UNE CONTRIBUTION POUR ALLER DE L'AVANT

Publié le 2 Novembre 2008



Je viens de prendre connaissance de la contribution de Marcel, "toujours aussi pédagogique et équilibré"; des pistes vraiment intéressantes pour le congrès et qui devraient faire réfléchir la direction nationale.Beaucoup de choses dans cette contribution à intégrer dans la base commune qu'il faut revoir et rendre plus claire et compréhensible pour le commun des mortels que nous sommes.

Au passage, j'apprécie ce qui me semble t'il a dicté les communistes dans leur vote majoritaire de ce texte, c'est le besoin de participer à une réécriture du document d'orientation, d'apporter leurs amendemnts ou voeux.Cela nécessitera qu'un collectif travaille dés l'ouverture du congrés à établir un texte qui fixe bien la démarche des communistes et le souci du devenir du PCF que les militants ont dans toutes les résolutions plébiscité.

Pour ma part, pour montrer le renouveau PCF, je propose d'en faire un manifeste en direction du peuple et de le porter dès le lendemain du congrès dans tous les lieux de vie: entreprises, cités, communes.

Bernard LAMIRAND Section de Montataire 

MARCEL ZAIDNER


POUR UN PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS DE NOTRE TEMPS

 

POUR L’ELECTION DEMOCRATIQUE DE SA DIRECTION


 

 

 



La crise du système capitaliste qui secoue le monde, bouscule la préparation de notre congrès et place entre les mains de chaque membre du Parti Communiste, une grande responsabilité.

 

Devant les difficultés qui se profilent pour les peuples du monde, notre congrès doit être un acte fort, courageux, s’attaquant au capitalisme, ,non pour des modifications à la marge, mais pour avancer dans le sens de son dépassement par des propositions, des actes, des luttes pour faire grandir dans l’action de tous les intéressés, la nécessité d’un autre monde, d’une autre place pour les individus, de nouveaux droits dans l’entreprise comme dans toutes les sphères de la vie sociale.

 

Une réflexion nouvelle sur les pouvoirs, sur l’Etat, une visée communiste enrichie, des leçons à tirer des expériences. Participer ainsi à la construction d’un rassemblement de notre peuple.

 

Les transformations révolutionnaires ne seront pas l’œuvre d’un seul parti, mais elles ne peuvent prendre force dans les conditions de notre pays sans l’existence de notre parti.

Par l’élan politique qu’il se doit d’être capable de faire naître, notre congrès répondra à l’attente de milliers de salariés de toutes conditions, de syndicalistes qui cherchent un prolongement politique à leur action, d’intellectuels, de femmes, de jeunes, d’immigrés qui prennent place dans les luttes.

Pour les accueillir, pour répondre aussi aux exigences des membres actuels du parti, d’autres qui se sont éloignés, le parti communiste doit se transformer.

 

Les femmes, les hommes de toutes générations qui le composent doivent pouvoir y trouver et y apporter, dans le respect de leur diversité, les moyens d’une activité enrichissante pour eux comme pour la société.

Le parti tel qu’il est aujourd’hui a encore une grande richesse de militants et de militantes
Tous ensemble, nous ne partons pas de rien. Il nous faut procéder à une évaluation sérieuse de ce qui a conduit à l’émiettement de notre action, au sentiment que celle-ci n’a pas de cohérence nationale, sentiment qui conduit souvent à la déception, au découragement.

Le Parti Communiste ne peut continuer à fonctionner comme actuellement, ni reproduire ce qu’il a été dans le passé. « Nous transformer sans nous dénaturer » est une bonne formule si nous savons trouver les chemins d’une vie démocratique répondant aux exigences qui s’expriment chez nous et autour de nous.

Si nous savons faire la démonstration d’une force politique qui ne vit pas pour elle-même, dont le rythme de vie n’est pas dicté par les échéances électorales ni copié sur le fonctionnement des institutions. Nous ne faisons pas partie de « la classe politique » en opposition à la société civile ou à  la vie syndicale et associative.

Nous luttons pour une transformation de la société par la voie démocratique et nous n’ignorons pas le rôle des élections, des élus, des institutions, mais nous voulons donner à cette voie démocratique tout son sens par une participation réelle des citoyens, non pas

 

 

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à des échéances ponctuelles mais à tous les moments de la vie.

