Publié le 14 Juillet 2012

logo.pngDéclarations de M. Baroin : Les salariés de PSA demandent des engagements écrits !
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
24/11/2011

M. Baroin, Ministre de l'Économie vient de déclarer à son tour mercredi 23 novembre qu'il n'y aurait pas "de suppressions" de postes chez le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën.

"Le président (du directoire de PSA), M. (Philippe) Varin, a pris des engagements vis à vis du chef de l'État la semaine dernière", a rappelé François Baroin devant l'Assemblée nationale. "Il n'y aura pas de suppressions d'emploi à PSA en France, dans les semaines, dans les mois ni dans les années qui viennent".

Ces nouvelles déclarations font suite à celles de M. Besson, Ministre de l'Industrie et celles du Président de la République.

La CGT de PSA rappelle que le Comité central d’entreprise de PSA a été réuni le 15 novembre pour se prononcer sur un projet écrit de M. Varin de gagner 400 millions d’euros en supprimant  6 800 emplois en Europe dont 5 000 en France. La mise en œuvre de ce plan aurait des conséquences directes et importantes tant sur les salariés qui vont se retrouver sans emploi que pour les régions qui vont subir cette saignée.

Le plan de M. Varin de 5 000 suppressions d’emplois en France comprend :
·      Pour la première fois depuis 20 ans chez PSA, 67 licenciements secs programmés pour les derniers salariés de PSA Melun avec fermeture totale de leur site.
·      Le renvoi « sans autre forme de procès » de 800 jeunes ouvriers intérimaires de production et de 2500 prestataires, qui, pour la plupart, vont se retrouver à Pôle emploi.
·      Pour les 1900 CDI supprimés, le Président de la République nous explique que les salariés concernés pourront être reclassés chez ces mêmes prestataires qui viennent de perdre leur contrat avec PSA. Inimaginable !

Concernant les déclarations de M. Baroin, nous rappelons qu'en juin dernier, la CGT a divulgué un document confidentiel des services directs de M. Varin qui planifiait la fermeture de 2 sites après les élections présidentielles (Aulnay sous Bois, SevelNord) et laissait planer de graves menaces sur un 3ème (Madrid).

La CGT comprend la difficulté qu'a le gouvernement de reconnaître les conséquences qu’aurait l’application du plan de suppressions d'emplois à PSA, car cela serait un aveu flagrant que les milliards d'aides publiques qui ont été déversés dans les caisses de PSA n'auront eu comme résultat que des suppressions d'emplois et des licenciements secs avec une fermeture de site à la clé.

La CGT de PSA fait une proposition au gouvernement : un engagement par écrit à travers un accord tripartite Etat-PSA-Syndicats que la direction de PSA s'engage à maintenir tous les emplois sans fermeture de site et qu'en ce qui concerne l’usine d’Aulnay, PSA s'engage à maintenir la fabrication de la C3 jusqu'à son terme (fin 2016) en maintenant tous les emplois afin d'avoir le temps de négocier l'attribution d'un nouveau véhicule sur le site.

A 6 mois des élections, les salariés ne peuvent se satisfaire de vagues promesses orales. Nous avons tous en mémoire le sort de nos camarades de l'aciérie d'Arcelor Mittal de Gandrange.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Juillet 2012

ftm cgt9 octobre 2012 : action européenne pour la défense de l'industrie

 

Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

 

Imposer un moratoire,

transparence et expertise indépendante,

voilà ce dont l’automobile a besoin aujourd’hui !

 

Après les multiples plans de restructuration et de suppressions d’emplois des deux constructeurs nationaux depuis 2008, c’est un nouveau plan de fermeture de sites et destruction d’emplois qu’annonce PSA au CCE d’aujourd’hui.

 

La direction du groupe PSA vient d’annoncer lors du CCE du 12 juillet 2012 un énième plan de restructuration visant à supprimer plus de 8 000 emplois impactant toute la filière automobile.

 

Il est grand temps de faire cesser les stratégies de profits hasardeuses des constructeurs et ce massacre industriel !! L’industrie automobile est structurante en France, laisser la voie libre aux seuls constructeurs, à leurs actionnaires aura des conséquences désastreuses pour l’ensemble de l’industrie.

