Publié le 22 Juin 2012

421583 287158604672926 100001363671692 703195 2063966032 nJe n'ai pas le temps de faire un blog circonstancié ce matin mais une information vient de paraitre concernant le SMIC;

 

Si cette information se vérifie, le SMIC serait augmenté de 0,6 % hormis la mise à jour de celui-ci par rapport aux prix.

 

Hollande se fouterait alors de notre g...

 

C'est surement un signe de mauvais augure sur le sommet social qui se déroulera début Juillet.

 

Hollande, tu avais dit que la finance était ton ennemi, il semble bien qu'elle soit ton amie !

 

A bon entendeur salut.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 18 Juin 2012

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Publié le 18 Juin 2012

FRONT DE3 GAUCHE DE L'OISE

UN FRONT DE GAUCHE AVEC LE PCF  EN CONSTRUCTION DANS L’OISE

Le Front de Gauche dans l’Oise n’a pas démérité, loin de là.

Les militants et militantes du PCF y ont joué un rôle important dans cette séquence électorale.

Le PCF y a retrouvé de la force et de la pugnacité dans le combat de classe contre ce système capitaliste qui a détruit les bases industrielles de ce département.

Non seulement le score du Front de Gauche au premier tour des législatives dépasse le score réalisé en 2007 par le PCF mais surtout un ancrage est entrain de se construire dans toutes les circonscriptions de l’Oise.

Un siège a été ravi à la droite par Patrice Carvalho membre du PCF malgré les attaques anticommunistes de ses deux adversaires de droite.

Un nombre important de militantes et militants se sont investis durant les deux campagnes, une certaine jeunesse est venue prendre sa place dans le Front de Gauche et particulièrement au PCF, c’est très réconfortant pour l’avenir.

Un renouvellement est en cours avec notamment la présence de femmes dans aussi bien les candidatures que dans l’activité militante.

Bien sûr, nous sommes encore loin des chiffres des années 1970/1980 où le PCF faisait des scores à deux chiffres, mais il est permis de penser que notre présence sur le terrain, nos idées et propositions commencent à être connues et appréciés.

J’ai pu le constater dans mon quartier où le Front de gauche a singulièrement progressé aux présidentielles et un peu moins aux législatives.

Nous n’avons donc pas à rougir de notre activité.

Cela nous a certainement permis de récupérer le siège perdu en 2002 dans la 4eme circonscription et Patrice Carvalho a battu le sortant, le triste Gonnot, et à reléguer le Front national loin derrière. La popularité de Patrice, son ancrage, l’activité militante déployée par le PCF y sont pour quelque chose .

Le parti socialiste n’enregistre pas de percée identique à celle de son niveau national et seul le sortant Françaix garde son siège.

Le PS local pourra s’interroger sur le fait qu’il est le seul département à ne pas avoir eu sa vague rose et la façon dont il dirige le conseil régional n’a certainement pas éclairé l’électeur pour un vote en sa faveur.

La droite conserve donc la plupart de ses sièges dans l’Oise  et notamment celui des plus discutables, le siège du sortant le  sieur Woerth qui se voit réélu. A Chantilly, il semble bien que les démêlés du Maire n’ont pas retenu l’attention de ses administrés les plus riches, qui en ont vu d’autres, dans leur soif de profit et de prébendes.

Elle conserve aussi, cette droite, le siège de Courtial qui n’a pas été sanctionné du fait de ces positions contre les travailleurs et les retraités et qui pourra gouter d’un troisième mandat, lui qui n’a fait sinon que de montrer sa binette, les mercredis, à l’Assemblée nationale. Il n’a pas été inquiété et interpellé sur le fait qu’il fait partie de ceux qui ont cassé l’industrie de ce département.

Gewerc  peut que s’en prendre qu’à lui-même, il a été battu nettement dans une circonscription ancrée à gauche, ( il faudra s’interroger sur ce blanc seing accordé à Courtial par une population qui a durement subi le quinquenat de Sarkozy, son ami) :  il aurait mieux valu que ce soit le contraire, pas seulement par discipline de vote à gauche, mais surtout parce que Courtial est un adversaire de classe ;  il fallait le mettre en contradiction entre son coté pile avenant et son coté face de casseur social( ce qui n’a pas été fait). Courtial est un proche d’Hortefeux dont on connait les sympathies pour les thèses du Front national et il incarne la voie d’une collusion politique avec ledit Front-national, très dangereuse pour la démocratie.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 17 Juin 2012

arton335-7c5d3.gifDéclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF au soir du second tour des législatives 2012

Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient  plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Publié le 17 Juin 2012

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J’anticipe le résultat des élections législatives ce dimanche matin.

L’Assemblée Nationale sera majoritairement à gauche, le seul point d’interrogation étant de savoir si le PS aura la majorité à lui tout seul.

Qu’il l’ait ou qu’il ne l’ait pas nous aurons à nous positionner.

On peut tirer des premiers enseignements.

Le Front de gauche est apparu comme une force nouvelle, cette force le sera si elle reste unie tout en gardant ce qui a fait sa valeur : l’identité de chacun.

