CHEREQUE POUR LE TRAITE EUROPEEN

Publié le 6 Septembre 2012

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CHEREQUE FERA ADOPTER LE  TRAITE EUROPEEN PAR LA CFDT

 

Auditeur assidu en cette période de vacances de France-Inter, j’ai suivi hier l’invité du matin, François Chérèque, venu s’expliquer sur le coût du travail la nécessité de le réduire pour la compétitivité (sujet que j’ai abordé dans un précédent blog).

L’intéressé a essayé de se justifier en prenant prétexte des petites entreprises et des charges que leur représente le coût du travail.

L’idée étant de les exonérer avec une contrepartie de celles-ci : respecter le droit du travail et mettre en place un déroulement de carrière ainsi que de respecter les grilles de salaires car souvent dans ces entreprises, dit-il, les salaires sont en dessous du SMIC.

Il propose d’ailleurs que des accords de branches les régissent.

Bizarre, les accords de branches existent et sont la plupart du temps foulés au pied par ces patrons.

Chérèque, où il est naïf ou il nous prend pour des « cruches » ! En effet, croire que les patrons n’ayant plus à verser de cotisations sociales augmenteront d’autant les salaires les plus bas, respecteront les conventions collectives relève de la naïveté où d’un subterfuge de sa part.

Les patrons, quand ils réclament une baisse des charges sociales, comme ils disent, et je me fais pour quelques lignes l’avocat du diable, c’est pour avoir un coût du travail moindre et non  pas pour le voir compenser par une autre partie du coût du travail qui augmenterait sensiblement et en plus toucherait à la sacro-sainte exploitation sans garantie sociale qu’ils pratiquent dans ces PME, sans syndicats pour la plupart.

Chérèque se trompe donc sur toute la ligne ou alors il a inventé ce que j’appelle un subterfuge pour faire passer la pilule chez les militants CFDT de ces petites entreprises.

Cela l’amène dans sa présence à France-Inter a évoqué le traité européen suite à une question du journaliste et de signifier qu’il proposera à son organisation de la voter.

Il le fait tout en avouant que l’austérité contenu dedans est un problème mais qu’il faut le signer ce traité pour ensuite pouvoir mieux avancer sur le social.

Chérèque se fiche des travailleurs quand il affirme cela, car le social est au cœur de ce traité ; c’est le recul social sur toute la ligne que ce traité impose à tous les travailleurs européens.

Chacun peut d’ailleurs se souvenir de l’attrape- nigaud du traité de Maastricht où il était affirmé qu’avec ce traité s’ouvrait la voie d’une Europe Sociale et l’on a eu le même discours des propagandistes de l’Europe libérale lors du traité constitutionnelle de 2005.

On sait ce qu’il en est advenu. L’Europe est un champ de ruines sociales.

Beaucoup de militants CFDT que nous avons vu dans les manifestations contre la réforme des retraites et contre cette Europe austéritaire seront abasourdis d’apprendre que la CFDT en approuvant ce traité est pour une cure d’austérité sociale tel que le définit la règle d’or.

Avant hier, sur France-Inter un grand économiste Keynésien, Daniel Cohen, pourfendait ce traité comme étant une nouvelle erreur ressemblant à ce qui s’est passé lors de la grande crise précédente, celle de 1929 et qui conduisit l’Europe dans la catastrophe sociale et politique.

Je respecte l’indépendance de chaque organisation syndicale dans ses prises de position sur des sujets de fonds ;  ici, avec le nouveau traité, c’est demander aux syndicalistes de se faire hara-kiri en acceptant les clauses de ce traité mortifère pour les travailleurs.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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