Publié le 13 Février 2017

Bangladesh : Des dizaines de travailleurs arrêtés pour avoir fait grève

 

Bruxelles, 13 février 2017 (CSI En Ligne) : La CSI a condamné l’incarcération par les autorités bangladeshies d’au moins 26 travailleurs de l’habillement, y compris plusieurs délégués syndicaux, pour leur participation à un mouvement de grève en faveur d’un salaire minimum vital.

À Ashulia, une banlieue de Dacca où se concentre la production de vêtements, des bureaux syndicaux ont été envahis, vandalisés et fermés de force, les dossiers d'affiliation brûlés et le mobilier saisi. Plus de 1600 travailleurs ont été licenciés et la police a engagé des poursuites judiciaires contre 600 travailleurs et dirigeants syndicaux.

 

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Le Bangladesh affiche un piètre bilan en matière d’abus et de violations des droits fondamentaux des travailleurs et cette dernière vague de répression contre des travailleurs de l’habillement pauvres qui revendiquent simplement un salaire qui leur suffise, à eux-mêmes et à leurs familles, pour vivre est une ignominie. La position antisyndicale maintenue de longue date par le gouvernement condamne les travailleurs à vivre au jour le jour et les prive des moyens de revendication de conditions de travail sûres. Nous demandons que ces travailleurs soient relâchés et que le gouvernement honore ses obligations de respecter les droits fondamentaux des travailleurs. L’Union européenne et les autres pays qui entretiennent des rapports commerciaux avec le Bangladesh se doivent d’user de leur pouvoir influence en soutien à des salaires et des conditions de travail décents dans les chaînes d’approvisionnement qui fournissent les marchés de leurs pays. Les enseignes internationales qui entretiennent des transactions commerciales avec des fournisseurs bangladeshis doivent aussi assumer leur part de responsabilités ».

 

Les fédérations syndicales internationales IndustriALL Global Union et UNI ont lancé une pétition internationale de soutien aux travailleurs emprisonnés - #EveryDayCounts Pour plus d’informations, prière de consulter :

http://www.industriall-union.org/bangladesh-free-jailed-unionists-and-workers-0

 

La CSI représente 181 millions de travailleurs/euses à travers 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

 

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI .

 

Pour plus d’informations, prière de contacter le Service Presse de la CSI au +32 2 224 02 10 ou par courrier électronique : press@ituc-csi.org

 

BANGLADESH : 26 TRAVAILLEURS DE L'HABILLEMENT INCARCERES POUR FAIT DE GREVE

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL

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Publié le 13 Février 2017

Bonjour à toutes et tous,
Ma semaine a été essentiellement concentrée, comme la majeure partie de la précédente, à rechercher des solutions pour sortir des difficultés que rencontre l’Humanité. Il s’agit d’une lutte difficile tant le système n’est pas décidé à aider la presse d’opinion en difficulté. L’Humanité ne vit que de ses lectrices et lecteurs, du travail considérable de ses équipes trop réduites, et de quelques recettes publicitaires. Notre combat est aujourd’hui double : trouver les moyens d’une stabilité économique et financière tout en préservant l’indépendance du groupe. Nous sommes à la tête d’une grande « marque » comme le disent les investisseurs, avec un quotidien, un magazine, une plate forme numérique, la fête de l’Humanité, Pif, nos deux réseaux sociaux en création « Cerise » et d’ici peu « Partage ». Ceci attire bien des convoitises visant à profiter de nos difficultés financières pour procéder à notre mise à mort en vue d’un rachat à vil prix dans le cadre des projets de recomposition politique dormant dans quelques cartons pour l’été prochain. Nous ne sommes pas décidés à laisser faire. Et nous appelons à la plus grande vigilance et à la solidarité d’action pour défendre l’Humanité au service de la fédération de la gauche politique, sociale, intellectuelle, syndicale, associative et culturelle face à l’imminence des dangers qui pointent. C’est le sens de la poursuite de la souscription populaire. C’est aussi le sens encore plus important de l’appel à parrainer des amis, des proches pour leur faire découvrir l’Humanité et L’Humanité-Dimanche, comme la plateforme numérique dans le cadre des campagnes électorales en cours. Pour accéder au site de l'Humanité cliquez ici.
 