Dans cette bataille, le PCF a repris de la couleur et des forces et il le doit à ses analyses et ses propositions anticapitalistes avec cette touche humaine caractérisée par « l’humain d’abord ».

Mon parti sort ragaillardi de ces élections et la perte de plusieurs sièges de députés communistes vécu à juste raison comme injuste, n’altère pas ce jugement.

Mélenchon a été un propulseur de cette démarche ( d’autres auraient pu l’être)  et il a montré que le talent aide aussi à convaincre à condition que le rubicond du culte de la personnalité ne soit pas franchi.

Tout ce travail effectué ne doit pas être mis de coté pour attendre la prochaine échéance électorale.

De nombreux militants nouveaux attendent du Front de Gauche et particulièrement du PCF une continuité dans l’action et les propositions.

Elle ne peut provenir que par une intense activité dans le réel et donc au plus près des citoyens.

C’est de cette manière que nous ferons reculer le néofascisme qui, dans la crise, prospère comme le soulignait si bien Henri Barbusse dans une contribution dans les années trente où il soulignait que c’était  toujours l’arme de la bourgeoisie quand elle est en difficulté d’existence.

Et elle l’ait cette bourgeoisie en difficulté et l’existence du capitalisme est à l’ordre du jour à travers la malfaisance qu’il exprime dans une crise qui touche à ses fondements mêmes.

La combattre, c’est donc combattre le capitalisme, c’est faire en sorte que la marée de nos idées pénètre là où l’ennemi de classe a marqué des points en utilisant la misère pour diviser et en mettant de la haine entre les hommes et particulièrement vers ceux qui souffrent de ce système où le chacun pour soi crée du rejet de l’autre.

Comment alors assurer cette continuité pour que le Front de gauche grandisse encore et vient assurer une alternative vraie où le monde du travail sera satisfait au détriment du monde de l’argent roi.

Il me semble que dans la période à venir, nous avons toutes les raisons de développer nos propositions et de les confronter à celles de l’accompagnement de la crise dont on sait déjà que le gouvernement socialiste sera très timoré pour en changer le cours des choses et on le pressent à travers l’Europe tenue par les tenants de l’austérité.

Il ne s’agira pas d’être contre ce gouvernement et espérer que son échec, bien au contraire,  il s’agira plutôt d’exercer tout au long du mandat des députés la poussée nécessaire sur chaque problème pour qu’il franchisse, sous le poids du rapport de force, les limites que lui imposent les décisions du capital.

Nous serons en mesure de le  faire que si nous continuons à entretenir et faire grandir cette force que l’on vu naitre à La Bastille, à Marseille, à Lille, lors des grands meetings du Front de gauche pour les présidentielles et y compris dans les sondages qui ont frôlaient les 20 %.

Une force qui dépasse le cadre électoral et le résultat limité mais quand même intéressant ( plus de 11 %)  qui en a suivi n’a été que la conséquence du chantage socialiste de la crainte de voir réélu Sarkozy et aux législatives du devoir d’assurer une large majorité au gouvernement socialiste.

Bourgeoisie et sociaux démocrates ont saisi l’importance de cette force et ils n’ont fait que de l'endiguer avec des sacs de sable une marée qui montait et qui nécessairement remontera.

Cette force n’est pas disparue, elle est là, elle va reprendre de la vigueur et dépasser ses propres blocages si on la sollicite.

Chaque problème qui va naitre sera utile pour la mettre en mouvement.Je pense en particulier à la question fondamental du salaire.

Elle est la pierre angulaire d’un premier « bougé » à obtenir : le prix de la force de travail doit être relevé si l’on veut sortir la France de la crise et de l’austérité.

Cela passe par l’élévation du SMIC et son passage à 1700 euros rapidement.

Cela suppose d’engager des luttes partout pour l’obtenir déjà dans les grilles de salaires des entreprises, dans les conventions collectives et bien sûr du même coup exercer la poussée vers le gouvernement pour qu’il légifère en conséquence.

Le coup de pouce n’est qu’une mièvrerie, il faut un coup de rein qui désarticule la stratégie capitaliste en œuvre depuis des décennies visant à diminuer le coût du travail et en particulier celui du salaire.

D’autres revendications surgiront, l’emploi par exemple. L’emploi ne peut être que la conséquence du relèvement du prix de la force de travail et de l’abaissement du coût du capital comme je le formule depuis longtemps comme militant syndical.

L’emploi est lié à la croissance, à la réponse aux besoins du plus grand nombre, il ne sera assuré que si la richesse créée va à ceux qui l’ont créées.

Nous connaissons les conditions de la défaite de la droite, celles d’un pouvoir que la bourgeoisie considère qu’il n’a pas été suffisamment efficace pour faire payer la crise aux salariés et aux retraités. Cette bourgeoisie est à la recherche de solutions plus autoritaires avec la droite extrême et en particulier à créer les conditions d’alliance des droites jusqu’aux plus fascistes pour casser totalement tous les systèmes sociaux qu’elle considère comme de l’assistanat alors que ces conquêtes sociales sont tout autre : elles sont du salaire qu’il soit direct pour les salariés en activité et socialisé pour ceux qui ne le sont plus pour cause de chômage et de retraite.

