Publié le 9 Juillet 2012

voici la déclaration de Moscovici, l'ami de STRAUSS kAHN,  de l' AFP parue dans le Figaro:

 

A VOUS DE JUGER

 

Moscovici: pas alourdir le coût du travail
AFP Publié le 08/07/2012 à 19:05 Réactions (67)
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Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a estimé qu'il ne fallait pas "davantage alourdir le coût du travail", à la veille d'une grande conférence réunissant à l'invitation du gouvernement les représentants du patronat et des syndicats.

Invité du Rendez-Vous BFM TV/Le Point/RMC, M. Moscovici a laissé entendre que cette préoccupation valait surtout pour les petites et moyennes entreprises. Elle pourrait aussi valoir "pour certaines entreprises dans certains secteurs. Cela pourrait être le cas pour certaines entreprises industrielles, notamment de grandes entreprises exportatrices", a-t-il noté.

ET LE COUT DU CAPITAL ? MOSCOVICI QU'EN FAIS TU....

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Publié le 8 Juillet 2012

Union Départementale
des Syndicats C.G.T. de l’Oise
COMMUNIQUE DE PRESSE
Creil, le 7 juillet 2012,
En ce jour du 7 juillet 2012, la CGT remercie l’association Mémoire Vive de l’avoir invitée à participer aux
commémorations des 70 ans des convois des 31000 et 45000 au départ de Compiègne.
Ces convois, composés principalement d’opposants à l’occupant, de militants syndicaux et politiques, ayant
fait le choix de la défense de leurs convictions, aujourd’hui reconnues de tous, plutôt que de céder aux tentations de
collaboration plus salutaires individuellement, ont vu 230 femmes, immatriculées de 31625 à 31854 (les 31000) et
1175 hommes, immatriculés de 45157 à 46236 (les 45000), déportés vers le camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau,
d’où seuls 49 réchappèrent au lendemain de la guerre.
La CGT et l’ensemble de ses militants sont fiers d’ honorer la mémoire de ces femmes et de ces hommes qui
sont morts, assassinés par l’occupant fascisant pour avoir défendu leurs idéaux politiques et syndicaux en faveur d’une
France libre, plurielle et progressiste.
Aujourd’hui plus que jamais, au regard de la montée inquiétante des thèses nationalistes et xénophobes dans le
pays, il est du devoir de l’ensemble des français d’assurer ce devoir de mémoire.
En ce jour, il semble que Monsieur le Sénateur-Maire de Compiègne et ses collaborateurs ont entendu quitter
la cérémonie, offusqués par la présence de drapeaux du PCF et de militants CGT porteurs de badges.
Cette réaction est navrante. Il est compréhensible que les proches de la « Droite Populaire », fleuretant
dangereusement avec les thèses les plus délétères de l’extrême droite, attribuant la responsabilité de l’ensemble des
maux du pays aux immigrés et aux syndicats qui entraveraient la bonne marche de l’effort de guerre libéral, se sentent
peu à l’aise dans l’enceinte d’un mémorial dédié à la mémoire des déportés et plus spécifiquement en ce jour à celle
de ceux qui l’ont été pour le motif tout autant inenvisageable de leurs opinions et convictions progressistes.
Il convient pour autant de rappeler à ces messieurs prompts à jeter l‘opprobre, que ceux dont nous célébrions
la mémoire, eurent été fiers de voir leurs insignes brandis, et que la droite, si certaines de ses composantes ont fait le
lâche choix de la collaboration pétainiste, compta en son sein des résistants. Il appartient dès lors à tout un chacun, au
regard de ses convictions, de faire le choix de la mémoire qu’il entend honorer, sans chercher, comme ce fut en projet,
d’occulter l’histoire dans nos écoles et ailleurs, en vue de faire progresser la xénophobie.
La CGT a fait son choix depuis toujours et demeure fière de ses militants, d’hier et d’aujourd’hui, qui
combattent la division, la xénophobie et le racisme sous toutes ses formes, y compris celles qui se cachent derrière des
appareils dits républicains.
Contact presse : Bruno Hénin 06.30.02.60.67
Union Départementale CGT Oise Bourse du Travail - Rue Fernand Pelloutier BP 70355 - 60312 CREIL cedex 02
Tel : 03.44.55.01.57. – Fax : 03.44.55.00.20. Courriel : contact@cgtoise.com

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Publié le 8 Juillet 2012

Contribution de Jean Ortiz

 

Faut-il s'en réjouir?

 

La "gauche" (un concept de plus en plus flou et inadapté), est majoritaire au premier tour des "législatives". Peut-on continuer à les appeler ainsi alors qu'elles ont été réduites par Jospin et "l'inversion du calendrier", à une simple confirmation du résultat des présidentielles?

PS et UMP en jouent et s'en accommodent avec délectation. La conformation du parti unique néosociolibéral, à deux têtes, est en marche. Avec ce faux "bipartisme", le système peut dormir sur ses deux oreilles. Pour les uns et pour les autres, mais il leur est  difficile de le dire haut et fort, il s'agit d'éradiquer ceux qui veulent remettre en cause le capitalisme, de les réduire,  les laminer...Voilà la réalité de ce qu'ils appellent pudiquement et hypocritement le "vote utile". Ce n'est pas nouveau. Pour les "démocraties occidentales", dans les années trente, l'ennemi principal était le communisme, et pas Hitler, qu'elles tentèrent d'"apaiser" jusqu'au bout, espérant qu'il en finisse avec "les soviets" et leur tire les marrons du feu....On sait ce que marrons et feu sont devenus.