J’ai voulu consacrer mon éditorial de l’Humanité Dimanche cette semaine au sens de la candidature de M. Macron portée par la quasi-totalité des magazines et de grandes chaines de télévision. Il faut d’ailleurs voir à quel point ces mêmes chaines lui ont dégagé des cadres pour l’aider dans sa campagne. Les conflits d’intérêts ne sont pas toujours là où on les croit !! A celles et ceux qui répètent que M. Macron n’aurait pas de programme je démontre comment ils trompent les électrices et les électeurs. Oui, Oui et oui M. Macron a un programme et il n’est pas fait pour les ouvriers, les employés, ni pour les quartiers populaires, ni pour les petits paysans. Je mets mon éditorial « En marche vers… la prison libérale » à votre disposition dans ma lettre.
 
L’émotion et la colère perdurent avec l’abominable viol et la torture qu’a subit Théo, ce jeune garçon d’Aulnay-Sous-Bois. On m’a demandé une tribune à ce sujet que je publierai si jamais elle ne l’était pas dans les jours à venir par le journal intéressé.
 
De même le combat pour faire respecter le droit international, après le vote du parlement israélien qui vient de franchir une nouvelle étape dans l’annexion de la Cisjordanie-Palestine avec le vote de l’expropriation de terres privées palestiniennes au profit de colons Israéliens, doit continuer. C’est une tentative inédite pour imposer la loi Israélienne en terre Palestinienne. Au-delà de l’occupation c’est l’annexion qui se prépare. Le mouvement de solidarité avec la Palestine doit se lever d’urgence.
 
La mobilisation ne doit pas non plus faiblir d’ici mercredi prochain pour exiger des députés européens qu’ils ne votent pas le traité de libre-échange avec le Canada. Plusieurs initiatives sont en cours dont des rassemblements à Strasbourg. (voir ici les nombreuses notes que j’ai produit sur ce traité, les vidéos). D’autre part mon livre « Le traité avec le canada mis à nu » est toujours disponible. Pour le commander cliquez ici.
Beaucoup de travail et d’actions militantes sont encore à venir.
 
Bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous.
 
Fraternellement.
 
Patrick Le Hyaric
 
Pour me contacter : 
L'Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis
contact.patricklehyaric@gmail.com / 01 49 22 72 01

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Février 2017

LES PRESIDENTIELLES 2017 BIS

C’est une élection qui décide de ce que sera l’avenir de notre pays et de son peuple ainsi que ses relations avec le monde.

Cette élection est viciée par le fait que le peuple devra se contenter d’élire un potentat pour cinq ans et celui-ci fera les promesses rituelles avant d’en faire qu’à sa tête une fois élu.

C’est cela la cinquième république conçue à l’origine pour un sauveur suprême et qu’il faut absolument changer.

La gauche part avec de nombreux handicaps pour une élection présidentielle qui, à plus d’un titre, pour une partie qui la compose (j’en fais partie), voudrait qu’elle disparaisse d’un suffrage universel direct élisant un autocrate.

Remarquons la discrétion de nos compétiteurs là-dessus.

Cela dit, peut-on laisser le terrain libre et permettre au système de faire vivre cette fausse démocratie comme celle du peuple souverain : nous venons d’en vivre un épisode cuisant avec Hollande et son équipage pendant 5 ans ?

Faisons d’abord un peu d’histoire.

Les communistes, dés la mise en place de cette élection présidentielle au suffrage universel direct (La loi du 6 novembre 1962 (Journal officiel du 7 novembre 1962), après s’y être opposé, décidèrent d’apporter leur soutien à la candidature de François Mitterrand en 1965 face à De Gaulle Président de la cinquième république ( 21/12/1958), élu par le congrès, et disposant d’un pouvoir césarien que cette constitution lui conférait.

Dès cette époque, ce système obligera à des alliances, souvent laborieuses, vu les positions des uns et des autres, notamment à gauche. Nous eûmes des moments où la candidature communiste fut exercée dés le premier tour et d’autres où le parti communiste appellera au premier tour ou au second à une candidature sociale démocrate face à la droite et en 2002 un appel à voter pour la droite face à l’extrême droite au second tour.

Cette histoire de la décision communiste montre à quel point le choix a toujours été difficile mais fluctuant en fonction des rapports de force.

