CONTRIBUTION DE BERNARD LAMIRAND POUR LE 34EME CONGRES DU PCF

Publié le 9 Juillet 2008

ONTRIBUTION DE BERNARD LAMIRAND- CONGRES PCF- 

SECTION DE MONTATAIREC OISE

 

On parle souvent d’un parti communiste français dépassé par les évolutions de la société, d’un capitalisme qui aurait finalement triomphé du communisme sur toute la planète.

On y rajoute l’expérience désastreuse de l’Union Soviétique ou encore celle de Cuba ;  et pour contribuer à cette sentence finale, on assène le coup de grâce avec une Chine communiste où le capitalisme a resurgit et se fait dominateur dans un système où règne la corruption d’une nomenklatura dite communiste.

En conclusion, la fin du communisme.

Le communisme et son théoricien principal Karl MARX, se seraient trompés sur toute la ligne ; et comme le disait l’économiste japonais Fukuyama : « Les événements continueraient donc à se succéder après une éventuelle fin de l’histoire, mais la maitrise de ces principes fondamentaux serait désormais acquise et ne réserverait plus de surprises au sens où tout ajout à leur propos ne saurait être qu’assez marginal. »

Nous serions donc entré dans la fin de l’histoire et le capitalisme aurait définitivement gagné – circulez, y a plus  rien à voir !

Pourtant, à y regarder de plus près, le cadavre communiste bougerait de plus en plus ;  au point que bien de ses détracteurs s’offusquent sur le fait que les peuples n’arrivent pas à se débarasser de ce « marxisme » qui empêche la marche triomphale du capitalisme.

Plus important encore, on assisterait au retour du « communisme », sous diverses formes (Amérique Latine), très éloignées de l’économie dirigiste et étatiste qui avait prévalues en Union Soviétique et ailleurs.

Oui, l’histoire n’a pas fini de créer des surprises et le monde a tellement changé depuis les années 1945 que la roue de l’histoire tournera aussi pour inventer du communisme dans le réel d’aujourd’hui.

Quel est cette France auxquels les communistes veulent agir et la transformer ?

Elle a beaucoup changé.

L’exploitation de l’homme par l’homme a pris une nouvelle dimension coordonnée par la main invisible du capitalisme : pas si invisible que cela !

Les banques, les assurances, les holdings, les organismes du capital comme le FMI, la banque mondiale, la banque Européenne, les gouvernements libéraux travaillent au grand jour dans une dimension planétaire ce capitalisme désormais mondialisé.

La construction européenne en est l’exemple flagrant pour notre continent.

Observez comment ils font « fi » des opinions des peuples qui ne partagent pas leur loi du marché.

Dans ces évolutions, les hommes et les femmes salariés sont des esclaves modernes, assujettis au capital comme ils ne l’ont jamais été autant dans un  procès du travail capitaliste qui a changé de forme et qui a sophistiqué la surexploitation plus que jamais pesante sur les hommes et les femmes.

Je conteste l’idée que le PCF serait devenu inutilisable dans cette situation.

En fait, il a un retard à l’allumage par rapport à ces situations nouvelles d’exploitation de la main d’œuvre et dans la division internationale du travail et de ce fait la mise en concurrence des salariés du monde entier.

Il n’en a pas pris la mesure, empêtré dans un surplace depuis « le tremblement de terre de 1968 » et peut-être avant, –charge aux historiens de préciser cela- où il aurait dû se porter en avant des évolutions qui se profilaient dans la société capitaliste. Il n’a pas anticipé et surtout saisi dialectiquement ce mouvement qui allait modifier les mœurs et la façon de travailler. Il n’a pas vu ce monde du travail en pleine évolution et s’est contenté de gérer la classe ouvrière telle qu’il l’avait stratifié dans ses dogmes de l’époque.

En fait, les difficultés du PCF proviennent de ce retard à se positionner par rapport à ce capitalisme qui intégrait des nouvelles technologies notamment informationnelles modifiant tout le processus fordiste du travail.

Je pense que certains de mes camarades se leurrent quand ils diagnostiquent que le recul du PCF viendrait uniquement de ses liens avec l’Union soviétique et que ce qui le plomberait définitivement ce serait son vieux restant de stalinisme qui lui collerait à la peau comme une marque indélébile.