C’est à cela que ce gouvernement sera interpellé. Sa nature sociale-démocrate l’amènera toujours à chercher l’arrangement avec la capital mais il est aux prises aujourd’hui avec des forces centrifuges à son intérieur qui peuvent le faire bouger si celles de l’extérieur, le Front de gauche, bouillonnent et agissent ainsi que les forces syndicales et associatives.

Il n’est donc pas notre ennemi, même si nous avons beaucoup de reproches à lui faire sur ses comportements pendant les campagnes électorales, sa défaite est une hypothèse déjà travaillée par les droites et nous l’observons avec le commencement d’alliance entre l’UMP et le Front National.

Un échec de la gauche, pas seulement du gouvernement socialiste, serait  incalculable sur les conséquences que cela pourrait avoir tant sur le plan social que démocratique et une nuit sociale pourrait succéder pour  longtemps.

Il faudra donc pousser ce gouvernement à aller vers des décisions de progrès, savoir aussi le bloquer par l’intervention réelle du monde du travail dans tout ce qu’il amènera de négatif sous la pression des politiques austéritaires tant de l’Europe que du monde capitaliste dans son ensemble.

Faisons ce travail sans nous lier les mains.

Nous serons plus utiles dehors que dedans ce gouvernement.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Juin 2012

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FRONT DE GAUCHE QUELLE  SUITE ?

Le premier tour des élections législatives confirme celui des présidentielles, hormis l’abstention massive qui montre le degré atteint par la monarchie présidentielle et cette constitution scélérate de 1958.

Le vote utile avait été déterminant pour placer Hollande en position de battre Sarkozy, et pour le premier tour des législatives, c’est le vote pour donner une majorité socialiste à Hollande qui l’a emporté chez les électeurs de gauche, y compris, malheureusement, pour une partie de ceux et celles qui ont voté Front de Gauche aux présidentielles ( à noter, pour être complet, qu’un certain nombre d’électeurs Front de gauche sont restés à la maison le 10 juin).

 Le score du Front de gauche a donc été dans les deux cas victime de ce système électoral arbitraire qui entraine l’électeur à ne pas choisir selon ses idées mais à préférer celui qui a plus de chance de gagner ou de ne pas perdre.

Cette situation n’est pas nouvelle, elle a cours depuis l’existence de la cinquième république et petit à petit s’est constitué une sorte de vote « bidon » : on choisit celui qui peut gagner au détriment de sa propre conviction ( à noter que certains électeurs ne supportent plus cela et font partie des abstentionnistes que j’ai cité plus haut).

Et ce système favorise donc toutes les astuces politiciennes plutôt que le programme et surtout les idées de classe.

Tout cela modifie le vote politique qui devient une sorte de PMU où l’on choisi la meilleure monture, celle que les bookmakers ont parié et taillé la meilleure cote.

De ces élections - qui ne sont pas terminées- nous avons pu voir comment le Front de gauche a plu par le dynamisme de son candidat à la présidentielle, par son programme, par les débats et les rassemblements, au point que son score dans les sondages avaient fait une progression certaine jusqu’aux environs de 17 %.

Ce n’était pas du vent.

Cela était de trop pour l’idéologie dominante qui a mis le poids de ses médias dans la bataille pour réduire ce score et gérer au mieux pour que la gauche ne soit pas celle d’un parti socialiste obligé de tenir compte des idées de « l’humain d’abord » du front de gauche ( on a pu voir se démener le Medef et les banquiers pour mettre la pression sur les libéraux du PS qui n’ont trouvé rien à redire évidemment).

Ainsi nous venons de voir se rééditer sous une autre forme, cette pression sur l’électeur, par une campagne sourde mais efficace du PS, quémandant à l’électeur d’avoir à lui seul la majorité pour gouverner sinon ce serait le chaos ou le bazar avec le Front de gauche ( ne dit-on pas dans les cercles des initiés qu’Hollande aurait pousser un soupir de soulagement apprenant le score du Front de gauche).

Et comble de choses : cette posture de contrainte socialiste, arc-boutée à la crainte du FN, a permis au PS de prendre suffisamment de voix qui auraient dû aller à des sortants communistes, pour les dépasser sur le ligne d’arrivé par quelques voix d’écart, notamment dans la région parisienne : c’est le cas dans les circonscriptions de Montreuil, de Bagneux, de Gennevilliers, de Saint-Denis etc.  

Dans ces conditions où s’exerce cette pression, que l’on peut considérer comme intolérable, certains et certaines des militants se posent la question s’il faut encore s’en tenir à cette forme de vote dit républicain entre socialistes et communistes et qui tournent à l’avantage de celui qui peut manier le chantage électoral à son profit.

Faut-il alors donner un bon coup de pied dans la fourmilière ?