Le sarkozysme a été battu électoralement. Tant mieux. Mais a-t-il été défait politiquement? Tout prouve que non. L'UMP s'en sort plutôt bien, le CAC 40 se porte bien, et le "raz-de-marée rose" annoncé ne fait plus marrer personne...La victoire du PS aux présidentielles a reposé essentiellement sur l'anti-sarkozysme, et pas sur l'adhésion, de la majorité de ceux qui ont voté socialiste, à un programme vraiment de gauche (inexistant), vers une dynamique assumée de Front Populaire.

Dans ce contexte, n'importe quel candidat(e), flanqué du poing  et la rose, l'aurait emporté, amaigri pour l'occasion de 30 kilos, ou rondouillard(e).

Des millions d'électeurs populaires sont restés chez eux en ce premier tour des législatives. Pourquoi? Là est la vraie question et elle mérite quelques hypothèses de réponse. Ils ont compris que le "changement" annoncé consistait surtout à chasser Sarkozy, et les propositions hollandaises ne les ont  sans doute pas fait rêver. Certes, les engagements annoncés sont mis en œuvre (ils ne mangent d'ailleurs pas trop de pain), mais vite viendra le temps des "sacrifices" et de "l'austérité de gauche".

On  a convaincu des millions de citoyens que "l'on ne peut faire autrement" que gérer le système, qu'être "réaliste" et "pragmatique". Je sais qu'il est politiquement incorrect de l'affirmer aujourd'hui, mais le parti socialiste joue, dans ce combat contre "la radicalité", "la rupture avec le système", la "surenchère",  "l'irréalisme», la "démagogie" du Front de Gauche, etc. etc., un rôle essentiel, tout en prêchant le "je t'aime tu sais...", pour mieux t'étouffer.

Au lieu de s'incliner devant le courage de J.L. Mélenchon affrontant la fachotte Le Pen, le parti socialiste a préféré contribuer à "faire la peau" du gêneur. Calcul suicidaire et coup de poignard à la nécessaire union, et dynamique de gauche, pour "changer vraiment la vie".

Soyons une nouvelle fois politiquement incorrects. Pourquoi le PS combattrait-il frontalement le Front National alors qu'il est un repoussoir idéal et le meilleur alibi du "vote utile"?

Mitterrand avait déjà fait le nécessaire...Se contenter de hurler "au feu" n'éteint pas un incendie.

Pourquoi désirer à tout prix une "une majorité absolue" socialiste, sinon parce qu'avoir besoin du Front de Gauche, cela lie trop les mains à gauche, cela peut effaroucher "les marchés", etc.

Parlons clair. Les communistes,  les "mélenchonnistes", les "radicaux", ceux qui attaquent le mal à la racine, le PS ne les aime qu'à dose homéopathique, et, si possible, au "Secrétariat d'Etat aux espaces verts" (pour l'heure, ce poste a même échappé à Robert Hue et J.C. Gayssot).

Faut-il pour autant renoncer à la stratégie unitaire et au "réflexe" républicain pour battre la droite au deuxième tour ? Mille fois non !! Ne nous trompons pas nous aussi d'adversaire. 

Mais cessons d'euphémiser, de tourner autour du pot de roses. Appelons publiquement les choses par leur nom. Le PS a une attitude hégémonique pas seulement par intérêt de boutique, mais parce qu'il ne veut pas changer la société, qu'il s'accommode du "néolibéralisme", certes avec la "méthode vaselinesque" que nous connaissons bien,  assortie  de quelques gestes "symboliques", de quelques miettes sociales.

Elles sont bonnes à prendre, mais il vaut mieux une bonne miche de pain: la révolution citoyenne, le partage des richesses, la justice sociale, un socialisme à la française. Pour cela, il faut s'attaquer au "mur de l'argent" (Jean Jaurès). Le PS y a pour l'heure renoncé, et il ne le fera que si nous lui imposons un rapport de forces politique et électoral, à gauche, et que si le mouvement populaire lui botte les fesses et le ramène aux réalités de la "lutte des classes", terrible gros mot.

Jean Ortiz

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Publié le 8 Juillet 2012

70e anniversaire du convoi des " 45000" vers Auschwitz. Hommage de Pierre Labate, de Mémoire Vive, COMPIEGNE. 7 Juillet 2012

par Thierry Aury, dimanche 8 juillet 2012, 11:07 ·

Bonjour à toutes et à tous.

 

De manière exceptionnelle, nous célébrons le 70e anniversaire du départ du convoi du 6 juillet 1942, parti de la gare de Compiègne (à Margny) vers Auschwitz-Birkenau au sortir du Fronstalag 122, qui se situait tout près de nous.

 

Je suis le petit-fils d’un déporté de ce convoi. Je ne l’ai pas connu : malade au départ de Compiègne, il a succombé neuf jours après son arrivée à Auschwitz.

Je suis également membre du bureau de l’association Mémoire vive des convois des 45000 et de 31000 d’Auschwitz-Birkenau.

 

Au nom de celle-ci, je remercie Madame Anne Bonamy, directrice du Mémorial de l’internement et de la déportation du camp de Royallieu, qui a souhaité avec nous cette journée d’hommage et qui soutenu l’apposition définitive - au sein du parcours historique - d’un panneau rappelant le destin des "45000", premier transport de déportation de répression à quitter le camp de Royallieu ; Madame Bonamy qui a également permis la présentation d’une exposition temporaire sur nos deux convois.

 

Je remercie la Ville de Compiègne pour son soutien à cette initiative, en la personne de Monsieur Joël Dupuy de Méry, conseiller municipal délégué à la citoyenneté, aux relations avec l’armée et les associations patriotiques, représentant Monsieur Philippe Marini, maire de Compiègne et sénateur de l’Oise, ainsi que de Madame Jacqueline Liénard, conseillère municipale, déléguée au Mémorial.