 

La fermeture d’un site ou l’application de reculs sociaux massifs sont de mauvais coups contre tous les salariés du groupe PCA et de la filière automobile. Si la Direction parvenait à ses fins, d’autres sites et d’autres emplois se retrouveraient bientôt sur la liste.

 

De même, par leur stratégie de casse de l’emploi et de recul du pouvoir d’achat les constructeurs contribuent à la récession économique en Europe.

 

Pour faire passer ses mauvais plans, le PDG M. Varin veut faire croire que la situation financière de PSA est catastrophique.

 

Rappelons qu’en 2011, il a décidé le versement de 257 millions de dividendes aux actionnaires, il a gaspillé 200 millions en rachat d’actions et augmenté de 900 millions les investissements à l’international (2,8 milliards d’euros en 2010, 3,7 milliards en 2011) pour développer à marche forcée les capacités de production en Chine, en Russie et au Brésil.

 

Pour faire rentrer du cash aujourd’hui, M. Varin n’hésite pas à vendre les immeubles et des sociétés du groupe (CITER, GEFCO...). L’exemple de TRNAVA en SLOVAQUIE pour PSA illustre bien que derrière le débat sur des prétendues surcapacités se cache en fait une stratégie de la part des constructeurs d’aller produire là où les coûts sociaux et environnementaux sont les plus bas. Là où les états sont prêts à leur livrer des usines clés en mains en zone franche.

 

La CGT n’accepte pas que les salariés paient une nouvelle fois la note de ces stratégies de profit hasardeuses. La fédération de la métallurgie et son collectif automobile ont interpellé le Ministre du redressement productif Monsieur Arnaud Montebourg.

 

« L’ensemble des métiers de la filière automobile représente un capital de compétences essentielles pour l’ensemble de l’économie nationale et un progrès social vers lequel il faut revenir.

 

Il faut redessiner une réelle stratégie industrielle de la filière automobile française responsable qui prenne en compte l’intérêt commun et collectif du pays. Pour ce faire, la CGT propose de réunir tous les acteurs de la filière automobile (syndicats, entreprises, cabinets d’expertises, Etat et collectivités territoriales) pour :

 

·   Elaborer un diagnostic sans concession sur l’état de la filière automobile

· Une expertise indépendante permettant d’élaborer et de mettre en action une stratégie industrielle cohérente à l’intérêt du pays.

 

Pour que notre industrie automobile française reprenne sa place, il y a besoin d’une volonté politique forte qui, au plus vite, permette d’engager ce travail de fond.

 

Le redressement du pays passe par le développement de son industrie, de ses emplois industriels et par des mesures urgentes pour stopper la spirale infernale des destructions massives d’emplois et de capacités industrielles, pour penser une nouvelle politique de développement de l’industrie ».

 

Pour la CGT, d’autres choix sont nécessaires et possibles : augmenter les salaires,  améliorer les conditions de travail, développer l’emploi et répondre aux besoins des populations, c’est la meilleure stratégie pour la filière automobile.

 

Le collectif automobile et les syndicats CGT de la filière automobile, réunis ce jour à la fédération, soutiennent les initiatives que prendront les camarades de Peugeot-Citroën ; ils proposent de mettre tout en œuvre pour que la journée d’actions européenne sur l’industrie le 9 octobre prochain soit une réussite.

 

LE 9 OCTOBRE, c’est maintenant qu’on le prépare….

 

Chaque syndicat CGT présent dans les entreprises doit, dès aujourd’hui, mettre tout en œuvre pour débattre des formes d’actions dans l’unité la plus large et s’organiser pour participer aux rassemblements qui auront lieu sur PARIS, LYON et BORDEAUX.

 

TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION

POUR QUE CA CHANGE !!!

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Juillet 2012

arton335-7c5d3.gifPierre Laurent demande un moratoire sur les plans des licenciements

Mots clés : pierre laurent, front de gauche, Licenciements, france, emplois, arnaud montebourg, psa, psa peugeot-citroën,

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du Parti communiste demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi ce matin au plan social dévoilé par le groupe PSA : «  Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il.  Le Secrétaire National du Parti Communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.

«  La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas »

Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! […] La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait  « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on n’engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes. 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Juillet 2012

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PSA : LES OUVRIERS ET LES ACTIONNAIRES

8000 SUPPRESSSIONS D’EMPLOIS ET FERMETURE D’AULNAY = PLUS 3 % A LA BOURSE POUR LES ACTIONNAIRES

DEGUEULASSE !

