Publié le 28 Mai 2012

EFFET-PAPILLON.jpg

DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L’ENERGIE LE VENDREDI 29 JUIN 2012

VILLERS SAINT PAUL 18H30 PRECISES

SALLE UWE BRAUN MAIRIE

Avec la présence de Marie Claire CAILLETAUD

27397_100001073386820_5524_n.jpg 

Ingénieur d'EDF est dirigeante et porte-parole de la Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT.

Au moment où l’on discute de l’avenir des différentes formes d’énergie, il a semblé utile d’en débattre avec une responsable de ces questions et qui peut nous apporté l’éclairage nécessaire pour se faire une opinion politique sur des questions majeures pour notre développement industriel, notre indépendance énergétique, en les situant dans les enjeux non seulement nationaux ais aussi européens et mondiaux.

Evidemment en prenant aussi en compte la question du nucléaire et de son avenir mais aussi des problèmes liés à la raréfaction de certaines sources énergétiques comme le charbon, le pétrole et le développement d’énergies nouvelles comme le solaire, l’énergie marémotrice etc.

Donc un moment utile pour se faire une opinion.

Rappel : notre association Bernard de la Sala est une petite université populaire, elle traite des idées communistes, elle est ouverte à ceux qui cherchent à dépasser ce système capitaliste qui ne peut répondre aux enjeux sociétaux d’aujourd’hui.

ENTREE OUVERTE A TOUS

Bernard Lamirand                                               Norbert Boulanger

Président                                                              Secrétaire

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 27 Mai 2012

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 27 Mai 2012

383015 129605593824781 100003260241617 129585 419572038 nLA RETRAITE A 60 ANS

Pourquoi faudrait-il travailler plus longtemps alors que des jeunes sont à la recherche d’un travail ?

C’est cette phrase que je retiens d’une personne avec qui j’ai discuté hier en distribuant le matériel de campagne pour notre candidat Loïc Pen à Nogent sur Oise dans la 7 ème circonscription.

Cet homme m’a donné son âge sans que je lui demande, il attend impatiemment sa retraite à 60 ans et compte l’avoir parce que qu’il a déjà ses trimestres cotisés :  il a 58 ans.

Il attend que la gauche au pouvoir lui permette de partir à 60 ans.

Mais cela concerne t’il seulement ceux qui ont travaillé tôt et auront leurs trimestres à 60 ans ?

Cela ne concerne t’il pas plutôt tous les salariés que Sarkozy a obligé à poursuivre leur vie professionnelle jusque 62 ans pour ceux ayant le nombre de trimestres cotisés suffisants et jusqu’à 67 ans pour ceux, qui du fait de la précarité et du chômage, n’auront pas le nombre de trimestres nécessaires ?

Je l’observais cet homme, un ouvrier faisant plus que son âge :  il travaille dans une petite entreprise m’a-t-il dit où les conditions de travail sont difficiles et je sentais bien son désir d’en finir au plus vite avec un travail qui l’use et l’a usé prématurément.

Ce cas là n’est pas isolé, de nombreuses personnes attendent les 60 ans pour enfin pouvoir souffler et avoir droit à une vie plus libre où l’on peut profiter de quelques années de retraite dans de bonnes conditions.

Dans de bonnes modalités  parce qu’en ce moment les répercussions d’un travail qui s’est dégradé du fait de la mise en concurrence des salariés pour produire dans les pires conditions entrainent de la souffrance au travail,  elle atteint les populations les plus âgées et l’espérance de vie en bonne santé recule, phénomène nouveau dans les pays les plus développés comme le nôtre.

Une  étude vient de sortir  dans la presse de l’INED et je cite : Les Français vivent moins vieux en bonne santé, a indiqué hier l’Institut national des études démographiques (Ined). Certes, dans l’Hexagone, l’espérance de vie est en progression, surtout chez les femmes (85,3 ans contre 84,8 en 2008), loin devant les hommes (78,2 ans contre 77,8 ans en 2008). Mais « l’espérance de vie sans incapacité » (Evsi), elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010 ; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l’Ined. Selon les chiffres de l’Insee, l’espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse dès 2006.

La tendance française rejoint celle d’autres pays européens qui ont comme elle des espérances de vie élevées, note l’Ined, qui a compilé et étudié les données des 27 pays européens.

Cette évolution vers une santé qui se dégrade est la résultante d’un travail avec des pénibilités nouvelles et qui touche au plus profond l’individu, notamment sa santé mentale.

C’est en outre le résultat de l’appauvrissement de la population, de la précarité dans laquelle elle évolue et évoluera si ces conditions de vie et de travail continuent de se dégrader.

Quand on remarque que les plus fragiles, ceux qui ont un travail précaire, ceux qui chôment, ceux qui vivent sous la menace de la compétitivité à tout prix, ceux qui doivent accepter les bas salaires sont les premiers atteints, qu’ils réduisent leurs dépenses de santé, qui ne soignent plus leur dentition, qui mange faute de moyens que des sandwichs et encore, il est à craindre que les populations qui vont entrer plus tardivement à l’âge de la retraite seront particulièrement en mauvais état de santé.

Un recul ou plutôt un retour à une vieillesse impotente, voilà ce que cette société capitaliste nous prépare et nous ramène.

Chacun a en mémoire les conditions de générations qui nous ont précédées avant guerre et que dans notre jeunesse nous avons quelque peu côtoyé et qui vivaient quelques années de retraites dans des conditions grabataires pour un certain nombre d’entre elles.