 

Afin de signifier cette gratitude, notre association souhaite offrir au Mémorial ainsi qu’à la Ville de Compiègne une médaille-anniversaire qu’elle a fait frapper par la Monnaie de Paris, en souscription, à destination de ses adhérents.

 

Je remercie Monsieur Jean-Claude Tranchant des associations patriotiques de Compiègne, qui nous apporte une aide précieuse en étant maître de cérémonie,

 

Je remercie tous les porte-drapeaux venus y conférer la solennité requise.

 

Le temps qui nous est imparti rend difficile de nommer les nombreuses personnalités présentes avec leurs titres respectifs.

 

Je salue Mesdames et Messieurs les députés et élus locaux de l’Oise, ainsi que les représentants des associations patriotiques du département.

 

Je salue Mesdames et Messieurs les élus qui ont accompli un plus long chemin : Caen, Nanterre…

 

Je salue les représentants nationaux de l’ANACR, de l’ARAC et de la FNDIRP.

 

Je salue Messieurs François Auguste, Président du conseil national du Parti communiste français, venu représenter Pierre Laurent, son secrétaire national, Thierry Aury, secrétaire du Comité régional de Picardie du PCF, et Bruno Hénin, secrétaire général de l’UD CGT de l’Oise : ils sont venus au rendez-vous de leur propre histoire.

 

Je salue les familles des déportés ”45000” et “31000”.

 

Enfin, je salue Fernand Devaux, détenu 45472 à Auschwitz-Birkenau, qui représente ses compagnons de déportation, André Montagne et René Besse.

 

Merci à tous et à toutes d’être présents.

----------------

Les rescapé(e)s et les familles des déporté(e)s d’Auschwitz qui ont fondé notre association n’ont pas voulu seulement exprimer la perte des disparus ou célébrer leur héroïsme. Ils et elles ont toujours souhaité rappeler en quoi cette expérience extrême pouvait avoir un lien avec le présent et l’avenir.

 

C'est un fait historique, le convoi quittant ce camp à l’aube du 6 juillet 1942 était composé à 90 % d’ouvriers.

Notre association rappelle toujours la présence parmi eux de cinquante otages désignés comme juifs - dont le départ mis fin à l’existence officielle du camp juif

de Royallieu -, et d’une vingtaine de patriotes ayant agit en suivant l’appel du général de Gaulle.

Cependant, il n’est pas abusif ni injuste de considérer l’homogénéité du grand groupe d’hommes rassemblé pour ce transport.

Cette dominante ouvrière est la conséquence directe du premier critère retenu pour

les sélectionner comme otages : avoir été actif au sein du Parti communiste clandestin depuis l’invasion allemande achevée en zone nord le 25 juin 1940, critère englobant l’activité syndicale au sein de la CGT.

Et c’est précisément pour enfermer ces militants que l’armée d’occupation créa

ce camp après le 22 juin 1941, date de l’invasion de l’URSS.

 

Pour l’Allemagne nazie, la défaite de notre pays était l’occasion inespérée de régler définitivement son compte aux idéaux républicains et démocratiques de la Révolution française.

 

Pour ceux qui, en France, rêvaient également depuis les années 1930 de renverser

la République, la situation créée par la défaite représentait « une divine surprise ». Regroupés autour de Pétain, sous la protection des vainqueurs, ils engageaient une soit-disant révolution nationale. Le 10 juillet 1940, la République cessait d’exister :

« travail, famille, patrie » remplaçait la devise « liberté, égalité, fraternité ».

 

Par refus de tout progrès social, une partie des notables français tombait dans

une stupéfiante indulgence à l’égard de l’Allemagne hitlérienne, pensant qu’après tout la victoire de celle-ci était le prix à payer pour la sauvegarde d’intérêts considérés comme menacés, ce qui fit naître la formule « plutôt Hitler que le Front populaire ».

 

La composante majoritaire de ceux et celles que nous honorons et qui deviendront

les “45000” et les “31000” avait une conscience politique assez élevée, leur donnant une capacité d’analyse des événements et la conscience des dangers. Malgré

la complexité de la situation née de la défaite, ils restaient liés à la logique antifasciste dont ils avaient été les champions, depuis 1934 et, plus encore depuis les accords

de Munich livrant la Tchécoslovaquie à l’Allemagne Nazie.

Ils poursuivirent leurs combats des années 1930 au début des années 1940, et le payèrent d’un prix élevé.

 

Les ouvriers y tinrent une grande place et, parmi eux, nombre de responsables syndicaux. L’écrivain catholique François Mauriac pourra écrire en novembre 1941

que « Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée ».

 

Et le général de Gaulle, dans son discours du 30 avril 1942, déclara : « aujourd’hui, malgré la faim, l’oppression, l’infâme propagande, ce sont les travailleurs français, ceux de la terre, ceux des usines, ceux des transports, qui donnent, au milieu des ennemis et des traîtres qui les servent, l’exemple de la résistance […] qui, par tant de sacrifices […] maintiennent, malgré tout, l’honneur […] du peuple français. Voilà pourquoi demain, 1er mai, tous les Français, toutes les Françaises répondront à l’appel des travailleurs de France », faisant écho à « un premier mai de lutte » auquel appelaient les instances clandestines du PCF et de la CGT.

 

Tirant les leçons du passé, la Résistance unie se fixa un objectif dépassant la libération nationale, pour l’instauration d’une société porteuse de davantage de justice sociale. C’est dans dans cet esprit, que le Conseil national de la Résistance élabora

un programme dont nous sommes encore - pour partie - bénéficiaires.

 

Parce qu’elles furent obtenues au prix de tant de sacrifices, ces conquêtes nous font

un devoir de résistance contre leur démantèlement.

