SARKOZY A VILLEPINTE

Publié le 11 Mars 2012

 

 

firebolt eclair de feu harry potterSARKOZY LE BATTEUR D’ESTRADE

Villepinte, ce dimanche, les absents du premier show Sarkozy de 2007 - ceux qui avaient été les gogos « du travailler plus pour gagner plus »- pouvaient se croire revenu en arrière : le prestidigitateur qui les avait roulé dans  la farine était dans la récidive.

Il voulait casser la baraque en 2007 et on a vu ce que l’on a vu : le désastre. 

Le Zorro de 2007 a vite abandonné sa défroque populiste pour acquiescer aux ordres du capital de mettre à genoux les travailleurs en leur faisant payer les délits de ses amis les banquiers véreux.

Et depuis ce temps la France va de plus en plus mal et de  pis en pis.

On a vu cet après-midi à Villepinte une sorte de claque géante pour le sauver :  tous les militants UMP avaient été requis dans toute la France pour composer une assemblée de quelques 35000 personnes ( la salle ne peut en contenir plus).

Cela sentait l’odeur des parfums l’Oréal à plein nez : manteau de fourrure, tenue chanel, colliers et rivière de diamants paradaient. Toute la bourgeoisie avait fait le déplacement pour sauver le soldat Sarkozy et le Zidane de l’économie défait. Tous et toutes ont pu voir de leur bus, ce département du 93 qui souffre de leurs exactions.

Dans les rangs, se chuchotait quelques digressions sur les récentes voies de faits commis par le fils Sarkozy agressant une policière avec de billes et des tomates. Personne n’osât dire qu’il fallait enfermer dans un camp de rééducation ce jeune délinquant de 15 ans qui s’exerce pour les futures manifestations de la droite dans l’opposition.

Une immense arène avait été constituée pour mettre l’autocrate de la cinquième république en position de maitre absolu à bord.

Face à lui, en arc de cercle, la tribu des faux-culs étaient là pour appuyer de leur présence le chef en mal d’électorat. Le bedeau de Matignon lança quelques flèches mais elles échouèrent dans les halos dans les déboires du quinquenat.

Les tenants du Fouquet’s se tenaient à distance mais présents. C’est eux qui supportent.

Un gros sac faisait partie de l’assistance : il a bredouillé quelques paroles de soutien à Sarkozy, son ralliement sentait la naphtaline, son ventre faisait office de rassasié : Depardieu ou de par Sarkozy les choses étaient attachées comme un bouclier fiscal.

L’autocrate s’est alors évertué à cacher son vrai visage : celui  du charlatan  qui veut vendre une marchandise avariée et invendable.

L’immigration était sa pierre de touche, plus question de viande hallal depuis les remontrances de ses amis juifs et alors de frapper sur ces misérables qui viennent prendre notre pain.

Rien évidemment sur ceux qui prennent le pain de la bouche des salariés en les foutant dehors ou en les payant misérablement.

L’homme était incontestablement à rechercher les voix de l’extrême droite FN et de tous les fachos du pays.

Le clou de son discours fut certainement son ukase en direction de la Communauté européenne en exigeant la remise en cause des accords de Schengen, de produire européen, de faire comme les américains qui défendent leur pré carré industriel. Un discours qui sonnait faux chez celui qui a remis en cause le vote non au référendum constitutionnel de 2005 pour imposer les saloperies de ce traité par les accords de Lisbonne contre l’avis du peuple.

Il a tenté de faire sortir les mouchoirs quand il a dit qu’il ne s’attendait pas à de telles difficultés pour diriger le pays, tentant alors de rejeter toutes les saloperies qu’il a fait sur le dos de la crise.

Ce qui était détestable dans ce meeting de campagne, c’était de voir cette foule crier sa haine contre l’immigré, l’assisté comme le dit Sarkozy, le fraudeur.

Or l’assisté, le fraudeur, l’émigré et non l’immigré, c’est dans son camp qu’on les trouve : l’assisté celui du CAC 40 qui reçoit aides et subsides, le fraudeur celui qui ramasse des hauts dividendes et qui les place dans les paradis fiscaux, l’émigré celui qui part en Belgique et au Luxembourg pour planquer son pognon tout en continuant à se faire du fric en France.

Il manquait pour l’encourager que la dame de la Corrèze: la Chirac.Elle est venue apporter son soutien à son ami Sarkozy ; une ombre au tableau, l’ancien président Chirac, celui que Sarkozy avait inclus dans la longue liste des rois fainéants ayant dirigé la France, il n’était pas là.

Ce soir, à la télévision, les perroquets ont donné de la voix : il faut bien préserver le bienfaiteur Sarkozy pour sauver sa place.

Bernard LAMIRAND   

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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