Croizat, ministre de la Sécurité sociale, les as sorti de cette misère à la libération, par une retraite solidaire et ensuite nous l’avons amélioré pour permettre à chacun de profiter de la vie ; c’est ce qui est aujourd’hui remis en cause si l’insécurité sociale s’installe et si l’homme et la femme sont bafoués par cette hystérie compétitive du capital qui nous ramène à des descriptions à la Zola dans les conditions du procès du travail d’aujourd’hui.

Il faut revenir à la retraite à 60 ans immédiatement pour tous et à 55 ans pour les professions pénibles.

On rétorque que notre pays n’a plus les moyens de la financer mais quelle honte de dire cela au moment où l’argent coule à flot pour le capital et les banques.

En 1945, dans un pays complètement détruit, Croizat et ses camarades ont apporté la preuve que l’on pouvait créer la Sécurité sociale et mettre en place la retraite solidaire et par répartition.

Alors Président Hollande, ne vous laisser pas attendrir par les discours emberlificoteurs du patronat et de cette bourgeoisie dont le coût de la rémunération de celle-ci en tant qu’actionnaires est une charge insupportable pour l’intérêt général.

Vous êtes au pied du mur et c’est là que l’on voit le maçon : celui qui a du bon ciment pour refaire le construction où celui qui mettra quelques plâtres pour cacher les lézardes.

Ne cachez pas les lézardes par un texte insuffisant, refaites la construction, mettez la à hauteur de 60 ans pour tous.

A bon entendeur salut.

 

Bernard Lamirand

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0

Publié le 26 Mai 2012

LE SMIC A 1700 EUROS

C’est la première mesure que devrait prendre un gouvernement qui se dit de gauche.

Evidemment, le Medef poussera des cris d’orfraies, lui qui a raflé la mise depuis plusieurs décennies en s’accaparant de la plus value créée par le travail salarié.

N’oublions pas que la part consacrée à la rémunération des actionnaires a plus que doublé en trente ans. Aujourd’hui, 36% des profits sont directement versés aux actionnaires.

Par contre, depuis 1996, le salaire net médian (1548 euros mensuels) n’a augmenté que de 3,7% alors que sur la même période, le PIB par habitant a augmenté de 20%.

Qui a profité sinon le capital.

Plus généralement les salariés ont vu reculé leur salaire de près de 10 point dans le PIB depuis la période la plus haute , celle des années 75.

Il s’agit donc d’un acte de justice, celui de rémunérer le travail seul créateur de richesse.

Le Smic à 1700 euros bruts est donc une mesure de rattrapage.

C’est la récupération du vol des actionnaires.

Cette mesure, est-il dit, entrainerait des effets négatifs dans les grilles de salaires en ratatinant celles-ci  vers le bas.

Le SMIC doit être considéré comme le début de carrière, le minimum de la qualification requise pour occuper un emploi prévu dans telle ou telle convention collective, il faudra donc aussi faire bouger les autres niveaux de la grille.

Cela suppose une négociation des branches concernées que le gouvernement devrait décider lors de sa rencontre avec les organisations syndicales.

Quand à dire qu’un SMIC plus élevé que celui actuellement en cours rapprocher        ait trop le Smic des autres niveaux au point de casser ces niveaux, il ne faut quand même pas se foutre du monde ; qui a fait en sorte que les exonérations de cotisations sociales ont joué ce rôle de trappe à bas salaires sinon que le MEDEF et les gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs décennies, gauche comprise.

Le fait d’exonérer jusqu’à 1,6 smic les cotisations dites patronales a amené les patrons à embaucher des salariés de niveaux plus élevés au SMIC pour bénéficier de ces exonérations qui devaient servir pour encourager l’emploi et qui ont surtout encouragé le capital à payer moins les qualifications des salariés.

Donc, le SMIC, est l’outil de la croissance, celle-ci permettra de relancer l’industrie, de payer les retraites par des rentrées plus importantes de cotisations sociales :  c’est remettre la machine à créer des richesses en route.

Quand Chérèque de la CFDT dit que la réévaluation du SMIC autour de 1.700 euros bruts est un objectif  « inatteignable » et que l’évolution du SMIC doit être liée à la croissance , Chérèque oublie de dire que c’est cet écart que j’ai indiqué précédemment qui provient justement d’un non ajustement des croissances précédentes dans le SMIC.

Le rattrapage est donc justifié comme il est totalement erroné de la part de Chérèque de considérer que « 1700 euros, c’est inatteignable », les résultats engrangés par le capital, les dividendes distribués, les stocks options remis  aux dirigeants montrent que l’argent existe pour rémunérer le travail en le récupérant sur la rémunération du capital qui est une charge et d’un coût exorbitant pour le devenir de notre économie et de nos industries.

En 1968, le SMIG a été augmenté d’un seul coup de 35% en une nuit par les accords de Grenelle et cela n’a entraîné  aucune ruine des entreprises, bien au contraire celles-ci virent une demande plus importante de produits pour répondre aux besoins.

Il faut donc un nouveau Grenelle, celui- qui remet en avant le salaire comme élément essentiel pour le bien être de la population.

Un bien être pour l’intérêt général qui remplace le bien être des actionnaires et des bandits de la fortune qui ont prospérés ces derniers temps et particulièrement sous le mandat de Sarkozy.

 

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 24 Mai 2012

7c-201205-affiche.jpg

UN FRONT DE GAUCHE POUR LA 7EME CIRCONSCRIPTION

Les 10 et 17 juin auront lieu les élections législatives pour élire les députés qui auront à faire une majorité à l’Assemblée nationale.

Mais quelle majorité ?

Un retour de la droite, celle qui nous a mis dans le pétrin depuis 2002 et qui continuera à vous faire les poches ou bien une majorité de gauche apte à changer la situation et à retourner les politiques précédentes, voilà l’enjeu.