 

Les Résistants ont également voulu que leur expérience éveille la vigilance des nouvelles générations contre les thèses d’exclusion. À l’heure où la crise financière

et économique agite des passions nationalistes ou religieuses justifiant le rejet de

la différence, il faut se souvenir qu’avant les massacres et les génocides il y a toujours des discours, des exhortations, des insinuations et des vindictes. Dans ce qu’elles portent d’inhumain, les différentes expressions du racisme ne peuvent être considérés comme des opinions parmi d’autres ; l’appel à la haine et au mépris n’appartiennent pas au droit fondamental de la liberté d’expression.

 

Lorsque “45000” et “31000” engagèrent leur existence dès avant la guerre, à quelle oppression entendaient-ils alors mettre fin ? À l’exploitation de l’homme par l’homme au sein des rapports de travail ; réalité qu’ils connaissaient bien pour y être eux-mêmes journellement confrontés.

 

Cette exploitation de l’être humain, ils la retrouvèrent poussée à son maximum

à Auschwitz et dans les autres camps, puisqu’une des façons d’y mourir était

de s’épuiser à la tâche, sans nourriture ni repos suffisants, d’être battu à mort au motif d’un rendement trop faible, de se blesser sur les chantiers sans recevoir de soins réels, d’être assassiné en chambre à gaz ou d’une piqûre au cœur… après avoir été sélectionné comme « inapte au travail ».

 

Aujourd’hui, nous sommes confronté à une spéculation financière qui n’a plus « les pieds sur terre », comme tout le monde s’accorde à le reconnaître. Pourtant, quand

les bulles spéculatives éclatent, quand le retour à la réalité s’impose, ceux qui doivent payer la note sont toujours ceux qui n’ont jamais eu ni le désir, ni possédé les moyens de miser dans ce genre de casino boursier.

 

Afin de rétablir les comptes, de réduire la dette, une seule « variable d’ajustement » est unanimement proposée par des experts aux ordres : il faut baisser le « coût du travail ». C’est-à-dire, finalement, payer le moins possible le travailleur, l’exploiter davantage… C’est une modernité qui nous ramène au milieu du 19e siècle.

 

Depuis des années, on explique doctement à ceux qui subissent cette pénibilité accrue du travail et la précarisation de leur existence qu’« Il n’y a pas d’alternative ».

Autrement dit : « Toute résistance est inutile, Résignez-vous ! ».

 

Mais, « Résignez-vous…? », n’est-ce pas là le discours qui a toujours légitimé l’oppression, toutes les oppressions ?

« Résignez-vous » , n’est-ce pas là le discours-même d’un maréchal de France

ayant souhaité la défaite de son pays pour y imposer sa version du totalitarisme, antisémitisme compris.

 

Il faudra sans doute encore compter avec le sens de la dignité de l’être humain,

y compris quand celui-ci se présente sous l’aspect du travailleur… même précarisé, même privé d’emploi, même sans domicile fixe.

 

Se mobiliser pour défendre la dignité humaine, voilà - parmi d’autres - une valeur

qui fait l’actualité des déportés du 6 juillet 1942 et de leur engagement.

C’est leur être fidèle que de le rappeler, c’est l’hommage que nous leur devons.

 

Merci pour votre attention.

 

Pierre LABATE


Lecture de poèmes de la déportée Charlotte Delbo devant le monument situé en gare de Compiègne-Margny d'où sont partis les convois de déportés.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Juillet 2012

medium_ensemble-2.jpgCONFERENCE SOCIALE LA SEMAINE PROCHAINE QU’EN SERA-T-IL : UN CHEVAL POUR UN PATE D’ALOUETTE ?

De quoi discuteront les organisations syndicales, patronales et gouvernementales ?

Des tables rondes sont prévues sur divers sujets concernant les travailleurs et en particulier les salaires, les qualifications, la formation professionnelle, les retraites, les droits syndicaux, les questions de l’emploi et du devenir industriel etc.

Un avant gout a déjà été donné : la misérable augmentation du SMIC pour toucher le moins possible le grisbi patronal.

La question qu’il faut se poser c’est à quoi va donc servir cette grande cérémonie sociale ?

Peut-on penser que le patronat cédera aux légitimes revendications des travailleurs parce que la grâce d’un gouvernement de gauche l’aurait atteint ?

A entendre les déclarations du Medef, il apparait que le patronat veut une conférence sociale en sa faveur et qu’il a des billes pour l’obtenir à travers les traités européens et la règle d’or auxquels Hollande vient de se soumettre.

Le traité Merkozy ligote toute possibilités d’avancées sociales nouvelles sur les sujets que les tables rondes aborderont et l’on peut dire que ses orientations sont une véritable bombe à retardement pour la protection sociale et les salaires et retraites.

Quand on regarde la panorama européen, actuellement, ce sont les politiques d’austérité qui prévalent partout et sont à l’oeuvre.

L’attention va donc être portée vers le gouvernement, il est devant ses responsabilités, devant ceux qui ont voté pour lui pour des changements.

Il va devoir choisir ce gouvernement : ou il fortifie encore plus le capital et le coût désastreux que cela représentera pour la société ou bien il se sort des règles libérales instituées à Bruxelles pour redonner toute la place  au prix de la force de travail et à son contenu de droits nouveaux et d’acquis à préserver.

Il devra nous dire qui il va frapper :  les dividendes ou les salaires et la protection sociale.

C’est là que l’on verra le maçon au pied du mur.

Des mesures s’imposent immédiatement pour toutes les entreprises du CAC 40 : aucune délocalisation d’entreprise tolérée, aucun licenciement boursier ou de gré à gré, aucun dividende tant que la dette nationale ne retrouve pas le seuil des 3 %.