Un maintien à tout prix équivaudrait à notre isolement politique que recherche d’ailleurs le PS dans son objectif d’une bipolarité totale et définitive avec la droite et le  Front de gauche deviendrait inévitablement une sorte d’organisation marginale sur le plan politique.

Regardons d’ailleurs l’enfouissement du NPA ( moins de 1 %) qui s’est mis hors jeu politique alors qu’il avait, à un moment donné, pris une réelle dimension dans le pays.

Mais on se doit de s’interroger sur la continuité de cette forme de désistement et cela pose la question de trouver des nouvelles formes de vie démocratique nous sortant du carcan de la cinquième république et des scrutins uninominales majoritaires à deux tours mis en place par les gaullistes pour réduire l’influence du PCF.

La question posée alors c’est la forme du vote, celui qui part des idées, de la vie collective démocratique, des débats, de la proximité avec le peuple : c’est le vote des représentants dans les assemblées par la proportionnelle intégrale.

Tout cela nous sortirait du processus électoral actuel qui ne permet plus à la démocratie républicaine de s’exercer sereinement à partir des idées. De se sortir des dérives et des pressions politiques sur les électeurs pour des choix qui n’en sont pas et de devoir voter la mort dans l’âme pour des candidats pour lesquels on ne se reconnait pas.

Il faudra revoir cette constitution qui est un déni de démocratie et qui a été installée pour des alternatives entre la droite et la sociale démocratie libérale.

Dans ces conditions, il faut aussi regarder où l’on en est sur le plan de l’alliance entre les forces progressistes qui constituent le Front de Gauche pour être une force capable de renverser la table de la loi de 1958 constitutionalisant le vote uninominal.

Cela pose la question, bien sûr, de ne pas tout voir par le bulletin de vote mais bien de créer les conditions du rapport de force dans la vie de tous les jours et de marquer de notre empreinte les décisions politiques tant sur le plan national qu’international.

Cette alliance permet de constituer une alternative politique face aux jeux politiciens dont elle a été victime. Mais cette défaite dans les urnes n’est pas un échec politique : elle permet de voir les perspectives futures que l’on a pu frôler à un moment donné et surtout à travailler à améliorer les approches et le contenu.

Il faudra y revenir après cette période électorale non seulement faire le bilan mais voir de quelle manière ce Front de Gauche, qui me parait être la vraie alternative face à la crise qui va faire des ravages et dont la sociale démocratie va composer avec le capital pour appliquer l’austérité dans notre pays, sera en mesure de galvaniser le débat démocratique, de faire surgir propositions et luttes et de trouver une assise large parmi le peuple.

Ce Front de gauche doit rester ce qu’il est : être un front où chaque organisation qui la compose est à égalité de droits et de devoir: partis,  syndicats, mouvements et associations progressistes pris dans leur diversité.

Il  faudra dans le bilan examiner ce qui a fait défaut et je pense que la bataille des législatives n’a pas été à la hauteur de l’enjeu national des législatives, qu’il aurait fallu parler plus des questions nationales et de cette Europe destructrice de droits sociaux, de continuer les débats et les rassemblements nationaux comme ceux que nous avons connu à l’exemple de La Bastille et de ne pas simplement braquer les phares sur l’élection d’Hénin Beaumont comme nous l’ont fait subir les médias crapoteux, démarche qui nous a conduit à faire un choix politique que je ne conteste pas, combattre le Front National, mais il me semble que cela s’est fait au détriment de notre propre propulsion contre l’ennemi principal que nous avons un tant soit peu délaissé : le capitalisme.

Nos résultats meilleurs mais insuffisants, tout compte fait, montrent qu’une assise nouvelle est entrain de se constituer et que malgré la déception de ne pas avoir fait mieux, tout porte à croire que cette grande expérience d’une nouvelle alternative de gauche visant à mettre sur plan l’idée de l’humain d’abord et de la bataille idéologique et  la pratique de classe est en fermentation et qu’elle va produire des résultats plus rapidement qu’on le pense.

Pour cela, pas de mains liées dans un gouvernement social-libéral.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 9 Juin 2012

Guerre d'Algérie : le poignard de Le Pen

Le Monde.fr | 16.03.2012 à 13h06 • Mis à jour le 17.03.2012 à 17h34

Par Florence Beaugé


 
Le poignard de Jean-Marie Le Pen.

Au matin du 3 mars 1957, Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, découvre un poignard dans le couloir d'entrée de la maison familiale, dans la Casbah d'Alger. Accrochée à une ceinture de couleur kaki, l'arme gît dans un recoin obscur. C'est un oubli des parachutistes français qui ont soumis la nuit précédente son père à "la question". Ahmed Moulay, 42 ans, a été torturé à l'eau et l'électricité, en présence de ses six enfants et de son épouse, avant d'être achevé d'une rafale de mitraillette. Le supplicié a les commissures des lèvres tailladées au couteau. Un communiqué de l'armée annoncera qu'il a été abattu alors qu'il tentait de s'enfuir. Quand il trouve ce poignard, Mohamed Cherif Moulay le cache dans le placard du compteur électrique de l'entrée.