Nous avons réalisé deux bons scores : celui de Jacques Duclos qui fut à deux doigts d’être présent au second tour avec près de 21 % en 1969 et Georges Marchais en 1981, qui, dans des circonstances différentes fit un score honorable avec 15,34 % des voix au premier tour. Puis nous avons présenté des candidats en 1988, 1995, 2002, 2007 avec des fortunes diverses nous amenant à nous exclure de cette élection considérant qu’elle n’était pas favorable au PCF.

En 2012, en effet, nous avons décidé d’en revenir à une candidature non communiste dans le cadre d’un rassemblement autour de l’humain d’abord et le Front de gauche en présentant Mélenchon qui obtint un peu plus de 11 %.

Une décision partagée et sans coup bas après un débat démocratique dans le parti mais avec une dynamique de rassemblement.

Ce n’est pas le cas pour cette élection de 2017. Les dès étant pipés d’avance.

Le Front de gauche s’étant restreint depuis que l’ambition personnelle s’est affichée par opposition à la décision collective d’une gauche capable de dépasser les clivages et de combattre le libéralisme comme le social- libéralisme.

Alors que faire ?

Pierre Laurent, depuis le début de cette séquence présidentielle, interpelle à l’unité sans jamais être entendu pour une candidature dépassant les divisions dans la gauche progressiste.

La France dite « insoumise » s’est de facto construite sous l’étendard de Mélenchon devenant un parti aspirant représenter la gauche dite radicale à elle seule et proclamant que seul son candidat était en mesure d’être Président de la République.

Le fait accompli du prince était alors imposé.

Fallait-il se précipiter dans les bras de Mélenchon le « Mitterrandiste de toujours « qui nous fait que « des pieds de nez », et qui, tout compte fait, n’a aucunement l’intention de partager un commun politique ?

Sa charte est éloquente : Mélenchon veut en fait voler de ses propres ailes avec son propre parti auquel il faudrait se rallier ….

Avons- nous fait preuve de stratégie politique devant une telle situation en se ralliant à lui ?

Le soutien communiste pour Mélenchon, car il s’agit de cela, nous entraine dans une sorte de schizophrénie : nous soutenons cette candidature, mais nous en même temps nous n’adhérons pas à son programme dont chacun sait que dans de nombreux domaines il nous éloigne des objectifs d’une vraie transformation de la société et pas seulement sur la partie sociale mais sur le fond du capitalisme et de ce monde dans lequel nous vivons et qu’il faut dépasser.

Cette situation, nous la voyons évoluer chaque jour et pas dans la bonne direction, dans un monde de plus en plus violent et antidémocratique et avec un retour aux formes les plus éculées des rapports humains que sont le racisme, la xénophobie, la haine, la mise sous le boisseau des droits de l’homme sous un capitalisme de plus en plus prêt à défendre son pré carré y compris en recourant aux plus bas instincts de l’homme.

Nous avons vraiment besoin de remettre en selle l’idée communiste après ses déboires dû au stalinisme. Le temps est venu d’être nous- même force de proposition vers notre peuple mais aussi à toutes les forces de progrès du monde.

Nous pouvons mesurer combien manque, en ce moment, la parole communiste dans ce bras de fer qui s’est engagé pour cette élection.

Quand on observe ce qui se passe en ce moment, la déroute des Sarkozy, Valls, Hollande, Juppé, Fillon et autres, nous pourrions favoriser une candidature de progrès qui dépasse les clivages actuels : une telle candidature reliée à des engagements pourrait être d’un apport considérable pour trouver le vrai rassemblement d’une gauche capable de rassembler les français sur un programme de transformation sociale.

Il est encore temps d’agir et seuls les communistes peuvent jouer un rôle pour ne pas en rester à un échec prévisible et au danger d’une catastrophe qui s’annonce avec la droite et l’extrême droite au pouvoir.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Février 2017

FILLON UN REPRESENTANT UN COMPARSE D’UN SYSTEME CORROMPU

L’affaire Fillon est un excellent cas d’école sur les « micmacs » des gens du pouvoir.

Mais faut-il seulement braquer toutes les caméras sur cette filouterie financière pour arrondir les fins de mois de la « pauvre » Pénélope ?

