LA POLITIQUE AUTREMENT QUE LE POPULISME: HOMMAGE A GUSTAVE ANSART

Publié le 17 Octobre 2010

arton1870-75c34GUSTAVE ANSART UN HOMMAGE FRATERNEL

Hier matin, à Trith-Saint-Léger, une commune sidérurgique du Nord  Valenciennois, un hommage était rendu à une grande personnalité syndicale et politique nationale, Gustave Ansart.

Je ne retracerai pas dans ce texte le parcours de Gustave, vous le trouverez affiché dans les rubriques de mon blog et dans le livre qu'il a écrit avec Jacques Estager, directeur du journal communiste du Nord, "Liberté", intitulé "de l'Usine à l'Assemblée nationale" que je conseille à tout militant la lecture en ces temps si compliqués pour la vraie politique.

Un moment poignant, Gustave est décédé en 1990 et c'était déjà le vingtième anniversaire de sa disparition. Que le temps passe vite.

L'hommage lui a été rendu dans cette salle des fêtes où il y a eu tant de prises de paroles de Gustave, des sidérurgistes, pour se défendre de la liquidation de leur entreprise Usinor Trith.

Tous les amis (es) et camarades de Gustave étaient là.

Les souvenirs me revenaient au fur et à mesure des prises de paroles de la famille et des dirigeants du PCF et de la CGT.

Le fils de Gustave a fait une intervention émouvante, politique, de grande culture. A l'écouter, je retrouvais les accents de son père dans le tracé de la vie militante de ce grand dirigeant politique, et qui faisait naitre autour de lui tant de chaleur humaine et ouvrière.

Qu'il nous manque aujourd'hui notre Gustave.

Mais ne soyons pas nostalgique: Gustave visait toujours l'avenir.

Les militants (es) présents (es), de toutes générations, chacune et chacun avec son parcours syndical et politique, sont venus pour participer à ce moment. Pour eux tous, c'était indispensable d'être là pour Gustave mais aussi pour se redonner de l'espoir dans ce monde de cruauté capitaliste où l'on a besoin de fraternité dans ce prolétariat tellement brutalisé pour se donner de l'énergie pour combattre l'hydre du profit.

Après le fils de Gustave, c'est le tout nouveau secrétaire général de l'UD CGT du Nord qui est intervenu: ce jeune camarade a su décrire ce qu'il avait retenu de la vie militante syndicale et politique de Gustave le métallo, camarade de Croizat, pour la mettre au diapason des luttes actuelles et de ce combat de classe qui se déroule en ce moment sur les retraites.

Un jeune dirigeant syndical qui va direct au but, comme Gustave : le lieu de travail, les salariés et redonner de la force militante à la CGT dans ce Nord qui a subi de plein fouet la destruction de ses bastions syndicaux.

Et puis nous avons eu l'intervention de nouveau secrétaire départemental du PCF, une intervention à retenir, celui d'un dirigeant qui met ses pas dans le chemin de Gustave et d'autres ainés (es) pour tracer une voie de luttes contemporaine et un redressement du PCF dans ce département.

Et puis Alain, Alain Bocquet, celui pour qui Gustave a tant été l'inspirateur.

Alain, nous a livré beaucoup de choses sur Gustave et l'apport de celui-ci pour lui-même mais aussi pour ces militants du Nord et au delà. A l'écouter je ressentais renaitre cette flamme de vie communiste, hier encore chancelante à travers les vicissitudes d'une existence politique difficile des communistes. L'espoir, ce mot fort de Gustave, se retrouvait dans les paroles de son fils spirituel;  je lâche ce mot:  toute l'assistance était attentive à ce qui disait Alain et Gustave était là, je le ressentais ainsi.

Un grand moment donc de communisme, de fraternité, d'humanité. "L'humain d'abord" comme s'intitulait la liste aux régionales menée par Alain.

"L'humain d'abord", c'est ce qui se passe en ce moment dans cette grande lutte engagée pour le devenir de nos retraites face à la rapacité du capital:  la lutte, le rapport de force, une bataille de classe à la hauteur de l'enjeu.

Faire de la politique, la faire comme Gustave, avec respect, sans arrogance, en évitant l'exécrable discours populiste auxquels certains dirigent la manœuvre actuellement pour les présidentielles.

Nous avons dans le Nord, un héritage, celui de la lutte, de faire de la politique et du syndicalisme de classe, non pas en faisant les batteurs d'estrade, en pratiquant la démagogie, antithèse du combat de classe,  mais en aidant le peuple à s'émanciper en l'écoutant et en lui apportant toute l'aide pour qu'il prenne ses affaires en main et qu'il ne tombe pas à nouveau dans des hommes dits providentiels:  avatar et caricature de la démocratie.

Gustave comme Alain n'ont jamais fait de la politique politicienne, jamais pratiqué le "m'as-tu vu" et j'ai ressenti, ce samedi matin, comment était indispensable, dans ces temps de crise du système capitaliste, de cette bête blessée mais prête à rendre tous les coups, de faire de la politique et du communisme et non du populisme.

Gustave Ansart, nous y invitait, hier matin.

Bernard Lamirand

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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B
j'ai connu la période ou Gustave ANSART avait pour charge de "suivre" la fédération de l'AISNE du PCF cela reste pour moi un formidable et agréable souvenir,
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B
Oui un homme d'une grande fraternité, un grand dirigeant du parti: dommage qu'il soit parti si tôt