QUE VA FAIRE MONTEBOURG : ACCOMPAGNEMENT SOCIAL OU CASSER LA BARAQUE CITROEN

A SUIVRE… AU PROCHAIN EPISODE .... LA LUTTE  OU LA FATALITE

 

SIGNE furax 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Juillet 2012

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Image de luttes et d'unité contre l'exploiteur

 

SEISME A PSA

Bernard Thibault vient d’indiquer à France Inter que la décision de supprimer des dizaines de milliers d’emplois dans le groupe PSA et de fermer Citroën Aulnay était un véritable séisme.

Il  a raison.

Cela me rappelle le séisme de la Sidérurgie et les responsabilités à l’époque du parti socialiste qui s’était porté garant par les déplacements de Mauroy et de Mitterrand à Denain et Longwy et qui ensuite ont laissé choir cette industrie si vitale qu’était l’acier français.

Va-t-on assister au même scénario après la visite de Hollande à Citroën Aulnay, pendant les élections, et les promesses faites de défendre l’industrie française et de ne plus laisser disparaitre des capacités de production pour le bonheur des actionnaires de faire des profits plus grands en exploitant des travailleurs ailleurs dans des conditions souvent dignes de l’esclavage.

Alors que reste-t’il à faire ?

C’est d’appeler à un vaste mouvement de lutte pour l’industrie dans tout le pays et de prendre les bonnes décisions quand un  capitaliste veut ôter des capacités de production en France pour de meilleurs profits ailleurs.

Alors n’hésitons à prononcer le mot tabou : Nationaliser l’industrie automobile avant qu’elle ne déménage de la France.

Oui, comme Bernard Thibault, je fais le pari que les travailleurs de PSA sauront agir et prendre les mesures qu’il faut pour défendre leur outil de travail et qu’autour d’eux la CGT organise un vaste mouvement de luttes pour le devenir industriel de notre pays.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 11 Juillet 2012

coleresdupresent.jpgPSA: annonces choc jeudi (Montebourg)

 

« Les annonces que fera jeudi PSA-PEUGEOT- CITROEN seront un choc pour la Nation et le gouvernement aidera le groupe automobile », a déclaré mercredi le ministre du Redressement productif.
« Demain, PSA annoncera, je crois, des décisions qui ne sont guère réjouissantes, ce sera un choc pour la Nation », a dit Arnaud Montebourg. Cette entreprise doit être défendue et les salariés doivent être soutenus dans l'épreuve », a-t-il ajouté.

Après le choc souhaité par Gallois concernant la baisse des salaires, voici les annonces chocs de Citroën.

Demain, sera peut-être annoncée la fermeture d’Aulnay et sera alors rayée de la carte une des dernières grandes usines industrielles de la Seine Saint-Denis.

Tout cela parce que les entreprises françaises de l’Automobile délocalisent leur production là où les véhicules sont produits dans des conditions de travail dictées par le profit maximum en faisant en sorte d’employer des salariés à bas tarifs, d’où le fleurissement d’usines automobiles avec les constructeurs français dans les pays de l’est européen, en Turquie, au Maghreb.

Citroën a transporté ses usines dans des pays où la main d’œuvre est sous-payé et ensuite il nous dit que les « couts du travail sont trop élevés et que les usines françaises font doublons.

Que va faire le gouvernement socialiste ?

L’annonce par Montebourg que cela sera un choc est d’évidence une préparation des travailleurs a accepté la fatalité de la fermeture d’Aulnay.

Jospin avait dit à Vilvorde « on y peut rien » et ici, celui qui doit combattre pour empêcher les délocalisations, devant le premier obstacle dressé devant ce patronat, n’a donc que pour réponse que de les soutenir devant le « choc » ;  comme si le gouvernement n’y pourrait rien que seulement apporter ses encouragements et sa miséricorde.

Ce soir, le ministre du travail a lui aussi préparer l’annonce en spécifiant bien que c’est une entreprise privée et que l’Etat n’en est pas le propriétaire pour ainsi dire ; bref on sent à nouveau l’accompagnement social comme seule parade.