Quand je parle des gens du pouvoir, je ne parle pas seulement de ceux et celles qui bénéficient du système mais plus largement de ce qui est le cœur du système : le capitalisme et son âme damné l’argent roi.

Ceux qui sont aux manettes politiques ne sont que la partie immergée de l’iceberg.

Le système a toujours su récompenser ses auxiliaires, mais aussi les aider à ne pas être pris, et quand ils sont pris de les abandonner sur le champ de bataille en toute bonne conscience.

 

Regardez comment cette presse bourgeoise, depuis l’intervention de Fillon, pour admettre « une erreur », font tout pour le remettre en selle et surtout d’éviter que l’écoulement de quelques centaines de milliers d’euros ouvre une brèche plus importante montrant où coule à flot l’argent roi.

« Une erreur »… on avait entendu naguère : « responsable mais pas coupable ou encore « dopé à l’insu de mon plein gré etc

Alors, quand ils sont pris la main dans le sac, toute une législation vient pour les aider à passer ces mauvais moments.

Ce serait donc une erreur pour le puissant mais surtout une faute pour le pauvre….

Justice qu’il faut rendre et qu’elle soit de bon droit et rapide dit-on chez ces justiciers qui plastronnent et appellent à la prison sans délai…

Par contre, pour les affaires en cours de la droite et de l’extrême droite, les choses traineront en longueur et les mises en examens, les recours permettront de gagner du temps et ceux—ci finiront par voir leur affaire se finir en « nœud de boudin » comme on dit où encore par des mises en garde ou des grâces qui leur permettront ensuite de redevenir des gens au-dessus de tout soupçon.

La justice doit être implacable dit-on dans ces milieux : l’est-elle vraiment ?

Elle l’est pour les petits délits, cela est garanti ; les procédures sont accélérées pour les humbles quand ils quittent comme on dit le droit chemin. Par contre les tripotages des nantis attendent longtemps un jugement qui tarde toujours à cause des procédures qu’il faut connaître sur les bouts des ongles pour échapper au jugement.

Bien-sûr tout le monde peut bénéficier de conseils, mais chacun sait que le petit justiciable n’a pas les moyens ni la roublardise pour arriver à bloquer à coup de procédure la justice de cette société qui aime frapper les petites délits mais ne peut rien faire quand il s’agit des « indélicatesses » de grandes sociétés financières et industrielles comme les détournements financiers vers les paradis fiscaux des banques.

Par exemple avez-vous vu un gros actionnaire être accusé de détournements dans les paradis fiscaux et notamment de faire prospérer des comptes à ces endroits-là ?

Avez vu ces PDG qui déterminent eux – mêmes leurs salaires mirobolants en puisant légalement parce que la loi capitaliste leur permet qu’il en soit ainsi ?

Et je cite encore un adage : « qui volent un œuf vole un bœuf, mais je rajoute qui vole un bœuf n’a plus besoin de voler un œuf ».

Apprenons que la justice est de classe et que les lois sont faites pour punir celui qui vole le capital mais jamais celui qui se sert au nom du capital.

Fillon n’est donc que la face apparente d’un système qui a besoin de politiciens pour réaliser l’extraction de la plus value créée par les travailleurs et l’orienter vers les gros coffres forts des actionnaires.

Le plus grand maraudage c’est celui que la classe capitaliste : à eux seuls, huit milliardaires cumulent une fortune de 426 milliards de dollars, l’équivalent des richesses détenues par la moitié la plus pauvre des habitants de la planète.

Avez-vous entendu, nos experts, nos médias, la classe qui dirige ce pays, dirent que ces fortunes ont les mains toutes sales de l’argent mal-acquis et acquis sur le dos du monde du travail.

Cet argent, n’est que le vol légalisé par les lois capitalistes.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CAPITALISME

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Publié le 4 Février 2017

Je joins la déclaration de la FTM CGT concernant les négociations d'une nouvelle convention collective dans la métallurgie.

