui composent l’Europe mais aussi le monde et particulièrement pour que le progrès social et la paix soient partout les critères de référence remplaçant les anciens critères dont particulièrement celui fallacieux de la compétitivité et de la mise en concurrence des salariés pour le prix de la force de travail le plus bas possible.

Cette fonction de Président de la République devra évoluer dans le temps et dans votre plan de travail vous devrez en tenir compte. Nous vous proposons au cours de ce mandat de faire des propositions pour que soit développée la démocratie participative et que la délégation de pouvoir soit réduite au fur et à mesure que les citoyens exerceront un rôle de décision.

Les institutions républicaines devront favoriser l’expression et la décision directe du peuple.

Au terme de votre engagement quinquennal devrait apparaitre la nécessité d’une nouvelle constitution  -remplaçant celle désuète de 1958 -  que l’on pourrait appelé 6eme république.

Entretemps, vous devrez faire en sorte que l’Assemblée Nationale joue un rôle de plus en plus important dans les décisions de la République : ce qui impose que votre rôle consistera à créer les conditions pour que les parlements décident et ne soient plus les chambres d’enregistrement de l’exécutif, les parlements devront devenir des lieux de travail démocratique de la population et celle-ci conviée à être non un aiguillon mais le moyen de la décision à prendre par les élus-es.

Vous aurez à régler dés votre nomination un problème majeur : celui du racisme et de la xénophobie, nous vous conseillons de prendre immédiatement des mesures législatives pour faire en sorte que toutes les mesures prises par la droite soient abrogées et que n’existe plus de ministère de l’identité nationale.

Vous aurez à régler des problèmes urgents : l’augmentation du SMIC, la revalorisation des retraites, la retraite à 60 ans à taux plein, une sécurité sociale pour tous et des services publics partout en mesure de satisfaire les besoins des populations qui se sentent abandonnées et qui peuvent être alors tentés par des votes d’extrême droite.

Vous aurez à remettre immédiatement l’industrie sur les rails. Cela suppose l’arrêt de tous les licenciements boursiers, des fermetures d’entreprises délocalisables pour plus de profits.

Nous vous conseillons de prendre langue rapidement avec les organisations syndicales pour mettre en conformité votre objectif de croissance avec celle de la croissance des emplois qualifiés.

Vous devrez aussi vous attarder sur les méthodes patronales consistant à privilégier l’emploi précaire au détriment de l’emploi en CDI . Vous aurez donc à réduire cette facilité patronale qui consiste qu’à embaucher que des précaires.

Vous aurez bien d’autres choses à régler durant votre mandat mais les mesures les plus importantes seront celles que vous prendrez pour remettre d’aplomb notre économie.

Vous aurez à tailler dans le vif concernant les profits.

Nous vous conseillons de ne pas les prendre avec le dos de la cuillère.

Plusieurs centaines de milliards d’euros peuvent être soustraits de bilans des entreprises du CAC 40 et  sur cinq ans ces mesures peuvent permettre de réduire notre dette et d’investir dans le social.

Vous devrez mettre un terme à cette constitution européenne qui fait tant de dégâts en Europe.

Vous aurez à mettre fin à la domination des marchés et à faire en sorte que la banque Européenne deviennent le centre du financement de l’économie et du social. Celle-ci devra prêter à taux zéro pour les investissements créant de l’emploi et améliorant les droits sociaux.

L’hôpital public sera avec la santé de nos concitoyens l’objet de toute votre attention. Vous aurez à favorisé une médecine gratuite car la santé n’est pas une marchandise.

Bien d’autres mesures seront à prendre pour libérer l’économie de l’emprise de la finance et du capital.

Vous serez jugé tout au long de votre contrat quinquenal sur vos aptitudes à créer les conditions d’une vie meilleure pour tous les français et notamment les plus démunis ainsi que pour les personnes âgées.

Pour cela vous devrez vous référer régulièrement à leur jugement. Des référendums pourront avoir lieu pour progresser vers plus de démocratie directe et viser à l’extinction de votre rôle de Président de la république trop marqué par la délégation de pouvoir.

Vous favorisez donc toutes initiatives permettant aux citoyens de participer à la décision politique et en fin de mandat votre rôle devrait être celui d’un président relais de démocratie et de prises de décisions de bas en haut.

Dans cette lettre d’embauche, nous ne parlerons pas de votre rémunération. Bien entendu pendant l’exercice de votre mandat vous aurez à votre disposition les moyens de l’Etat pour remplir votre mission dans les meilleures conditions.

Aucun enrichissement personnel ne devra être comptabilisé en fin de mandat.

Nous comptons donc sur votre esprit de responsabilité pour accomplir votre tâche pour l’intérêt général et rien que cela.

 


Dupont  ou autres…

Citoyens

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Publié le 13 Mai 2012

KQyoL6PnBznoYSPD9WGw0Tl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBW.jpgPAS D’ETAT DE GRACE

Quel contraste !