Montebourg indique que l’usine doit être défendue, eh bien, il me semble, il faut le prendre au mot et faire de cette usine le premier grand combat contre les casses industrielles succédant aux délocalisations.

la meilleure façon, Monsieur Montebourg, d’empêcher les casses industrielles et de relancer l’industrie dans notre pays, c’est d’empêcher toutes nouvelles fermetures .

Aulnay doit être au cœur de la bataille pour le maintien d’une industrie forte de l’automobile en France.

Bernard LAMIRAND

 



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Publié le 11 Juillet 2012

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LES MINEURS ESPAGNOLS MONTRENT LE CHEMIN

Puissante manifestation des mineurs espagnols ce jour à Madrid.

Ils ont raison.

Le gouvernement espagnol de droite continue et accélère l’austérité exigée aux travailleurs et l’on peut voir à quel point cette Europe est synonyme de casse sociale et de casse industrielle.

Nous avons là les résultats de ce libéralisme qui a mis les pays européens dans cet état de dettes provenant des frasques financières, de cet appétit de profit et dont les peuples européens sont appelés à faire des sacrifices pour les nourrir.

L’Espagne a mené cette politique là, avec un premier ministre socialiste Zapatero, et aujourd’hui avec une droite revenue au pouvoir qui accélère les mesures antisociales pour permettre à tous ces détrousseurs de garder et d’améliorer leurs résultats financiers.

Cette bourgeoisie espagnols retrouve les accents franquistes et n’hésitent pas à tirer sur la foule.

Honte à ceux qui ont osé tiré  sur les mineurs.

Soyons solidaire des mineurs espagnols et créons les conditions pour non seulement les appuyer dans leurs luttes mais d’engager nous même des luttes pour que triomphe le social contre la finance.

Cette manifestation réprimée doit recevoir le soutien de tous les syndicats européens et en particulier de France.

Il faut exiger partout le retrait des décisions européennes qui conduisent à l’appauvrissement des travailleurs sous prétexte qu’il faut rembourser les dettes commises par les profiteurs et les voleurs qui peuplent cette Communauté Européenne.

Une mobilisation s’impose.

Travailleurs de tous pays unissez-vous.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Juillet 2012

François Hollande, contrairement à ce qu’il avait annoncé, n’a pas renégocié le traité budgétaire

Conseil européen du 28 et du 29 juin

Par Michel Billout / 5 juillet 2012

Madame la présidente, messieurs les ministres, mes chers collègues, en écoutant le Premier ministre nous exposer les conclusions du dernier Conseil des chefs d’État et de Gouvernement européens, j’avoue avoir éprouvé des sentiments quelque peu mitigés.

Je comprends tout à fait que le Premier ministre insiste sur l’importance des décisions qui ont été prises lors de ce sommet et qu’il souligne le rôle décisif du Président de la République pour aboutir à ces résultats. Mais je ne partage pas la même satisfaction et l’optimisme dont il a fait preuve en nous présentant ces résultats comme étant un tournant très positif de la construction européenne, qui se donnerait enfin les moyens de lutter contre la crise et d’ouvrir la voie à une intégration comprenant plus de solidarité entre les États membres.

De la même façon, l’adjonction d’un pacte de croissance au néfaste traité budgétaire a été présentée comme étant l’un des instruments pouvant favoriser le redressement et la relance économique dans notre pays. Pour ma part, je n’ai pas la même lecture de ce qui s’est passé.

Une nouvelle fois, dans les semaines qui l’ont précédée, la réunion du Conseil a été mise en scène et dramatisée dans tous les pays, y compris dans le nôtre.

Après les dix-huit qui l’ont précédé, ce Conseil devait être un sommet crucial pour sauver l’Europe et l’occasion, d’une part, de trouver les moyens permettant à cette dernière de sortir de la plus grave crise financière et économique de son histoire et, d’autre part, de repenser en profondeur son fonctionnement mis à mal par les attaques spéculatives des marchés contre sa monnaie et contre les économies de ses pays.

Bien sûr, cette façon de procéder permet de valoriser certains résultats auprès des opinions publiques, mais elle constitue aussi une méthode dangereuse qui peut servir à masquer des aspects importants de la réalité.

En effet, je ne pense pas que le Président de la République ait vraiment atteint les objectifs qu’il s’était fixés et qu’il avait annoncés quelques mois plus tôt.