J'ai remarqué, en autres, que le patronat de la métallurgie voulait à nouveau s'attaquer à la prime d'ancienneté. J'ai quelques souvenirs à ce sujet des batailles menées dans les années 90 et nous avions fait fléchir le grand patronat des maitres des forges après une bataille d'explication dans toutes les entreprises de la métallurgie et une pétition signée massivement par les travailleurs de toutes catégories intimant au patronat de retirer son objectif de supprimer la prime d'ancienneté et de la transformer à cet époque en point retraite et l'on voit ce que cela aurait pu donner avec les remises en cause de l'âge de la retraite. Je me souviens que dans l'ultime réunion, Monsieur Guillain délégué général de l'UIMM s'est exclamé en s'adressant à notre délégation : " vous m'avez fait mettre un genoux à terre ". Nous avions gagné une lutte contre ce patronat tout puissant.

Je joins donc la déclaration de la FTM CGT

 


CLASSIFICATIONS, PRIME D’ANCIENNETE… LES PATRONS DE LA METALLURGIE SONT SOURDS. FAISONS-NOUS ENTENDRE !  Aujourd’hui s’est tenue la 4ième réunion de négociation sur les classifications dans le cadre du nouveau dispositif conventionnel.
Force est de constater que l’UIMM refuse de prendre en considération les propositions de la CGT en matière de qualifications, de déroulement de carrière et de reconnaissance des diplômes.
La CGT n’a eu de cesse de faire des propositions innovantes, crédibles pour placer les femmes et les hommes au cœur du droit conventionnel, afin de rendre attractifs nos métiers auprès des jeunes générations notamment.
Par ailleurs, malgré notre insistance pour que la prime d’ancienneté demeure et augmente dans les territoires, le patronat de la métallurgie a refusé d’intervenir pour que cessent immédiatement les attaques des UIMM, dans les départements visant la suppression de la prime d’ancienneté. 
Pour le représentant du patronat de la métallurgie, il s’agit d’un jeu.
Leur arrogance vis-à-vis des salariés est sans limite.
Cette attaque forte contre le pouvoir d’achat des salariés est inacceptable, alors qu’au contraire il faut impérativement revaloriser les salaires et l’ensemble des éléments de rémunération. La CGT s’est exprimée clairement dans ce sens depuis longtemps. 
L’UIMM vient de donner une fin de non-recevoir totale à nos propositions et c’est dans ces conditions que la CGT a décidé de quitter la séance ce matin, pour ne pas participer plus longuement à cette mascarade de négociation.
La CGT continue de porter son projet de Convention Collective Nationale dans les négociations et auprès des salariés.
Le soutien des salariés, exprimé sur les lieux de travail, leur engagement dans l’action doit nous permettre de gagner une Convention Collective Nationale avec des garanties collectives de haut niveau, contrairement à l’accord régressif que veut imposer l’UIMM.
D’ores et déjà la FTM-CGT propose aux salariés de la métallurgie d’agir dans leurs entreprises et dans les territoires, la semaine du 27 février au 3 mars prochain, pour peser dans les négociations et sortir du piège du patronat.
Montreuil, le 3 février 201Je joint donc la déclaration de la FTM CGT

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT

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Publié le 3 Février 2017

Elections TPE

Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

vendredi 3 février 2017

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.

Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.

Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.

Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.

Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.

Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement !

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.

Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.

La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.

Montreuil, le 3 février 2017

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 3 Février 2017

Rédigé par aragon 43

Publié dans #FASCISME

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Publié le 2 Février 2017

DANS QUEL MONDE VIVONS-NOUS ?

Le monde dans lequel nous vivons est en plein branle-bas.

Marx nous inviterai sûrement à nous plonger dans ce réel et le comprendre, comme il a essayé de le saisir et de nous l’expliquer à son époque.

Certes, ce n’est pas facile de tout saisir ce qui se passe et se trame… Cependant, la célèbre citation de Gramsci, dans sa prison mussolinienne, nous le dit : « La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés ».

Jamais le capitalisme n’a été aussi destructeur dans sa marche mortifère depuis la seconde guerre mondiale : destruction de l’humain, de toute sociabilité, d’esprit fraternel, de valeurs, de solidarité etc.

Mortifère oui ! Ce qui se déroule en ce moment sur la planète est malheureusement le fruit d’un capitalisme ravageur, violent, d’une élite de fripouilles prête à tout pour le veau d’or.

Aux Etats-Unis par exemple : là, les rapports de domination s’exaspèrent et les requins sont à l’œuvre. Il est saisissant de voir la première puissance mondiale, jalouse de son statut hégémonique, agir comme elle le fait en ce moment pour garder toutes ses prérogatives face des concurrents qui montent en ligne pour lui damer le pion. Dans ce sens nous assistons à une bataille de position des grandes multinationales qui dominent le monde et fragilisent les Etats nations.