Voilà un remède de cheval si on veut se sortir du guêpier de la crise.

Cela fera hurler les patrons et aussi le think-tank socialiste « Terra Nova » qui vient de sortir un véritable plan d’austérité pour les travailleurs, pour retrouver, dit-il, la compétitivité : un mot du patronat, un attrape nigaud comme pour l’âne à qui l’on met une carotte au bout de son nez pour qu’il avance dans la direction voulue.

Cette conférence sociale ne peut donc qu’être qu’un indicateur de la direction sociale que prendra ce gouvernement ;  les obstacles sont déjà nombreux sur sa feuille de route très timide au demeurant pour le monde du travail. Obstacles pour qu’il rebrousse chemin et se contente de petits aménagements à la marge tout en essayant de faire gober que l’essentiel est de nous faire payer la dette des détrousseurs du CAC 40 et consorts et de la partager dans une sorte d’équité avec le voyou de la banque et de la finance.

Mais dette partagée comme le dit Ayrault c’est accepter de payer la facture des banquiers et c’est un marché de dupes et l’on peut reprendre le célèbre dicton : un cheval pour le capital pour un pâté d’alouette pour les salariés.

Quand Madame Lebranchu, ministre de la fonction publique, annonce pour les agents un plan de rigueur alors que ceux-ci voient leur pouvoir d’achat dégringoler depuis plusieurs années, on peut douter que la volonté de ce gouvernement - qui devrait être l’ami des travailleurs- soit vraiment de mettre tout de suite de l’huile dans les rouages sociaux.

Autres indications dangereuses, qui vient toujours de ce think-tank socialiste « Terra Nova » : la CSG  et le calcul par point de la retraite.

Remplacer la cotisation sociale dite patronale et celle du salarié calculée sur l’assiette des salaires depuis 1945 reviendrait à absoudre l’entreprise de verser sa part à la continuité du salaire par la retraite des salariés et donc de sortir du salaire socialisé.

De même, le calcul de la retraite par point équivaudrait à une retraite qui s’ajusterait avec les crises et les difficultés liées à ces crises, notamment l’emploi, et amènerait les salariés à ne plus avoir un droit inaliénable de la retraite par répartition et solidaire.

Il serait alors facile de juxtaposer le niveau des pensions et l’âge de la retraite en fonction de l’état des caisses de retraites.

Alors un  sommet social pour quoi faire ?

Pour démarrer la mobilisation… Alors oui et encore oui…

Une chose est certaine, il va falloir expliquer et se mobiliser pour que les choses prennent une autre direction que les politiques d’austérité et de rigueur qui sont déjà envisagées par ce gouvernement socialiste.

Ne nous illusionnons pas sur ce sommet, ce qui va compter : c’est pousser par la lutte chaque revendication et contre chaque remise en cause.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 7 Juillet 2012

Ali Bongo, président du Gabon

Politique - le 5 Juillet 2012

Ali Bongo à l’Elysée : un arrière-goût de Françafrique

A l’occasion de la visite du président gabonais à François Hollande, quatre organisations ont organisé jeudi après-midi un rassemblement dans le 7e arrondissement. Ça suffit comme ça !, Greenpeace, Sauvons les riches et l’association Survie protestent contre la poursuite de la coopération du gouvernement avec les dictatures africaines.

Le point de rendez-vous était situé à la sortie de la station de métro Rue du Bac, boulevard Raspail. Une trentaine de personnes devait ensuite se diriger avec pancartes et banderoles vers le 51 rue de l’Université, un hôtel particulier appartenant à la famille Bongo et qui constitue un symbole en matière de  « biens mal acquis ». Acheté selon Fabrice Tarrit, président le l’association Survie, « cent millions d’euros » avec l’argent de l’Etat gabonais, puis rétrocédé à une société dont les principaux actionnaires sont des membres de la famille du président du Gabon, il appartient de fait au clan Bongo, au pouvoir depuis 1967.

 

Mais les forces de l’ordre ont empêché les manifestants de se déplacer : les slogans « Bongo dictateur, Hollande complice ! », ou encore « La fin de la FrançAfrique, c’est maintenant ! », n’ont pas pu résonner devant les portes du bâtiment visé. Les personnes réunies espèrent tout de même avoir interpelé la classe politique, et montré leur désapprobation à l’égard de la réception par François Hollande, de celui qu’ils qualifient unanimement de dictateur.

«  Un symbole de continuité avec le passé insupportable »

Un adhérent de Survie, qui souhaite rester anonyme, explique ainsi qu’il attendait plus du président français dans la lutte contre les dictatures en Afrique. Il souhaitait « qu’il propose une politique de soutien à la démocratie en Afrique, notamment dans les anciennes colonies. […] Au Gabon, l’élection de Bongo en 2009 a été frauduleuse (…) et depuis, la répression s’est accentuée. La dictature d’Ali Bongo est plus dure que celle de son père, il s’impose vraiment par la force. Donc l’invitation de Hollande est un scandale. Ça donne un signe positif aux autres dictatures d’Afrique ». Cet adhérent attend à présent de François Hollande qu’il soutienne le plan proposé par les partis d’opposition gabonais d’organiser une conférence nationale pour l’organisation d’un nouveau processus électoral, et qu’il affiche clairement un soutien à la démocratie en Afrique. Et de conclure que la réception à l’Elysée d’Ali Bongo est un « symbole de continuité avec le passé insupportable ».