Les parachutistes reviennent à deux reprises, les jours suivants, mettent la maison à sac. Pour rien. L'enfant se tait. Rania Moulay, elle, se rend au commissariat pour porter plainte. On lui dit : "Votre mari est mort au cours d'un règlement de comptes entre fellaghas." Apprenant l'épisode, un père blanc, le père Nicolas, s'indigne et intervient. Les gendarmes finissent par ouvrir une enquête. "Pour qu'ils soient obligés d'admettre que ce n'était pas des fellaghas mais des militaires français qui avaient tué mon père, je leur ai donné la ceinture de toile kaki, mais pas le poignard que j'ai détaché de la ceinture et gardé", se souvient Mohamed Cherif Moulay, âgé aujourd'hui de 67 ans. L'enquête n'aboutira jamais.

Le poignard atterrit dans le buffet de la salle à manger des Moulay. Il y restera jusqu'en avril 2003, date à laquelle l'envoyée spéciale du Monde à Alger réussit à le rapporter en France. Cette pièce à conviction sera présentée à la 17e chambre, lors du procès en diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen contre Le Monde, le 15 mai suivant.

En acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres, il s'agit d'un couteau du type de ceux qu'utilisaient les Jeunesses hitlériennes, fabriqué par des couteliers allemands de la Ruhr, selon l'enquête menée par le journaliste Sorj Chalandon. La lame porte le nom de J.A. Henckels, fabricant à Solingen. Le manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d'un losange dont l'écusson est tombé dans les années 1970, à force d'avoir été manipulé par les enfants Moulay. Sur le fourreau de ce poignard, on peut lire : J. M. Le Pen, 1er REP.

Cet article est tiré du Hors-Série du Monde : "Guerre d'Algérie. Mémoires parallèles", disponible en librairie et dans la boutique du Monde.fr.

Florence Beaugé

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Publié le 8 Juin 2012

 

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Un député de droite à l'Assemblée: dessin de Daumier

 

REPONSE A COURTIAL

Cher Monsieur,

Vous avez daigné m’adresser une lettre que vous avez fait posté par le facteur dans ma boite à lettre.

Vous me dites que j’ai dû recevoir beaucoup de tracts impersonnels de candidats que je ne connais pas : qu’est ce que vous en savez ?

Vous, en tous les cas, je ne vous connais pas personnellement et je m’en félicite. Je ne vous ai jamais vu dans une manifestation pour sauvegarder l’emploi dans ce bassin creillois victime de la crise et de la politique de vos amis qui étaient, avec vous, au gouvernement.

D’ailleurs je remarque que vous avez omis de dire que vous étiez membre de ce gouvernement de droite battu aux élections présidentielles.

Vous indiquez que vous avez établi des liens de proximité, lesquels ?

Certainement pas pour améliorer la vie des gens qui s’est dégradé depuis vos deux mandats successifs à l’Assemblée nationale dans cette circonscription et on dit que vous n’étiez pas parmi les plus brillants députés pour déposer des lois et amendements et que votre présence à l’Assemblée nationale n’était pas la plus permanente.

Il ne semble pas non plus que vous ayez laissé un bon souvenir dans votre poste de secrétaire d ‘état aux français de l’étranger : ceux-ci ne semblent pas vous avoir fait confiance puisqu’ils viennent de vous infliger un camouflet dans le premier tour des législatives en ne votant pas pour l’UMP.

Vous voulez vous assurer de la sécurité pour tous, diantre, mais pourquoi vous ne l’avez pas fait en dotant la police de moyens pour l’assurer depuis 10 ans ?

 Votre façon de mettre en place des dispositifs de « français vigilants » ressemble plus à des milices vengeresse qu’à la vraie sécurité.

Vous avez l’air de prendre faits et causes pour les personnes âgées : mais n’est-ce- pas vous et vos collègues députés de droite qui ont réduit le niveau des retraite depuis plus de 15 ans, qui ont reporté l’âge à 62 ans voir 67 ans quand on a pas le nombre de trimestres cotisés suffisants. N’est-ce-pas vous et vos collègues de droite qui avaient voté la loi HPST qui fragilise nos moyens de santé et l’hôpital en particulier. N’est-ce pas vous qui avez fait augmenté les cotisations mutuelles et rendu plus difficiles l’accès à la santé pour les personnes âgées ?

Vous indiquez dans votre prose que vous veillerez, en cas de délit, à ce qu’il y ait réellement sanction : mais de quel droit vous vous ingérez dans la justice, votre travail de député consiste à faire des lois et non pas à les exécuter ce qui ressemblerait alors à des pressions inadmissibles sur les juges et je vous rappelle que la justice doit être dégagée de tous les aspects politiciens et de la pression d’où qu’elle vienne.

Vous vous attaquez à ceux qui ont le RSA en leur demandant quelques heures de travail, chaque semaine, à la collectivité : cela ressemble plus au serpent qui se mord la queue car en même temps vous restreignez l’emploi et  empêcher l’embauche de jeunes dans les services publics. D’ailleurs ces gens au RSA ne sont-ils pas les résultats de votre politique qui amène que le chômage et son succédané le RSA ?

