RETRAITES (Adresse à tous les salariés (es) d'Arcelor Montataire)

Publié le 29 Mai 2009

OÙ EN SOMMES-NOUS SUR LES RETRAITES (extrait du 4 pages distribués à tous les salariés d’Arcelor Montataire le 28 mai 2009)

 

En France, plusieurs systèmes de retraites existent.

Ils sont tous basés sur la répartition et la solidarité entre générations.

Pour les financer, le salarié verse une cotisation ainsi que l’entreprise calculée sur le salaire brut. (Voir fiche de paie).

Il y a le régime général de la sécurité sociale et les retraites complémentaires pour les salariés non-cadres et cadres (ARCOO) et seulement pour les cadres (AGIRC).

Le calcul de la retraite, au moment du départ, se fait sur les 25 meilleures années pour le régime de la sécurité sociale et sur des points attribués chaque année par un prix d’achat du point en fonction du salaire.

Depuis 1993, et à partir d’un décret pris en plein mois d’Aout par le premier ministre de droite de l’époque, des critères altérant les droits ont été établis pour diminuer les prestations de la retraite au moment ou celle-ci est attribuée.

Plusieurs milliards d’euros ont été ainsi récupérés sur le dos des retraités.

Ainsi le calcul sur les 25 meilleures années de la retraite du régime général entraine à prendre en compte plus d’années de bas salaires que 10 années comme cela existait auparavant.

Pour les retraites complémentaires, chaque année le prix d’achat du point est augmentée plus fort que l’inflation et les actifs ont donc moins de points attribués.

Quand aux retraités, leur pension n’est plus revalorisée en fonction de l’indice des salaires mais celui des prix, ce qui entraine de sérieuses dévalorisations de leurs retraites avec un pris du point qui se dévalorise chaque année.

Tout ceci engage des pertes de retraites d’au moins  20% pour les actuels retraités si on reprenait le calcul sur ce qui existait avant 1993.

Ce sera pire pour les futurs retraités et l’on parle de pension qui ne dépasserait guère les 50 % du dernier salaire d’activité. Cela n’a pas échappé à Fillon et consorts qui proposent alors de continuer plus longtemps la carrière professionnelle et au-delà des 65 ans.

Une autre manière de saper le devenir de nos systèmes de retraites.

Pour 2009, le gouvernement n’a lâché qu’une misérable revalorisation de 1% et les caisses de retraites complémentaires de 1, 34 %.

Du jamais depuis la mise en place des systèmes de retraites par répartition.

On peur dire, qu’actuellement, on fait payer la crise financière organisée par les spéculateurs du CAC 40 et des banques en réduisant les salaires et les retraites.

Concernant  les salariés en activité, et ceux d’Arcelor notamment qui voient en ce moment leurs horaires réduits, leur salaire non revalorisé, ce sont des pertes qui viendront se cumuler dans le dossier futur retraité par moins de point attribués et surtout plus de mauvaises années qui rentreront en ligne de compte pour le calcul de la retraite.

On peut dire, sans se tromper que le gouvernement et le Medef, actuellement, sont entrain d’abaisser sérieusement le niveau de nos retraites.

Quand à d’autres systèmes, invoqués souvent par le patronat, de mettre en place des fonds de retraites par capitalisation, l’on voit ce que cela a donné aux Etats-Unis où pratiquement ces fonds ont bu le bouillon de la crise de subprimes et actuellement de nombreux retraités ne perçoivent plus leurs retraites et sont obligés de reprendre une activité salariés et il n’est pas rare de voir des personnes âgées de plus de 75 ans au travail ou à la recherche d’un travail..

Heureusement qu’en France, la CGT s’est opposé à la mise en place de ces fonds comme le prétendaient Fillon et Sarkozy qui voulaient rivaliser avec les retraites par capitalisation anglo-saxonnes, qui, elles aussi, se sont écroulées.

Tout cela doit être combattu, actifs et retraités ensemble

.

Bernard LAMIRAND section des retraités Arcelor Mittal Montataire

 

(nota) Le prochain bulletin traitera de l’âge de départ en retraite

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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