Les retraités (es) victimes de la politique de Sarkozy et de l'UMP

Publié le 17 Mai 2009

 

 

LES RETRAITES VONT-ILS SANCTIONNER LA DROITE ET SARKOZY

 

Aux élections présidentielles de 2007, les retraités, dans leur ensemble, ont voté en majorité pour la droite.

Vont-ils maintenir ce vote alors qu’ils subissent particulièrement les effets des politiques menées par Sarkozy et consorts?

Ils ont pourtant toutes les raisons de sanctionner celui qui leur a fait des promesses non tenues : "J’augmenterai de 25% le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites* et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux".

Les retraités vivent-ils mieux ?

Certainement pas : Sarkozy leur aurait-il menti ?

Certains(es) ont cru que le candidat à la  présidence de la république avait l’intention de revalorisr toutes les petites retraites (voir*).

Le minimum vieillesse qu’il invoque est  microscopique par rapport à l’ensemble des retraites, ce sont surtout les personnes seules, ayant peu ou pas travaillé qui en bénéficient,  tant mieux pour eux, mais cela ne modifie pas le fond : l’immense majorité des retraités a des pensions en dessous du SMIC et ne verront pas la couleur d’une quelconque revalorisation de leurs retraites.

Donc tromperie.

Au contraire, depuis son arrivée, la droite a réduit les retraites et pensions des salariés, et pour cette année 2009, c’est une aumône que les retraités percevront : 1% pour le régime général de la sécurité sociale.

L’appauvrissement des retraités, commencé en 1993 en plein mois d’Août,  avec le coup fourré de Balladur premier ministre, visait à ne plus faire correspondre l’évolution des retraites avec l’évolution des salaires moyens : cela a coûté plus de 15 % du niveau de vie des retraités en 15 ans.

Sarkozy faisait partie de ce gouvernement de droite qui considérait que les retraités étaient des nantis et des privilégiés.

Une fois élu, son premier acte n’a-t-il pas été de remettre en cause les retraites des régimes spéciaux de la SNCF et d’EDF-GDF.

De poursuivre l’alignement des retraites de la fonction publique sur celles du secteur privé que lui et les siens détricotent au point que tous les retraités salariés s’appauvrissent d’année en année au rythme des revalorisations inférieures au cout de la vie.

Sarkozy et l’UMP ne sont donc pas les amis des retraités salariés.

Leurs amis sont ces retraités PDG de grands groupes industriels et financiers qui s’octroient de mirifiques retraites qu’ils font ensuite  fructifiées dans les paradis fiscaux.

Qu’ont-ils fait pour les personnes âgées depuis qu’ils sont au pouvoir ?

Regardons-y de plus près.

Le nombre de personnes âgées en dessous du seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter (Un retraité sur dix sous le seuil de pauvreté en 2006) ce qui représentait 1,2 million de personnes. Ce chiffre n’a certainement pas baissé et les nouveaux retraités qui arrivent en ce moment, avec des retraités amputées par la baisse des salaires de ces 20 dernières années et par les emplois de plus en plus précaires qui se répercutent sur leur retraite de manière négative.

Ces retraités subissent aussi de plein fouet les loyers de plus en plus chers.

Certains sont obligés de quitter leur logement et de vivre dans des caravanes ou encore dans la rue, où, depuis quelques années, ils rejoignent la cohorte des sans-logis qui peuplent les squares et les parkings de nos villes.

Pauvreté aussi quand nous voyons de plus en plus de gens âgées avoir recours au restaurant du cœur, au secours populaire, au secours catholique.

Le plus grave encore, c’est leur santé : elle est en danger. La droite nous avait déjà infligée une catastrophe sanitaire avec la canicule où plus de 15000 personnes âgées n’ont pu être secourus du fait de la négligence du pouvoir de droite de l’époque et du fait de la détérioration des conditions d’accueil à l’hôpital.

Maintenant, ces retraités sont inquiets sur les conditions de soins, d’accès à l’hôpital, de coût des médicaments de moins en moins remboursés, et de toutes sortes de franchises et de forfaits qui les dissuadent de plus en plus de solliciter le médecin, le spécialiste, l’aide médicale.

Vraiment la situation des retraités dans notre pays va en se dégradant.

Sarkozy et les siens ne sont donc pas les amis des retraités comme ils l’ont prétendu dans leurs promesses électorales.

Ils faut savoir qu’ils font partie d'un groupe européen de droite, qui au parlement, préconise la retraite à 70 ans et des fonds de pension dont on a vu le résultat aux Etats-Unis où les retraités ont tout perdu.

Leur idée est de ramener la retraite le plus tard possible, pour y parvenir ils prennent appui sur l’augmentation du nombre de retraités en Europe.

Le nombre de retraités dans la population augmente du fait de l’espérance de vie plus longue, gagnée grâce à la sécurité sociale  et créée par un ministre communiste, Ambroise Croizat, à la libération.

Cette espérance de vie va amener la population de plus de 60 ans  de 20% actuellement à plus de 30 % d’ici 2030.

Doit-on reprocher aux retraités de vivre trop longtemps ?

Certainement pas. Et pourtant ce pouvoir ne fait rien pour prendre en compte cette situation.

La santé n’est pas pris en compte.

La loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires, risque encore d’exclure davantage les personnes à revenus modestes et les travailleurs et retraités pauvres si les critères de rentabilité l’emportent sur celui d’une santé pour tous.

La privatisation de l’hôpital, la rentabilité, se répercutera sur les malades âgées que l’on considérera alors comme trop onéreux.

La solidarité sera alors remplacé par la charité : un retour aux conditions déplorables des personnes âgées d’avant guerre et d’avant la sécurité sociale solidaire.

De même un autre problème se pose, celui de l’accessibilité des retraités et personnes âgées à la couverture mutuelle : le fait que le gouvernement de droite impose ou oblige les mutuelles à prendre en compte les déremboursements créé des conditions inaccessibles pour les retraités les plus modestes.

Alors, n’est-il pas temps que les retraités réagissent et utilisent leur vote des élections européennes pour infliger une sanction sans appel à Sarkozy et à l’UMP.

Les candidats du Front de gauche composés du Parti communiste, du parti de gauche, des unitaires et de syndicalistes attachées au progrès social sont les mieux à mêmes de défendre l’avenir de vos retraites.

 

7 JUIN VOTONS FRONT DE GAUCHE

 

PAS UNE VOIX RETRAITEE POUR LES FOSSOYEURS DES VIEUX

 

Bernard LAMIRAND

 

*souligné par moi

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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