Je reconnais que cet échec du communisme soviétique peut marquer les esprits, mais je suis persuadé que ce sont d’autres raisons qui ont conduit notre parti à ce recul considérable en une trentaine d’années. A voir que cette raison, on s’aveuglerait sur les vrais réalités de notre recul : celui de nos manquements anticipatifs face aux évolutions de la société et des stratégies du capital attenantes.

C’est pourquoi je trouve le concept « valise de plomb » insuffisant pour expliquer les échecs successifs de nos propositions pour remonter la pente. Je suis persuadé que notre recul provient d’un manque de créativité à partir de la pensée de Marx.

Regardons et observons ce monde capitaliste, les contradictions jaillissent de partout et regardons dans quel état ils mettent la planète en péril, les travailleurs en pauvreté, les ressources pillées et la nature blessée.

Je le dis, notre PCF n’a pas produit du nouveau par rapport à ce constat ; il a été mis en friche comme des terres que l’on ne cultive plus. Nous en portons tous la responsabilité et le monde du travail a raison de nous en vouloir de l’avoir laissé seul face à ce capitalisme destructeur de droits et avec tout ce qu’il entraîne de dégâts comme ce faux humanisme qui conteste le collectif et la solidarité.

Je ne suis pas contre que l’on utilise l’histoire mais pas pour faire un procès contre le PCF avec des arguments fallacieux.

Nous avons eu de bons et de mauvais moments ; qui le nierait !

Mais est-ce de cela qu’il s’agit seulement ?

Ne sommes nous pas sous la pression constante du libéralisme parce que nous n’avons pas su trouver les bons outils pour le combattre ?

Celui-ci n’exerce t-il pas une emprise totale sur la société dans le domaine des idées ?

Parle t'on encore de combat de classe chez nos dirigeants ? Ah Marie Georges Buffet vient enfin d’en parler dans sa contribution personnelle !

Je me méfie beaucoup de ces mots nouveaux apparus ces dernières années, et que nous employons usuellement, et qui caractérisent la bataille des idées que mène l’idéologie dominante tels ces mots : parité, équité, partage, gouvernance, état providence etc.…

Bref, si le  PCF et l’ensemble des partis communistes européens ont perdu leur crédibilité dans leurs peuples respectifs, c’est parce qu’ils ont oublié l’espoir, l’utopie, la créativité communiste, la révolution…. Pour traîner leurs sabots dans les ornières du système… et dans une délégation de pouvoir mortifère.

Donc, un laisser aller d’une pensée Marx que l’on n’a pas renouvelé en fonction de ce capitalisme mondialisé.

Ce laisser aller, nous le retrouvons béant devant nous dans ce concept d’union de la gauche qui date d’une autre époque et qui lui aussi ne s’est pas renouvelé ; et pour cause, il sert le réformiste et dessert les luttes pour transformer la société.

Nous nous sommes couchés devant les idées sociales démocrates et libérales. Tout au moins nous avons fait preuve d’indolence.

La gauche plurielle et son échec patent annonçait pourtant la fin de la récréation réformiste et nous n’avons presque rien changé de notre façon de faire, d’imaginer autre chose qu’une unité de sommet ;  et nous vivons, depuis l’épisode Le Pen au deuxième tour des présidentielles où suprême déconvenue nous avons dû voter pour un président  de droite, une sorte de drugstore de la pensée communiste en matière d’unité et pas étonnant alors que certains, opportunistes, occupés à leur propre avenir, cherchent leur meilleur ailleurs.

Le cadavre de « feu l’union de la gauche  » est resté dans les placards du colonel Fabien et il sent de plus en plus mauvais.

Les militants de base n’ont alors pas saisi toutes les circonvolutions de ces dirigeants, qui eux-mêmes, ne savaient plus où « le chien était amarré » ;  et qui nous sortaient de leur chapeau des solutions miracles comme par exemple « la mutation » et maintenant la nouvelle gauche dite du 21eme siècle amarrée évidemment à la sociale démocratie ou encore des réseaux antilibéraux avec l’inénarrable Bové.

Tout cela au moment ou le libéralisme destructeur de valeurs collectives rencontre des difficultés nouvelles du fait de sa recherche où plutôt de sa course infernale pour redresser le taux de profit en touchant à des valeurs qui concernent tous les citoyens-terre.

Ce n’est vraiment pas le moment d’abandonner les concepts communistes et le PCF comme certains s’y dirigent.

D’abandonner le PCF pour un plat de lentilles.