Nous sommes  partis en Italie juste avant le second tour ( en prenant nos précautions pour un vote par procuration antisarkozysme, merci Christiane et Nelly) et nous rentrons en France avec un nouvel hôte de l’Elysée qui attend que l’autre déménage.

Première chose que je vois, ce sont tous les fils et filles de pute des médias qui courent derrière le promu.

Comme d’habitude.

Rien de bon à attendre de ces gens là : il faudra nettoyer les écuries d’Augias.

Que de dithyrambes sur le nouveau chef de cette cinquième république en déshérence. Chacun y va de son couplet, quelle bande de faux-jetons !

Cela me rappelle l’après 1981 et les premiers mois de la gouvernance Mitterrand où il fallait attendre que le nouveau président gouverne et ait le temps de mettre en œuvre sa politique.

Patatras ! Une année 1981 atone sur le plan des luttes et un réveil douloureux au congrès de la CGT à Lille en 1982 où Mauroy annonce un plan de rigueur qui a ensuite fait des petits jusqu’à aujourd’hui et donc des plans qui se sont enflés jusqu’à cette règle d’or de Merkozy.

Regardons comment cette droite est entrain de jouer fin pour garder la main : Parisot va jusqu’à dire du bien d’Hollande, elle lui propose ses services, des droitiers comme Juppé et Fillon attendent leur heure et font ce qu’il faut pour qu’Hollande reste dans les fondrières qu’ils ont tracés avec Sarkozy et puis les patrons du CAC 40 font risette et veulent coopérer.

La machine capitaliste et libérale sait toujours s’adapter aux formes de gouvernance d’un pays qu’elles soient libérales ou sociale-libérale  où sociale-démocrate comme on veut.

L’état de grâce sera un élément majeur pour endormir toutes velléités revendicatives et négocier ensuite le virage vers les politiques européennes dont les experts nous disent qu’elles ne peuvent pas être remises en cause par n’importe quelle gouvernance de gauche sociale démocrate.

Permettre à la nouvelle gouvernance de gagner du temps, telle est la démarche de l’idéologie dominante pour que celle-ci colle à la politique que la droite préfère : l’austérité avec une petite pointe de croissance pour satisfaire le programme du candidat.

Nous aurons dès les premiers jours de la gouvernance Hollande déjà des indices sur sa politique. Nous la connaissons déjà cependant, elle n’est pas  la remise en cause du système, ni non plus de faire payer la dette à ceux qui l’ont créer.

Simplement de mettre un peu plus de contributions des plus riches, sans plus, et cela n’atteindra pas les marchés qui actuellement ont d’autres chats à fouetter et notamment la Grèce qui pourrait quitter la zone euro et dire « merde » au capital et aux banques ainsi qu’au FMI comme l’a fait l’Argentine.

Donc pas d’état de grâce avec Hollande, le cortège des luttes doit rapidement se mettre en branle : les socialistes ne connaissent que le rapport de force et les mouvements sociaux qu’ils redoutent et alors ils peuvent bouger sous la force syndicale qu’il faudra mettre en branle rapidement et sans attendre.

L’année 1981  fut perdu par l’état de grâce.

La meilleure façon de se donner de la force c’est certes un groupe « Front de gauche » à l’Assemblée Nationale mais c’est surtout d’engager les luttes rapidement et ne pas attendre la Saint-Glinglin comme en 1981.

Il faut tout de suite mettre en mouvement notre programme et dés cette semaine indiquer à Hollande qu’il doit refuser carrément la règle d’or et exiger que la BCE prête aux Etats à taux zéro l’argent nécessaire pour relancer l’industrie.

Il faut aussi geler tous les plans de licenciements en cours ou à venir.

Il faut que les inspections du travail refusent toutes les mesures de licenciements et de mise à pieds des travailleurs en lutte.

Il faut tout de suite réunir les syndicats pour fixer une forte hausse du SMIC .

Il faut qu’immédiatement la retraite à 60 ans soit remise sur les rails.

Il faut en finir avec les mesures prises contre l’assurance maladie et celles mettant en cause l’hôpital public etc.

En 1981, après l’élection de Mitterrand, je m’étais rendu dans mon ancienne entreprise Usinor Dunkerque pour une prise de parole dans un service où je me suis fait houspiller par les gars qui me reprochaient : « Lamirand, tu viens encore pour remonter la pendule, laisse-les se mettre en place ».

Quelques mois plus tard j’étais accueilli à nouveau mais le langage n’était plus le même : Lamirand, avec ton gouvernement il n’y a rien de palpable.

Alors, ne renouvelons pas l’expérience de 1981, soyons nous-mêmes, des communistes en lutte pour changer ce système et ne croyons pas à la bonne bouille d’un président pour changer quoique se soit.

Il faudra sur chaque dossier des mobilisations fortes.

Bernard Lamirand 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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