LES VACANCES

Publié le 31 Juillet 2012

LES VACANCES

Mon journal quotidien l’Humanité publie ce jour une enquête sur les vacances des français et souligne que nombre d’entre eux ne puissent profiter de cette période de congés pour partir à la mer, à la campagne, à la montagne selon les goûts de chacun.

C’est vrai, ce moment de repos, de détente, se raréfie pour les personnes qui n’ont plus les moyens de le vivre ainsi.

A qui la faute ?

Pas à tous ces familles que la crise vient de frapper leur porte monnaie.

Pas à tous ces chômeurs qui n’ont plus que le RSA pour payer leur loyer, leur quittance d’électricité et les paquets de riz ou de macaronis pour s’alimenter.

Pas à tous ces enfants qui n’ont que comme seul activité la cour, l’entrée du HLM, le terrain vague d’à coté.

Pas à retraités qui voient leur pension se réduire comme une peau de chagrin.

Et l’on peut penser aussi à tous les enfants du monde qui subissent des sorts encore moins enviables.

Le crise frappe les petits salaires et le capital en est la cause.

Dore_Londres-clotheman_1872.jpgLa crise ne frappe pas en effet tout le monde. Hier soir, à la télévision, j’ai vu un reportage de la jet-set, qui, cette année, a établi ses quartiers sur les bords de la Tamise, à quelques encablures des jeux Olympiques ; on les voit boire le champagne, des starlettes, des bourgeoises verre à la main, disent leur dédain de ces jeux et préfèrent d’autre jeux dans le petit paradis qu’ils ont installés sur les quais : certainement ceux des casinos.Annaliesse-Yacht.jpg Sur ces bords de la Tamise les yachts des milliardaires font escale, ils ont délaissé, nous dit-on, cette année Saint-Tropez ;  on peut voir leur tenue débraillée de riches avec les vêtements de marque dernier cri, qui cachent leur exubérance de friqués. Ils viennent tressaillir pour ainsi dire aux abords de ce quartier à la Dickens, de ce vieux Londres encore plus appauvri par la crise et qui retrouvera, après les jeux, l’atmosphère de la misère quand seront partis les derniers flons-flons des airs nationaux fêtant les médailles d’or, d’argent et de bronze.

Dernière nouvelle, si plein de français ne partent plus en vacances où vont dans leurs famille pour passer quelques jours, il y a ceux qui vont à Capri et qui font du scooter et se cassent la figure et se font transporter par hélicoptère dans les grands hôpitaux de Rome.

Capri, c’était déjà fini, Fillon ! Désormais, c’est camarade bourgeois de Renaud,
camarade fils-à-papa,ou en Lamborghini Scooter (de moi), tu roules des épaules, tu te crois super-drôle, regarde-toi ah ah ah… et regardes la route, elle n’est plus à toi.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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