La crise est donc profonde, ce système est aux abois particulièrement pour assurer l’hégémonie américaine. Trump, nouveau président des Etats-Unis, des barrages, des murs, des protections. Il est pris dans une contradiction de fond quand on sait la place qu’a insufflé et développé le libéralisme sous Reagan ; un libéralisme débridé, mondialiste, concurrentiel, destructeur de main d’œuvre pour le profit maximal, et un internationalisme financier décidant de tout. En être arrivé à revenir sur cette stratégie, cette concurrence libre et non faussée selon l’expression de la Communauté Européenne, préconiser la fermeture des frontières tant dans le domaine du commerce, de la production et de la circulation des richesses créées, tout cela montre bien l’étendue de la crise en cours et des dégâts qu’elle a déjà fait mais aussi la circonspection des élites dirigeantes de ce pays pris dans leur contradiction face à leur grenadier voltigeur Trump.

Des dommages, surtout humains et le monde vit sous la férule d’une exploitation de l’homme par l’homme comme jamais et l’on parle même d’un esclavage nouveau entrainant l’humain à ne plus être qu’un robot au travail et en concurrence de plus en plus avec celui-ci.

Ce capitalisme, en se refermant sur lui-même, tente en fait de retarder ou d’empêcher la montée des peuples qui veulent le progrès et le développement mais qui ne trouvent pas encore le chemin d’une nouvelle montée en puissance et leur unité pour combattre ce capitalisme partout dans le monde avec des organisations syndicales à la hauteur de cet enjeu et qui doivent forcément se retransformer pour non seulement combattre les effets de la crise mais faire prendre conscience que les luttes sont plus que jamais indispensables et que les petits arrangements ne suffisent plus .

Ainsi le capitalisme utilise toutes les facettes de sa dictature pour forcer les peuples à se résigner.

Il utilise toutes les cordes à son arc en jouant tant sur des forces conservatrices, réformistes si nécessaire, ainsi que sur les éléments nationalistes et fascistes qui se développent actuellement en Europe, mais aussi aux Etats-Unis en remettant en selle des mouvements religieux comme les pentecôtistes pour trouver des parades pour que rien ne change.

Les peuples en souffrent et nous pouvons le constater chaque jour à travers la remise en cause des droits sociaux ou encore des populations réfugiées avec les guerres qui s’allument partout dans le monde.

Dire cela, c’est faire le constat d’un réel qu’il faut affronter pour développer une alternative qui amène les peuples à se poser la question d’un autre monde que celui qui nous dirige actuellement.

Les prédicateurs que nous voyions dans les médias n’abordent pas cette vraie question de l’alternative au capitalisme, c’est à dire le communisme.

Je dirai que c’est comme un trou béant : le terme communisme serait-il interdit !

Quelque chose que l’on ne pourrait plus prononcer !

Observons en France : aucun des candidats à la recherche de la posture suprême ne pose fondamentalement la question de remettre en cause littéralement ce système sinon que pour simplement lui caresser un peu les côtes pour faire bonne impression lors d’une campagne électorale.

Le combat de classe ne trouve aucun accent évidemment chez ces faiseurs de bonheur ou ces oiseaux de mauvais augures qui peuplent les tribunes et les écrans.

Alors n’est-il pas inconséquent d’en rester là et surtout de masquer cette seule et unique alternative au capitalisme : le communisme…. Osons à nouveau prononcer ce mot car le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable ou la fin de l’histoire.

Il y a vraiment besoin dans ce monde tourmenté que les idées de Marx reprennent le dessus sur tous les petits « apothicaires » ou les rebouteux qui sont à son chevet.

Oui, il manque vraiment une parole forte communiste en ces moments de crise et de danger pour l’humain.

Mais tout est possible avec ce que nous avons vu en 2016 avec « les nuits debout » et surtout la formidable mobilisation du monde du travail concernant la loi El-Khomry. L’histoire s’écrit chaque jour et qui peut dire qu’un vaste mouvement du monde ne viendra pas balayer tous ces miasmes actuels.

Les communistes doivent en prendre le flambeau et être eux-mêmes.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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