 

Ne faut-il pas dès à présent expérimenter une organisation du parti au plus près du monde du travail, au plus près des habitants des villes, des quartiers avec l’ensemble de leurs problèmes ;

C’est à partir des réalités de terrains qu’il faut chercher à construire une organisation de proximité, vers les entreprises telles qu’elles sont aujourd’hui avec l’éclatement des sites, des horaires et des statuts des personnels, avec aussi l’existence de zones d’activités regroupant des salariés d’une grande diversité.

Comment s’adresser à eux, comment les réunir avec des initiatives, des publications particulières ?

 

Partout, il y a des hommes et des femmes qui cherchent, qui militent dans les syndicats, qui ont des activités sociales. C’est avec eux que nous construirons, à parti d’eux, à condition d’être attentifs, de se donner des objectifs et des moyens d’une action persévérante, de longue durée.

En faisant aussi régulièrement l’évaluation de nos progrès de nos échecs, de nos difficultés. En y consacrant le temps nécessaire et les moyens de la direction nationale et dans les départements.

On peut tenir le même raisonnement dans les localités et les quartiers, où l’implantation du parti a reculé, parfois disparu. Nous n’avancerons pas par incantations mais en rencontrant les habitants qui sont aussi des salariés souvent précaires, des chômeurs, des retraités, des jeunes lycéens et étudiants. Ces villes, ces quartiers ne sont pas des déserts. Il y existe souvent une vie sociale, des femmes et des hommes engagés qui demandent à être écoutés et reconnus.

 

L’organisation de la vie du parti vers les lieux de travail ou d’habitation peut être les cellules (au sens de bases de la vie). Elles doivent pouvoir organiser leur action, mais elles ne peuvent pas être isolées, coupées d’une action cohérente du parti. Ce devrait être le rôle assumé par la section, construite non comme une structure hiérarchique mais comme le lieu d’analyse et d’initiative concourrant à la politique du parti, tenant compte de la situation d’une entreprise, d’un groupe industriel ou d’une localité et surtout le lieu où se croisent, se confrontent, s’épaulent, s’encouragent les activités de proximité, où s’échangent les expériences des militants et des militantes.

A la section se rencontrent les initiatives individuelles et collectives qui aboutissent à ce que chaque communiste ait le sentiment d’être utile, d’être entendu, où chaque communiste trouve, à partir de ses propres motivations, le moyen de participer à une action collective efficace. C’est aussi à ce niveau qu’il faut commencer à répondre au besoin de formation exprimé fortement par les communistes et qui peut aller au-delà vers la jeunesse, vers les salariés.

 

Les femmes et les hommes qui viennent au parti communiste ou qui regardent vers nous ont besoin de partager une formation théorique et politique qui s’appuie sur les travaux de Marx et les développements qu’ils connaissent aujourd’hui. On nous dit parfois que cette transmission serait dogmatique et qu’il faut aussi voir ce que d’autres produisent. Pourquoi pas ? Sauf que ce qui est occulté, déformé de façon dogmatique dans le climat médiatique dominant, ce sont ces idées révolutionnaires que nous avons la responsabilité de faire vivre.

Le rôle de la section prend alors une plus grande dimension démocratique. Cela vient d’être démontré par le rôle de l’assemblée générale des sections dans la préparation du congrès.

Il sera intéressant de poursuivre dans cette voie par la réunion régulière de telles assemblées

 

 

 

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ce qui pourrait déboucher dans l’avenir, sur la désignation des délégués au congrès national par les sections sans passer par le filtre des fédérations.

 

 

                                   POUR UNE VIE DEMOCRATIQUE REVIVIFIEE

IL FAUT REDONNER CONFIANCE DANS LES DIRECTIONS QUE NOUS ALLONS

ELIRE, DANS LA TRANSPARE NCE DE LEUR COMPOSITION, DE LEUR ROLE ET DONT L’ACTION DOIT ETRE REGULIEREMENT EVALUEE

 

Leur renouvellement doit se faire à partir de principes et de critères partagés. Leur définition doit être portée par les sections et les fédérations.Le congresdevra en tenir compte comme de l’évaluation portée par le Conseil national élu au dernier congrès. Cette exigence de transparence doit se retrouver dans le choix des militantes et des militants appelés à composer la nouvelle direction nationale à partir des propositions des fédérations et des sections, des candidatures individuelles.