De faire de cette organisation née à Tours une sorte de référence culturelle comme le préconise les italiens de « Refondation » regroupés dans la planque « Arc en ciel ».

Ou encore de faire de la gauche plurielle bis avec die Lincke.

Cela ne peut séduire que des camarades enfermés dans leur notabilité et dans leur rase-motte politique.

J’apprécie enfin ; il était temps, ce que vient de dire Marie George Buffet :

« Je crois que tout le panorama de la situation politique à gauche appelle à redynamiser l’atout que représente le Parti communiste français. Mais cette conviction n’a de sens que si nous donnons les moyens à notre parti d’être ou de redevenir un grand parti de gauche, un grand parti populaire qui compte en France et joue son rôle en Europe et dans le monde. Je pense que le projet de base commune devrait s’engager, sur ce point comme sur les autres, et proposer un choix clair et cohérent à la discussion du Congrès ».

Et si le PCF représentait ce nouveau communisme proche de la pensée Marx ?

Et s’il pouvait être une sorte de phare comme l’ont été les communistes du 19 et 20eme siècle ?

Ah oui ! Et on me dira : tu veux rire ; le PCF comme centre auquel on demande de se rallier ; c’est fini !

Moi je dis autre chose !

« Après tout, que font les autres : la droite UMP, les centristes, les socialistes, Besancenot ? »

Etre nous-mêmes et porter notre éclairage ; une modeste lanterne dans cette pénombre libérale et sociale libérale ; ce n’est pas rallier tout, c’est projeter, prendre en compte, tracer un chemin.

C’est bien sûr ne pas se réfugier sur « notre Aventin ».

C’est quand même autre chose que l’agrégat antilibéral où des braves gens se sont fait roulés dans la farine et se sont demandés où ce merdier allait atterrir.

Le PCF peut-être cette force qui créé du neuf à gauche ; j’emploie cette dénomination dans un sens où les idées communistes reprennent leur place là ou on les attend : dans les luttes, dans la gestion du pays pour la transformation de la société vers le communisme.

Terminé de mettre notre drapeau dans notre poche pour ne pas déplaire à la gouvernance sociale-démocrate.

Cela sera difficile, mais nous avons une chance ; un challenge à relever : celui du dépassement de ce capitalisme qui se trouve aux prises avec des contradictions nouvelles, et qui, pour le profit maximum, va de plus en plus détruire -dans un absolutisme- pour l’accaparement des richesses créées, et surtout  pour ne plus construire de l’avenir dans une planète qui requerra d’être protégé de ses frasques.

Que faire alors ?

Renouer avec la pensée Marx … la faire vivre simplement ; dans la vie ; en être les pédagogues.

Travailler sa pensée, pour aujourd’hui et pour demain, mettre au grand jour les contradictions du capital et montrer les impasses de la sociale démocratie et de tous ces courants de l’extrême gauche.

Obtenir des résultats qui fixent une démarche communiste et créer du communisme dans la vie de tous les jours.

Par exemple :

-gratuité de l’eau.

-transports gratuits pour le travail et la recherche d’un emploi.

-tous les actes de santé remboursés à 100%

Et puis nouvelle répartition des richesses créées avec une priorité pour les salaires et les retraites ainsi que les investissements créateurs de richesses nouvelles.

Des mesures pour l’environnement et l’écologie.

Le projet communiste devrait offrir une perspective où il serait clairement dit que les richesses créées devraient permettre que les besoins les plus élémentaires soient gratuits.

Le logement locatif social, cher à notre regretté camarade  Bernard Birsinger, devrait faire l’objet de mesures permettant à tous les travailleurs d’y accéder dans des conditions correctes.

Dans cette démarche, il devrait être entendu, que les actionnaires qui subsisteraient ne seraient plus rémunérés qu’à la hauteur du coût de la vie.

Un projet beaucoup plus étoffé que ces quelques exemples devraient redonner de la  visibilité communiste auprès des populations.

Un tel projet ne peut émaner que dans une mise en débat très large, animé par les communistes et mis en pratique à partir des besoins exprimés.

Cela nécessitera un travail titanesque des communistes ; mais ils sont capables de le faire  en direction des entreprises, des quartiers, des cités et de tous lieux où il est utile de débattre.

Débattre d’un nouvel internationalisme et construire des projets où sont acteurs les peuples.

Depuis notre échec aux élections présidentielles, des communistes ont décidé de relever ce défi ; ils sont repartis sur le terrain, ils ont beaucoup discuté, partagé ; ils ont rassemblé des hommes et des femmes qui ne se parlaient plus, ils ont réunis toute une diversité de populations venant d’horizons différents et de régions du monde, ils ont remis au goût du jour la fraternité dans ce monde de cruauté capitaliste.

Dans ces endroits les communistes ont retrouvé une certaine crédibilité, de l’allant, de la conviction, du courage.

La démocratie et la solidarité sont les fils conducteurs de ce retour de confiance au PCF dans ces endroits-là.

Un de nos grands défauts est la délégation de pouvoir, nous nous sommes complus dans « l’édilité ».Nous apparaissons trop éloigné de ce peuple parce que trop pris dans les « simagrées » représentatives.

Un des endroits où nous avons presque disparus : c’est le lieu de travail.

L’entreprise où nous puisions nos idées et nos potentialités est inexplorée par les communistes (sauf à quelques endroits) excuses aux camarades qui se sentiraient visés injustement.

C’était le lieu éminent où se constitue la prise de conscience de l’exploitation capitaliste et de la lutte de classe.

Dans l’entreprise, l’organisation du travail et l’exploitation capitaliste ont beaucoup changé.

Les travailleurs ont acquis de nouvelles connaissances dans un univers où la révolution informationnelle modifie tous les jours les rapports de production.

Une nouvelle division du travail règne : parcellisation des tâches, précarité de l’emploi, sous-traitance de ces emplois, individualisation etc.

Le patronat conduit cette évolution ; et l’action syndicale et politique semble en difficulté pour se situer dans ces nouvelles dispositions.

Notamment dans ce réseau de petites et moyennes entreprises où les grands groupes tirent les ficelles.

Le syndicalisme est affaibli ; moins de 10 % de syndiqués dans le pays. Dans ce réseau de PME, sous-traitant des grands groupes, il a pour ainsi dire quasiment disparu.

L’action politique, jadis menée dans les entreprises par notre parti, est maintenant aux abonnés absents.

Le venin libéral peut couler tranquillement, il ne trouve plus aucun antidote communiste.

Pourtant, la politique n’a jamais été aussi présente dans ces entreprises et le libéralisme s’exprime tous les jours à coups de communiqués du patronat, de conférences avec les salariés, de séminaires et de stages managériaux.

Le patronat est entrain de faire de l’entreprise sa chasse gardée.

Les élus de droite et parfois socialistes s’ils sont coopératifs, sont invités pour apporter leurs contributions.

Le président de la république s’invite sans aucune gêne dans les entreprises pour annoncer ses mesures antisociales. Personne ou peu ne trouvent à y redire.

C’est donc un terrain à reconquérir.

Comment ?

Je n’ai pas de solutions à sortir de mon chapeau mais des idées qui me trottent dans la tête.

Une chose est certaine : les vieilles formes d’organisation à l’entreprise du parti ne correspondent plus dans ce monde du travail où le capital change de mains tous les quatre matins, où les salariés vivent dans la précarité et où les communications informationnelles nécessitent d’être rapidement sur l’événement.

Personnellement je verrai des formes très souples d’organisation des communistes à l’entreprise.

Nous pourrions préconiser des groupements communistes sur des sites industriels ou commerciaux.

De travailler à des rencontres régulières informatives.

D’irriguer ces entreprises en mettant en place des sites internet et d’offrir un véritable réseau informationnel du parti en tenant compte que ces salariés, du fait de leurs tâches, accèdent au Net.

Bien sûr, là où c’est encore possible, de préserver et remettre en place des cellules ou des groupes de réflexion communistes. Evidemment ne pas abandonner le contact humain par notre expression par tracts, pétitions, prises de parole à l’intérieur quand c’est possible ou à l’entrée ; ce que nous faisons encore.

Concernant les cités et les quartiers, il me semble que les communistes ne doivent pas en rester à la distribution d’un tract dans la rue mais retrouver le porte à porte et surtout être créateurs de rencontres, de convivialité, de fraternité.

D’organiser des rencontres débats sur des sujets qui intéressent les populations.

C’est viser aussi la diversité de la population et en particulier les jeunes et les femmes de même que ces retraités qui mériteraient une organisation dans le parti.

Mais tout cela serait vain si nous ne retrouverions pas nos marques, notre identité de communistes, des adhésions.

Faire des adhérents nécessite non seulement de la conviction mais d’être en mesure de s’exprimer communiste.

