LES RAPACES VOLENT AU DESSUS DES ASSEDIC

Publié le 19 Octobre 2008

LES COTISATIONS ASSEDIC DE SENIORS PROIE DES RAPACES DU MEDEF

Pendant que l’on nous dit que les français doivent faire bloc avec le gouvernement pour surmonter la crise financière,  l’entreprise de démolition des acquis sociaux se poursuit et s’accélère.
La manifestation des retraités du 16 octobre, qui a réuni par ces temps de crise, des dizaines de milliers de retraités, a montré que ceux-ci ne sont pas prêts à accepter « cette union sacrée » sur le dos de leur niveau de vie.
Leur retraite est déjà en berne par un pouvoir d’achat qui se réduit comme une peau de chagrin, d’année en année, sous les coups de boutoir du libéralisme et de Sarkozy.
Non seulement le niveau des retraites a reculé de plus de 10% ces dernières années, mais cet
te année 2008 verra par rapport à l’indice des prix un  recul supplémentaire de prés de 2 %.
Scandaleux, quand on sait que des centaines de milliards d’euros, vont aller réconforter les poches des riches actionnaires par l’entremise des deniers publics, que le gouvernement distribue actuellement aux nantis.
Si l’on y ajoute les effets cumulés des hausses considérables des produits de première nécessité, le chauffage et l’eau, le logement, les personnes âgées vivent une dégradation sérieuse de leur niveau de vie.
Sarkozy, contrairement à ce qu’il prétendait être, n’a jamais été l’ami des personnes âgées mais plutôt leur tourmenteur avec tous les gouvernements de droite auquel il a participé avec son ami Fillon.
Le plan hôpital, que va dévoiler la dame patronnesse Bachelot, va encore plus les inquiéter concernant l’accès à la santé, les soins médicaux, le suivi médical.
Avec ces gens-là, il faut s’attendre au retour des mouroirs d’avant guerre et des hospices de vieux.
Dans la manifestation de Paris, nous avons pu saisir l’angoisse de ces personnes et des catastrophes  qui sont entrain de se préparer, pour eux, par la diminution des possibilités des soins. N’oublions pas qu’il s’agit des plus fragiles, qui d’ailleurs maintenant hésitent ou évitent de se rendre chez le médecin parce qu’ils n’ont plus les moyens avec les déremboursements, les franchises, les forfaits, les cotisations mutuelles.
Alors ils sont capables de tout, ces guillotineurs de la cotisation.
La dernière saloperie nous vient du ministère de la solidarité et du travail.
L’ex assureur de chez Axa, Xavier Bertrant, ministre de la solidarité, (plutôt du chacun pour soi) a plus d’un tour dans son sac pour renflouer les porte feuilles des actionnaires : il  vient de trouver une nouvelle idée géniale : celle de supprimer les cotisations ASSEDIC des salariés âgés de plus de 60 ans puisque de toute façon dit-il, ils ne seront plus jamais demandeurs d’emploi.
Ah quelle belle trouvaille pour les deniers patronaux !

Il fait d’une pierre deux coups : d’une part, il permet au patronat de percevoir pour ses profits la part payée par l’entreprise, dite part patronale, et d’autre part faire croire aux salariés âgés de plus de 60 ans que cette suppression de la cotisation agrandira leur salaire.
Tous les salariés savent bien que c’est de la « fumisterie » car les patrons s’arrangeront pour la faire disparaitre dans leurs élucubrations pour ne pas revaloriser les salaires comme ils ont l’habitude de la faire dans les rencontres paritaires annuelles.
Mais le plus grave à travers cette remise en cause de la cotisation ASSEDIC : c’est la disparition de la solidarité entreprise et salariés de plus de 60 ans envers ceux qui sont à la recherche d’un emploi.
L’idée du législateur, à la libération, que ce soit pour le chômage ou pour la retraite et la santé c’est que tous les revenus du travail soient concernés par les cotisations sociales et que l’entreprise et les salariés cotisent.
Ambroise Croizat a dû mener une bataille à cette époque avec ceux qui ne voulaient pas de cotisations de l’entreprise prise dans la valeur ajoutée et calculée à partir des salaires.
L’idée alors était de s’en tenir à l’impôt, comme la CSG de Rocard.
C’est cela que vise Bertrant ; attaquer par le bout des plus anciens salariés la remise en cause de toutes les cotisations  dites patronales assurant la protection sociale des travailleurs.
En s’attaquant à la cotisation ASSEDIC des salariés de plus de 60 ans, Bertrant cherche à nous entrainer dans un engrenage visant à supprimer les cotisations sociales en général et accentuer la part prise dans la plus value des actionnaires qui ne cesse de gonfler au détriment des salaires depuis une vingtaine d’années.
En cela, il applique les désidératas de son ancien collègue assureur, le dénommé Kessler, ancien vice-président du MEDEF et assureur de chez Axa, qui dernièrement interpellait le gouvernement pour mettre un terme à tous les acquis du conseil national de la résistance.
A bons entendeurs salut.
Ne nous laissons pas faire.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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