Vous êtes déterminé à rester pendant cinq ans, un député de terrain au service de chacun dites vous, 10 ans de votre impéritie c’est déjà de trop et je souhaite vraiment que les habitants de cette circonscription vous donne votre congé sans délai et sans indemnité et surtout sans recours.

A bon entendeur salut.

Bernard Lamirand de Nogent sur O

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Publié le 8 Juin 2012

 

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LES IMMIGRES SERVENT LA FRANCE MADAME LE PEN !

Hier soir, sur la deuxième chaine de la télévision française, Pujadas avait invité Marine le Pen pour les élections législatives pour qu’elle précise ses positions du Front national par rapport à la circonscription d’Hénin Beaumont où elle est en difficulté face à Jean Luc Mélenchon le candidat du Front de Gauche.

Une vraie tribune offerte au Front national qui a pu « baver » pendant près 10 minutes contre la gauche et particulièrement contre Jean Luc Mélenchon.

L’objectif était clair : démolir cette candidature qui gêne beaucoup de monde y compris à gauche et l’empêcher de siéger à l’Assemblée nationale parce qu’il mettra les pieds dans le plat avec ses amis et camarades communistes pour que notre pays se sorte des petits jeux politiciens et de ce libéralisme qui détruit nos vies.

L’insupportable a été atteint avec la diffusion sur la chaine nationale d’un portrait de Mélenchon déguisé en Hitler et la dame Le Pen n’a pas ménagé sa satisfaction de le voir ainsi affublé et traité de la manière la plus vile et la plus infâmante, digne de ces journaux d’avant guerre d’extrême droite, qui insultaient et dénigraient les militants et dirigeants du Front populaire.

La bête immonde de Berthold Brecht n’est pas loin avec ce genre de saloperie sortie en affiche.

Ce soir, la fille à Le Pen est revenue sur les immigrés, qui coutent chers, qui ruinent la France, disait-elle : un discours aux relents xénophobes.

Elle exige et éructe qu’il ne faut plus leur payer les protections sociales :  certainement l’assurance maladie, la retraite, le chômage !

Parlons-en !

Cette dame fielleuse, devrait savoir que ces immigrés, qui sont sur notre sol travaillent et triment dur, payent leurs impôts et leurs cotisations sociales et sont sur notre territoire pour créer des richesses avec leurs camarades travailleurs français.

Regardez-les, Madame Le Pen, dans les usines et les bureaux, dans les chantiers où ils laissent souvent leur santé et parfois leur vie, ils s’intègrent et vivent la solidarité de classe, celle que vous détestez avec vos amis les patrons et leurs cotisations sociales servent à payer nos retraites au même titre que les travailleurs de nationalité française.

Vous osez  dire qu’ils ruinent la France : mensonges, vilainie, procès d’intention : leur participation à l’économie n’est pas déficitaire mais tout le contraire, ils rapportent au pays par les richesses qu’ils créent.

Honte à vous…

Ce matin, à 4h40, je prenais le RER qui part de la gare de Creil et qui va sur Paris, ce train qui met plus d’une heure pour gagner la région parisienne, qui s’arrête à toutes les gares est bondé quand il arrive sur les quais de la gare du Nord, et il prend à ces heures là des ouvriers immigrés qui se rendent pour la plupart sur les chantiers de construction de la région parisienne, peut-être dans vos beaux quartiers, certains vont aussi vider vos poubelles, dans les usines automobiles ils travaillent à la chaine pour fabriquer les automobiles de nos rêves, il y a aussi toutes ces femmes maghrébines, africaines qui se rendent dans les hôpitaux pour faire le ménage ou pour soigner les patients, elles vont également nettoyer les bureaux de la capitale pour que les sièges sociaux soient « nickel » et certaines d’entre-elles gardent vos enfants et les accompagnent dans les maternelles de vos beaux quartiers.

Vos comparses les apprécies aussi quand elles font le ménage et nettoient les restes de ripailles quand les vôtres festoient.

Je les regardais ces hommes et ces femmes dans ce train, dans leur misère, dans leur fatigue physique d’un matin blême. Visages souvent jeunes mais déjà burinés par l’exploitation éhontée dont ils sont victimes, je repense aussi à ce vieil homme, sac à dos, qui a du mal à se tenir sur ses deux jambes dans ce couloir surchargé et qui va lui aussi travailler ;  ses mains et son visage usés montrent l’usure au travail : les fainéants et les fraudeurs ne sont pas dans ce train Madame le Pen, ils sont chez les vôtres entrain de spéculer et de vider les caisses de la France en spéculant et en plaçant leurs larcins dans les paradis fiscaux.

Ces immigrés que vous détestez sont nos frères et nos sœurs, comme l’étaient ces immigrants polonais, italiens, espagnols dont vos prédécesseurs d’extrême droite les avaient accusés de venir manger le pain des français. Mais Madame Le Pen, ces immigrés là, ont relevé notre pays des destructions de la guerre, ils ont produit le charbon qui a permis à la France de se redresser et de se donner des droits solidaires comme la retraite, l’assurance maladie, le statut de mineurs et toutes cette immigration là, aujourd’hui, coulent des jours de retraites méritées dans notre pays ;  et vous voudriez qu’il n’en soit pas ainsi pour d’autres immigrations qui font notre richesse aujourd’hui en s’intégrant dans le monde du travail de notre pays ?

