ECOLE : PAS DE BARBELES

Publié le 27 Mai 2009

 

 

 

DES BARBELES A L’ECOLE

 

L’école va-t-elle devenir un lieu où l’éducation des enfants passera par la subordination la plus totale à la société dominante ?

L’autoritarisme va-t-il prendre le pas sur l’enseignement des valeurs ?

L’éducation consistera t’elle à former des individus malléables, corvéables et obéissants, vivants enfermés dans des recommandations leur prohibant toutes transgressions des règles que le système aura mis en place pour s’assurer qu’ils ne seront toujours que des individus aliénés au capital et à ses formes d’états.

Nous sommes en droit de le penser.

L’école est devenue un lieu de violence, nous dit-on, pour invoquer la mise en place de moyens répressifs à l’égard des enfants.

Cette violence qui l’engendre?

Violence du capital qui écrase les parents au chômage ou surexploité, violence des médias qui projette l’image du plus fort contre le plus faible, du chacun pour soi, violence des riches envers ceux qui n’ont plus rien. Violence de l’huissier qui vous expulse et prend vos pauvres biens, du policier à qui on ordonne de débusquer le faciès ou le jeune responsable de l’insécurité. Violence quand un enfant est méprisé, laisser pour compte, abandonné à son triste sort dans des cités sans vie.

Violence quand on n’a pas le sou et qu’à l’école on se rend compte des inégalités sociales.

Alors l’enfant devient un ennemi, un malfaiteur en puissance, un coupable quand il se rebelle.

Et l’enseignant subit lui aussi cette violence par ricochet.

L’école de la république ne va-t-elle pas redevenir cette école que l’on nous décrivait au 19eme siècle en Angleterre où des enfants étaient l’objet de la perversité de cette société dominante telle que l’a expliquée Charles Dickens.

Quand je dis cela, je n’exagère en rien la réalité. Cette réalité m’a conduit à cet article, en apprenant qu’un enfant de 7 ans a été embarquée par la maréchaussée depuis sa classe, devant ses camarades comme un malfaiteur.

Il aurait volé un vélo.

Chose sui s’est avérée fausse et même si cela aurait été vrai, était-il nécessaire d’envoyer des gendarmes chercher un enfant à l’école pour l’interroger comme un vulgaire criminel.

En d’autres temps, quand un problème surgissait avec un élève récalcitrant ou qui prenait la gomme où le paquet de bonbon du voisin, il avait droit à des remontrances, à la convocation des parents si cela devenait une habitude.

Les bagarres à l’école, nous avons tous connu cela, à la récréation ou à la sortie et cela s’arrangeait sans qu’il soit fait appel aux policiers. Alors, voir aujourd’hui se mettre en place une école avec des portiques de sécurité, des milices privées chargées de surveiller les élèves, des enseignants fouillant les sacs, des flics débarquant à n’importe quelle heure des cours pour interroger des élèves : ou va-t-on !

En plus, l’inquiétant Darcos, revenant d’Angleterre, a vu des élèves avec la blouse et une discipline de fer et il a trouvé que cela pourrait être importé en France.

Pourquoi pas des galoches aux pieds, des crânes coiffés à la brosse, la levée des couleurs, les punitions à genoux avec les mains sur la tête.

Triste école de la république que l’on nous prépare si on n’y prend pas garde et derrière se profile l’école des riches avec toute liberté pour nos futures élites et l’école des pauvres devenue prison d’éducation surveillée.

Refusons l’école des barbelés.

Battons-nous pour que chaque élève se forge une identité de citoyen.

Battons-nous contre l’obscurantisme qui pénètre nos lieux d’enseignement laïcs

Bas les pattes Sarkozy, Darcos, Alliot-Marie : l’école de la république n’est pas une école de correction.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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