VERS UNE MONNAIE MONDIALE

Publié le 15 Octobre 2008

Une monnaie unique mondiale ?

 

Je partage cette proposition qui vient notamment des économistes communistes et en particulier de mes camarades Yves Dimicoli et Paul Boccara.

Ainsi nous mettrions fin à cette domination du dollar et de la planche à billet américaine, qui, régulièrement, nous exporte leurs frasques, leurs guerres, leurs dettes pour assurer leur rôle de gendarme de la mondialisation capitaliste.

Je ne suis pas naïf, dans un système capitaliste, la monnaie et son tirage sont sous la maitrise de l’idéologie dominante mais ses  premiers revers expriment en ce moment des contradictions fondamentales avec l’obligation d’essayer de se régénérer à travers les caisses des états.

Il est donc évident qu’une telle monnaie mondiale doit s’accompagner d’une modification totale de sa maitrise et donc nécessite l’investissement des citoyens « monde » dans son orientation et son contrôle.

Le crédit bancaire, la monnaie font partie de la lutte de classe.

La question est posée à travers cette crise financière et systémique : les fonds financiers à qui appartiennent-ils ?

Ne sont-ils pas issus du travail des salariés !

N’ont-ils pas des droits inaliénables sur l’utilisation de ces fonds ?

Faut-il donc perpétuer ce « laisser-faire » du capital en matière d’utilisation des ressources financières, fruit de la plus value accumulée et réalisée par les salariés.

Je pense que cette idée de se libérer du dollar et d’imposer une monnaie unique mondiale est entrain de gagner dans les consciences et qu’il faut la travailler par des propositions concrètes.

Par exemple un système de crédit mondialisé pour l’investissement utile en création d’emplois et en réponse aux besoins sociaux. Suivons avec attention ce que se passe en Amérique Latine avec des gouvernements progressistes.

Un autre exemple, le financement de système d’irrigation dans des pays comme l’Afrique où la sécheresse fait actuellement des victimes de la faim et où les maladies de dénutrition sévissent.

Au niveau national, faire que le crédit soit bien affecté au progrès social : lire le bouquin de Boccara qui vient de paraître et qui est une mine d’or pour ceux qui veulent se sortir de la carapace capitaliste et non seulement de la mettre à la poubelle.

Je pense en particulier que le fond monétaire international ne doit plus être sous la coupe des Etats-Unis et des multinationales industrielles et financières mais sous la maitrise des peuples pour justement orienter les fonds vers des investissements progressistes avec des possibilités nouvelles vers les pays émergents ou en développement.

Cela suppose que des institutions nouvelles décentralisées remplacent les « usines à gaz » financières capitalistes qui ont pour rôle de capter les ressources financières « tout azimut » provenant du travail pour spéculer et enrichir les actionnaires.

Je pense que les communistes à leur congrès doivent non seulement examiner la teneur de cette crise, de la qualifier en tant que marxiste, mais de faire des propositions pour la dépasser et cette monnaie mondiale comme l’idée d’entreprises européanisées ou mondialisées sous le contrôle des salariés et des usagers seraient de nature à ne pas retomber dans le piège d’étatisation servant au capital de moyens passagers pour juguler sa crise.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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