Il s’agissait alors de renégocier – le mot a été prononcé – le traité de discipline budgétaire signé par son prédécesseur et la Chancelière allemande, et de le compléter par des mesures sur la croissance. Or tel n’a pas été le cas.

Je sais bien que les sommets européens ne se déroulent jamais comme on s’y attendait, et celui qui vient de se tenir n’a pas échappé à la règle ; les péripéties y ont été nombreuses.

Certes, avec l’adoption du pacte de croissance, le Président de la République a peut-être obtenu une victoire politique et symbolique en faisant partiellement partager ses conceptions par l’ensemble des États membres. Mais, en acceptant en échange que le pacte budgétaire signé par son prédécesseur sorte intact de ce sommet, il a aussi largement renoncé à faire valoir certains de ses engagements de campagne.

Il est en effet paradoxal d’avoir battu la droite, et Nicolas Sarkozy, et d’être obligé de gouverner maintenant avec toutes les contraintes qu’implique sur nos finances publiques et sur l’économie du pays le traité que le précédent Président de la République a signé. On peut ainsi considérer que la réorientation de l’Europe promise par François Hollande ne s’est pas traduite en actes, en tout cas pour le moment.

En réalité, sous prétexte de l’accord des autres États membres sur un pacte de croissance, que, soit dit en passant, rien n’oblige à appliquer puisqu’il n’est qu’une annexe à des conclusions n’ayant pas la même forme juridique que le traité proprement dit, rien n’a été renégocié du traité budgétaire lui-même.

Le traité budgétaire et le pacte de croissance qui lui est adjoint permettront encore d’appliquer partout des politiques d’austérité conjuguées à de trop faibles compensations en matière de développement économique.

Certes, je ne sous-estime pas les 120 milliards d’euros consacrés à de nouveaux investissements. Ils joueront certainement un rôle bénéfique dans la relance économique, mais, comme cela a déjà été dit, il faut les replacer à leur juste valeur, soit 1 % du PIB de l’Union européenne !

En outre, il faut aussi savoir que le pacte reprend en grande partie des propositions que la Commission européenne avait jusque-là du mal à imposer, et qu’il repose pour l’essentiel sur l’utilisation de fonds existants.

Pour autant, les effets de ce train de mesures, dont l’augmentation des capacités de prêt de la Banque européenne d’investissement, demeurent incertains.

Dès vendredi dernier, quelques analystes jugeaient déjà les mesures du pacte de croissance très insuffisantes au regard des besoins économiques et sociaux. Surtout, ces mesures ne contrebalanceront pas les graves effets des politiques d’austérité menées par tous les gouvernements européens ; ce sont des mesures d’accompagnement, un pansement pour atténuer les ravages de ces politiques.

En revanche, les concessions consenties à Mme Merkel s’accompagnent de dures contreparties : non seulement, la Chancelière ne cède rien dans son refus de modifier le rôle de la Banque centrale européenne, mais elle a de surcroît obtenu un accroissement de ses pouvoirs dans la supervision du secteur bancaire.

Au-delà de quelques mesures en faveur d’une certaine croissance, ce sommet a donc bien été une étape décisive dans l’approfondissement de l’union monétaire et budgétaire qui commence par se dessiner autour de l’union bancaire.

Enfin, reconnaissons avec modestie que, si la taxe sur les transactions financières a bien été adoptée par nos partenaires européens, en tout cas par une partie d’entre eux, ses contours et le délai de sa mise en œuvre restent encore très imprécis. Il est donc sans doute encore un peu tôt pour se satisfaire de son adoption.

Je suis dès lors très sceptique sur la portée réelle de ce volet sur la croissance. Ayons bien conscience en effet que le pacte budgétaire n’a pas été modifié en tant que tel : il est intact et reste aussi nocif. En imposant l’austérité, ses dispositions empêchent la croissance. Il y a là une contradiction à laquelle vous ne pouvez échapper.

Ce carcan de l’austérité est confirmé, et rien n’a changé sur les points essentiels, la mutualisation de la dette aussi bien que le rôle de la BCE.

L’union bancaire ne changera pas non plus les critères de crédits aux entreprises. Les investissements de l’État et des collectivités locales seront toujours assujettis au dogme de la réduction des dépenses publiques. La politique budgétaire sera, comme auparavant, soumise à un contrôle accru de Bruxelles, au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.