Juliette Poirson, de Survie, avait vu dans le changement de gouvernement un espoir concernant la politique africaine et notamment la restitution des biens mal acquis. Aujourd’hui, si elle se réjouit du fait que la pétition contre la réception d’Ali Bongo, lancée il y a quelques jours, totalise déjà plus de 60 000 signatures – « du jamais vu » sur ce genre de sujet – elle déplore la mauvaise orientation prise en ce début de quinquennat. «  Au début du mois de juin, François Hollande a reçu Mamadou Issoufo, le président du Niger, concernant l’uranium et l’ouverture le plus rapidement possible de mines dans le pays », explique-t-elle, regrettant  que la France fasse encore passer ses intérêts économiques avant une politique de démocratisation de l’Afrique.

Espoir déçu

Cet espoir déçu, Marie Yared le partage. Chargée de campagne de l’association Avaaz (une « communauté de cyber citoyens » à l’origine, avec Survie, de la pétition contre la réception du chef d’Etat gabonais), elle rappelle que durant la campagne, François Hollande avait pris des engagements très forts : « Il avait dit, j’ai la citation, "je veux que le 6 mai soit une très bonne nouvelle pour les démocrates et une mauvaise nouvelle pour les dictateurs ". Et là, il reçoit Bongo alors que son élection a été marquée par des fraudes et que la détention d’opposants s’est accentuée au début du mois ». L’association Azaaz aurait voulu, explique-t-elle, « l’annulation de ce rendez-vous honteux », et déplore les promesses non tenues. « En 2007, Sarkozy avait promis la fin de la Françafrique, Hollande aussi. C’est très cynique en fait, ce sont de fausses promesses ». Les attentes perdurent tout de même pour la fin du quinquennat, avec l’espoir que les politiques finissent par changer.

 

 

La société civile gabonaise à Paris 

Régis Essono représentait cet après-midi la société civile gabonaise. Il réclame lui-aussi une nouvelle politique africaine de la part des autorités françaises, assurant que « tout est possible, c’est une question de volonté pour la France ». Il demande à ce que Paris ait des relations « responsables » avec le Gabon, en n’acceptant plus la maltraitance des populations du pays et en favorisant la progression de la justice dans  l’affaire des biens mal acquis : « il faut donner aux juges les moyens d’avancer dans leur enquête, et arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues ». Georges Mpaga (photo), porte parole du collectif Ça suffit comme ça ! au Gabon et président du réseau de bonne gouvernance, est encore plus ferme : « Il faut que Bongo soit considéré comme infréquentable » par l’Elysée, car « il a été élu sur un coup d’Etat électoral », c’est un « pouvoir mal acquis (…) qui doit être démantelé » clame-t-il. François Hollande ne devrait, selon lui, pas le recevoir et exprimer un soutien clair à l’opposition démocratique, « laminée » par la dictature.

« Est-ce qu’être un président normal, c’est faire comme ses prédécesseurs ? » interroge, pour finir, le président de l’organisation Survie, Fabrice Tarrit. Il appelle le nouveau pouvoir, élu sur le thème du changement, à modifier radicalement sa façon d’agir à l’ égard des régimes autoritaires : « tant que les liens de l’Etat français avec ces dictatures ne seront pas coupés, la population n’aura jamais la liberté, la transparence. Si Hollande veut montrer une volonté de rupture, il ne doit pas accueillir de dictateur à l’Elysée ».

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Publié le 6 Juillet 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nPOUR UN REFERENDUM CONCERNANT LE TRAITE EUROPEEN

Hollande est entrain de nous faire la nique et d’imiter son compère Sarkozy pour éviter un NOUVEAU référendum qui serait alors une nouvelle défaite de cette Europe du capital et de ceux qui n’ont pas le courage de l’affronter.

Je viens de lire l’article dans l’Humanité, que je partage, sur les manigances pour éviter que le peuple s’exprime sur ce traité et sur cette règle d’or qui permettront aux banquiers d’éponger leurs dettes et leurs frasques bancaires et financières sur le dos des peuples qui composent l’Europe.

La ridicule augmentation du SMIC et le blocage des traitements des fonctionnaires en illustrent déjà les multiples saloperies qui viendront derrière au nom de la discipline budgétaire.

On parle de discipline budgétaire pour les salariés et les retraités mais jamais de discipline concernant les profits réalisés et distribués aux actionnaires : ne faudrait-il pas limiter à zéro les dividendes tant que les dettes issues des folies capitalistes ne sont pas résorbées ?

Derrière c’est la purge assurée et c’est le changement en MINIATURE que nous fera Hollande et son équipe.

Il est d’ailleurs désolant de voir Fabius, un partisan du NON en 2005, préparer le traquenard.

Il est temps de s’opposer à une loi organique qui empêcherait le peuple de s’exprimer sur un sujet fondamental : son droit de décider de son budget national.

C’est le fond ;  et derrière c’est la trappe pour nous faire tomber dans le trou de l’austérité et de la désindustrialisation de notre pays.

J’apprécie que le Parti communiste et le Front de gauche exige un référendum.

Il faut donc créer tout de suite les conditions pour l’obtenir.

Il faut s’adresser au peuple.

Je préconise que sans tarder des rencontres citoyennes s’organisent dans le pays et que des millions de pétitions soient adressées à Hollande pour l’exiger au nom de tous les citoyens qui ont voté à gauche aux présidentielles.

Ne perdons pas de temps.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Juillet 2012

UN ARTICLE REPRIS SUR FACEBOOK ET PROVENANT D'ANNICK MALLET: MERCI ANNICK

 

Quarante ans de traque, et le boson de Higgs court toujours
Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 07/05/2008 à 13h06
4 juillet 2012 : le Boson de Higgs enfin trouvé ?
La traque touche à sa fin : le Cern, le 4 juillet 2012, a annoncé avoir découvert une particule compatible avec les caractéristiques du boson de Higgs, le chaînon manquant dans la théorie des particules élémentaires.

