LE CLIQUETIS DES ARMES

Publié le 26 Août 2008


 

Ce soir, à la télévision, sur toutes les chaines raisonnait le cliquetis des armes.

Les perroquets de Sarkozy avaient tous eu l’ordre de faire la une sur les conflits en cours et de relayer les positions gouvernementales.

C’est à peine si l’opposition eu le droit de s’exprimer pendant quelques secondes.

L’Afghanistan, Abkhazie et Ossétie du Sud était à la une des journaux. Des terres stratégiques pour le pétrole et le gaz.
Le sentiment que j’en retire, c’est que la France est partie pour s’engager à nouveau dans des guerres, après ce long répit, depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.
Certes, il y a eu les corps expéditionnaires en Afrique pour prêter main forte aux dictateurs mis en place dans les pays anciennement colonisés, mais cela n’avait pas la même importance puisqu’il s’agissait seulement de maintenir des pouvoirs corrompus en place.
Aujourd’hui ce n’est plus la même musique que l’on nous joue.
En écoutant le ministre des armées et celui des affaires étrangères qui planchaient devant la commission de l’assemblée nationale, je me croyais revenu aux pires moments de la guerre d’Algérie. Ce que nous disait Kouchner :que c’était une guerre pour la défense des libertés et contre le terrorisme, me faisait penser à ces politiciens de droite ou socialistes des années 50/60 qui nous disaient que nous défendions la France et ses valeurs là-bas en Indochine et dans les pays de l’Afrique du Nord.
Ce soir le terme rebelle employé à cette époque avait été remplacé par le terme terroriste.
Nous sommes donc en guerre et les français ne le savaient pas indiquait le journaliste de la 2 qui recevait en même temps un père d’un jeune militaire tué en Afghanistan et qui avait dans un premier temps critiqué violemment le gouvernement concernant le fait d’avoir envoyé les jeunes engagés au casse pipe.
C’était miséricordieux de voir ce père de famille se rétracter et concéder que son fils était mort pour la bonne cause ; celle de la liberté que l’on défendrait là-bas. Et le ministre des affaires étrangères d’acquiescer et le journaliste de nous montrer des soldats prêts à partir pour la cause.
En fait, nous avions là les mêmes propagandes que celles que nous avions concernant l’Algérie.
Et que dire toujours de Kouchner, affirmant de manière péremptoire que nous étions en guerre et qu’il y aurait de toute évidence d’autres morts qui nous attendait.
Incontestablement la France, pays de paix, pays reconnu pour ne plus être « le va t’en guerre » vient d’entrer dans le club des belligérants au coté de l’allier chef de file : les Etats-Unis. Nos manifestations pour la paix en Irak, la dénonciation de la guerre programmée par Bush et Blair, notre désaccord contre cette machination à l’ONU sont maintenant reniés par Sarkozy et toute sa bande.
Il faudra à nouveau se sacrifier et mourir pour le « veau d’or ».
Ce soir, Sarkozy était vindicatif quand il s’adressait aux militaires de Castres concernant le débat à l’assemblée nationale et en pointant du doigt les députés de son camp pour ne pas être seul à assumer cette responsabilité devant la nation. Une nation qui affirme pourtant son désaccord sur cette guerre
Nous l’avions dit et écrit, Sarkozy n’est pas un homme de paix, il vient de nous faire entrer dans l’antre des forces guerrières de l’OTAN et il faut craindre le nouveau bourbier afghan.
Dernière chose, ce cliquetis des armes s’intensifie y compris à nos frontières européennes où les américains avec cet apprenti sorcier géorgien mettent en danger la paix dans cette partie de l’Europe et l’on comprend mieux maintenant pourquoi dans le traité Européen était mis en avant la possibilité d’interventions militaires communes dans le cadre de l’Otan.
Il faut tenir compte de ce que vient de dire Gorbatchev, sorti de sa réserve, quand il manifeste sa pressentiment de voir ce conflit caucasien prendre une autre allure qui pourrait conduire à mettre en cause la paix en Europe avec l’installation des fusées américaines aux portes de la Russie.
Le débat à l’Assemblée Nationale ne peut être confiné à l’Afghanistan mais bien sur la politique de la France face à toutes ces menaces actuelles. Cela ne peut être l’affaire seulement des députés mais de tous les hommes et femmes épris de paix et j’espère que le jour du débat à l’Assemblée nationale des manifestations seront organisés partout dans le pays pour exiger le retrait des forces française de l’Afghanistan et de l’OTAN.
Bernard LAMIRAND
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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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