La traduction des contraintes contenues dans le traité budgétaire que le Président de la République a accepté de faire ratifier n’a d’ailleurs pas tardé : dès hier, le Premier ministre a présenté devant le conseil des ministres une orientation qu’il faut bien qualifier de « tour de vis budgétaire ».

Au total, je crois que, en arrière-plan, ce sont plutôt les marchés financiers et les banques qui sont sortis vainqueurs de ce sommet. Ce sont eux, activement soutenus par la Banque centrale, qui continueront à imposer leur loi aux gouvernements d’Europe.

Je déplore vraiment que le Président de la République n’ait pas évoqué cette question lors du Conseil européen.

Tenter de présenter comme une avancée le fait qu’Angela Merkel et d’autres dirigeants européens se soient ralliés au financement de la croissance et de grands projets européens par les project bonds me semble en effet excessif. Le volume de ces emprunts ne compensera qu’à la marge l’asphyxie de l’économie réelle que porte en lui le pacte budgétaire. Surtout, c’est ne pas voir que ce sont les marchés financiers qui fixent les conditions auxquelles peuvent être souscrits ces emprunts.

Nous touchons là la contradiction profonde entre la satisfaction donnée aux marchés et l’appel qui leur est fait pour compenser les effets de la crise dont ils portent la responsabilité.

Au cours de ces sommets, plutôt que de se satisfaire de sauvetages temporaires de l’euro et de mesures pour atténuer les effets négatifs des politiques d’austérité, le Président de la République devrait désormais s’employer à convaincre nos partenaires de la nécessité d’emprunter une autre voie pour surmonter durablement la crise, car cette contradiction ne sera pas résolue sans la volonté de changer le rôle de la Banque centrale pour s’opposer aux attaques spéculatives des marchés contre certaines économies de l’Union européenne.

Pourquoi parler de gouvernance économique européenne avec une banque centrale européenne toujours plus indépendante ? Il faut retourner la puissance de la BCE contre les marchés. Il faut qu’elle puisse racheter massivement les dettes des États membres et les financer à des taux faibles.

Elle pourrait ainsi racheter des titres publics déjà en circulation pour empêcher les spéculateurs de jouer à la baisse sur les cours de ces titres. Elle l’a déjà fait l’année dernière, de manière exceptionnelle il est vrai, mais elle pourrait le faire à nouveau.

Elle devrait également racheter des titres publics dès leur émission par les États. Il faudrait pour cela aussi changer les critères d’emploi de ces titres et ne financer désormais que des dépenses qui soutiennent des politiques publiques contribuant à un nouveau mode de développement économique, social et environnemental. En fait, tout le contraire du pacte budgétaire et de la règle d’or qu’il veut imposer aux finances publiques !

Enfin, sur le fond, un aspect du sommet, peu visible et peu compréhensible par les opinions publiques, a été la mise en place d’un engrenage vers l’Union fédérale.

Pour sauver une certaine conception de l’euro et, il faut le dire, céder aux exigences des marchés, tous les dirigeants européens ont accepté cette nouvelle étape de l’intégration européenne, qui implique toujours plus de transferts de compétences et toujours moins de souveraineté nationale.

Très concrètement, c’est la « feuille de route » dont a été chargé le président Van Rompuy qui doit compléter les mécanismes d’austérité existants en accordant un plus grand poids aux institutions communautaires en matière de régulation bancaire, d’émission de dette, de surveillance de l’élaboration des budgets nationaux, de convergence des politiques économiques et de réformes structurelles.

Le Président de la République s’est satisfait de quelques compensations à la dureté du pacte budgétaire pour accepter de le faire rapidement ratifier par la voie parlementaire.

Nous pensons pour notre part que, devant l’importance de questions qui auront des répercussions considérables sur la vie quotidienne de nos concitoyens, les décisions prises lors de ce sommet doivent faire l’objet d’un débat public national ; elles dépassent le seul débat au Parlement et c’est la raison pour laquelle nous demandons qu’elles soient soumises à nos concitoyens par référendum.

Telles sont, monsieur le ministre, les appréciations sur les résultats de ce Conseil européen dont les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen souhaitaient vous faire part.

