LE PEN : LA FEE CARABOSSE ET LA RETRAITE A 60 ANS

Publié le 26 Janvier 2012

images-copie-1.jpgLA RETRAITE A 60 ANS DE LA FEE CARABOSSE
Hier, la fée Carabosse(Le Pen) était l’invitée de France-Inter.
A une question sur les retraites, celle-ci a précisé son programme concernant le dossier des retraites.
Elle admet la possibilité de partir à 60 ans « La meilleure option est la retraite à la carte, avec une retraite pleine à 40 annuités de cotisation » et elle a précisé : «Soixante ans, je crois que c'est un âge correct».
Cette précision se rajoute à ce qu’elle a mis dans son programme : la retraite à la carte.
C’est de l’enfumage comme dit Mélenchon.
Certains-es ont cru comprendre, dans la presse, que la fée Carabosse avait soudainement évolué et pour étendre son influence sur les travailleurs se serait subitement convertie à la retraite à 60 ans comme l’exige la CGT et le Front de Gauche, notamment le PCF .
Il n’en est rien.
La fée carabosse, pour être dans les clous de la retraite à 60 ans, aurait dû préciser alors qu’elle se convertissait à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
L’âge "correct" à 60 ans va avec sa proposition de retraite à la carte : c’est pour ainsi dire un point de repère.
Cette stratégie est développée depuis des années par  l’institut MONTAIGNE, un ramassis de capitaliste, de capitaines financiers du CAC 40 et de PDG d’entreprises nationales ou encore d’experts dont certains ont leur entrée à l’Elysée comme l’impayable Godet qui sévit à la télé dans « C dans l’air d'Yves Calvi.
Qu’est-ce que la retraite à la carte ?
C’est un système qui est organisé de telle façon que chacun puisse prendre sa retraite comme il l’entend à condition qu’il ne fasse pas supporter par autrui les conséquences pécuniaires de ces choix disent les exégètes de ce système individualiste.
Donc  un choix individuel contraire à la solidarité intergénérationnelle. La retraite peut être calculée par point acquis selon son salaire et aucune durée d’assurance requise.
En contrepartie des cotisations qu’ils ont versées pendant leur activité, les retraités bénéficient d’une masse de pension égale aux cotisations des plus jeunes générations. Le rendement implicite de la répartition correspond ainsi à la croissance de la masse des cotisations, donc à la croissance de la masse salariale (l’assiette des cotisations) dans l’hypothèse où le taux de cotisation est stable dit un  spécialiste.
C’est la règle de l’actuaire. L’assurance privée demain y trouverait son compte et un nouveau magot à exploiter. La retraite serait calculée en fonction de paramètres tenant compte des versements de salaires, de l’emploi et du chômage, bref de la croissance ou de l’absence de celle-ci.
Là on est pas loin des retraites par capitalisation et donc à risques.
Certains bouffent leur sous à la roulette, là on le joue avec les hauts et les bas de la crise.
Evidemment, on attrape pas les mouches avec du vinaigre et ont leur fait miroiter l’hypothétique possibilité de prendre sa retraite à « l’âge correct de 60 ans » mais on peut avec cette méthode partir encore plus tôt (mais la retraite sera réduite d’autant) ou plus tard, à n’importe quelle âge et elle sera plus importante.
C’est aussi, une recommandation de la Communauté Européenne qui dit dans son livre vert que l’on devrait supprimer tout âge légal de départ en retraite.
La fée carabosse, n’a donc mis que du vernis sur son dédain de l’âge de départ à 60 ans et chacun se rappelle qu’elle fut de tous les combats contre les salariés en lutte en 2010 contre la réforme Fillon Sarkozy sur les retraites.
La Fée carabosse n’est pas l’amie des travailleurs, elle est l’amie du capital et de l’institution Montaigne où délibèrent depuis des années les ennemis de la retraite par répartition avec les PDG du CAC 40 et notamment Claude Bébéar : cette retraite solidaire, rappelons-le, fut mise en place par un communiste Ambroise Croizat en 1945.
Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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