Encore honte à vous !

Ils sont comme nous, quand nos enfants partent travailler à l’étranger :  en Angleterre, aux Etats-Unis, en Chine maintenant et il faut voir Madame Le Pen ces jeunes français qui apprennent le chinois actuellement pour eux aussi faire leur vie dans cette planète qui appartient à tous et non à une bande de privilégies.

1 million de français vivent à l’étranger ;  cette circulation des hommes et des femmes va de plus en plus se développer sur la planète, ce qu’il faut ce n’est pas la concurrence entre travailleurs mais des statuts sociaux  de progrès social qui permettent le développement et la vie ensemble et non la haine et la division comme l’organise à travers l’extrême droite ce capitalisme mondial dont vous êtes Madame Le Pen, tout compte fait, la représentante pour cette mission particulière : semer la discorde et cacher les vrais coupables des misères humaines : le capitalisme.

Ce soir, vous avez été abject, votre sourire en coin dénotait cette haine du prochain dont vous êtes porteuse.

Je voudrais dire quelque chose à toutes ces personnes qui se laissent embobiner par vos discours enjôleurs : ne la croyez pas, cette dame se sert de vous, elle n’a jamais eu la volonté de prendre en compte votre misère, vos problèmes, vos souffrances.

Cette colère qui vous étreint, elle veut la détourner de ceux qui en sont les responsables, les capitalistes, c’est eux qui pourrissent notre vie à tous et comme vous le savez, vous les enfants de polonais immigrés que j’ai connu dans le Nord quand j’étais responsable syndical de la métallurgie, vos grands parents ont été, eux aussi, montré du doigt dans une autre crise de système capitaliste, celle des années trente, et je me rappelle de ces témoignages de vos ainés qui disaient qu’ils étaient, à cette époque là, traités comme des moins que rien, le fascisme de l’époque les accusaient de prendre la pain des français comme l’insinue Madame Le Pen, et vos parents, souvent, étaient mis à l’index et pourtant ils ont fait une chose extraordinaire, ils ont lutté contre la bête immonde, celle qui a trahit la France en 1940 et collaboré avec les nazis et ils ont résisté et libéré le pays comme ceux de l’affiche rouge.

Alors, vous les enfant d’immigrés d’autrefois, écoutez- les vos ancêtres, ils vous diraient : pas eux, pas çà.

Salut à tous les immigrés, la France est un  pays d’immigration tout au long des siècles et nous formons cette longue cohorte qui a fabriqué cette France que nous aimons.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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Publié le 5 Juin 2012

Co             safe image.php  Conférence avec le Gouvernement à Matignon
le                 6 juin 2012
Int                intervention liminaire de Bernard THIBAULT
Se                secrétaire général de la CGT

 

La CGT se félicite de l’organisation en juillet d’une conférence sociale après le changement de président de la République. Les attentes des salariés pour de véritables changements dans leur vie et au travail dont la CGT s’est faite l’expression sont pour beaucoup dans cette nouvelle donne. Il est donc naturel que des attentes s’expriment, tant vis-à-vis de mesures sociales qui seront prises par le gouvernement que sur les chantiers qui seront ouverts pour des changements en profondeur.

Nous sommes convaincus qu’après des années de politiques régressives dans les domaines de l’emploi et du pouvoir d’achat, des réponses structurelles sont indispensables en matière de reconnaissance du travail, de réforme de la fiscalité, de contrôle des aides publiques aux entreprises et d’incitation à l’investissement dans le tissu économique.

Il ne faut pas séparer l’économique et le social.

La CGT demande que le débat au cours de la conférence dite sociale ne soit pas enfermé dans le carcan d’un cadre économique qui resterait pour l’essentiel inchangé. Il faut pour cela rompre avec les préconisations qui ont inspiré les politiques publiques ces 10 dernières années.

Nous contestons que la compétitivité de notre économie et des entreprises impliquerait une nouvelle phase de déréglementation du droit du travail et une plus grande précarité sociale.

Le président de la République a lui-même insisté sur le fait que les données de fond du débat économique devraient être modifiées au plan européen, faute de quoi aucun des problèmes graves auxquels nous sommes confrontés ne peut trouver de réponse. Je rappelle que l’ensemble des syndicats européens a rejeté le pacte budgétaire qui prône une austérité généralisée à toute l’Europe.

La question de la croissance et d’une répartition des richesses plus favorable aux salariés sont à traiter prioritairement.

Ainsi, il doit nous être possible d’aborder différents axes des politiques publiques, comme par exemple :

·       La réforme fiscale,

·       La mise à plat des aides et exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises,

·       La mise en place de nouveaux outils publics de financement pour le développement économique et social.