Michel Billout Député Européen

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Juillet 2012

GALLOIS GARE AUX SALAIRES ET AUX RETRAITES 

Ce matin, en feuilletant la presse, j’ai découvert un article concernant les rencontres économiques d’Aix en Provence.

C’est là que tout le gratin des économistes libéraux  se réuni, officiant dans ce qui est leur démarche de protéger le système en trouvant les solutions les plus indispensables pour que le libéralisme survit et permette aux financiers de continuer à s’enrichir.

Nous y trouvons les experts qui peuplent nos écrans chaque jour et nos chaines de radio, beaucoup sont issus des Universités les plus cotés comme Paris Dauphine ou d’autres venant des  Etats-Unis ou de Bruxelles.

Ils ont été ou sont chefs de cabinet de ministre, rapporteurs sur des sujets de société, conseillers de grandes entreprises multinationales etc.

Vous allez me dire à quoi sert cette présentation de ces hommes liges du capital ?

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Quand Gallois était directeur de l'industrie.

Abandon du haut fourneau d'Uckange.

 

 

Tout simplement parce qu’ils sont toujours à l’affût de faire pénétrer leur savoir faire quelque soit le gouvernement en place. C’est une caste.

Et dans cet article, je reprends donc les rencontres économiques d’Aix en Provence où ces universitaires libéraux  ont invité Louis Gallois et tout le gratin du libéralisme ou du social-libéralisme, dans lequel on retrouve le ministre des finances Moscovici, l’ami personnel de Strauss-Kahn ancien directeur du FMI, et d’autres personnalités politiques proches de Sarkozy qui ont pu échanger des propos de bon aloi entre gens qui partage les mêmes idées : défendre le système.

Louis Gallois, je connais, il a été directeur de l’industrie du temps de Mitterrand et il a à son actif le plan sidérurgie de 1984 - avec ses amis Fabius et Chevénement- qui a détruit une grande partie de la sidérurgie française. Il a été ensuite PDG dans les entreprises de l’Aéronautique avant de se retrouver Président de la SNCF puis d’EADS.

La droite ne l’a pas chassée car c’est un excellent gérant du système capitaliste.

Je garde un très mauvais souvenir de sa fonction de directeur de l’Industrie quand j’avais des responsabilité syndicale dans la sidérurgie : cela se passait dans une période où la France a cassé son industrie et notamment ce qui faisait sa force : l’acier ; mais je pourrais aussi citer la navale, la machine outil, le poids lourd, l’industrie textile etc.

Ce social-libéral, sous une faconde agréable, souriante, est un démolisseur.

On peut même dire, qu’en partie, la perte de notre industrie nationale, il en est responsable avec les dirigeants politiques de droite ou de gauche avec qui il a travaillé pendant des décennies.

Il vient d’être embauché par Hollande comme nouveau commissaire général à l'investissement chargé du Grand emprunt et samedi il est venu aux rencontres économiques pour appeler à un "choc de compétitivité" pour tenter d'inverser le recul de l'industrie française.

Louable effort de celui qui l’a mise dans les années 80 en fragilité.

Louis Gallois ne s’est pas contenté de dire qu’il allait faire un choc, (les sidérurgistes de Denain et de Longwy en savent quelques chose) il aurait trouvé la bonne solution: s’en prendre aux salariés et aux retraités en réduisant la voilure salaire dans ses préconisations.

Qu’a-t-il dit : « Pour toucher le secteur exposé,  (l’industrie certainement)  il faut qu'il soit assez massif  (le choc bien entendu) et qu'il porte sur les cotisations sociales concernant des salaires relativement élevés. Il s'agit de transférer trente à cinquante milliards pour avoir un effet significatif (...), sur la fiscalité », a-t-il ajouté.

Louis Gallois a évoqué plusieurs  autres pistes, comme les taux intermédiaires de TVA, la CSG et la fiscalité des retraités, tout en précisant que le dossier était extrêmement complexe, nous indique un commentaire de presse.

Avec ce personnage, il faut être soupçonneux : s’en prendre aux salaires les plus élevés pour obtenir des sommes représentant 50 milliards d’Euros, il faut puiser dans les salaires des ingénieurs, cadres et techniciens supérieurs certainement.

