L’IDEOLOGIE DOMINANTE

Publié le 3 Juillet 2008

L’IDEOLOGIE DOMINANTE

 

Depuis hier soir, changement de décor : Ingrid Betancourt est libre et toute la presse aux ordres a trouvé le moyen de passer à autre chose que la situation française, exécrable, créé par le despote en miniature de l’Elysée.

Evidemment, qui irait à l’encontre de la libération d’Ingrid Betancourt de ces geôliers !

Le combat de classe ne se mène pas avec des otages.

Les FARC n’ont pas saisi l’opportunité de se rendre populaire en libérant cette bourgeoise, amie de la droite française,  par l’occasion que leur présentait le président Chavez.

Le dogmatisme à encore fait des dégâts.

Dans cette histoire, c’est le  très réactionnaire Urribe qui ramasse les dividendes, et c’est un encouragement à la manière forte et à la ruse qui se développe actuellement dans tous les pays capitalistes pour faire passer ce libéralisme destructeur et contrer ceux qui s’y opposent.

Regardons en France, comment « le nain de jardin » développe de plus en plus des formes despotiques de  pouvoir bourgeois.

Je pense qu’il faut être attentif, en ce moment, à ce libéralisme venu des Etats-Unis et de Grande Bretagne dans les années 1980, reprenant les thèses de l’économiste américain Hayek. Ces thèses, mises en pratiques, « du laisser faire économique » entraînent à de contradictions nouvelles du capital et cette liberté d’exploiter, « du renard dans le poulailler » amènent à des réactions que le capital n’avait pas prévu.

Par exemple les peuples Européens qui refusent la constitution libérale de Giscard d’Estaing.

L’Armée française qui se sent orpheline de ce qu’elle était, une armée qui n’était pas à la solde des américains et de leur gendarmisation du monde pour le plus grand profit du capital.

Une télévision publique, pourtant de droite, qui n’accepte pas que son professionnalisme soit dénaturé par un président de la république qui veut en faire sa chasse gardée.

Une protection sociale solidaire touchée dans ses fondements et un assureur, le dénommé Bertrant ministre du travail, qui  veut la mettre par terre pour que le pactole de la santé aille aux  assurances privées.

Et puis, il y a le fichage des enfants, comme au temps de Vichy, où les dénonciations étaient courantes et encouragées.

Tout cela, le peuple commence à en avoir marre.

Des sondages montrent que le sire de l’Elysée serait au plus bas.

Cet individu devient même, pour ses amis, quelqu’un de peu recommandable sur le plan politique par ses frasques à la télévision où encore chez les militaires de carrières, qui ne sont pas habitué à être traités comme des «  va-nu-pieds » par le pouvoir libéral.

Cela ne montrerait-il pas les limites de ce libéralisme que notre cher maire de Paris à dû se résoudre bon gré mal gré à faire disparaître de son programme.

Derrière tout ce remue-ménage actuel, allant de la manière forte colombienne  au passage envers et malgré les peuples de la constitution libérale, se dessine un capitalisme  « pur et dur » remettant en cause les libertés ; les libertés individuelles auxquelles le capitalisme était si attaché depuis la révolution de 1789 et sa prise de pouvoir.

La bataille des idées est plus que jamais engagée et le marxisme, en fait la pensée de Marx, est au cœur de cette bataille.

Le capital ne se combat pas ou plus par les armes mais par une bataille d’idées de classe.

C’est cela qui dérange le capital en ce moment ; l’Irlande en est l’exemple frappant.

 

BABEUF 42

 


Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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