Pourquoi certains humains pèsent 45 kilos et d’autres 130 ? La réponse est facile : le plus lourd doit porter de gros muscles, un peu de gras autour des intestins ou un squelette plus long. Dans tous les cas c’est une question de dose. La masse dépend du nombre de cellules ou de molécules qui composent l’objet. Mais une question hante les physiciens, qui ne savent pas se contenter du simple : pourquoi la masse existe, et surtout comment existe-t-elle ?

On n’explique que 4% de la composition totale de l’univers

D’après les dernières théories, la matière connue de l’univers est composée de particules élémentaires qui, selon les conditions, peuvent mener une vie solitaire ou s’assembler avec quelques copines. Sur Terre, elles sont presque toujours regroupées en atomes selon une recette bien connue. Vous avez besoin de trois types de particules : des quarks, des gluons, des électrons. Prenez deux quarks U et un quark D que vous liez en sauce à l’aide de gluons (dont le rôle est comme leur nom : collant), vous obtenez un proton. Avec deux quarks D, un seul quark U et un nouveau lot de gluons, vous confectionnez un neutron. Versez les neutrons sur la sauce de protons, vous récupérez un beau noyau.

Pour la dernière touche, saupoudrez quelques électrons autour du noyau et l’atome est prêt à consommer. Depuis un siècle les physiciens s’acharnent à dresser la liste des particules qui composent l’univers et à établir leur carte d’identité : taille, masse, charge électrique, fonction exacte, etc.

Mais leur travail reste encore incomplet. Premier problème, et pas des moindres : avec la matière identifiée à ce jour, on n’explique que 4% de la composition totale de l’univers, soit en gros celle qui compose les atomes. Les chercheurs traquent donc les 96% restants qui virevoltent au-dessus de nos têtes, observant les tréfonds de l’univers à s’en décrocher les cervicales.

En listant les particules, les chercheurs ont aussi remarqué que certaines ont une masse alors que d’autres ne pèsent rien (le photon par exemple). De plus, toutes les masses possibles ne sont pas représentées. La population humaine accueille au moins un représentant de chaque masse comprise entre 15,3 et 130,9 kilos, mais on ne trouvera peut-être jamais de particule dont la masse est comprise entre celle de la particule W (80,4 GeV - prononcez « giga électrons-volts, unité de masse réservée à l’infiniment petit) et celle de la dénommée Z0 (91,2 GeV).

De nouvelles questions sont alors offertes aux chercheurs : d’où vient la masse ? D’où vient le fait que certaines particules soient lourdes alors que d’autres ont une masse nulle ? Comment peut-on exister sans avoir de masse ? Pourquoi les particules ont telle masse et pas une autre ?

Une nouvelle particule dans le bestiaire quantique officiel

Pour répondre à ces questions, le physicien anglais Peter Higgs a proposé en 1964 une solution alléchante. Il suffirait d’introduire une nouvelle particule dans le bestiaire quantique officiel pour que des explications surgissent. Le nouveau venu appartiendrait à la famille des bosons, qui sont la source des forces maintenant les autres particules ensemble (le gluon dont nous avons parlé plus haut est un boson : il colle les quarks entre eux).

Et comme les physiciens regorgent d’imagination et de reconnaissance, ils l’ont appelé “boson de Higgs”. L’idée est la suivante : le boson de Higgs, s’il existe, serait une particule très lourde. Elle créerait autour d’elle une force d’attraction, comme un aimant attire le fer ou comme la Terre maintient vos pieds sur la moquette. Cette force agirait alors sur les autres particules et s’opposerait à leur déplacement. Imaginez que vous lâchez une boule de pétanque au-dessus d’un grand bol de purée de carottes : la boule fend l’air à toute vitesse, puis se vautre dans la purée et, subitement, avance bien moins vite. Elle est freinée par les carottes moulues.

C’est le même phénomène chez les particules : par leur interaction avec les bosons de Higgs, elles sont freinées dans leur mouvement. Plus elles sont freinées, plus le physicien qui les scrute aura la sensation d’observer des particules lourdes. Voilà pourquoi la masse existe et varie d’une particule à l’autre. Si l’une d’elles n’interagit pas du tout avec le boson de Higgs, elle n’aura pas de masse mesurable.

Voilà pourquoi le photon, par exemple, a une masse nulle. Enfin, pour expliquer que toutes les masses ne sont pas représentées dans la nature, deux possibilités : soit il existe un seul boson de Higgs ne pouvant interagir que selon un nombre limité de combinaisons ; soit il existe plusieurs bosons, chacun possédant son mode d’action sur les autres particules.

Dans les deux cas, les interactions possibles entre le boson de Higgs et les autres particules sont limitées en nombre, et du coup les masses apparentes le sont aussi. Comme vous voyez, l’hypothèse du boson de Higgs tient la route et fournit des réponses solides à des questions fondamentales de la physique moderne. Reste un détail à régler : ce fameux boson, on ne sait toujours pas s’il existe. Voilà 44 ans qu’on a suggéré sa présence, mais pas moyen de mettre l’œil dessus.

Deux milliards de haute technologique pour débusquer le boson manquant

Alors les moyens, justement, ont été déployés. Les grands moyens. On a construit au nord-ouest de Genève un immense accélérateur de particules de 27 km de circonférence, protégé à 100 mètres sous terre, refroidi à -271°C et pour un budget de 2 milliards d’euros. Il s’appelle LHC (abréviation anglaise de Grand collisionneur de hadrons) et doit permettre d’accélérer deux jets de protons à (presque) la vitesse de la lumière puis de les fracasser l’un contre l’autre.