Mais quelle majorité à gauche ?

Elle ne peut être composée que des seuls socialistes dont on se souvient qu’en 1981 ils l’avaient acquises cette majorité et ont pu ainsi décider  « de bon leur semble » et notamment de rebrousser chemin, dès 1982, par une politique de rigueur décidée par Mauroy et annoncée au congrès de la CGT à Lille sous les huées des congressistes.

Hollande a été élu le 6 mai, il faut l’aider dit-on, bien sûr, il faut aussi qu’il s’y prête et qu’il ne fait pas comme ses collègues de 1982 : reculer à la première attaque de la droite.

ll faut donc que cette Assemblée nationale ne soit pas une assemblée dominée par une majorité socialiste d’autant plus que ne pèsera plus l’hypothèque vote utile pour assurer la présence de la gauche au second tour.

Il faut donc pour être clair que cette majorité comporte de nombreux autres éléments que les socialistes et en particulier des députés du Front de Gauche, eux-mêmes divers allant des communistes à d’anciens socialistes partisans d’une rupture avec le social-libéralisme et aussi des anciens du NPA ;  c’est d’ailleurs cette façon de faire vivre la politique concrétement qui plait aux gens qui en ont marre de la politicaillerie de la cinquième république.

Dans la 7eme circonscription, la mienne, un jeune médecin urgentiste de l’hôpital de Creil est notre candidat avec une femme syndicaliste, responsable des questions syndicales européennes, ils doivent être élus.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils seront vos meilleurs représentants et concourrons à faire en sorte que vos problèmes soient résolus et notamment le chômage qui règne en maitre dans cette circonscription détenu par un député UMP, Courtial, dont aucun travailleur n’a vu l’ombre de sa silhouette dans les manifestations pour défendre l’emploi et les retraites.

Et puis les problèmes sont nombreux dans cette circonscription, le parti socialiste majoritaire dans cette région, ne donne pas le sentiment, par son candidat, d’être le plus actif pour créer ces conditions d’une politique réellement à gauche.

Il faut de la jeunesse, de la solidarité, l’idée de la justice et ceux qui peuvent l’incarner à l’Assemblée nationale dans notre circonscription sont bien les candidats du Front de gauche.

Les problèmes sont nombreux dans notre circonscription : ils sont de nature nationale comme l’emploi industriel, la santé avec les moyens d’être bien soigné et d’avoir des services d’urgence en capacité de recevoir les patients dans les meilleures conditions, la vieillesse où les structures d’accueil sont insuffisantes etc.

Il y a aussi la façon de bien vivre ensemble, cela implique que l’humain passe avant tout, que l’école soit un puissant moyen de développement et d’émancipation des populations vivant sur notre territoire contrairement à ceux qui développent le rejet et la haine qui détériorent la vie ensemble.

Loïc Pen et Marie France Boutroue ont toutes les qualités nécessaires pour être vos meilleurs représentants à l’Assemblée Nationale parce qu’ils sont des personnes proches de vous et qu’ils connaissent bien les raisons de ce mal vivre qui hante nos vies quand seulement l’argent domine et que la haine l’emporte sur la fraternité comme malheureusement nous en voyons le spécimen dans notre circonscription avec le candidat du Front National.

Oui, pour que le 17 juin vous soyez sûr que ce que vous avez commencé à faire en élisant un président de la république à gauche soit poursuivi, voter pour le Front de Gauche.

Assurons l’élection de Loïc Pen et de Marie France Boutroue.

Un fort groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, c’est l’assurance que votre vote présidentielle à gauche aura toute chance d’être entendu.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 22 Mai 2012

Mardi 22 mai 2012

 

...chassons l'UMP de l'Assemblée Nationale

 

Dimanche 20 mai 2012

 

Une information citoyenne qu'il est intéressant de connaître, la justice et la sécurité étant les priorités de nombreux partis politiqueset plus particulièrement de l'UMP. Il est vrai que nos élus de l'UMP ont une expérience conséquente en la matière et qu'ils savent bien de quoi ils parlent. En effet, bien des fois à les entendre, nous nous demandions s'ils savaient vraiment ce que justice veut dire. 

 

En fait, beaucoup y ont fait des stages ... Peut-être pas encore assez, mais nous avons toute confiance en la justice de notre pays. Etre aux affaires pendant si longtemps n'est pas bon pour l'intégrité de notre démocratie. La justice aura fait un grand pas quand nous trouverons dans cette liste Nicolas Sarkozy dans les différentes affaires le concernant.

 

Et ne soyez pas inquiet, nous tiendrons une telle liste pour l'ensemble de nos politiques dont le PS et nous la réactualiserons en fonction d l'actualité.

 

Plus que tous les grands discours, lisons donc cette "petite" liste avec une spéciale dédicace à l'UMP:

 

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.

Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.

Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.

Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.

Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.

Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France.> 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.> 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.

Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.> 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.

Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.

Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.

Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.

Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.

Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.

Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.

Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.

Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.

Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.

Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.

Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.

Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.

Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.> 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.> 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.

Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.

Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.

Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.  

Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.

Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.

Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.> 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.

Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.> 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.> 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.

Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.

Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.> 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt.> 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.2010, un cadre de l’UMP dont le nom n’a pas été diffusé a été mis en examen pour vol de carte bancaire d’un ancien dirigeant et pour le piratage, lors de la guerre interne à l’UMP 31, de l’ordinateur de l’ex-présidente Christine de Veyrac.> Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme.L’UMP condamnée pour atteinte au droit à l’image avec son LipDub en diffusant pour le clore la photo d’une jeune femme n’y ayant pas consenti.

