L’UIMM A L’EPREUVE

Publié le 3 Mars 2008

L’UIMM A L’EPREUVE

 

Dans quel monde vivons-nous ?

Vous me répondrez dans un monde capitaliste.

Vous avez raison : vous gagnez un voyage au paradis capitaliste de l’avenue Wagram à Paris  siège de l’UIMM !

L’UIMM est une vieille maison du capital français, une centenaire,  très traditionnelle avec ses mentors qui ont toujours défrayé la chronique. Le baron Seillière en est le dernier exemplaire.

Ce maître des forges est le rejeton de ces familles qui ont commencé à s’enrichir sous l’empire et sur le développement des forges et des mines. (Voir ouvrage de Jean Magniadas IHS CGT)

Ils n’ont jamais fait de cadeaux aux salariés -hommes femmes, enfants- qu’ils ont exploité sans vergogne dans les mines et les aciéries.

Avant guerre, ils ont combattu le mouvement ouvrier avec une hargne et une violence qui ne s’est jamais démentie par la suite.

Les métallurgistes, malgré leur force en 1936, n’ont pu obtenir la convention collective nationale unifiant tous les métallos.

1945 avait signé une grande défaite de ce patronat et ils s’employèrent par tous les moyens ensuite à prendre leur revanche.

L’aprés1968 et l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 leur donnèrent la plus grande trouille de leur vie  puisque qu’ils furent pris en flagrant délit de transports de fond en Suisse.

Ils financèrent un célèbre tract « Monsieur Dupont voit rouge ».

La nationalisation de grands groupes de la métallurgie et de la sidérurgie les mirent en transes.

Les maîtres des forges : De Wendel, Scheider, Labbé etc. ont toujours exercé un pouvoir sans partage dans cette organisation qui avait ses entrées à la banque de France et faisait et défaisait les gouvernements de la troisième république.

Ils ont arrosé largement les mouvements de droite et d’extrême droite dans cette période agitée de la montée de l’extrême droite française, et certains de leurs ont choisi Hitler plutôt que le front populaire.

Et pendant l’occupation allemande, leur contribution au régime de Pétain fut manifeste et leurs responsables  ont fait partie de l’équipe qui a pondu la charte du travail avec des traîtres de la CGT métallurgie.

Tout ce beau monde regroupant des traîtres confédérés CGT et les dirigeants de l’UIMM ont aidé à la réquisition des travailleurs métallos pour l’Allemagne (STO).Voir ouvrages d’Annie Lacroix Riz « Le choix de la défaite ».

Cette organisation a continué par la suite à « fluidifier le dialogue social » en poursuivant les militants de la CGT et en mettant en place des syndicats jaunes à Citroën et chez Simca ou encore en soutenant tout ce qui concourrait à la lutte anticommuniste dans la guerre froide.

Combien cela fait de milliards, personne ne pourra le dire ; cette organisation n’a jamais montré ces comptes et comment l’argent lui arrivait.

Ce soir, nous apprenons que l’UIMM va revoir les indemnités de Gauthier Sauvagnac pris la main dans le sac, et cela est présenté comme une sorte de compromis qui, ne cherchons pas midi à quatorze heures, ne vise simplement qu’à étouffer l’affaire, à la relativiser et déjà ses amis gouvernementaux estiment suffisant le pas effectué par cette forteresse patronale.

Ce patronat ne doit pas avoir la conscience tranquille en ne répondant pas sur la destination des sommes énormes sorties de la caisse UIMM.

Gauthier Sauvagnac devrait être licencié pour faute grave par son employeur l’UIMM et ne recevoir aucune indemnité.

Un salarié qui fait une faute grave dans la métallurgie n’a pas droit à des indemnités.

L’attitude du nouveau président, Monsieur de Saint-Geours -tiens encore un nom à consonance-  a dit ce soir, à la télévision, et  c’est à mourir de rire que Gauthier Sauvagnac ne lui a pas confié le secret.

Etonnant dans cette vieille maison où les secrets de famille sont bien gardés.

Un proverbe dit «  la vérité n’est pas toujours bonne à dire » ; dire la vérité : c’est avouer les combats contre la CGT et le parti communiste et le coût financier.

La crainte de révélations ne serait pas celle de ses liens avec la droite et ses parlementaires.

Le silence est une manière comme une autre d’éviter que la bombe explose.

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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