SARKOZY A BESOIN De L'INSECURITE POUR GARDER LE POUVOIR

Publié le 31 Mars 2012

Osmo.jpgLES TRIPATOUILLAGES SECURITAIRES DE SARKOZY ET CONSORTS

Nous y voilà.

Le mot d’ordre est bien huilée. Il a servi à toutes les élections présidentielles pour pérenniser cette bourgeoisie au pouvoir et cela depuis très longtemps et on pourrait remonter à l’époque des Cavaignac, des Thiers, des Napoléon : faire peur au peuple ou apparaitre comme le dernier recours, comme De Gaulle le fit si bien en prenant le pouvoir et en instaurant une république monarchique en 1958 à travers la guerre d’Algérie.

Et quelle est ce mot d’ordre ?

C’est la sécurité.

Qui ne souhaite pas la sécurité pour sa vie et celle de sa famille ou encore pour celle de la vie en société ?

Ce thème, s’il est exacerbé, ( et c’est le cas en ce moment) peut entrainer aux pires dérives et au bout à faire croire à chacun des êtres humains, comme une obsession, qu’il peut être demain la prochaine victime d’un fait mis délibérément en avant pour faire craindre.

Le faits quotidiens, ceux de la société dans laquelle nous vivons, de ce fumier capitaliste où c’est la règle du plus fort qui l’emporte, entrainent de facto chaque jour des actes plus ou moins graves  avec des faits comme la montée des banditismes qu’ils soient ceux autour de l’intolérance religieuse et de la cupidité ( sectes, courants religieux, cartels de drogue ou de la finance), avec des escrocs qui pullulent quand une société est en crise par un système économique de plus en plus injuste pour les travailleurs.

Mais comme vous le remarquerez, la seule invocation sécuritaire se place autour des petites crapules issues des miasmes de cette société.

Rien ou peu pour punir les grands brigands auxquels ce pouvoir a montré toute son affabilité et l’on pourrait énumérer toutes les affaires en cours qui ont bien du mal à déboucher vers la justice qui se trouve bloquer par l’appareil politique sarkozien.

L’affaire Bettencourt en est un exemple frappant.

L’affaire Karachi pareillement.

Ces affaires, en cours d’examens, trainent et on aimerait que Sarkozy prenne la parole dix fois par jour comme il l’a fait pour Toulouse pour nous informer dans les moindres détails sur les méfaits des profiteurs de cette cinquième république encrassée dans les affaires de fric.

Par contre, d’autres faits, issus d’un obscurantisme qui sert le système, n’oublions jamais la célèbre phrase de Marx - la religion est l’opium du peuple- permet au capital de jeter le change et de mettre un écran de fumée sur ses propres turpitudes que je viens de souligner précédemment.

C’est le cas de ces faits accomplis qui tombent toujours au moment d’élections où le pouvoir n’a plus rien à avancer de positif sur sa gestion et s’appuie alors sur les souilles distillées par son système pour organiser la peur de l’autre et stigmatiser des populations entières qui ne sont en rien responsables de ces faits.

J’ai lu ce matin, dans le journal «Le Parisien » les propos de ce ministre de l’intérieur Guéant et qui montre bien l’utilisation de faits pour plaquer le débat sur la peur de l’autre et enfermer les citoyens dans le faux débat de l’insécurité civile en période élctorale.

Jamais, dans ce papier, ce ministre chargé de notre sécurité n’envisage de désarmer la vraie insécurité, celle sociale où le système abandonne des millions de personnes de la seule sécurité qui devrait être avancée : celle d’avoir un travail et un bon salaire.

Jamais cet individu nous parlera de ceux qui soustraient chaque jour aux  travailleurs leur emploi comme ces grands groupes du CAC 40 qui se répartissent chaque année des dizaines de milliards de dividendes en cassant les salaires et les emplois ou encore en délocalisant les productions là où la main d’œuvre est payée à coup de lance -pierre.

J’ai donc lu ce que disait ce ministre dans le Parisien et je le cite à la question posée par le journaliste : En quoi le groupe Forsane Alizza, dont des membres ont été interpellés hier, représente-t-il une menace pour la sécurité ?
CLAUDE GUÉANT.
Ce groupe, qui a vu le jour à l’été 2010, a immédiatement laissé apparaître des motivations claires, celles d’instaurer un califat en France et de soumettre notre pays à la charia, la loi islamique.

Une telle déclaration vaut aveu d’utilisation électoraliste d’un fait.

pourquoi avoir attendu si longtemps avant de mettre ce groupe hors d’état de nuire ?

Chacun se rappellera qu’à chaque élection, ce pouvoir tire de son chapeau, des faits divers pour établir une sorte de vindicte populaire et en même temps empocher les votes de gens complètement horrifiés par de tels événements.

Ainsi, ce ministre, nous apprend que ce groupe existe depuis 2010, qu’il professe des attitudes antirépublicaines, qu’il menace d’installer un califat, qu’il est pour la charia et la loi islamique dans notre pays et on ne l’apprend qu’aujourd’hui ?

L’on peut se dire alors que ce mouvement a été gardé au chaud pour la période électorale et comme l’affaire de Toulouse, il sert les intérêts de cette bourgeoisie scélérate.

Je relisais dernièrement Marx et la lutte des classes en France et l’analyse et l’étude de cette bourgeoisie qui va s’installer au pouvoir et faire une deuxième puis une troisième république des industriels et des financiers et Marx nous montre tout ce monde retors qui va s’y employer notamment pour empêcher le prolétariat d’en faire la république sociale.

Trop c’est trop, et le maniement de l’insécurité pour faire peur trouve ses limites et le peuple est aujourd’hui en capacité de jeter ces détritus idéologiques que déversent la droite sarkozienne pour annoncer une vraie république : la Sociale.

Le vote Mélenchon annonce une grande bataille pour cette république là.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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