L’UMP, à l’origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur Youtube.

André Santini avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour «prise illégale d'intérêt», «faux et usage de faux» et «détournement de fonds publics».

UMP Eric Woerth mis en examen jeudi 9 février 2012, cette fois pour "recel" dans l'enquête sur l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, a déclaré son avocat.

 

Un grand merci à LIBERATION qui a publié cette information quelques heures sur son site. Assez pour que des snipers de l'information puissent en faire des copier/coller afin d'informer nos chers français de la réalité de l'intégrité de nos politiques.

Si vous avez d'autres infos sur des condamnations pénales, vous pouvez nous en faire part afin de mettre à jour cette liste qui est non exaustive et très certainement la partie immergée de l'iceberg. 

 

Stéphanie Marthely - Plume Citoyenne

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 21 Mai 2012

Pas touche à Joseph Tual délégué du personnel CGT de la Rédaction Nationale de France 3 ! COMMUNIQUE SNJ CGT
dimanche 20 mai


La direction de France télévisions aurait-elle décidé de se débarrasser des journalistes CGT à la Rédaction Nationale de France 3 ?

Au lendemain de l’assemblée générale à l’initiative de la société des journalistes et des syndicats, qui a vu une majorité de journalistes et de techniciens fustiger la Direction de l’information pour sa conception erronée d’une ligne éditoriale de service public, le jour même où la presse nationale rend compte de cette assemblée générale, Joseph Tual grand reporteur et délégué du personnel CGT de cette rédaction, se voit interdire d’exercer son métier par un courrier en recommandé que ne renieraient pas les patrons du privé qui veulent « se payer » des syndicalistes et notamment ceux de la CGT !

Joseph Tual est mis à pied de manière conservatoire, avant un entretien préalable fixé au 25 mai en vue d’une sanction pour faute grave pouvant aller jusqu’au licenciement sans préavis et sans indemnités. Son badge d’accès à l’entreprise a même été désactivé !

La Direction ne peut en aucun cas justifier cette mise à pied !

En revanche, il semble bien que la Direction ait perdu la tête suite à la contestation de la ligne éditoriale, ligne éditoriale que le SNJ-CGT a souvent dénoncée dans ses prises de positions. Comme l’assemblée générale, nous pensons que nos éditions faites de faits divers, de micros-trottoirs, de sensationnalisme, de commentaires partisans de certains chroniqueurs lors des élections, de rubriques consommateurs, d’éloignement avec les problèmes des gens, ne sont pas dignes du service public !

Cette contestation, normale dans une rédaction, ne semblerait pas plaire à certains encadrants qui ont dans leur viseur plusieurs « éléments » porteurs de cette contestation, dont des élus et militants de la CGT. La CGT met solennellement en garde la Direction : toute tentative contre la rédaction, contre ses élus ou militants, trouvera une riposte immédiate à la hauteur de l’enjeu, y compris la grève.

Il est temps de recouvrer ses esprits, de permettre à Joseph Tual d’exercer son métier de journaliste, ce qu’il fait depuis 25 ans au sein de la Rédaction Nationale de France 3, pour la fierté de la chaîne qui a su vanter ses mérites.

SNJ-CGT, Paris, le 16 mai 2012

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 21 Mai 2012

22:35
Les hommes du fer

1. La crainte et le respect

ARTE F / © Point du Jour
mardi, 22 mai 2012 à 22:35

Rediffusions :
29.05.2012 à 10:35
Les hommes du fer
(France, 2011, 52mn)
ARTE F
Réalisateur: Anaïs Spiro, Olivier Spiro

Malentendant Stéréo 16 / 9 HD natif

Des maîtres de forge aux licenciements massifs des années 1980, en France et en Allemagne, cent cinquante ans d'une épopée sidérurgique qui a symbolisé l'apogée et la mort de l'emploi ouvrier.

Si dur et dangereux que soit le travail dans les forges, des familles entières vont prendre le chemin de l'usine. Elles feront de la sidérurgie la première des industries à l'aube du XXe siècle. Longtemps associés à la fabrication d'armes, les barons du fer vont régner en maîtres sur d'immenses complexes où ils gèrent la vie quotidienne de leurs salariés, du berceau jusqu'à la tombe. Le paternalisme va peu à peu attacher des générations d'employés à leurs ateliers et aux destins de leurs propriétaires, permettant à ces derniers de traverser guerres et crises en renforçant un peu plus leurs profits et leur puissance.

De la moitié du XIXe siècle à la fin des années 1980, la sidérurgie franco-allemande a régné sur l'Europe, et ses immenses complexes ont symbolisé la puissance de l'ère industrielle. Ce documentaire raconte son histoire par la voix de ceux qui en ont été les acteurs : salariés d'une part (manoeuvres, ouvriers spécialisés, techniciens, ingénieurs), patrons de l'autre, dans les quatre grandes entreprises familiales de la Ruhr (Krupp, Thyssen), du Creusot (Schneider) et de Lorraine (de Wendel). Ses images souvent spectaculaires (archives et tournages contemporains, notamment en Inde, devenue désormais l'un des leaders mondiaux de l'acier) montrent comment le fer et le feu ont créé une culture à part entière. Mais elles racontent aussi, des premiers "maîtres de forge" aux licenciements massifs qui accompagnent le déclin de la sidérurgie européenne, combien les profits et les risques y furent inégalement partagés.

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 21 Mai 2012

1312407-Henri Barbusse

Le fascisme étant un grand fait de l'histoire contemporaine, en envisageant ce fait, on ne sortait pas de la cause qui était à juger, mais au contraire on y entrait en plein. On ne peut pas parler avec précision, ni même avec loyauté, d'un épisode de guerre civile, si on ne parle pas de cette guerre civile elle-même et du caractère qu'elle a pris.

Or, en ce moment, le fascisme enserre le monde entier ou se prépare à le faire. Cette prise en possession signifie et annonce bien des menaces et bien des catastrophes futures, et c'est, en vérité, un cri d'alarme, un cri d'angoisse, que doivent pousser ceux qui ont le sens des réalités.

Qu'est-ce exactement que le fascisme ? La création et l'évolution du fascisme résultent de l'état de malaise et d'incertitude, des difficultés grandissantes de la vie, des menaces économiques et autres, qui surgissent de toutes parts, en un mot de la situa­tion précaire où se débattent actuellement dans presque tous les pays toutes les couches moyennes de la population.

Le vrai moteur du fascisme, ce sont les pouvoirs d'argent, qui ont su et qui ont pu, grâce aux moyens gigantesques de publicité, de propagande et d'action dont disposent ceux qui disposent des richesses, attacher à leur politique la petite et la moyenne bourgeoisie en canalisant dans le sens de la conservation et de la réaction sociale son mécon­tentement, ses appréhensions et ses souffrances.

Nul ne peut contester que de nos jours, et dans les institutions actuelles, tout ce qui est fait d'essentiel est plus ou moins conduit par les grands détenteurs du capital.

Si le capitalisme, c'est à dire la main mise de l'oligarchie de l'argent sur les choses sociales, a toujours plus ou moins conduit les affaires humaines, cette emprise et arrivée aujourd'hui à toute sa plénitude.

Ce ne sont pas seulement les capitalistes américains qui l'affirment (et ils ont l'autorité de le faire), ce sont tous les économistes et tous les observateurs, à quelque opinion ou à quelque caste qu'ils appartiennent.

Or, partout le capitaliste a suscité le fascisme. Il l'a mis sur pied et lui a donné l'élan. Et ce n'est un secret pour personne que le fascisme italien et tous les autres fascismes nationaux sans exception se sont accrus grâce à l'appui financier de la grande bourgeoisie riche, de la grande industrie et des banques.

Le fascisme sort du capitalisme. Il en est la résultante logique, le produit organique.

C'est l'armée qu'il jette dans la lutte sociale pour maintenir coûte que coûte ce qu'il appelle ses droits et ce que nous appelons seulement: ses profits.

Le fascisme est en somme la réaction suprême et brutale, et poussée dans ses extrêmes conséquences, de l'ordre ancien contre un ordre nouveau.

En conséquences de ses principes constitutifs, le fascisme a deux buts, l'un politique, qui est l'accaparement de l'État; l'autre économique, qui est l'exploitation du travail.

L'exploitation du travail est sa raison d'être. Le déchaînement fasciste tend à faire rentrer dans l'ordre, selon l'expression consacrée, la masse immense des pro­ducteurs, des travailleurs des villes et des champs, qui sont en réalité la substance même et la force vitale de la société.

C'est qu'à notre époque, les yeux des masses ont commencé à s'ouvrir, elles ont commencé à s'étonner de cette anomalie prodigieuse que ceux qui sont tout ne sont rien, et que la multitude produise, et peine, et soit jetée dans des guerres, pour les intérêts, contraires aux siens, d'une minorité de profiteurs.

Ayant commencé à ouvrir les yeux et à s'étonner, les travailleurs ont commencé à s'organiser, à s'unir pour résister à un destin inique.

Donc le vrai fait social est celui-ci : il y avait un prolétariat exploité et inconscient depuis des siècles, et voilà qu'il devient conscient.

On peut même dire que la guerre des classes n'est pas quelque chose de nouveau qui est survenu de notre temps, mais plutôt quelque chose que l'on s'est mis de notre temps à discerner et à comprendre.

La guerre des classes a en réalité toujours existé du fait de l'oppression de la majorité par une minorité privilégiée. En réalité ce fut toujours, jusqu'aux temps contemporains, la défaite des classes laborieuses. Mais ce n'en est pas moins une guerre.

A cette guerre d'écrasement, le prolétariat organisé oppose un arrangement basé sur l'égalité politique de tous, sur la juste souveraineté du travail et sur la solidarité des divers peuples par dessus des frontières qu'il estime artificielles et néfastes.

La guerre des classes, comme l'a dit Lénine, doit aboutir, par la prépon­dérance, par la victoire, du prolétariat, à l'abolition des classes.

Elle doit aboutir également à l'abolition des guerres entre les nations puisque cette victoire referait entre les hommes une autre classification, plus profonde, plus rationnelle, plus réelle que les divisions géographiques, et une alliance plus solide que les alliances diplomatiques.

C'est pourquoi le deuxième but du fascisme est l'accaparement de l'État. Il s'agit de maintenir en l'aggravant le vieux régime dictatorial d'oppression, enchevêtré étroitement avec le nationalisme et l'impé­rialisme, il s'agit de faire triompher, comme par le passé, le principe de la concurrence à outrance et de la lutte, du chacun pour soi, aussi bien entre les individus qu'entre les nations, il s'agit d'imposer la continuation du règne de la loi de guerre et de destruction.

A l'heure qu'il est, on ne peut pas dire que le fascisme ne soit pas partout.

On ne peut pas dire non plus qu'il ne soit pas partout le même.

Il a partout le même objectif essentiel: l'étouffement de la libération du peuple.

Même lorsque des groupements fascistes sont séparés, de pays à pays, par les convoitises nationales, ils sympathisent et ils se soutiennent de par le parallélisme de leurs tendances.