L’énergie de la collision sera théoriquement assez grande pour faire apparaître de nouvelles et grosses particules. Car le principe d’Einstein, simplifié sous la forme E=mc2, nous dit que la masse et l’énergie sont équivalentes. Donc, pour créer une masse (m) élevée il faut apporter une très grande énergie (E). Au sein du capharnaüm produit par la collision des protons, on espère détecter des particules encore inobservées, dont l’existence ou l’absence nous en apprendra de belles sur l’organisation de la matière et de l’Univers.

On croise notamment les doigts pour que le boson de Higgs pointe son nez. Le détecteur Atlas, 7000 tonnes de technologie et plus gros détecteur jamais construit, est là pour le débusquer. L’ensemble du LHC est aujourd’hui assemblé, en cours de refroidissement, et devrait commencer ses expériences durant l’été.

Si le boson de Higgs est bien là où on l’attend, on le trouvera. Les physiciens déboucheront des caisses de champagne, reprendront leurs équations pour y incorporer la fabuleuse trouvaille. Ils pourront alors se pencher sur la question suivante : le boson de Higgs donne leur masse aux particules, mais qu’est-ce qui donne sa masse au boson de Higgs ? Pour répondre à cette question et ainsi éviter de se mordre la queue, les chercheurs sont en train de concevoir… un nouveau détecteur, prévu pour 2015 !


Le détecteur Atlas doit débusquer les bosons de Higgs (Image Editor/flickr).

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Juillet 2012

 

Au secours, la gauche revient !

Voici une liste des exilés fiscaux. De braves français patriotes, qui exploitent les travailleurs, qui délocalisent pour faire encore plus de profits, qui, chaque jour nous expliquent qu'ils sont pris à la gorge par les charges à payer pour les retraites et l'assurance maladie: des patrons qui s'empiffrent, qui bénéficient d'exonérations jusqu'à 1,6 smic et qui reçoivent souvent des aides régionales pour l'emploi et l'industrie alors qu'ils cassent les outils de production pour s'installer là où la main d'oeuvre est source de dividendes encore plus élevés.

Ils habitent à l'étranger mais ont leur patrimoine industriel en France, ils possédent des propriétés magnifiques sur la côte d'azur et ailleurs dans les paradis fiscaux.

Il est temps de les mettre hors d'état de nuire à l'économie française et à l'emploi.

Ce sont ces gens là qui hurlent et poussent des cris d'orfraie quand une modeste pichenette de Hollande augmente le SMIC de 2 %

Ces gens là sucent la richesse comme la sangsue suce le sang.

Ce jour, Sanofi et le fameux Berger viennent de décider de liquider 2000 emplois alors qu'ils ont réalisés 8 milliars de profits en 2011.

Cet article étant bref, si vous voulez savoir où ils ont détroussés les travailleurs par l'extorsion de la valeur ajoutée en leur faveur: prenez leur nom, allez sur google, vous trouverez aisement les entreprises où ils préparent l'exil de leur butin.

vite une loi sur les licenciements boursiers et une loi pour ceux qui expatrient les revenus financiers.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Juillet 2012

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DE LA GUERRE A LA MOBILISATION CITOYENNE

La guerre. L’actualité internationale n’est faite que de cela… ou peu s’en faut :

menace persistante de bombardements israéliens en Iran ; cyberguerre et

assassinats ciblés contre le régime de Téhéran ; pressions à l’intervention militaire

en Syrie dans une crise interne qui bascule en guerre civile ; préparations

à l’engagement d’une force africaine – avec soutien logistique occidental – au

Mali ; poursuite de la confrontation en Afghanistan ; frappes américaines ciblées

en Afghanistan et au Pakistan – mais aussi au Yémen – avec des drones. Tout

cela pose des questions essentielles.

Sur l’arme nucléaire. La fin de la guerre froide a relativisé son rôle, mais elle

garde son caractère d’arme de domination, d’affirmation de puissance et d’enjeu

dans les crises de la prolifération en Asie et au Proche-Orient. Le problème

est à la fois régional et global. Il faut lier règlement des conflits et désarmement

nucléaire multilatéral. La survie du TNP est à cette condition. Les nouvelles

autorités françaises doivent être à l’initiative dans cet esprit en se souvenant

qu’il n’y a pas de consensus national sur la dissuasion et la politique de défense.

Sur les formes de la guerre. La nouvelle course aux armements touche surtout

au conventionnel, à la sophistication et modernisation des outils militaires, y

compris nucléaires, au renseignement, à la furtivité… Avec la cyberguerre, les

drones et autres technologies de pointe, la guerre a changé de nature. Elle est

aussi sortie du droit et des conventions. On la « légitime » par des manipulations

de l’ONU. C’est plus que jamais une guerre impériale, à la fois totale,

ciblée mais aussi subreptice, au bon vouloir des puissants. Le respect des principes

et des buts de l’ONU et de sa Charte est fondamental. Il faut en faire

une exigence politique primordiale.

Sur la sécurité. Les crises internationales – Irak, Afghanistan, Libye, Syrie – se

traduisent toutes par une déstabilisation régionale majeure… C’est un échec

stratégique et une impasse politique globale. La sécurité n’est plus le résultat

de l’équilibre des puissances. Elle doit être le fruit du développement humain,

de la démocratie, du désarmement, du respect des droits des peuples, de la fin

des humiliations… C’est la vision conjuguée d’un nouveau mode de développement

et d’un nouvel ordre international.

Agir pour la paix dans cet esprit, c’est aussi maintenant que cela se joue. Notre

Lettre reviendra sur toutes ces questions.

Jacques Fath

responsable des Relations internationales

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Rédigé par aragon 43

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