La CGT considère important, dans ce contexte, que la conférence sociale débouche sur des mesures aptes à relancer notre économie. Elle estime indispensable que toutes les questions traitées le soient en présence des ministères compétents. C’est la condition pour modifier le cadre économique dans lequel se posent les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de protection sociale et de conditions de travail notamment.

Si la Conférence de juillet doit ouvrir un cycle de concertations, voire de négociations sur un certain nombre de sujets, le gouvernement comme le législateur ne doivent pas hésiter à décider d’actions immédiates lorsque la situation impose à l’évidence cette attitude.

Un seul exemple : l’égalité salariale entre les hommes et les femmes est une obligation dans la loi, pas dans les faits. Seule désormais la mise en place de sanctions est susceptible de faire respecter la loi.

La volonté du gouvernement de relancer le dialogue social doit se traduire par de nouvelles dispositions relatives à la démocratie sociale.

Si la loi d’août 2008 a permis des avancées en matière de représentativité syndicale, le législateur n’a pas été au bout de l’exercice.

Plusieurs sujets nécessitent un examen urgent. Je citerais entre autres :

·       L’articulation entre la loi et la négociation collective,

·       Les droits d’intervention des salariés dans les entreprises,

·       La reconnaissance du droit syndical dans sa dimension interprofessionnelle,

·       La fin de la discrimination dans les moyens matériels et financiers entre organisations d’employeurs et les salariés,

·       La représentativité des organisations d’employeurs,

·       Une loi d’amnistie qui doit réparer les condamnations liées à l’engagement syndical ainsi qu’un coup d’arrêt à la volonté de criminaliser l’action syndicale à l’image de la présence inacceptable de militants syndicaux dans le fichier ADN.

 

L’avenir de l’industrie dans notre pays est un défi majeur, tant pour le redressement économique que dans sa dimension sociale. Il justifie pleinement d’ouvrir un chantier en tant que tel.

Nous avons dans ce domaine, comme d’autres acteurs, des propositions très concrètes à formuler et les attentes sur nombre de sites industriels sont immenses, pour élaborer aussi des dispositions législatives efficaces pour préserver et développer les sites et les filières industrielles.

Il est également indispensable de reconnaître les représentants des salariés pour apporter leur contribution à la Conférence environnementale annoncée également pour juillet. Les impacts sociaux et économiques liés aux changements des modèles de production nécessitent d’être appréhendés avec tous les acteurs concernés.


Sur quelques thèmes, plusieurs observations :

·       en matière de santé et de sécurité sociale, des défis majeurs sont posés qui relèvent à notre sens de plusieurs types de réponse de court, moyen et long termes. Une première échéance concerne le PLFSS. Ils doivent être identifiés et traités parallèlement mais séparément du sujet des retraites.

Le taux de pauvreté des retraités est reparti à la hausse du fait des réformes précédentes. Nous constatons une augmentation du cumul emploi-retraite liée aux basses pensions et, parallèlement, un taux de chômage des seniors qui continue d’augmenter.

Le retour à la retraite à 60 ans, la reconnaissance de la pénibilité des métiers, le rétablissement de l’AER et la pérennité de notre système actuel de retraite par répartition sont pour nous parmi les objectifs prioritaires.

·       en matière d’emploi, les questions sont multiples. Outre les défis posés à l’industrie, nous devons traiter :

o   de l’explosion de la précarité qui se traduit par l’envolée du nombre des ruptures conventionnelles, la recrudescence des emplois précaires, l’utilisation abusive dans certaines entreprises des heures supplémentaires et du chômage partiel,

o   du service public de l’emploi,

o   de la formation professionnelle,

o   des dispositifs ciblés concernant l’emploi des jeunes et des seniors,

o   du système d’indemnisation du chômage,

o   il nous faut concrétiser la sécurité sociale professionnelle.

·       en matière de salaires, le débat ne doit pas être cantonné aux seuls bas salaires. Outre l’augmentation du SMIC, revendiqué à 1700 euros par la CGT, l’Etat doit se donner les moyens d’impulser des politiques salariales dynamiques faisant en sorte que l’amélioration substantielle du SMIC se répercute dans toutes les grilles professionnelles.

L’accès au logement, notamment pour les jeunes, et la prise en charge des frais de transport liés au travail doivent être traités conjointement aux  salaires et au pouvoir d’achat.

S’il est indispensable de traiter la situation faite aux personnels des fonctions publiques et à leurs missions, il est également nécessaire que le gouvernement nous ouvre un cadre de discussions nous permettant de traiter différents sujets concernant, d’une part, la nouvelle étape annoncée de la décentralisation et par ailleurs, le rôle et les moyens des services publics dans leurs différents champs d’intervention.

Le gouvernement ne doit pas négliger l’importance de ces leviers qui participent à l’efficacité économique et à l’égalité d’accès pour des besoins essentiels.

La CGT aborde cette réunion avec un esprit constructif pour que les réponses gouvernementales soient à la hauteur des fortes attentes sociales. Elle sera disponible, exigeante, vigilante.¢ 

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Rédigé par aragon 43

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