Ce ne sont pas par exemple les revendications des fascistes hongrois à propos de la Transylvanie, annexée par la Roumanie, qui ont empêché les fascistes roumains de défendre seuls dans la presse roumaine les faux-monnayeurs fascistes de Budapest.

Et ce ne sont pas les déclarations agressives et menaçantes pour la France de M. Mussolini qui empêchent les fascistes français de le prôner et de le prendre comme modèle. Et cela est dans l'ordre des choses.

Les fascistes de Bucarest sont plus fascistes que Roumains.

Et les fascistes français sont plus fascistes que Français.

Selon les pays où il opère, le fascisme est plus ou moins fort et en conséquence plus ou moins cynique. Partout, en proportion de sa réussite matérielle, il bénéficie déjà soit de la complicité, soit de la complai­sance des gouvernements constitués.

Partout il fait montre, tout au moins à ses débuts, de la même hypocrisie.

Il ne dit pas: Je suis le fascisme, il dit: Je suis le parti de l'ordre, ce qui est le plus commode de tous les mensonges démagogiques, ou bien il dit: Je suis républicain national patriote, ou bien il arbore quelque autre étiquette. Il prend toutes sortes de noms différents. Il nous éberlue avec des mots.

Il forme beaucoup de catégories, mais au fond de tout cela, c'est la même espèce d'hommes. Nous voyons le fascisme camouflé en associations patriotiques ou en associations sportives, et dans la seule Hongrie, pour prendre encore un exemple au hasard, dans la Hongrie dont l'armée nationale a été réduite par le traité de Trianon à 35.000 hommes, il y a de la sorte toute une armée fasciste clandestine de 400.000 hommes qui, en attendant un autre emploi, besogne dans la guerre civile.

Elle reçoit des armes de l'Italie et même tout dernièrement, elle en a reçu des uniformes, et en a commandé en Angleterre. Ailleurs, nous voyons le fascisme camouflé en Ligues Militaires, en Associations d'Étudiants Antisémites, en groupements innombrables et parfaitement organisés des officiers et des soldats de l'armée de Wrangel.

Tout cela sert d'instrument au plan fasciste. Déjà, dans toute une partie de l'Europe, les gouvernements s'appuient sur cette gendarmerie de classe plus ou moins clandestine et officieuse.

Et partout où le fascisme a pris pied sévit un système de banditisme anti-ouvrier qui procède par la terreur et par l'assassinat, et qui maintient tous les travailleurs dans l'esclavage.

J'ai déjà dans mon dernier article fait connaître au public japonais quelques faits typiques de cette avilis­sante captivité du travail dans les pays balkaniques où le fascisme est plus ouvertement déchaîné qu'ailleurs.

Là-bas, tout travailleur qui se préoccupe de ses reven­dications d'ouvriers, et cherche à se solidariser avec ses frères de misère, est considéré confie un malfaiteur. Il est frappé, exilé ou tué, comme un ennemi de la société.

La partialité la plus révoltante règne dans tous les corps constitués. Pour n'en citer qu'un fait, on a pu lire dernièrement qu'un conseil de guerre roumain avait condamné un étudiant juif d'Oradea-Mare, nommé Klein, à la prison pour le motif suivant: « Avoir tenté d'organiser une union des étudiants juifs pour résister par la violence aux violences que leur font subir les étudiants chrétiens ». Et cet incroyable arrêt n'est pas seul de son espèce.

D'autres cas de partialité aussi révoltante de la part des juges et des pouvoirs publics ajoutent une sorte d'odieux ridicule à toute la série des assassinats et des crimes que le fascisme d'État commet dans ces pays avec une impunité absolue.

J'ai pu dire aux jurés : « J'ai vu, moi qui vous parle, les ravages accomplis dans les villes et dans les cam­pagnes par le fascisme triomphant! Je me suis mêlé à ces malheureuses et nobles populations bulgares, roumaines, yougoslaves et hongroises qui meurent de la terreur blanche, j'ai trouvé là-bas un calme apparent qui serre le coeur, parce que c'est le calme d'un cimetière.

Énumérer les assassinats individuels et collectifs, les iniquités, les tortures de prisonniers ou de témoins à la suite de soi-disant complots qui sont imaginés ou bien provoqués par ce qu'on appelle les « facteurs irres­ponsables du pouvoir », cela m'est matériellement impos­sible, parce qu'il y en a trop.

Et ces crimes s'exercent non seulement contre les éléments d'extrême gauche, mais contre tous les éléments d'opposition et les moindres velléités démocratiques. J'ai vu de mes yeux, poussée jusqu'au bout par les gens de là-bas, l'oeuvre que les gens d'ici voudraient implanter chez nous. J'ai rapporté de cet enfer balkanique comme un sentiment de honte humaine et de remords humain.

Et pour la première fois depuis, j'éprouve une sorte de soulagement à signaler ici, devant un tribunal, cet exemple effrayant de la réussite fasciste. »

Sans doute en France, le fascisme n'a pas osé encore relever complètement la tête. Mais il suffit peut-être de peu de chose pour qu'il se décide à le faire s'il continue à jouir d'une impunité et d'une tolérance scandaleuses.

Et cette éventualité de coups de force est d'autant plus menaçante, que le fascisme multiforme entretient perfidement la confusion dans l'opinion publique sur les vrais buts de son organisation anti-prolétarienne et impérialiste, puisqu'il lui met même, ce qui est un comble, un masque tricolore de démocratie.

On ne saurait trop déplorer, à l'époque où nous vivons, l'inertie et la béatitude de l'opinion publique qui ne voit les cataclysmes que lorsqu'ils sont déclenchés. Il a fallu l'assassinat de Matteotti - qui n'est pourtant qu'un épisode entre mille - pour que cette opinion pût voir la vraie face de Mussolini.