C’est donc au prix de la force de travail qu’il s’attaque. Ainsi, la patronat après avoir touché au bas salaires durant des décennies et en les figeant à hauteur du Smic pour les catégories ouvrières et techniciennes, viendra le temps de faire la même chose pour les ingénieurs et les techniciens sous l’estampille de Gallois.

Pas un mot, chez ce PDG, que l’on dit social, sur les dividendes réalisés par les grandes sociétés dont celle qu’il a dirigé dernièrement : EADS.

Plus grave encore son souhait de s’en prendre à la fiscalité des retraités par la CSG qui , n’en doutons pas, est dans les tablettes de Hollande pour alléger la fiscalité des entreprises.

Car le fond est bien là : libérer les entreprises de ce qu’ils appellent les charges sociales et les refiler aux contribuables salariés et retraités. Le coût exorbitant du capital peut dormir tranquille et l’essaim de privilégiés et de politiciens libéraux ou sociaux libéraux qui hantaient les journées d’Aix ont dû savourer.

Dans l’affaire, le patronat est gagnant gagnant : il baisse les salaires des catégories les plus élevées et il ne paye plus de cotisations sociales.

Magnifique : Parisot pourra lui décerner la médaille du parfait réalisateur du profit maximum.

Plus grave, son intervention lors de ces journées des économistes libéraux n’a pas été démentie par les mentors socialistes qui y participaient et cela montre que le pouvoir socialiste prend la route de la fiscalisation des salariés et dégage par la même occasion la route pour une meilleure rentabilité des capitaux en lui soustrayant les cotisations sociales.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Publié le 9 Juillet 2012

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Théorie du donnant-donnant.

 

 

CONFERENCE SOCIALE REACTIONS A CHAUD

Depuis ce matin , ça bombarde : les médias l’annonce à grand renfort de trompette.

La Conférence sociale démarre ce matin au Conseil Economique et Social.

Hollande indique la marche à suivre : discours habituel du dirigeant politique social-libéral axé autour de la compétitivité et de l’efficacité ; qui y trouverait à y redire pour le devenir du pays comme en appelle le président !

 Sauf que le Président de la République a sa petite idée derrière la tête, il faudra accepter de part et d’autres de partager les mesures dit-il.

Austérité… certainement…

Des sacrifices équitablement partagés dit-on chez les cranes d’obus qu’il a autour de lui… attendez vous à voir fleurir ces expressions à tout bout de champ.

Ayrault est partisan du donnant-donnant, une vieille théorie dont les salariés ont toujours été les dindons de la farce.

Laurence Parisot réclame comme d’habitude un allégement des CHARGES CHARGES CHARGES …

Moscovici, l’ami de Strauss-Kahn, indique qu’il ne faut pas davantage alourdir les coûts du travail.

Personne ne parle de la diminution du coût du capital : un tabou…

La CGC pense qu’il faut augmenter les salaires nets sans augmenter les salaires bruts : une théorie des vases communiquant en pompant sur les cotisations sociales et en délestant le patronat de la part entreprise qui ira rejoindre les profits et les dividendes de ces messieurs.

Chérèque ne voit que des mesures pour l’emploi pour anticiper les restructurations : un vieux discours datant de la casse de la sidérurgie lorraine.

Auparavant, il y a quelques jours, Madame Lebranchu ministre des fonctionnaires déclarait la rigueur pour ceux-ci.

Le SMIC n’est plus à l’ordre du jour après le pichenette de juillet, simplement on verra les qualifications, dit-on,  mais on sait d’expérience que celles-ci peuvent être revues sans un liard de plus à travers des minimas en dessous du SMIC pour certaines conventions de branches.

Quand à la CGT, mon syndicat, il se félicite par la voix de Nadine Prigent de la tenue de cette conférence sociale …

A l’autre bout de la France, Gallois, nouveau commissaire à l’investissement, désigné par Hollande,  veut un choc et déclarait aux rencontres économiques d’Aix en Provence «  qu’il faudrait pour toucher le secteur exposé,  (l’industrie certainement) qu’ il faut qu'il soit assez massif  (le choc bien entendu) et qu'il porte sur les cotisations sociales concernant des salaires relativement élevés. Il s'agit de transférer trente à cinquante milliards pour avoir un effet significatif (...), sur la fiscalité », a-t-il ajouté.

Et de préciser qu’il faudra revoir les cotisations des retraités.

Vivement la lutte…

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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