 

Il est nécessaire d’élire à tous les niveaux, des directions répondant aux exigences de la situation, aux objectifs fixés par le congrès, à la demande qui s’exprime largement dans le parti, de plus de dynamisme et d’efficacité, de démocratie, de plus grande prise en compte de l’apport de chacun.

 

Le renouvellement des directions ne peut reproduire le comportement, le fonctionnement actuels, ni se contenter de retouches sur les structures. Il ne s’agit pas non plus de revenir au fonctionnement du passé. Il faut innover dans le sens de directions plus collectives, dans lesquelles chaque membre trouve sa place, assume ses responsabilités.

 

Au niveau national et dans les fédérations, modifier les comportements pour que la direction effective appartienne au collectif élu par le congrès.

 

Avant même les questions de personnes, il faut définir le rôle des directions :

 

mettre en œuvre avec esprit créatif les orientations du congrès avec la vie politique, sociale, culturelle, la situation internationale.

 

impulser, soutenir, être attentif à toutes les recherches, les travaux théoriques indispensables à l’action politique.

 

Etre à l’écoute de l’apport de tous les communistes, créer les conditions de leur participation à l’élaboration de la stratégie et des initiatives du parti

 

Tenir compte des différences d’approches, de la diversité des communistes, créer les conditions d’une véritable discussion des points de vue pour aboutir à des décisions d’autant plus applicables qu’elles auront fait l’objet d’un débat approfondi. C’est ensuite dans l’action commune qu’il sera possible d’apprécier ou de modifier la pertinence d’un choix majoritaire, chacun restant libre de garder son opinion.

 

Les fédérations, les sections, les cellules ne peuvent élaborer et agir sur la durée dans l’isolement. Toutes les organisations du parti ont le droit et le besoin d’un soutien attentif, d’un brassage d’idées et d’expériences que la direction nationale a la responsabilité d’organiser.

 

il faut créer une circulation des idées, des propositions, des expérimentations depuis les entreprises et les localités jusqu’au plan national, créer des commissions transversales nécessaires à cette élaboration collective, aboutissant à une cohérence visible de l’action des communistes.Des échanges aux niveaux européen et international pourront aussi être envisagés.

 

 

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Direction collective et responsabilités individuelles :

 

Les modifications apportées pour l’élection des premiers responsables à tous les niveaux n’ont pas permis le développement d’un fonctionnement collectif des directions.

L’élection du premier responsable, de la première secrétaire devra être reconsidérée. Sa pertinence n’est pas évidente indépendamment du ou de la camarade concerné. Cette méthode lui donne trop de pouvoirs et en même temps l’isole et le fragilise. Nous devrions donner au pays l’exemple d’une élection non présidentielle. Il faut créer les conditions pour de réelles directions collectives ne tournant pas autour d’une personnalité ce qui suppose que le premier responsable accepte dès maintenant les règles du travail collectif pour l’animation concrète de la direction nationale comme dans les fédérations et les sections.

 

La composition de l’exécutif aux niveau national et fédéral doit être délibéré par le conseil national, le conseil fédéral de même que la répartition des responsabilités entre ses membres.

 Nous pouvons nous appuyer pour renouveler les directions sur les femmes, les hommes, les jeunes, les travailleurs immigrés ayant déjà une expérience d’action dans les entreprises (militants du parti, syndicalistes) dans leur mandat d’élus, de militants associatifs, d’animateurs de la vie du parti dans les entreprises, dans les localités.

 

Cette diversité d’expériences est indispensable à l’équilibre d’une direction, de même qu’un brassage de générations et le respect de la parité hommes-femmes.

 

Créer l’ambiance de travail, d’écoute, de réussite de tous les membres d’une direction est une des obligations du premier responsable, de son sens du travail collectif. Cela s’accompagne du besoin de formation continue des responsables à tous les niveaux.

 

L’expérience vient de montrer que les directions pléthoriques ne sont pas un signe de démocratie ni d’efficacité. Au fil des mois, des années, faute d’y trouver leur place, d’y être aidés, encouragés, des militants ne participent plus aux organismes où ils ont été élus et dans lesquelles les responsabilités sont diluées.

 

Ce sont là des pistes de travail livrées à l’appréciation des militants et des militantes qui ont toutes et tous une expérience leur permettant de les valider, de les enrichir, de les modifier dans le but de faire avancer la vie  démocratique de ce Parti Communiste qui est notre bien commun.

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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