Il a fallu cette inimaginable affaire des faux billets de banque pour que l'on discernât la physionomie authentique et les agissements réels du régent Horthy et de son entourage.

J'ai cru pouvoir dire au tribunal : « Si l'opinion est inerte et flottante, il ne doit pis en être de même des juges. Vous vous trouvez amenés à intervenir aujourd'hui dans un épisode d'une machination gigantesque dont, je le répète, tous les rouages se tiennent. Que vous le veuillez ou non, votre verdict sera ou bien un coup, ou bien un encouragement pour le fascisme international. »

J'ai conjuré les hommes dont dépendait la sentence de voir la situation telle qu'elle est et dans toute son ampleur, et de se rendre compte que la classe ouvrière est aujourd'hui, dans notre pays comme dans tous les autres, en état de légitime défense.

Car c'est à cette constatation qu'il faut en venir si on veut voir les choses face à face et ne pas se payer de mots. Bien réellement devant les formidables mesures d'organisation brutale et policière de la bourgeoisie capitaliste, la masse des travailleurs est acculée à se défendre.

Elle ne provoque pas et elle n'a pas provoqué.

Elle ne commet pas les attentats qu'on lui impute ni les complots dont on l'accuse.

Il peut plaire à des rhéteurs d'essayer d'établir que les doctrines prolétariennes avancées, socialisme ou communisme, constituent un complot contre l'ordre établi.

C'est là un simple jeu de mots qui, si l'on y réfléchit, porte à faux. Bien entendu, les socialistes proprement dits, et ces socialistes intégraux que sont les communistes, envisagent une réfection du statut social tout entier et s'assignent pour but de discréditer et combattre le régime actuel.

Mais on peut remarquer que cela est le propre de tous les partis politiques qui ne sont pas au pouvoir.

Chaque parti a son programme qui ne peut être imposé que sur la disparition des programmes adverses.

On pourrait tout aussi bien accuser de complot permanent tous ceux qui voudraient autre chose que ce qui est, et qui honnêtement cherchent les moyens de réaliser leur idéal par la propagande et le recrutement d'adhérents.

En principe, cette seule propagande, ce seul recrutement peuvent suffir pour assurer la victoire à une doctrine, cette doctrine fût-elle le communisme international.

Supposons que tous les travailleurs du monde arrivent à se mettre d'accord sur cette doctrine: elle s'imposera par le fait même et par la force des choses, la puissance du peuple total étant à vrai dire irrésistible et invincible. C'est donc une supercherie et une manoeuvre déloyale de prétendre mettre hors la loi des gens qui présentent un système rationnel d'organisation de la collectivité humaine uniquement parce que ce système, le jour où il sera pris en mains par tous les intéressés, remplacera péremptoirement les institutions existantes.

Ce qu'on combat d'avance avec perfidie et par des moyens détournés chez les communistes, c'est précisément cette redoutable possibilité de vaincre que comporte une vraie majorité, et on essaye de le tuer dans l'oeuf avant que cette majorité, qui n'est actuellement que virtuelle et en puissance, soit à même de se réaliser.

Et on peu remarquer aussi que beaucoup de sophismes et beaucoup de mensonges sont tissés autour de cette question de la violence par ceux-là même qui emploient la violence pour empêcher les grands développements naturels du peuple. Ses ennemis prennent les devants.

Ils ne veulent pas de l'unité ouvrière.

Ce sont eux qui, devant la grandeur imposante de l'organisation universelle des multitudes, se servent de tous les procédés de menace et de contrainte dont ils peuvent disposer.

Au cours du procès Clerc et Bernardon, M. Taittinger a reconnu que la raison de la création des Jeunesses Patriotes, ce fut le déploiement considérable des forces populaires lors de la cérémonie de translation des restes de Jaurès au Panthéon.

Oui, en effet, c'est ce déploiement grandiose et juste, logique comme celui d'une force de la nature, qui cause la rage et la haine, la vraie conspiration et les vrais attentats de la part des parasites sociaux et de leurs serviteurs. On parle de révolution.

Il faut qu'on sache que la contre-révolution l'aura précédée, et qu'on recourt, à propos de tout le drame social qui se déchaîne au sein de notre époque, à un abominable renversement des rôles lorsque l'on parle de provocations et de violence pour en charger le troupeau même des victimes. C'est toujours, pour les grandes oppressions séculaires comme pour les faits de détails, la réaction privilégiée qui a commencé.

C'est la réaction qui a commencé lorsqu'une troupe militarisée, et dont tout le monde a pu voir qu'elle était pour le moins armée de gourdins, est allée défier rue Damremont la foule ouvrière.

Et dans l'histoire, c'est la réaction qui a commencé lorsqu'elle a décidé d'empêcher par la force la multitude des travailleurs de jouer le rôle organique et pacifique qui lui incombe dans la vie collective, et qu'elle a déchaîné la guerre civile.

Notes

* Piotr Nicolaïévitch baron Wrangel fut l'un de ces généraux que les puissances occidentales, et notamment la France, aidèrent dans leur lutte contre le régime bolchevique. Il mourut à Bruxelles en 1928. Ses anciens soldats ne tardèrent pas à retrouver un emploi en constituant l'encadrement des groupes paramilitaires mis sur pied par les partis fascistes de divers pays d'Europe.

