Présentation

Présentation

Texte Libre

Créer un Blog

Recherche

Images Aléatoires

  • photoliegedec20111

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Profil

  • aragon 43
  • ber60 par : Bernard Lamirand
  • Homme
  • 21/02/1942
  • politique histoire jardinage syndicat ballades
  • Je m'appelle Bernard Lamirand. Je suis né en 1942 à Audruicq dans le Pas de Calais. Je suis militant syndical et politique. J'aime l'histoire et en particulier celles des luttes sociales. Je suis maintenant retraité.

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:02

Photo0028.jpg SARKOZY ET LE TRAVAIL

« Moi je veux parler au peuple de France, lui parler du «travail, cette valeur cardinale de République» a dit « le président des Riches » à Lille, ce jeudi 23 février, devant la bourgeoisie du textile de Roubaix Tourcoing réunie au Zénith et qui avait fait le plein de tous les profiteurs et véreux du coin venus soutenir celui qui les a enrichi pendant plus de cinq ans.

Le travail parlons-en !

Venir parler du travail, à Lille, dans ce Nord Pas de Calais, qui porte toujours les stigmates des casses industrielles des années 1980, où furent abandonnées les industries de la Sidérurgie, du charbon et du textile, et que rien n’a remplacé sinon que les friches industrielles, il faut avoir le sens du mépris pour ceux qui ont vraiment travaillé et qui ont été licencié  par ces aigrefins du textile.

Honte à ce mépris de la classe ouvrière par ces individus qui se sont enrichis et n’ont que donné que misère et mal-vie dans ces corons et courées du Nord.

De ce Nord de la Flandre, de ces patrons du textile qui ont exploité les travailleurs pendant plus d’un siècle et dont leurs usines en ruines ou retapées portent encore leurs ignominies dans les quartiers de Roubaix- Tourcoing ( on pourrait mettre devant leurs châteaux industriels en déshérence : ici git 10000 emplois perdus, des centaines de milliers d’heures de travail enlevées, des centaines de morts victimes du capital).

S’ils n’exploitent plus les salariés qu’ils ont mis à la porte pour aller faire fructifier leur butin sous d’autres cieux , ils prospèrent aujourd’hui dans la finance, dans les délocalisations, en Chine et ailleurs ; ils se sont reconvertis dans la vente par correspondance puis dans les Hypermarchés, dans l’industrie du luxe et du lucre ;  ils sont devenus les riches du CAC 40 comme ceux affichés dans le classement du challenge, journal patronal qui publie chaque année la liste des plus grandes fortunes du pays et ils sont tous au hit-parade.

Le travail, c’est eux qui en ont privé les salariés du Nord pour aller exploiter des travailleurs ailleurs  à vil prix, comme il l’avait fait dans ce Nord avant que naissent les syndicats et les luttes.

Sarkozy est venu rendre hommage à Lille non au travail mais au profit tiré du travail salarié et le plus abject,  c’est qu’il ait osé glorifié le travail devant ce parterre de profiteurs qui ont fait disparaitre le travail dans ce nord de la France.

Sarkozy, dans son discours, a opposé les valeurs du travail à l’assistanat. Il insulte ce Nord qui a été de toutes les luttes avec Jules Guesde et bien d’autres pour changer ce travail de forçats des mines et des usines textiles et d’imposer la solidarité.

C’est dans cette région que l’on a développé les mutuelles, ancêtres des syndicats, que l’on donné des repères sur les garanties d’emploi, de salaires, de temps de travail, là où auparavant les enfants travaillaient dans les mines à 9 ans, où les femmes accouchaient dans les travées des métiers à tisser, là où l’on mourait sur les lieux de travail parce que les salariés n’avaient aucune protection devant les risques et aussi les maladies professionnelles.

Alors parler d’assistanat, ce vieux terme des possédants, terme ressemblant comme à deux gouttes d’eau à celui de la charité, est que mépris pour ceux qui ont lutté pour que s’installe l’humain et la solidarité.

La valeur travail, n’appartient pas au capital, à ces profiteurs qui gagnent plusieurs centaines de fois le SMIC annuel, à ces spéculateurs qui raflent les fruits du travail salarié et vont ensuite cacher leur moisson dans les paradis fiscaux.

Ce ne sont que des voleurs.

La valeur travail, ce n’est pas non plus « le travailler plus pour gagner plus », qui a d’ailleurs aujourd’hui disparu des tablettes de ce président des riches. Maintenant il parle de travailler plus alors que c’est lui qui a mis le travail par terre :  1 million de chômeurs en plus en 5 ans, voilà la valeur travail que nous offre ce président et sans compter tous ces travaux précaires où l’on présente aux salariés que quelques heures de travail par semaine et maintenant par jour.

Il est venu à Lille, tout simplement défendre les siens, ceux qui ont fait fortune en abandonnant le textile en France , en le délocalisant dans les pays où les salariés sont payés à coup de lance-pierre comme au bon vieux  temps de ce patronat textile avide de profit.

En cinq ans, il a diminué le prix de la force de travail, il a permis aux dividendes d’empocher la différence.

En fait, il est venu dire à ces voleurs de richesses créées par les travailleurs,  que s’il restait au pouvoir, il les aiderait à faire davantage de profit en leur donnant les meilleures conditions d’exploitation en cassant toutes les conventions collectives existantes et notamment concernant les salaires et le temps de travail et aussi en le débarrassant de la cotisation de l’entreprise pour la sécurité sociale et l’emploi.

Derrière cette valeur cardinale du travail comme il dit, c’est la valeur cardinale de profit qui est avancée et l’exploitation de l’homme par l’homme qu’il veut sans partage et sans barrières pour le capital.

Sarkozy a recueilli les applaudissements de la meute près à dévorer, le code du travail, les conventions collectives quant il a affirmé qu’il fallait mettre fin à l’assistanat et cette foule de profiteurs, de caïds de la finance, criait sa joie devant l’ivresse de futurs et juteux profits.

Nous allons leur rendre la vie difficile et on va commencer le 29 Février en manifestant dans les rues de la France et aussi en multipliant les luttes dans le pays.

 

Bernard LAMIRAND

 

Par aragon 43 - Publié dans : communisme - Communauté : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés