L'HEURE EST A L'ACTION

Publié le 24 Octobre 2008

L’HEURE EST A L’ACTION

 

Le président de la république vient de nous gratifier d’un discours étatiste, à Argonay, pour sauver l’économie française dit-il.

Un retournement qui n’en est pas un car c’est surtout mettre les finances publiques à la disposition du capital.

Je ne développerai pas là-dessus ;  l’excellent éditorial de Patrick Appel Muller dans l’humanité de ce matin est éloquent et me permet plutôt de réfléchir à une autre partie des déclarations de Sarkozy sur l’inéluctabilité de chômage et de la récession économique et sociale.

Bref, il y aurait de poids deux mesures : on peut aider le capital à se sortir de ce mauvais pas dans lequel il s’est mis en injectant des centaines de milliards d’euros mais on ne peut rien concernant les conséquences pour les travailleurs en matière d’emplois, de niveau de vie et de protection sociale car les caisses sont vides.

Il faudrait accepter pour ainsi dire « que du sang et des larmes coulent à flots pour les travailleurs ».

Pour le président du pouvoir d’achat, le retournement de veste est colossal mais un vieux proverbe ne nous disait-il pas "qu’au pays des promesses on meurt de faim".

Ce président des riches vole donc au secours des siens avec un fond d’investissement exigé par le MEDEF et après avoir doté les banques de centaines de milliards dont il ne prévoit  aucunement des garanties pour que l’argent soit utilisé pour l’investissement social : par exemple l’augmentation des salaires et des retraites, sujet tabou.

Et pendant ce temps là, la cohorte des réunions des comités d’entreprise se multiplie, sur convocation des chefs d’entreprises, pour signifier aux syndicats que l’heure est aux suppressions d’emplois, aux réductions d’horaires, à la débauche des intérimaires mais aussi au travail du dimanche et aux heures supplémentaires pour les rescapés des plans dit sociaux.

De même, les négociations salariales obligatoires deviennent des réunions bidon ; elles l’étaient déjà plus ou moins.

La pression idéologique est telle dans les entreprises, à partir de la crise, que dans celles-ci se créait un véritable effet d’aubaine pour mettre sur le dos de la crise tous les licenciements et les réorganisations voir les délocalisations.

Depuis septembre, il ne se passe pas une journée sans action des travailleurs, le 7 octobre sur le travail décent, la manifestation des travailleurs de l’automobile au salon, les manifestations des retraités le 16 octobre augurent d’une réelle volonté des salariés et des retraités de ne pas se laisser faire.

La CGT est à l’offensive, ses déclarations successives sur les raisons de cette crise financière, sur les solutions à apporter, sur la nécessite de réagir sur son terrain syndical, montrent que des possibilités existent pour une réplique de grande ampleur dans le pays pour s’opposer au régime de diète que le pouvoir et le patronat veulent imposer aux salariés et aux retraités.

Les autres organisations syndicales, celles qui pendant des années ont accompagnées les plan sociaux, ne peuvent plus se dérober car les plans sociaux d’aujourd’hui deviennent des plans vides de solutions sociales, ils n’accompagnent plus,  et il n'y a plus guère de grains à moudre .

L’heure est donc à la lutte.

La CGT peut créer les conditions d’une riposte unitaire de grande envergure.

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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