LES VRAIS PRIVILEGIES :SARKOZY FILLION ET CONSORTS

Publié le 18 Octobre 2007

Aujourd'hui 18 Octobre les régimes spéciaux sont en grève pour défendre leurs droits et garanties sociales.
Cette grève rassemble les travailleurs de la SNCF,EDF,RATP, les services de transports urbains, auxquels se joignent d'autres salariés notamment dans le privé.
Ils ont raison car cette attaque de la droite en prépare une autre plus grave en 2008: celle de l'ensemble des droits à la retraite du régime général et  du secteur nationalisé et de la  fonction publique.
Je voudrais défaire cette idée distillée par la droite et la bourgeoisie que ces catégories seraient des privilégiés.
D'abord à ces gens là, je voudrais leur dire "pas vous", car cette notion de privilégiés vous concerne hautement, vous qui venez d'encaisser prés de 14 milliards de cadeaux fiscaux.
Privilèges ! Regardons ces Messieurs PDG qui s'octroient avec leur conseil d'administration des stocks-options et des parachutes dorés en cas de départ de leur entreprise: n'est-ce-pas Monsieur Forgeard d'EADS !
Alors ignoble de qualifier  de privilèges le fait de partir plus tôt en retraite dans les régimes spéciaux dont l'histoire nous dit qu'ils viennent de loin, et parfois même de l'époque de la royauté, notamment pour la marine marchande.  Régimes spéciaux , ces termesont été bien choisies: ils correspondent à des métiers et professions qui contiennent des contraintes particulières:  des questions de sécurité de transport, de travail de nuit etc...
Demain,  laisserons nous dire  que les sidérurgistes qui travaillent en feux continus nuits et jours dimanches et jours fériés compris,  et qui ont des garanties en horaires et en primes pour ces travaux contraignants,  sont des privilégiés par rapport aux autres et qu'ils doivent se mettre au diapason en abandonnant leurs acquis?
Cette notion de "priviléges" vu par le patronat et la droite peut conduire, demain, la plupart des salariés à être alignés sur le moins disant et voir en fait le prix de leur force de travail réduite pour que la plus value créée  soit accaparée davantage par l'actionnaire et le PDG pour ses stocks-options.
Et puis enfin, pour ne pas être plus long dans ce papier de colère, je voudrais dire à tous les travailleurs qui gobent les messages médiatiques comme des vérités, que leur ennemi ce n'est pas le cheminot qui gagne sa paye à "la sueur de son front" comme on disait naguère, mais bien celui qui exploite tous les jours dans des conditions de plus en plus pénibles des salariés sans droits et qui le jettent souvent vers les 55 ans dehors quand ils ne peuvent plus donner le maximum de leur force de travail.
Et enfin, je m'élève contre cette idée que les cheminots rouleraient sur l'or; mes parents étaient cheminots; ma mère quelques années de garde-barrière avant d'arrêter et d'élever ses enfants et mon père cantonnier poseur; je sais ce que c'est que vivre dans le pauvreté.Ce père, devant la misérable paye était obligé de prendre sur son repos pour travailler dur  quelques champs  pour que nous ayons de quoi manger et vivre correstement.
Mon père est mort   du fait des conditions de travail sur les voies à 64 ans; il n'a que peu profiter de sa retraite prise à 57 ans et ma mère a reçu une dérisoire retraite de reversion jusqu'à sa mort en 2000.
Privilégiés mes parents... ignobles vos propos de "privilégiés" Sarkozy et Fillion ! combien avez-vous dans votre compte en banque pour parler ainsi ?
J'écoutais tout à l'heure Bernard Thibaut sur France-inter, il a raison, les privilégiés ne sont pas dans les rangs des salariés et retraités salariés.
Bernard LAMIRAND  fils de cheminot et métallo.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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