Je vais faire râler en disant cela ; mais adhérer au PCF, ce n’est pas adhérer à une marque de lessive où porter un tee-shirt publicitaire pour convaincre d’acheter le produit communiste : c’est mettre en avant les  valeurs communistes ; nom d’un chien…

Nous avons besoin de redonner de la visibilité à l’engagement communiste et tant pis si ce mot ne plait pas aux « soi-disant » modernistes du parti.

Communistes pour moi c’est :

-un projet qui vise à faire du communisme dans le quotidien des gens.

-une présence pour en débattre.

-la démocratie donc pour le décider, le mettre en œuvre, le défendre.

-des liens de proximité avec les salariés, les retraités et la population des quartiers.

-de la formation politique en renouvelant la pensée Marx dans le cadre du monde tel qu’il est aujourd’hui.

Voilà quelques aspects, il y en a d’autres, j’en suis persuadé, pour redonner de la crédibilité et de la visibilité communiste tant au niveau national qu’international.

C’est à partir de nous-mêmes et de nos idées que l’on sera reconnu, apprécié et respecté des autres formations politiques de gauche.

C’est avec nos visées que pourra alors se faire l’échange pour un vrai projet de gouvernement progressiste, sinon il ne faut pas y aller pour avoir quelques strapontins.

Il faut un  projet de gouvernement soumis en permanence au peuple et se dégageant de la discipline gouvernementale d’en haut qui n’est que le faux nez de la délégation de pouvoir.

Un projet gouvernemental où il est clairement établi que l’on s’attaque à l’essentiel : la domination du capital et en particulier à ce monde de profiteurs que sont les actionnaires qu’ils soient dans des fonds de pension ou dans des banques ou ailleurs.

Un projet qui retire au privé des activités et des domaines qui ne peuvent lui appartenir car il s’agit de l’intérêt général comme l’ensemble des services publics et  l’eau, l’énergie, la santé, le logement, les transports et la recherche.

Un programme de gouvernement devrait déboucher sur des engagements à respecter et soumis à la vérification de ses avancées par le peuple par voie de référendum si nécessaire.

Cela oblige à changer de république et d’avoir une république qui se soucie de l’intérêt du peuple et non de l’intérêt boursier.

Tout cela suppose un parti communiste en ordre de bataille pour sortir de ce libéralisme destructeur.

Cela impose que dans son interne les choses bougent également.

Les statuts doivent être totalement revus pour épouser ce communisme de maintenant et non d’hier.

La délégation de pouvoir doit être bannie dans le parti.

Les directions feront place à des collectifs nationaux, régionaux, départementaux et de sites ou de villes ; où se travaillent la mise en œuvre sur le terrain des décisions du congrès.

La section communiste doit devenir le creuset démocratique de toutes décisions.

Toutes questions importantes nécessitant un avis des communistes doit faire l’objet d’un débat où ils sont partie prenante du début jusqu’à la décision.

Le vote des adhérents, grâce à l’informatique devrait trouver une nouvelle pratique.

Enfin, le PCF se doit d’avoir une activité beaucoup plus offensive en matière d’adhésions du parti et les bonnes vieilles méthodes du parti pour proposer l’adhésion dans toutes nos initiatives devraient reprendre de la vigueur.

Concernant le collectif national, celui-ci doit mettre en action ce que les communistes ont décidé à leur congrès ;  et les membres de ce collectif, peu importe leur position lors du congrès se doivent d’animer ensemble le parti pour appliquer les décisions de congrès.

Concernant la résolution soumise aux délégués, je souhaite que ceux-ci deviennent les représentants dûment qualifiés par leur section pour le congrès. Il me semble qu’il serait erroné de poursuivre dans une résolution commune qui ne serait pas aussi commune que cela  parce qu’on y intégrerait des avis contraires et cela finirait par refaire « une nouvelle auberge espagnole » du dernier congrès. 

Je suis pour une résolution générale courte et lisible laissant la possibilité d’autres résolutions pour ceux qui estiment devoir porter leur position devant le congrès selon les règles statutaires actuelles.

C’est aux congressistes alors de préciser, modifier, entériner par des amendements.

Concernant le devenir du PCF, seuls les communistes pris individuellement peuvent se prononcer.

L’avenir nous le ferons avec le PCF, la dilution n’est pas pour demain.

Bernard Lamirand Cellule Arcelor Montataire (Oise).

 

 

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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