* La Hongrie se trouvait depuis 1919 dirigée par l'amiral Miklos Horthy de Nagybània, que les Roumains, à l'instigation de la France, avaient aidé à conquérir le pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 21 Mai 2012

arton171-844f3.gifCet article de mon camarade Thierry, sorti le 6 mai dans l'Humanité, mérite d'être repris et développé auprès des travailleurs et au moment où s'engagera les discussions sur les salaires et en particulier le niveau du Smic.

On parle de croissance, c'est bien, mais laquelle, celle qui consisterait à quelques pichenettes où celle qui s'établie sur une autre répartition des richesses et considérant comme le dit Thiérry qu'il faut cesser de considérer le prix de la force de travail comme un coût.

L'accord que vient de signer IG Métal démontre que cette voie de l'élévation du prix de la force de travail est garant de croissance et d'emploi.

Certains vont encore dire que c'est impossible et que les entreprises n'ont pas l'aargent pour le faire: c'est faux, elle ont de l'argent et elle préfère alimenter les actionnaires plutôt que ceux qui créaient les richesses.

Hollande ne pourra pas longtemps nous tenir le discours de la croissance sans dire ce qu'elle sera.Elle sera que si celui-ci décide de porter le SMIC à 1700 euros.

Bernard LAMIRAND

 

Voici le texte de Thiérry Lepaon:

l'Humanité des débats 6 mai 2012

Il est urgent d’augmenter les salaires et de reconnaître enfin le travail et sa valeur

Mots clés : travail, salaire, présidentielle 2012, 6 mai 2012,

Par Thierry Lepaon, Membre de la CE confédérale de la CGT, Président du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental.

En dix ans, le vivre ensemble a été maltraité par le président, sa politique et ses équipes. L’arme de la division a marqué les esprits et les comportements.

Cette question est donc essentielle. Elle nécessite une volonté qui doit se transformer en véritable mot d’ordre national. Les attentes sont immenses, les chantiers innombrables. Les réponses sont structurelles pour certaines, conjoncturelles pour d’autres dans une France et une Europe qui souffrent des politiques d’austérité. D’ailleurs, le deuxième tour de l’élection présidentielle s’est déroulé le même jour que les élections législatives en Grèce. J’y vois plus qu’une coïncidence, c’est un signal !

Il y a d’abord les urgences ! Il faut augmenter les salaires et reconnaître enfin le travail et sa valeur. C’est la condition d’un changement durable et en profondeur. Chacune et chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail, de son activité professionnelle, de son salaire. Nous devons sortir des illusions du « travailler plus pour gagner plus » qui, de fait, a dévalorisé la valeur travail.

Depuis 2007, le Smic horaire n’a augmenté que de 78 centimes d’euro. L’augmentation du salaire minimum ne suffira cependant pas pour sortir notre pays de la crise qu’il traverse, même si cette augmentation est nécessaire pour aller vers plus de justice sociale.

Dans nombre d’entreprises, les négociations annuelles obligatoires sont vécues par les employeurs comme une formalité, un mauvais passage à vivre ! Là où elles existent, ces négociations n’ont qu’un objectif : faire baisser ou maintenir un paiement du travail en dessous de la rémunération du capital. Là où elles n’existent pas, c’est l’employeur qui fixe seul l’évolution de la rémunération dans un contexte où le choix ultime pour le salarié se résume entre garder son emploi mal payé ou être licencié. Il faut rompre avec l’idée que le travail est un coût, c’est sa valorisation qui doit permettre non seulement de vivre mais également de mettre un terme à la spéculation financière.

Cette question de l’augmentation du salaire et des pensions permettra, grâce aux contributions et aux cotisations, de relever les minima sociaux. Là, nous ne sommes plus seulement dans l’urgence, nous touchons à la dignité de la personne humaine. Enfin, il faut mettre un butoir à la rémunération excessive des dirigeants. Elle doit se situer dans la limite des augmentations générales pour les personnels.

Il est urgent également de donner un sens nouveau à la négociation interprofessionnelle. Là aussi, il faut sortir du formalisme. Chaque partie doit assumer ses responsabilités. La qualité et l’efficacité du dialogue social ne sont pas les mêmes dans un pays où règne le plein-emploi que dans un pays qui compte 10 % de chômeurs.

L’État ne peut plus simplement se tourner vers les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et commenter les résultats. L’autonomie de la négociation n’a de sens qu’en présence d’un État stratège protégeant les plus faibles. C’est le rôle de l’État que de définir le socle commun, de créer les cadres juridiques permettant le développement de l’appareil de production, la création de richesses, quelques éléments de partage de la valeur ajoutée et la redistribution.

Dans le cadre d’un État stratège, c’est donc l’espoir de retrouver une nouvelle dimension pour le développement industriel, les services publics, l’aménagement du territoire, l’emploi, la réduction drastique des inégalités de revenu et de patrimoine.

Cette campagne pour l’élection présidentielle et celle qui s’ouvre pour les législatives auront un point commun : la présence des questions sociales dans une période de chômage et de précarité. Les premières mesures pour l’emploi seront déterminantes. Elles doivent se situer d’une part dans le cadre d’une politique de croissance, d’autre part avec un véritable service public de l’emploi, de l’orientation et de la formation.

L’acte 3 de la décentralisation devra certes permettre d’établir une nouvelle relation entre l’État et les régions, les territoires, mais dans le cadre d’une cohérence nationale. Les attentes sont nombreuses et les choix cruciaux ! Le syndicalisme doit y prendre toute sa place et ne pas attendre.

Il doit contribuer à briser le cercle des politiques de récession partout en France et en Europe, élargir le front du refus pour sortir de l’impasse et faire naître un nouvel espoir, celui de vivre mieux tout simplement.

 

Thierry Lepaon

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0