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17 Jan

SARKOZY VEUT SUPPRIMER LA COTISATION SOCIALE

Publié par aragon 43  - Catégories :  #politique

arton2032-18c13.jpgSARKOZY ET LA REDUCTION DES COÛT DU TRAVAIL
Sarkozy est allé ce mardi à Pamiers pour parler de la ruralité mais son discours a vite débouché sur sa préparation du « Sommet dit social » qu’il a convoqué ce mercredi 18 Janvier.
Depuis plusieurs jours un véritable tir d’artillerie  est organisé par le Medef et le gouvernement et vise l’ensemble de la protection sociale des travailleurs, en particulier la Sécurité Sociale.
Le coût du travail empêcherait la compétitivité des entreprises françaises.
Allons donc… ce qui empêche la compétitivité des entreprises c’est les sommes fabuleuses qu’empochent les actionnaires. On devrait plutôt parler de coût du capital.
Je reprends le discours du Président de la République de ce mardi à Pamiers, je le cite : «La question maintenant se pose de diminuer le poids des charges sociales sur les effectifs de l'agriculture et de l'industrie françaises, sinon (...) la France se videra de son sang parce qu'on ne pourra plus produire en France», a lancé le président de la République depuis Pamiers, en Ariège.

«Je recevrai demain les organisations syndicales (...) je parlerai avec eux de ces questions et nous déciderons. Mais vraiment, le choix de la compétitivité, le choix de l'emploi est un choix stratégique que les autres ont fait avant nous, qui leur a réussi et que nous devons faire maintenant » … «Naturellement, si on ne paie pas les cotisations sur le travail, il faudra bien remplacer cet argent par quelque chose d'autre. Mais si on continue à tout faire reposer sur le travail, on va empêcher les gens de travailler, on va décourager le travail.»
Toujours donc diminuer les dites « charges sociales » ( coût du travail).
Cette expression est celle du patronat et de la droite : le travail n’est pas un coût en lui-même pour l’exploité, il ne le conçoit pas ainsi :  c’est  ce qui permet de créer des richesses qui doivent être ensuite partagées de la manière la plus juste en en faisant bénéficier ceux qui en sont à la source de la création de la richesse : l’ensemble des exploités.
Ce discours rabâché, sans arrêt, sur le coût du travail, vise à culpabiliser les salariés pour qu’ils acceptent de se serrer la ceinture et de payer la dette des profiteurs et des spéculateurs.
D’autres attaques, notamment celles d’alléger le coût du travail ont déjà sapé les recettes de la Sécurité sociale, notamment par les exonérations qui devaient rendre les entreprises plus compétitives et qui ont surtout atterri dans les poches des actionnaires.
La cotisation sociale qui l’objet de la vindicte patronale en ce moment, en la remplaçant par la TVA, ce n’est la partie du salaire socialisé servant à payer les retraites, l’assurance maladie, en assurant la solidarité.
Cette cotisation sociale qu’elle soit celle du salarié ou celle de l’entreprise et non de l’employeur, si elle représente une dépense pour le capitaliste qui veut la réduire pour faire du profit, n’est qu’une part du salaire.
Ce financement de la Sécurité sociale a été un acte fondateur de celle-ci et ce pilier là tient tout l’édifice.
Il faut reprendre ce que disait Croizat, alors ministre du travail et de la Sécurité Sociale en 1946 sur cette définition de la cotisation sociale, il disait ceci : « Il est un problème qui, évidemment, domine l’extension de la Sécurité Sociale : c’est le problème du financement.
Il s’agit, en fait, de procéder à une redistribution des revenus, de prélever sur certains éléments de la population une partie de leur revenu pour la distribuer aux éléments insuffisamment pourvus par l’effet des circonstances.
Pour réaliser ce prélèvement, divers procédés sont concevables.
Le système britannique, celui du plan Béveridge, s’adresse aux contribuables : il fait appel pour plus de 50 % au budget de l’Etat.
Notre système écarte complètement cette solution. Faire appel au budget de l’Etat serait subordonner l’efficacité de notre politique à des considérations purement financières qui risqueraient de la paralyser.
Mais il y a une autre raison encore plus important, qui tient à l’esprit même de la réforme de la Sécurité sociale : Celle-ci doit être l’œuvre des intéressés eux-mêmes, elle doit reposer sur un effort véritable de leur part. C’est pourquoi tout l’appareil de la Sécurité Sociale doit être alimenté par les contributions des bénéficiaires.
Le taux de cotisations des assurance sociales est , en principe, de 16 %, dans le cas ou le bénéficiaire a droit à l’intégralité des prestations.
Lorsqu’il s’agit de salariés, l’employeur verse 10 % et le salarié lui-même 6 %.Mais si l’on va au fond des choses, il n’y a pas de différence profonde entre la contribution de l’employeur et la contribution du bénéficiaire. Celle-là n’est en réalité que la contribution de l’entreprise, à la gestion de laquelle l’évolution économique et sociale tend de plus en plus à associer les travailleurs ».
Croizat indiquait donc que c’était une redistribution des revenus tirée de la richesse créée, il montrait toute la malfaisance du remplacement de la cotisation par l’impôt, il cernait ce que c’est la part versée par l’employeur et précisait pour conclure que la dite contribution de l’employeur n’est que le produit de l’entreprise, donc de toute la communauté tout entière, et non d’une minorité accaparatrice fusse t’elle appelée « employeur ».
Il faut donc en finir avec tout ce verbiage de charges sociales, de charges patronales, de coût du travail, de zéro charges etc. Que le capital l’emploie pour diminuer le prix de la force de travail aux profits des actionnaires des trusts et fonds de pensions, c’est dans sa logique de surexploitation des salariés à laquelle on peut rajouter d’autres réductions comme celle de l’abaissement des salaires, des retraites versées, de l’augmentation des heures de travail et finalement d’un part plus grande de surtravail «  travail gratuit » auquel le patronat met la main dessus, on peut encore y rajouter ce que vient de dire, un ministre de Sarkozy d’en finir avec la cinquième semaine de congés payés.
Le coût du travail est une expression de la bataille idéologique du capital et de ses mandataires comme Sarkozy, ce mot est lourd de sens pour davantage exploiter les salariés.
Bernard LAMIRAND

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